Azzura

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Nhaundar Lendgaearon - Grand Stratège

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◈ Missives : 16

◈ Âge du Personnage : 341 ans.
◈ Alignement : Loyal - Neutre.
◈ Race : Eleär du Crépuscule.
◈ Ethnie : Eleär
◈ Origine : Seregon - Île des Mirages.
◈ Localisation sur Rëa : Île des Mirages.
◈ Magie : Psychique - Inception.
◈ Fiche personnage : Nhaundar Lendgaearon - Grand Stratège

Héros
Nhaundar Lendgaearon

◈ Mar 20 Sep 2016 - 23:19

◈ Prénom :   Nhaundar.
◈ Nom : Lendgaearon, anciennement Vrinn.
◈ Sexe : Masculin.
◈ Âge : 341 ans.
◈ Date de naissance : Cean, Garges, en l'an 787 de l'Ère de la Paix .
◈ Race : Eleär.
◈ Ethnie : Eleär du Crépuscule.
◈ Origine : Seregon, l'Île des Mirages.
◈ Alignement : Loyal - Neutre.
◈ Métier : Grand Stratège de l'Île des Mirages, et conseiller du monarque.


Magie


Magie psychique : Inception.

« Lorsqu’une idée naît dans le creux de notre tête, comment peut-on savoir si nous sommes les seuls à l’avoir conçue ? La logique - les mœurs peut-être - nous tient responsable des pensées que nous générons. Cependant, qu’arriverait-il si un être vivant était capable de nous souffler cette idée ? Imaginons qu’il le fasse dans un but nuisible, devrait-on accuser la pauvre marionnette qui ne fait qu’obéir docilement à ce chuchoteur ? Comment prouver que nous ne sommes, alors, pas maître de cette affreuse pensée et de ce qu’il en découle ? Comment expliquer qu’un esprit, malin, fourbe ou tout simplement ensorceleur s’est introduit et a planté cette mauvaise graine ? Mes dames et mes sieurs, j’ai le regret de vous annoncer que cela est impossible et que par conséquent, je vous souhaite de ne jamais vous retrouver dans la même pièce qu’un porteur de magie aussi manipulateur. »

N. Lendgaearon.


Un comble pour un Eleär du Crépuscule aussi haut placé que de réclamer la plus haute méfiance envers les âmes enchantées. Nhaundar est un aspirant à la magie psychique et plus particulièrement à l’inception. Il est ce fameux chuchoteur qui vient souffler au creux de votre oreille les idées et actions qu’il souhaite vous voir faire.

♦ Comment l’implante – il ?

Nhaundar est la marionnette de ces flux magiques. Ce don se déclenche aléatoirement et parfois avec les émotions du moments vont renforcer se souffle magique non contrôlé. Pour cela il faut que l’Eleär vous fixe avec intensité, pendant un court instant. À ce moment, vous êtes comme hypnotisé par son regard. Pendant cet instant, sa voix s’est déjà glissée dans le creux de votre oreille pour vous souffler de boire encore un peu de vin ou de vous pencher un peu plus par cette fenêtre pour admirer la vue. Ses lèvres sont closes et pourtant sa voix murmure ses intentions à votre égard. Une fois qu’il en a fini avec vous, il rompt le contact visuel et vous reprenez connaissance sans avoir perçu cet instant de flottement. Vous ne vous souvenez plus de sa voix, ni même de cet échange de regard et pourtant une envie naît déjà en vous, une idée qu’il vous a soufflée…

♦ Comment y échapper ?

N'ayez crainte, rares sont les fois où ce don se déclenche. Le souffleur n’est qu’un amateur dans son domaine. Si vous réalisez qu’une idée étrange vous trotte dans la tête et qu’elle va à l’encontre de votre nature, alors vous avez une chance de vous extirper de ses griffes. Il vous faudra cependant beaucoup de volonté pour résister à cet appel contre nature. Prenez garde à ce que le chuchoteur ne remarque pas votre lutte avec vous-même, l’envie pourrait lui prendre de répéter l’action plusieurs fois sur plusieurs jours pour vous faire craquer. Un empoisonnement à petit feu.
Une deuxième solution existe, néanmoins il vous faut déjà une bonne protection mentale. Si vous êtes un individu craintif, méfiant et/ou sauvage, Nhaundar aura bien plus de mal à vous imposer son emprise. En revanche, les esprits fragiles, naïfs ou confiants auprès de lui tomberont comme des mouches.
Enfin, la troisième et dernière des possibilités serait qu’un élément perturbateur vienne déconcentrer l’hypnotiseur. Le lien étant rompu, vous retrouvez votre libre arbitre sans pour autant avoir perçu l’intrusion.

♦ Que peut – il lui arriver ?

Bien sûr, user de magie n’est pas gratuit, même lorsqu'on n'est pas réellement conscient d'en faire. Voici quelques exemples de symptômes courants qui peuvent survenir après l’apparition de ce don.

- Ressentir une forte chaleur au niveau de son crâne.

- Avoir quelques poussés de fièvres.

- Avoir des idées sombres, morbides causant une légère paranoïa et dépression.

- Des migraines.

- Des hallucinations dans lesquelles il se voit lui-même en train de s’auto convaincre de faire certaines choses. Un genre de dédoublement qui serait un symptôme poussé et dangereux annonçant clairement la folie. Heureusement pour nous, nous sommes encore bien, bien loin de cette étape désastreuse.


♦ Quand l’utilise – t – il ?

Aussi étonnant que cela puisse être, notre Grand Stratège, ne sait pas encore comment activer cette essence mystique. Il lutte constamment pour ne pas céder à la tentation de vous implanter quelques ridicules actions ou quelques pensées de peur que celles-ci ne se réalises.  Voyez-vous il prend soin de ne pas trop penser en votre compagnie pour éviter tout risque ensorcellement imprévu.


