Azzura


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Naheeda Osman - Suivante de la Sultane / Assassin du Sheörr

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◈ Missives : 21

◈ Âge du Personnage : 35 ans
◈ Alignement : Loyal neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du nord
◈ Origine : Al'Akhab - Syltamir
◈ Magie : Magie ardente : création de feu
◈ Lié : Suivante de Sheïra Ar'Rhaman
◈ Fiche personnage : fiche

Héros
Naheeda Osman

◈ Sam 31 Déc 2016 - 20:47

◈ Prénom :  Naheeda
◈ Nom : Osman
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 35 ans
◈ Date de naissance : le 16 du mois de Ranh de l’an 55
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Syltamir
◈ Alignement : Loyal neutre
◈ Métier : Officieusement, assassin et mercenaire à la solde du Sheörr. Officiellement simple suivante de Sheïra.


Magie


Magie ardente : création de feu.

Bien plus habituée à ses plantes et ses poisons, Naheeda n’a pas cherché à développer sa magie. Elle est même perplexe d’avoir été choisie comme réceptacle. Si ce destin reste plus enviable que la mort, l’assassin a perçu cette capacité comme inutile. Au début. Mais depuis leur exil forcé, Naheeda s’intéresse davantage à ces flammes qu’elle est capable de produire. Novice, elle a besoin d’une source de chaleur déjà existante et ne contrôle pas la hauteur ou l’intensité du feu. Pour l’instant, le résultat ne la satisfait guère et elle essaie de soupeser le pour et le contre quant à la poursuite de cet apprentissage. Tout ce qui peut servir le Shëorr est bon. Toutefois difficile d’embrasser sans appréhension ce pouvoir dont seules les légendes parlaient jusqu’alors. Elle s’interroge sur de possibles effets secondaires ou conséquences. Naheeda sait que tout a un prix, et cette magie doit bien avoir le sien.


Compétences, forces & faiblesses


Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
(Métier engagé : Suivante de la Sultane)
- Lecture & écriture : Maître
- Étiquette : Expert
= Sans pour autant connaître les protocoles propres aux gens de plus haute lignée, Naheeda sait se tenir et tenir sa langue, maîtrise la gestuelle codifiée des serviteurs de haut rang, les suivants et compagnies de la royauté.
- Subterfuge (chantage, mensonge, manipulation, etc) : Expert
= Naheeda, de son doux visage et de ses expressions candides, aime à mentir à propos de ce qu'elle est et elle sait le faire avec brio, par essence. Utile pour approcher quelqu'un sans que l'on s'en méfie.

Arts de l’ombre
(Métier engagé : assassin du Sheörr)
- Anatomie (zones vitales, mise à mort, mutilation) : Maître
= Naheeda est formée depuis l'enfance, dans l'ombre de la Sultane et de l'ombre du Sheörr à ce dont est fait un corps et comment le détruire.
- Discrétion (déplacement silencieux, furtivité) : Expert
Collecte d’informations (infiltration, utilisation d’un réseau, contacts, etc) : Avancé
= Être les yeux et les oreilles de sa maîtresse s'avère une tâche absolue, conçue depuis des lunes et lui permettant de savoir ce qui se dit, de récolter toute information jugée pertinence au coeur de la Cour et du Sérail.
- Traque(surveillance, enquête, pistage d'un être évolué) : Intermédiaire
= Ayant été portée sur les arcanes d'ombres, en digne assassin, Naheeda sait trouver les cibles ordonnées par le Sheörr. Sa connaissance n'est pas complète du fait de ses grandes maîtrises anatomiques et des plantes, néanmoins, elle est d'une redoutable efficacité.
- Poison (fabrication, utilisation, reconnaissance & antidote) : Maître
= Poisons et contre-poisons, là est l'excellence de Naheeda. Elle sait ce qui tue et ce qui guérit de ces fléaux, leurs usages sur les organes précis, leurs latences d'action, pour lui permettre d'être hors de tout soupçons.