Compétences, forces & faiblesses


> Arts de la guerre
(Métier engagé : Haut Stratège)
- Maniement d’armes blanches (épées) : Avancé
= De nombreuses années dans l'armée ont forgé le corps du stratège à devenir tout aussi bien celui d'un guerrier. Il maîtrisait autrefois les arcanes de l'épee mais, étant devenu bureaucrate et homme de ses terres, son expertise s'en est retrouvée éreintée. Son épée n'est autre que la plume, désormais.
- Maniement d’armes de distance (arcs) : Novice
= Nhaudar possède un arc et sait tirer, mais rien n'indique qu'il soit maître archer.
- Stratégie de combats & Tactique de guerre : Génie

= Nhaundar possède l'essence des génies en la matière, par sa longévité, comme par ce qu'il est. Il est un stratège hors pair et sait appréhender les fonctionnements de la guerre comme autant de pièces sur un échiquier gigantesque.

> Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
- Lecture & écriture : Maître
= Nhaundar est un homme de savoirs qui apprécie les ouvrages plus que de raison. La transmission du savoir est pour lui capitale, en témoigne son immense bibliothèque privée.
- Mathématique (comptabilité, arithmétique de base) : expert
= Gérant de main de maître son domaine entier, il est celui qui contribue dans l'ombre de son épouse à faire fructifier hautement leurs revenus.
- Étiquette : Avancé
= N'étant pas né de la Noblesse, il n'eut point le rang d'expert mais il sait se tenir avec perfection à la Cour de la Reine.
- Politique : Expert
= Ayant forgé sa lame dans la manipulation et la subtilité, Nhaundar est devenu expert du Noble Jeu et de la politique.
- Équitation : Avancé
= Ambassadeur de ses terres, il lui arrive de devoir prendre les rênes d'un cheval. Ayant gravi de sa seule volonté les échelons de la haute noblesse de l'île des Mirages, cet apprentissage est fait depuis des siècles et le fut en le cadre militaire mais n'est pas souvent pratiqué ce qui lui retire le statut d'équitation de guerre, vu son actuelle position. Il n'est plus soldat.
- Diplomatie : Avancé
= Nhaundar sait où se trouve sa place et comment s'exprimer à ceux qui gravitent autour de lui et au cœur de la Cour.
- Subterfuge (chantage, mensonge, manipulation, etc) : Expert
= L'homme est manipulateur et prêt à tout pour arriver à ses fins.

> Compétences générales
- Géographie : Satvar & Seregon, novice / Île des Mirages, expert
= Ambassadeur et grand voyageur, il aura appris de ses périples les bases des contours de ces places.
- Éloquence : Expert
= Voici l'un des arts où l'homme excelle. Sans compter sa nouvelle capacité, il sait convaincre d'arguments imparables, s'atteler au Noble Jeu afin de mettre dans sa poche les plus réticents et sait s'entourer des meilleurs éléments pour assouvir son besoin de pouvoir.


♦ Bienveillant
Tel un père qui voit ses enfants grandir et souhaite le meilleur pour eux, le Grand Conseiller de l’Île des Mirages aime particulièrement son bout de terre flottante ainsi que la population qui y réside. Pour cette race qui voit la femme comme un être concepteur, Nhaundar souhaite devenir un Père fondateur pour elle. Chacune de ses actions politiques est soigneusement prise pour le bien et le bon fonctionnement de cette terre qui lui a donné la vie. Loyal à ses racines et son culte, il est un modèle masculin pour les nouvelles générations.

♦ Sérieux
Tel un officier, il met tout son cœur à remplir et accomplir à la perfection sa tâche. Rigoureux, dans ses fonctions de Conseiller et de Stratège il ne néglige aucun détail. Tout doit être fait d’une telle façon et chaque minute compte. Beaucoup d’individus peuvent témoigner de l’amour profond qu’il porte à son métier. Si bien, qu’il laisse celui-ci entrer dans sa vie privée. Nhaundar semble être un elfe particulièrement attaché à l’ordre et l’équilibre ce qui fait de lui un être respectable auprès des anciens.

♦ Intelligent
Tel un érudit qui ne cesse de cultiver son jardin intérieur, notre historien prend un grand plaisir à s’abreuver directement à la source du savoir. On raconte que sur l’Île des Mirages, Nhaundar aurait fait bâtir une si grande bibliothèque qu’elle serait le puits sans fond  de la connaissance. Son amour pour les livres et aussi grand et aussi beau que ce repère mystérieux. Rare sont les étrangers qui peuvent se vanter d’avoir foulé le sol de marbre de l’édifice. En revanche, la population semble avoir un libre accès à une grande partie des ouvrages.

♦ Proche de sa famille
Tel un frère, un fils, un oncle ou bien encore un père, Nhaundar assume pleinement ses rôles et savoure chacun des liens qu’il entretient avec sa véritable famille. Lorsqu’il put arriver au rang de stratège, il offrit à sa mère la possibilité de vivre auprès de lui. La petite ouvrière ne put accepter tant de grandeur et cela peina son fils. S’il ne pouvait la sortir de l’esclavage du travail et la garder près de lui pour la préserver, alors il améliorerait sa condition. Midril possède à présent une boutique modeste dans laquelle elle confectionne des tenues pour ces consoeurs et confrères. Elle est épanouie, heureuse et ne manque de rien.

♦ Silin Lendgaearon
Tel un époux qui sent son cœur s’envoler lorsque sa belle promise s’avance vers lui, le grand guerrier range sa lame glacée dans son fourreau pour les yeux de sa dulcinée. Silin éveille en lui tout ce qui fait de lui un être remarquable. Elle révèle au monde un elfe sombre des plus lumineux, bon, juste, aimant… Un comble pour un manipulateur de se faire à son tour manipuler par ses propres sentiments. Des sentiments qui lui réchauffent le cœur et le poussent à être le plus heureux des hommes sur cette terre.


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♦ Sévère
Tel un père qui est déçu par sa progéniture, Nhaundar peut réveiller en lui un être monstrueusement dépourvu d’indulgence. Être rigoureux est une chose, l’être « trop » en est une autre. Son sérieux peut l’aveugler et le faire basculer dans ce rôle de « juge ». Il applique la loi sans la moindre empathie et sans s’informer de toutes les informations importantes. Un acte de trahison, désobéir ou pire encore, perdre ce qu’il a de plus précieux conduit à une sanction lourde et sans retour.

♦ Orgueilleux
Tel un officier, héros de multiples exploits, de multiples conquêtes font de lui un être capable de penser que rien, ni personne ne peut l’égaler. Que tous ici ont besoin de lui et que sans sa personne, le monde plongerait dans le chaos. Un homme de lois si grand ne peut, à ses yeux, être en tort, car son expérience et son intelligence font de lui un homme d’exception et d’honneur.

♦ Obsédé par le pouvoir
Tel un érudit qui fait construite une immense bibliothèque pour y rassembler une source de savoir gargantuesque, Nhaundar cache volontairement certains ouvrages et pièces de la bâtisse. Il ne souhaite pas qu’un autre que lui approchent certains manuscrits. Il veut rester le plus brillant, le plus habile et le plus fin limier de son temps. Sa soif ne s’arrête pas à la connaissance, non, son envie est bien plus grande et le dévore un peu plus chaque jour. Pour devenir un Père Fondateur il faudrait qu’on pose sur sa délicieuse petite tête une coiffe particulière. Une fois que l’Île entière l’aura remercié de ses services, alors il pourra l’agrandir et permettre aux siens de s’étendre sur les terres voisines pour faire naître une nouvelle ère.

♦ Jaloux
Tel frère, un fils, un oncle ou bien encore un père, notre elfe sombre à grand mal à se faire à l’idée qu’un autre puisse survenir aux besoins de ses précieuses dames et enfants. Il est outré de constater qu’un autre puisse venir remettre en question l’attention et l’amour qu’il leur porte. Ce venin noir qui excite ses sens et accélère son palpitant, le pousse à une agressivité et une méfiance parfois ravageuses.

♦ Silin Lendgaearon
Tel un époux qui ne voit pas sa moitié depuis des lunes, Nhaundar se meurt d’amour, se remplit de frustration et de rage. Silin. Bien qu’elle puisse faire son bonheur, elle peut également être son point faible. À cause de ses absences et de certains comportements que nous tairons pour le moment, l’amant laisse place à un monstre qui fait taire ses sentiments et les enferme de côté pour pouvoir rester digne. Il connaissait les risques et les accords de cette union qui d’un premier abord fut faite dans le simple but de lui permettre un accès aux sphères supérieurs.  Hélas, l’amour ne se commande pas, il tombe et dans sa chute nous entraîne vers le fond.


Physique



Du haut de ses six pieds, à peu de choses près, l'Elëar du Crépuscule veille. L'ensemble de sa musculature pèse dans les deux bons quintaux. Peut-être un peu moins, d'une vingtaine de livres, en hiver. L'appétit lui manque lorsque la saison froide souffle sur l'île. Pourvu de grands pieds, une pointure respectable pour une Elfe Noir de son espèce, il reste important de préciser que ceux-ci sont fins et se terminent par des orteils sagement alignés du plus grand, en l'occurrence l'hallux, au plus petit. Cette information est capitale et vous comprendrez par la suite, dans son histoire, pourquoi il y attache une si grande importance. C'est avec convoitise qu'il faut remonter nos yeux vers des jambes et des cuisses fortes et fermes. Malgré son statut de stratège qui aurait du lui ramollir les guibolles, notre créature sombre continue à se muscler et à pratiquer les entraînements physiques. Il prend plaisir à se mettre en forme et à le rester. Ainsi donc, comme vous pouvez vous en douter, son poitrail, bien qu'il soit généralement caché par du tissu, du cuir ou une tenue d’apparat militaire, possède des attraits charmants qui n'aurait aucun mal à troubler l'esprit de quelques individus. Dans notre continuité, viennes les épaules, solides, carrées, puis les bras tous aussi musclés pour enfin finir par des mains puissantes. Lorsqu'on les observe d'un peu plus près, celles-ci sont grandes, larges et leurs doigts moyennement grands sont d'une propreté exemplaire. Imaginez-vous mettre un tel Eleär en colère ? Imaginez un seul instant sa lourde patte s'aplatir sur votre délicat visage. Il n’y a aucun doute, ses mains sont celles d'un chef de guerre.


Laissons celles-ci pour en venir à son doux visage. Son cou, tout aussi solide que le reste de son corps brut, n'auraient aucun mal à porter une femme qui s'y pendrait d'affection. Bien que son visage soit fin, particularité première chez nos amis Eleär, il garde tout de même un aspect un peu plus large au niveau de la mâchoire et met en avant son menton volontaire, légèrement porteur d'une fente plus marquée lorsqu'il se met à bouder. Bien qu'il ne possède pas des lèvres extraordinairement charmeuses, celles-ci savent faire leur petit effet lorsqu'elles murmurent au creux d'oreilles attentives. À cela, ajoutons des fossettes qui savent particulièrement bien marquer son agacement, son mécontentement et à de plus rares occasions son amusement. Comme beaucoup d'autres son philtrum est marqué et plus haut, se dessine un nez fin, grand et allongé. Heureusement, sur une tête aussi ovale que la sienne, cela se voit peu et ne marque pas les esprits. Vient ensuite ses yeux, d'un bleu perçant, qu'il maquille avec de la poudre bleutée, un aspect esthétique qu'il met en avant les jours de fêtes et en temps de guerre. Cette fantaisie serait, d'après lui, pour lui porter chance. En vérité, ses petites touches de couleurs sur son visage attire le regard des autres et en particularité des femmes. Ce petit côté esthétique peu alors devenir un sujet de conversation que notre adroit diplomate sait tourner en sa faveur. Les sourcils sont fournis d'un blanc aussi pur que le disque lunaire, mais ils sont parfaitement séparés et pas un poil ne vient perturber leur symétrie. Son front large, mais parfois caché sous une mèche de cheveux aussi clairs que la craie, fins et parfois soigneux lorsqu'il n'est pas en extérieur depuis plusieurs jours. Pour clore rapidement l'aspect global de sa tête nous devons impérativement parler de ses oreilles. Moyennes pour un Eleär, sombres, mais néanmoins percées et colorées de la même manière que le maquillage qui recouvre ses yeux pendant les grandes occasions. Que voulez-vous, c'est aussi un homme distingué.