Compétences générales
- Folklore (Al'Akhab) : Avancé
= Appréciant le charme des rues de sa ville natale et refuge, elle connaît parfaitement les coutumes de son peuple. Mais aussi, à rencontrer la palette de la noblesse, celle de chaque région de cette vaste contrée.
- Religion (Elaïm) : Avancé
= Baignée dans la foi des Sharda du Nord, elle connaît les rites et les contes propres à la religion d'Elaïm.
- Linguistique (Kaerd, Alkhabirois) : Maître
- Survie en milieu urbain (Al'Akhab) : Avancé
= Naheeda saura connaître et reconnaître les rues pour se dissimuler, les ombres dans lesquelles elle évolue depuis l'enfance l'y obligent. Le métier de sicaire est une oeuvre délicate.
- Maniement d'armes communes (dagues) : Intermédiaire
= Elle sait là où enfoncer les lames et sait par connaissance quel organe serait le plus susceptible d'être visé, afin de tuer.
- Herboristerie (plantes à poison) : Maître
= De ses prédilections, elle connaît tout ce qui tue et ce qui peut soigner ces poisons, comment les préparer.

◈ Forces :
- En bon assassin, Naheeda a appris à surveiller ses cibles et à choisir le meilleur moment pour les éliminer. Elle aurait pu choisir les armes, mais elle a préféré les poisons. Plus discrets, tout aussi radicaux et moins salissants. Difficile de passer inaperçu, lorsqu’une tâche de sang auréole votre tunique.
- Ses connaissances du corps humain lui permettent de savoir quel poison utiliser dans quelle circonstance, mais aussi de recourir aux armes blanches quand nécessaire.
- A la fois docile et ingénieuse, elle obéit aux ordres et sait s’adapter à différentes situations. Aux yeux du monde, elle n’est qu’une simple servante, peut-être même une idiote pour certains, et elle utilise les préjugés des autres à son avantage.
- Ses connaissances des poisons s’accompagnent d’autres concernant les anti-poisons. Quand on sait ce qui tue, on se doit de connaître ce qui guérit.
- Grandir au palais et être la suivante de Sheïra l’ont forcée à développer son sens de l’observation. Elle surveille les gens en toute discrétion et est tout le temps en alerte.

◈ Faiblesses :
- En dehors du Shëorr et de Sheïra, Naheeda n’a aucune raison de vivre. Raison pour laquelle elle ne veut pas penser à la disparition de celle qui est comme sa mère. Qu’adviendrait-il si ça arrivait ?
- Lorsqu’elle se concentre sur une mission, Naheeda occulte bon nombre d’éléments extérieurs comme si elle se trouvait piégée dans une obsession.
- Née et ayant grandi à Siltamyr, Naheeda s’acclimate avec peine aux autres climats et ne supporte pas le froid. En plus de ne pas être à l’aise avec les coutumes des autres régions.
- Son absence de désir de liberté, ce dernier pourrait bien lui coûter la vie et la forcer à ne rester qu'une ombre durant toute sa vie.


Physique


Cheveux : Noirs
Yeux : Noirs
Taille : Cinq pieds, deux pouces environs (1m68)

De longs cheveux sombres encadrent un visage poupon. Au premier abord, un air inoffensif imprègne les traits de Naheeda. Est-ce dû à ses grands yeux noirs ourlés de longs cils ? A l’air innocent qu’elle sait prendre en laissant ses lèvres pulpeuses entrouvertes ? Il n’y a rien de mieux pour manipuler un homme. Cette expression flatte toujours l’ego de celui, persuadé qu’il apportera son savoir ou son aide à une pauvre demoiselle en détresse. Le physique est un atout, et elle a appris à en prendre le plus grand soin en entrant au sérail. Des bonnes huiles pour ses cheveux et sa peau en passant par l’épilation pour présenter un corps parfait.