Pour parfaire notre contemplation sur le physique de notre précieux conseiller, il est impératif de parler de ses tenues vestimentaires. Comme tout grand homme, Monsieur possède une femme dévouée qui lui confectionne ses tenues dans le moindre détail, celle-ci n'est autre que sa mère. Touchant ? Bizarre ? Pas le moins du monde d'après lui. Heureusement cette bonne dame a du goût et fait de son mieux pour que son fils soit au goût du jour. D'après elle, la couleur qui irait le mieux à son enfant chéri serait le bleu. De ce fait, la garde-robe du Grand Stratège est principalement faite de bleu de nuances et de textures différentes. Ainsi, selon les circonstances, Nhaundar porte des tenues plus militaires que d'autres. Lorsqu'il reste dans ses appartements ou principalement au palais, alors sa tenue est composée uniquement de tissus. En revanche, lorsqu'il doit sortir, c'est dans une tenue d'apparat richement décorée pour rappeler son rang. En cas de guerre, bien qu'il ne participe pas activement et physiquement à celle-ci, il porte sa tenue guerrière et délivres ses ordres avant de regagner ses quartiers pour observer en sécurité le déroulement de ses plans.



Caractère


Début d’après-midi, 16ème jour de Drema, 90ère des Rois.


Cher journal, Némeïnn m’a posé une question troublante ce matin. Elle m’a demandé : « Qui êtes-vous réellement mon Bel-Ami ? ». Je suis resté pantois devant son regard accusateur. Lorsqu'elle quitta ma demeure, j’avais une désagréable sensation qui serrait mon cœur. J’étais comme vidé et impur. C’est pourquoi, pour faire passer mon mal-être et retrouver une certaine force, j’ai souhaité répondre par écrit à cette tortueuse question. Qui suis-je ? C’est à toi, cher journal, que je confie ma réflexion.


Je ne sais pas par où commencer et c’est de façon malhabile que je m’efforce de répondre à cet exercice de manière objective. Lorsque j’étais enfant, on me caractérisait comme étant un rejeton turbulent. Il faut croire que les années ont eu raison de moi. Je pense, en toute sincérité, être un Eleär patient. Je sais pertinemment que ma vie va être longue et je l’occupe soigneusement en prenant mon temps pour apprécier chaque événement en mesurant toujours les bons comme les mauvais côtés que chaque changement provoque. N’y voyez pas un signe de faiblesse engendré par la paresse, loin de là, je souhaite simplement prendre la bonne décision pour plaire à un grand nombre d’individus. Je suis un être généreux qui œuvre uniquement pour le bien de ses pairs. Bien sûr, je réclame parfois un peu de reconnaissance, car je juge que je donne énormément de ma personne chaque jour et que je souhaite que les autres en fassent de même. Pour les miens, j’ai fait construire, sans compter, une immense bibliothèque afin que chacun ait accès à des ouvrages précieux et inédits concernant leurs origines, leur histoire, mais également celles des peuples qui nous entourent. Certes, je vous le concède, une partie du monument est farouchement gardée et réservée à une élite. Cependant, c’est uniquement dans le but de préserver un sanctuaire dédié à ce que pourrait devenir l’Île des Mirages.


Je me juge comme un homme d’honneur, de droiture, respectueux et conservateur selon les domaines. Lorsque je donne ma parole, à un enfant, une femme, un soldat ou bien encore un étranger, je m’assure de tenir celle-ci. Je suis très attaché à cette formalité que je m’acharne à respecter par principe. Cette obsession vient peut-être du fait que mon paternel n’a jamais su tenir ses promesses et par esprit de contradiction, pour ne pas lui ressembler, je m’applique à tenir mes engagements. L’important étant que si un pacte est scellé il doit être respecté. Je me veux être franc, hélas dans le monde dans lequel j’évolue, la franchisse n’est pas toujours appréciée, ce qui peut me valoir l’étiquette d’hypocrite. À cela j’ajoute simplement que c’est l’un des  malus d’une vie sociale bien remplie. D’un autre côté, je suis, sans l’ombre d’un doute, loyal et je l’ai prouvé à de multiples reprises que ce soit d’ordre sentimental ou royal. L’institution du mariage est pour nous, Eleär du Crépuscule –comme pour beaucoup je suppose- une union sacrée qui permet à deux êtres de s’unir, de s’épauler et de se respecter jusqu’à leur trépas. Je suis probablement un mortel conservateur, mais j’attache une grande importance à cette union même si ses piliers fondateurs ne sont pas basés sur un amour pimpant. L’adultère n’a pas sa place au sein des nôtres, tel que le mensonge ou la trahison. Si de tels actes venaient à m’attendre, je serais dans l’obligation de sévir et de donner au sujet un châtiment exemplaire afin qu’il serve d’exemple pour que l’une de ces situations désagréables ne survienne de nouveau. Bien que je sois strict sur les fondements de notre société,  je peux accepter d’entendre de nouvelles propositions qui viendraient mettre de l’ordre dans nos affaires non-résolues.  Si ces nouveautés peuvent améliorer et enrichir notre patrimoine, il me serait mal avisé de les repousser ou de ne pas les essayer. En exemple je cite volontiers la mode qui éclot et se fane à la cour de sa Majesté, la musique ou bien encore les jeux ou courants de pensées. Je suis un adepte de ses courants esthétiques et j’apprécie tout autant les richesses et savoirs exotiques. Cependant, cette fantaisie possède ses limites et je préfère les freiner lorsque je constate que ces nouveautés fragilisent nos piliers fondateurs. En exemple je peux vous citer les tenues de la cour. Si j'admets porter bas et rubans de couleurs pendant les fêtes, j’assure que je trouve plus adapter les tenues traditionnelles pour les cérémonies officielles. D'après moi, les fastes de la fête et les rencontres officielles sont deux invitations bien différentes. Si l'une se prête aux jeux et aux fantaisies, je trouve la seconde plus sérieuse dans laquelle il est sage de ne pas sortir des rangs. De plus, la tenue traditionnelle rajoute une touche théâtrale qui me satisfait. Je pense que notre culture est tout aussi précieuse et mystérieuse que le savoir de nos cousins et bien plus avancée que d’autres dont je préfère ne pas citer le nom…En somme, il y a un temps pour chaque chose et chaque chose doivent être à leur place pour que tout puisse fonctionner correctement et pour que chacun sache où est sa place. Je ne permets pas l’écart. Je ne soutiens pas la rêverie lorsqu’elle n’est pas contrôlée et vagabonde sans but.


J’affirme aujourd’hui que c’est grâce à mes nombreux voyages et à mes siècles passés que j’ai pu devenir un être tolérant, réfléchi et patient. Mes années à parcourir et découvrir quelques nouveaux territoires m’ont fait apprécier la compagnie de certaines races. J’avais droit à mon lot de découvertes auprès d’eux chaque jour et je ne regrette en rien ces séjours bien loin de mon Île natale. Bien que j’atteigne à présent mes 340 années –voire 341 sous peu– je ne cesse d’apprendre et me force à avoir cinq idées fantasques, cinq idées rationnelles et cinq questions sur le monde chaque jour. Un exercice très stimulant. Nombreux sont ceux m’étiquetant comme étant un homme de lettres. Il est vrai que l’histoire est une mine de richesses dont je prends plaisir à miner dans le moindre de ses recoins. Après tout, pourrait-on imaginer un fin stratège n’ayant aucune conscience des guerres passées ? Étudier l’ennemi c’est également savoir qui il est et pour le connaître, une fois de plus, le passé historique reste une source impérissable. On dit de moi que je suis ordonné, soigneux, mais il faut croire que ces individus n’ont encore jamais découvert mon bureau. C’est un nid de papiers poussiéreux et d’étagères pleines à craquer de savoirs militaires. Le sol est couvert de cartes, les murs parsemés de toiles d’araignées si bien qu’on pourrait me croire collectionneur. Les mines de plombs, de charbons ou de craies sont éparpillés un peu partout dans cette pièce où une chatte ne serait pas capable de retrouver ses propres petits. Croyez le ou non, mais dans ce chaos monstrueux je me sens à l’aise pour réfléchir, méditer et surtout travailler. C’est pourquoi elle est la seule pièce interdite à tous, même à mes domestiques, car je souhaite qu’elle reste la représentation même de mon palais mental.


Mon ambition est connue de tous. Elle est officiellement devenue un trait des plus reconnaissables de ma personnalité. Né parmi les petites gens, élevé par une couturière et un cuisinier de taverne. Qui aurait pu prédire ma montée vertigineuse vers les Hautes-Maisons ? Mon goût pour les défis, mon envie de briller, mon besoin d’être regardé et écouté m’ont donné suffisamment de force pour m’élever. J’ai toujours eu besoin de me sentir utile et d’avoir des responsabilités, elles me permettent de me sentir vivant et utile. Ne pas évoluer est probablement un véritable cauchemar pour moi. Lorsque cet enfer prend forme je deviens facilement irritable. Cependant, cette période est de courte durée puisque je me débrouille toujours pour trouver comment m’extirper de ce bourbier. Toujours en quête du pouvoir, encore un peu plus, rien qu’un tout petit peu pour me sentir meilleur. Ce besoin gourmand fait ressortir ce qu’il y a de plus sombre chez moi. Lorsqu’une situation se dessine devant moi, je profite de l’instant pour trouver, ramasser et gober les moindres morceaux qui peuvent servir au mieux mes intérêts. Me faire une proposition est comme une invitation que l’on me fait et je viens me servir sans la moindre gêne. Je pars du principe que si une personne à besoin de moi, je peux par la suite me permettre de prendre chez elle ce dont j’ai besoin pour avancer de mon côté. Ce comportement opportuniste m’a de nombreuses fois aidé par le passé. Je reconnais qu’il est souvent accompagné par une pointe de manipulation, mais c’est principalement, car je suis difficile en affaires. En particulier lorsque je dois rendre un service qui me déplaît fortement. Mais je n’y vois là que des malus à ajouter dans mon panier social. Il est important de les posséder pour ne pas se faire manger à son tour. C’est de bonne guerre. Cependant, un bon Stratège sait lorsqu’il faut cesser d’abuser de la situation et repartir avec les gains déjà amassés. La prudence est un de mes atouts les plus puissants. On pourrait croire que ce pouvoir me ferait perdre la tête à tout instant. Bien au contraire, il me garde un peu plus sur terre. La peur de tout perdre, la peur de jouer un coup de trop et la crainte que quelqu’un cherche ma chute, sont des appréhensions mortelles qui me forcent à être prudent et patient. De ce fait elles ne sont pas des faiblesses, mais des poids de sécurité qui assurent mon ancrage et me rappellent d’où je viens.