Sous sa tunique, elle cache des hanches marquées et des formes voluptueuses qu’elle surveille, traquant avec soin le moindre relâchement musculaire. Sheïra n’apprécierait guère des signes de laisser-aller. L’ombre de la première épouse plane même lors des rituels de beauté. Que penserait-elle ? Que désapprouverait-elle ? Chaque tenue doit convenir à son teint cuivré que les rides semblent laisser en paix. Si Naheeda estime ne pas faire ses trente-cinq ans, elle se garde de le dire. Ce serait trop présomptueux de sa part, alors que seule la favorite défie le temps.

Un maquillage subtil rehausse une beauté naturelle, qui honore ses origines et rappelle aux voyageurs qu’ils pourront toujours abandonner la pâleur maladive de leurs épouses pour des grains de peau aussi doux et chauds que le sable du désert. Vous pouvez toujours essayer de vous perdre entre ses jambes. A vos risques et périls.


Caractère


Animal qui ne répond qu’à sa maîtresse, Naheeda ressemble à une chienne fidèle, voire placide lorsqu’elle se trouve à côté de Sheïra. Ne sous-estimez pas son air doux, les morsures qu’elle vous infligera vous entraîneront dans l’autre monde. Précise, tenace, déterminée. Pour produit de l’entraînement des assassins du Shëorr, elle n’a jamais remis en cause son apprentissage. Enfant, elle était convaincue qu’il s’agissait de la seule façon de rendre ses parents fiers d’elle. La figure de Sheïra s’est substituée à ces fantômes du passé. Elle a fini par désirer l’approbation de sa mère de substitution, essayant par la-même de se montrer à la hauteur de ses tâches, cherchant à tout prix à combler des lacunes intellectuelles. Il ne fallait pas que Sheïra regrette de l’avoir prise à ses côtés.

Mais la petite fille modèle a laissé place à une femme de caractère qui déteste le mot « échec ». « Échec », « échouer », ces termes n’appartiennent pas à son vocabulaire, car ces options sont inacceptables. Naheeda pourrait perdre la face et elle hait ça. Oh, on peut la prendre pour une simple d’esprit, une vulgaire dame de compagnie… Ça ne la gêne pas. Être une amatrice, c’est une autre histoire. Pourtant, dans ces situations, elle continue à camoufler ses sentiments. Dans une certaine mesure. En présence d’autrui, Naheeda vous ignorera. Au moins, elle vous renverra de subtiles piques caustiques. Le sarcasme sera plus évident, lorsque vous serez seuls. La suivante n’accepte pas qu’on lui marche sur les pieds. Seuls Sheïra et l’ombre peuvent lui donner des ordres.

Et qu’on ne s’en prenne pas à sa mère de substitution, car sa rancœur n’en sera que plus grande. N’aimant pas torturer, elle se contente d’exécutions rapides. Elle n’éprouve aucune pitié pour sa cible. Juste un énorme soulagement s’entremêlant au plaisir du travail bien fait. Tout est bon pour arriver à ses fins. Capable d’utiliser son corps comme appât ou de se mettre à nue, Naheeda attire afin de mieux dévorer. Une créature délicieuse au cœur inexpérimenté. L’amour autant que la compassion pour autrui lui sont inconnus. Elle piège sans se laisser elle-même prendre à un jeu qui pourrait lui coûter la vie. Toutefois, la mort est-elle vraiment la pire chose qui soit ? Non, le pire serait de trahir ceux qui l’ont élevée et éduquée.

Mais jamais Naheeda ne laissera ce plaisir à quelqu’un.


Inventaire


Matériel d’assassin :
- Un petit carnet aux pages remplies
- Diverses fioles et petites boîtes en argent contenant onguent, herbes broyées et des sachets d’herbes médicinales
- une dague dont elle trempe parfois la lame dans du poison

Possessions personnelles :
- un collier avec un lien en cuir et un pendentif en argent en forme de dague. Un cadeau de ses parents, l’année de leur mort.
- un châle brodé dont elle couvre sa tête


Histoire


Le froid mordant d’Ordanie avait remplacé le baiser chaud du souffle balayant le désert des Mohars. Pourtant, la chaleur ne quittait pas le corps de Naheeda. Son sang bouillonnait et un feu invisible consumait ses entrailles. Elle connaissait ce sentiment. Plus de vingt-cinq ans auparavant, il l’avait emplie d’amertume et de colère. Le fantôme de la fillette dotée d’un esprit mature malgré elle avait goûté à l’échec.