Je dois avouer qu’il m’est difficile de cacher mon besoin de contrôler et de posséder des biens ou de gérer des individus. Dominer et posséder me donne l’impression de contrôler le présent -voire le futur- et me permet d’être plus serein. Je suis très exigeant et les années m’ont permis de me rendre compte que je serai toujours mieux servi par moi-même que par un tiers. Il est vrai que je tends facilement vers la manipulation. Néanmoins celle-ci est toujours bien menée pour m’ôter toutes responsabilités et servir mes desseins dans la plus grandes discrétions. Je préfère prévenir ou conseiller mes pantins avec des arguments solides, puis patienter et les laisser revenir vers moi. Tout au travers de mon long monologue, journal, tu as du te rendre compte de mon côté orgueilleux. Je l’affirme également. J’aime me mettre en avant. Je me trouve plutôt séduisant, intelligent, amusant et rusé. Ma confiance en moi est forte et c’est pour cette raison que les dames des hautes sphères m’apprécient. J’aime les charmer, j’aime les complimenter, j’aime garder quelques secrets… Pendant les fêtes je suis l’un des rares à arriver à l’heure et quitter les lieux en dernier. Je m’occupe de chacun, prends des nouvelles de tous, je cultive mon merveilleux et noble jardin social. Quelquefois, il m’arrive d’être jaloux. Je le reconnais. Je n’aime pas voir un autre tourner autour de mes précieuses relations encore moins s’il excelle dans les mêmes domaines que les miens. C’est un phénomène toutefois rare, car je n’aime pas étaler mes sentiments à la vue des autres. Ma chère Némeïnn a du découvrir l’un de mes vilains défauts la nuit dernière et elle a choisi ce jour pour m’en faire la remarque. Il ne me reste plus qu’à mettre ceci sur le dos de la fatigue quotidienne, du surmenage et de l’absence de mon épouse dont je n’ai toujours aucune nouvelle.


Crépuscule du 16ème jour de Drema, 90ère des Rois.

Cher journal, voici une tragique nouvelle que je viens coucher sur ton papier. Ma chère Némeïnn est morte en fin d’après-midi. On raconte qu’elle a fait une terrible chute du haut de son escalier principal. Quel comble ! Je n’ai même pas pu m’excuser auprès d’elle… Je suppose qu’à présent sa fille prendra sa place pendant les sessions entre les Hautes-Maisons. Que Matra guide ma chère Némeïnn auprès des anciens.



Inventaire


♦ Les biens immobiliers.

En violet pâle, la région d'Edonil et le petit point sur la droite, proche de la mer, c'est la ville d'Ozam.


-  La demeure Lendgaearon surplombe la ville d’Ozam dans la région d’Edonil. Le château, aux allures de donjon, se retrouve au sommet d’une falaise vertigineuse qui termine sa chute dans la Mer d’Obsidienne. Principalement constitué de pierres sombres, dépourvu de toute décoration, néglige fortement sa façade. À vrai dire, voir un tel édifice en pleine nuit sous un orage rageur donnerait envie de rebrousser chemin. Pourtant, il y a fort longtemps de cela, celui-ci connut son heure de beauté lorsque Dame Lendgaearon était encore de ce monde. Silin, sa fille, aurait pu reprendre le flambeau, mais il en fut autrement et c’est à son père que revint cette tâche jusqu’à son dernier souffle. À présent Nhaundar se retrouve à garder les lieux telle une bête mythologique attendant le retour de son maître.

- Un terrain de plusieurs hectares, à mi-chemin entre Ozam et le village le plus proche, possédant un bout de plage se trouve être la nouvelle acquisition du Grand Stratège. Il prévoit de faire construire sur cette parcelle un nouveau château. Bien plus au goût du jour, plus chaleureux, mais également plus mystérieux. Il prévoit d’en faire la surprise à son épouse et souhaiterait y faire construire une salle sous l’eau. Pour ce faire, il compte bien percer le secret architectural des Eressäe.

- C’est au palais de sa Majesté que se trouvent les appartements privés du Conseiller de son Altesse. Ils ne sont pas à proprement parler les siens, cependant ses titres lui permettent d’avoir un pied-à-terre au sein de la capitale pour répondre à ses obligations.

- Enfin, la bibliothèque d’Ozam. Nhauhdar a généreusement financé la construction et s’est chargé d’enrichir ces murs avec de nombreux ouvrages. Le fidèle Conseiller en fit cadeau à sa Reine qui elle même en fit cadeau à son peuple. Cependant, le monument n’est pas entièrement ouvert à la population. Une partie, donnant aux sous-sols, n'est réservée qu’à un petit comité.

♦ En cas de bataille.
- Une ingénieuse table dans laquelle on peut ranger des pions et des cartes. Idéale pour réfléchir visuellement à une stratégie contre l’ennemi.
- Une tente de taille moyenne avec un confort plus élevé que ses hommes d’armes.
- Une armure lourde dont la principale couleur est le bleu et l’acier. Plus décorative qu’autre chose.
- Une lourde épée à porter à deux mains. Merveilleuse pièce digne d’une collection.
- Un journal, une plume et de l’encre. Important pour se tenir à jour.

♦ Au quotidien.
- Des vêtements coûteux, de saisons et toujours à la dernière mode de la cour.
- Une dague à son ceinturon, joliment travaillée, mais cependant simple. Cadeau de ses hommes d’armes pour son attribution au titre de Grand Stratège.
- Deux bagues. Sa chevalière familiale portant les initiales N.V et un anneau cérémonial attestant de son union avec Silin.

♦ En voyage.
- Un cheval ou une calèche (tout dépend de la raison de ce voyage).
- Un paquetage de vivres, de cape et d’autres outils nécessaires à son expédition.
- Une armure intermédiaire et précieuse majoritairement bleue.
- Une épée, ni trop lourde, ni trop légère d’un bel ouvrage.
- Un arc long, un carquois et des flèches de qualités reconnues.


Histoire



787, pendant une période que l’on nomma Ère de la Paix, Midril, une jeune Eleär du Crépuscule donna naissance à son dixième enfant. Loin de ses hurlements, son époux, Veion faisait quelques courses au marché pour le repas de son Maître. La grossesse de sa femme lui faisait soucis. Sur les dix grossesses que sa compagne porta, six se menèrent à terme. Manque de chance –ou non- Nhaundar arriva lui aussi prématurément. La naissance n’étant pas prévue pour si tôt, la mère du mettre seule au monde son enfant à même le sol de leur logis. Fort heureusement, une voisine vint rendre visite à Midril, certes tardivement, mais pu prendre la relève et quémander de l’aide.Sur les cinq précédents accouchements, le couple avait déjà eu un mort né, deux nourrissons qui ne vécurent qu’un mois et un bambin de 4ans que la fièvre avait emporté. Le couple, malgré leurs multiples tentatives, avait bien du mal à garder leur progéniture en vie. Les temps étaient difficiles et leurs moyens si minces qu’ils avaient dû confier leur fille aînée – seule enfant en vie jusqu’à l’arrivée de Nhaundar- aux prêtresses de Matra. Ainsi, ils étaient certains qu’elle puisse vivre et servir. Elle était leur petit miracle et ils n’avaient rien trouvé de mieux à lui offrir qu’une vie de servitude et de dévotion auprès de Matra. Un miracle n’arrivant jamais seul, en ce Cean Garges 787, le couple put connaitre un second miracle, Nhaundar Vrinn. Il fût gâté, mais également éduqué sévèrement. Les punitions étaient rudes, les écarts exclus et les moments de bonheurs rares et courts pour les rendre meilleurs.


L’enfance de ce jeune Eleär du Crépuscule n’était pas des plus festive, certes. Ses parents n’étaient pas démonstratifs au niveau de l’affection qu’ils pouvaient lui porter. Néanmoins, jamais il ne manqua de vêtements ou de nourriture. Il était récompensé en biens matériels et cela semblait suffire. Lorsqu’il fut en âge de prendre un enseignement pour son métier et sa vie future, son père l’amena auprès de soldats. Il lui expliqua que s’il désirait une meilleure vie qu’eux, il pouvait toujours l’élever auprès de cette classe. Nhaundar n’avait pas de bon rapport avec son père vers ses quinze ans. C’était un enfant lassé des multiples promesses d’un père totalement absent qui préférait servir et nourrir son Maître plutôt que de passer du temps auprès de sa famille. À vrai dire, si Veion agissait ainsi, c’était uniquement pour ramener plus d’argent. Bien sûr, il aurait aimé passer du temps avec son fils, mais s’il prenait ce temps, qui ferait rentrer de belles pièces dans leur bourse ? Le travail de sa femme ne rapportait pas de gages fixes. Suivant les périodes ou saisons, les retouches et confections se faisaient plus rares. Nhaundar en voulut énormément à ses parents pour être tant investis dans leur travail et à la solitude que cela leur apportait. C’est pour cette raison qu’il se décida de rentrer dans l’armée, fit ses classes et se chercha de nouveaux buts.


Au sein de l’armée il trouva des frères et sœurs d’armes. Sa solitude prenait fin. Il apprécia tellement ce cadre militaire que ses trente années d’entraînement ne furent pas suffisantes et il intégra le corps militaire dans sa globalité. De l’infanterie il passa dans la cavalerie, puis chez les stratèges. Il y resta un petit temps, commença à attirer l’attention de ses pairs mais également celles de ses supérieurs. On dit déjà de lui à cette époque qu’il est un jeune Eleär éloquent, intelligent, rusé, ambitieux qui est apprécié de nombreux de ses compères. C’est pendant sa période de jeune stratège qu’il put voyager aux quatre coins de Rëa. Il put accomplir des missions et reçut des entraînements à Desde, à Aiseth en Seregon où il put rencontrer et sympathiser avec des Eleär de l’Aube comme des Villileär. Il découvrit Yra et Lorh où il put faire connaissance avec des Nains. Les échanges ne furent que militaires, plus par manque de temps dans ces régions qu’autre chose. Satvar et Seregon étaient ses principales destinations et ce n’est que plus tard qu’il put ajouter de nouveaux paysages à son mémoire. Ces meilleurs souvenirs sont, sans nul doute, à Desde où il trouva les femmes d’une beauté angélique.


C’est lorsque l’ère des Rois fut annoncée que notre petit homme devint un jeune homme digne de ce nom aux yeux des siens. Annoncé Officier, il exhibait fièrement son nouveau titre et ses proches étaient fiers de son évolution sociale. Cependant, sa soif de conquêtes n’était pas satisfaite. C’est avec témérité qu’il chercha à attirer l’attention des Hautes-Maisons. Hélas, ses requêtes furent avortées. Le militaire mit un certain temps avant de comprendre que le problème ne venait pas de sa personnalité, de sa jeunesse ou bien encore de son grade, non, le souci était bien plus épineux que cela. Le souci venait de ses origines. Il était un fils de roturiers et la progéniture de manants n’était pas assez intéressante pour attirer l’attention des riches familles de l’île. Assoiffé d’envies, le jeune Officier comptait obliger le vent de la chance à souffler dans son sens. Pour ce faire, il étudia avec soin chaque grande famille afin de dénicher la perle rare, celle qui avait encore une fille à marier et qui ne serait pas trop regardante sur les origines sociales du futur époux. Il tenta une petite Eleär qui sortait à peine de son adolescence, se mordit les doigts en attirant l’attention d’une vieille fille et finit par tomber nez à nez avec Silin Lendgaearon. Fille unique, belle, sans parent, mais dont le caractère était aussi mystérieux et indomptable que les océans. Nombreux de ses frères d’armes lui dire de renoncer à ce serpent des eaux profondes. Cependant, un homme reste un homme, qu’il soit Vreën, Eleär ou Nain, lorsqu’on lui dit de ne pas s’accrocher à une fille, cet idiot s’y accroche de toutes ses forces. C’est ainsi qu’en 1er de l’ère des Rois, le téméraire Nhaundar débuta sa conquête sentimentale auprès de l’héritière Lendgaearon.