« C’est bientôt l’anniversaire de la mort de ses parents et elle n’a toujours pas pleuré.
— Je suis sûre que son cœur est aussi sec que les puits du désert », avait murmuré une des servantes du sérail.
Le regard de Naheeda était resté fixé sur le motif d’une tenture. La mâchoire crispée, un voile sombre noircissant davantage ses prunelles, le port de tête digne. Des larmes, elle en avait versé en silence. Loin des regards des adultes et des autres enfants. Peu importe ce qui arrivera, tu dois être forte, ma fille. Si son ascendance ne possédait pas le prestige auréolant la famille du Sultan, l’essence même de son être se nourrissait de ses racines militaires. Un père à la tendresse bourrue, une mère intransigeante aux élans de douceur. Aux autres enfants, on racontait parfois de belles histoires pour s’endormir. Les siennes étaient peuplées de cruauté et de leçons à tirer.
Naheeda avait compris très tôt une chose. Son destin ne serait pas celui d’une main qui exécute ou d’une jambe qui porte.
Elle serait des crocs acérés. Des canines affûtées transperçant la chair, l’arrachant comme on extirpe un cœur de son emplacement.
Les incapables n’avaient pas leur place dans le Shëorr.
« Naheeda, la Sultane te demande. »
L’enfant s’était redressée. Son regard s’était fait plus doux, tranchant avec le tourbillon intérieur qui l’ébranlait. Elle redoutait autant le jugement de Sheïra que celui d’Ejaz. En arpentant le couloir menant au jardin, elle avait réfléchi à la raison de son échec. Une impatience ? Un mauvais jugement ? Personne n’avait douté de la nature de l’incident. Une maigre consolation.
Pourtant, elle s’était présentée à la Sultane avec le sourire.


Cette même expression qu’elle s’efforçait d’arborer faiblement, alors qu’elle maudissait Elyas en son for intérieur. Perdre ses parents avait été une chose. Mais ce déracinement forcé, cette sensation d’être arrachée à sa maison s’avérait pire que tout. Les images du quartier général du Shëorr défilaient dans son esprit. Comment oublier ce lieu où elle avait appris la mort ?
« Qu’as-tu éprouvé face au cadavre de ta cible ? avait demandé son professeur en caressant sa barbe.
— De la joie, car j’avais réussi… Mais je n’aime pas les poisons qui provoquent des convulsions. Je trouve que les gens peuvent vite se rendre compte de l’état de la cible, répondit Naheeda avant de marquer une pause. Je préfère ceux qui ont un effet plus long. Quand la personne continue à vaquer à ses occupations, tout en se pensant en pleine possession de ses moyens. »
L’assassin s’était déjà imaginée bon nombre de situations amusantes à ses yeux. Quelqu’un qui tombait raide mort lors d’une signature d’un traité… Ça paraissait délicieusement cocasse et suspect. Son imagination lui procurait le seul plaisir d’une activité qu’elle pratiquait comme d’autres montaient à cheval ou partaient en guerre. Chaque jour, Naheeda s’émerveillait devant de nouvelles connaissances qu’elle cherchait à mettre en application avec une discrétion propre à son corps de métier.
A force de s’approcher de la mort, elle éprouvait un désintérêt grandissant pour la vie. Ou peut-être que le grossesse de Sheïra lui avait permis de comprendre un sentiment qu’elle avait enfoui au fond de son être. Elaïm l’avait probablement privée de tout instinct maternel. Aussi pouvait-elle éprouver une profonde tendresse aux souvenirs d’Idriss jouant dans le jardin sans désirer la moindre descendance.
Et la situation dans laquelle ils se trouvaient ne faisait que conforter cette décision prise lors de la disparition d’Azshara.