Après de multiples vents –voire tempêtes- relationnelles, de nombreuses magouilles et jeux de séduction, le ténébreux finit par remporter le trophée dont il rêvait. En épousant cette navigatrice hors du commun, notre fin stratège fit ses premiers pas dans la cour des grands. À lui les banquets festifs et luxueux. À lui les réunions diplomatiques entre les grosses familles pompeuses de sa Majesté. À lui les nombreux cancans de la cour. À lui le titre de Capitaine ! Tout ! Tout pouvait être à lui ! Cette union changea entièrement son style de vie et il eut la chance d’avoir pour amie dévouée Némeïnn Celeborn. La famille Celeborn est une grande, puissante et bien entendu riche famille de l’île. Cousine de l’actuelle Majesté, elle est respectée de ses pairs et grâce à la défunte Némeïnn, Nhaundar put poursuivre son ascension social. Si la dame put faire l’éducation de cet enfant des rues, qu’elle eut suffisamment de force pour le faire accepter aux autres familles, ce ne fut pas sans une contre partie de taille. En acceptant l’aide de Némeïnn, notre Bel Eleär accepta d’être un membre actif du complot visant à détrôner la tête couronnée de l’époque. Éloquent, meneur incontesté, il réussit avec l’aide des révoltés à mettre sur le trône de l’île la cousine de sa tutrice en 70. Son dévouement lui fit gagner le rang de Grand Stratège, l’actuelle Majesté préférant garder à ses côtés cet habile manipulateur plutôt que de le laisser vagabonder et jouer dans sa cour. Pour ce qui est de l’ancien monarque, on dit que celui-ci aurait trouvé asile au coeur de l'océan suite à son exile. Nul ne sait où il se trouve exactement. Certains bavardages racontent qu'il serait à présent sur Sunaï. Victime de la folie, de l’alcool et de paranoïa profonde, il s'y serait réfugié. Suite à son incapacité de gouverner ainsi qu'à son exile et n’ayant aucun héritier, c’est donc sa cousine qui reprit le trône tout aussitôt.


Les années passèrent et Nhaundar continuait à s’épanouir dans le luxueux décor de la cour. En l’absence de son épouse, celui-ci pouvait pleinement investir et placer correctement le patrimoine de celle-ci afin de gagner plus encore.Tel un coucou, pendant que sa belle gagnait aisément sa vie, notre jeune marié faisait main base sur les biens de sa chère et tendre. Monsieur ni voit aucun mal à faire circuler cet argent. Les affaires Lendgaearon ne s’étaient jamais aussi bien portés d'après lui. Si bien que le Conseiller de sa Majesté en profita pour s’essayer à l’architecture en achetant des terres à Ozam. En 84, lorsqu’il assista au traité d'alliance entre les Eleär de Seregon et les Inoës, l’habile stratège en profita pour faire don de sa bibliothèque fraichement achevée à sa Reine. L’annonce éclipsa un court instant le sujet du traité pendant le repas, car la Reine d’ Éré offrait à son tour cette splendide bibliothèque à son peuple. Le souhait de cette démarche était d’attirer l’attention sur eux et montrer à leurs confrères et aux Inoës qu’ils étaient également capables de posséder des biens aussi fastes que précieux. C’était une petite rivalité amicale qui fit son petit effet lorsqu’ils rentrèrent au pays.


Hélas, ces temps d’or prirent fin en 89 lorsque les premières disparitions d’elfes sombres firent leurs apparitions sur leur douce petite île. Nhaundar était loin de s’imaginer qu’un jour dans sa vie il devrait combattre un mal qui ronge les siens de l’intérieur. Pendant que nos amies les araignées géantes adoptaient des comportements étranges, notre bon Conseiller s'est progressivement rendu compte qu'il fut également victime d'un mal particulier. Des simples pensées volages se retrouvaient exécutées par ses domestiques. Progressivement le Maître s'en amusa, mais ne sut comment ses ordres peuvent s'exécuter. Nhaundar misa sur la coïncidence et sur son esprit prévoyant. Il ne se doutait pas réellement être l'auteur de ses actions futiles. Pourtant, lorsqu'une de ses pensées se réalisait, une montée d'excitation enivrait son corps et le fit douter. Le jour de l'éveille et du renouveau d'Azzura, Nhaundar était sous emprise de fumées et d'alcools, il se souvient avoir senti en lui un vent frai et vivifiant, mais il affirmait que ceci est du aux marchandises exotiques qu'il put consommer ce jour-là.



Ambitions & Desseins


Nhaundar n’est pas simplement grand par sa taille, il l’est également par sa soif ambitieuse. Si nous devions mettre à jour ses ambitions, celles-ci se découperaient en quatre grands domaines. Les voici :

- Professionnel  & politique : S’installer confortablement sur le trône de Sa Majesté. Un désir qui va doucement naître en lui. Monter dans l’échelle sociale ne suffit plus, la quête du pouvoir est bien trop intéressante et attirante. Cette idée a commencé à germer dans son esprit dès qu’il comprit l’importance de son don. Il se pense bien plus aimant envers sa patrie et bien plus méritant que la tête couronnée pour diriger l’Île des Mirages et peut-être même pour étendre celle-ci sur le long terme. Mais avant tout ceci, faut-il encore que Sa Majesté décède et qu’il soit élu nouveau monarque.

- Familial : Avoir une descendance solide, robuste et suffisante pour mettre l’un de ses enfants dans chaque domaine qu’il juge important au bien-être de l’île. Partager avec eux son amour pour leur patrie et culture. Les voir grandir et porter à leur tour sa parole et assister à leur réussite.

- Sentimental : Actuellement, l’Eleär est tiraillé par son épouse et le désir de laisser entrer dans sa vie une nouvelle Dame plus présente et aimante. Bien entendu il est parfaitement au courant des mœurs et du contrat officieusement passé avec Silin. Il aimerait résister et trouver en son épouse une compagne plus présente. Hélas cela semble compromis et d’autre part il se refuse à batifoler avec une autre du moment qu’on ne lui annoncera pas la mort de son épouse.

- Souhait Suprême : Visiter Azzura et Eressa. En ramener quelques précieux ouvrages pour garnir sa bibliothèque personnelle.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui maître. Igor a plus de dix-huit ans, maître... fait des courbettes avant de disparaître dans l'ombre pour tirer une manette.
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◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mar 11 Oct 2016 - 14:06

Et te voici validé !

Tu sais quoi faire étant un joueur déjà très présent et actif ;D.

Encore toutes mes félicitations !