Votre progéniture pouvait vous aimer ou vous tuer. Aucune règle ne prédisait les agissements de ces êtres que vous chérissiez d’un amour démesuré. Un problème potentiel dont Naheeda se passait fort bien. Par la-même, elle limitait ses points faibles. Car qu’y a-t-il de mieux que de priver une mère de la chair de sa chair pour la faire chanter ou flancher ?  Et quitte à être une mère indigne, autant ne pas l’être du tout. Qui plus est, il fallait être deux pour donner la vie.
Et un homme n’avait pas sa place dans la sienne.
Un souvenir demeurait pourtant encore vif en dans son être. Tout était partie d’une simple visite au souk.

Un foulard prune recouvrait ses cheveux attachés avec soin dans une tresse tombant sur sa poitrine. Sous une tunique arrivant à ses cuisses, la jeune femme portait un pantalon fin dont le bas soulevait à chaque pas un voile de poussière. Alors qu’elle avançait, sa sacoche en cuir tapait contre sa hanche. Des voix s’entrechoquaient dans l’air chargé d’épices et de fruits. Les vendeurs hélaient les passants, avec la ferme intention de les pousser à acheter.
Naheeda aimait cette atmosphère dénuée de toute rigueur protocolaire. Soudain, un adolescent la bouscula. Une de ses mains agrippa l’anse de la sacoche ; la suivante rattrapa l’accessoire de justesse bien décidée à garder ce qui était sien.
« Alors, on embête les demoiselles ? avait lancé une voix grave derrière elle.
— Ce ne sont pas vos affaires », avait-elle sifflé sans retourner la tête.
Elle n’avait pas besoin d’aide. Du moins l’avait-elle cru jusqu’à ce que le jeune homme glisse ses doigts habiles dans la besace et en sorte une petite boîte ronde dorée.
« Rends-moi ça immédiatement ! »
Prenant ses jambes à son cou, il s’était enfui. Naheeda le talonnait, en se mordant les joues. Elle avait une folle envie de l’insulter, mais elle préférait économiser sa salive. Dès que je lui aurais mis la main dessus, je lui ferai passer l’envie de recommencer !
De temps à autre, le voleur jetait un coup d’œil derrière lui. Il attrapait des objets et les faisait tomber sous les cris des marchands et des habitants.
Naheeda sauta par-dessus des agrumes et le poursuivit, alors qu’il bifurquait dans une ruelle étroite.
La silhouette s’arrêta brusquement devant elle. Sourcils froncés, elle observa l’obstacle qui s’était dressé sur le chemin de son petit bandit. L’ombre de sa carrure trapue s’étirait sur le sol. Des perles en argent terminaient le bout des quelques nattes se distinguant dans sa chevelure blonde. Son hâle se devinait sous sa chemise blanche entrouverte sur son torse. L’inconnu lui évoquait les beau-parleurs Vreën qui sillonnaient la ville.
« Je crois pas avoir été très clair et j’aime pas me répéter », lança l’homme.
Naheeda avait à peine entrouvert la bouche, que l’inconnu se jetait sur l’adolescent.
« Je pouvais me débrouiller seule, dit-elle quand l’inconnu l’approcha avec son bien. Mais merci.
— Juste un merci ? C’est comme ça qu’on montre sa reconnaissance ici ? » répliqua-t-il d’un ton aussi espiègle que provocateur.
Naheeda redressa la tête. Ses yeux noirs furieux croisèrent deux orbes d’un bleu scintillant. Quelques rides au coin des yeux et un menton mal rasé conféraient à l’homme un charme brut. Un voyageur sans doute.
« Je vais garder cette boîte pour le moment, et je vous la redonnerai quand vous m’aurez remercié convenablement. Qu’en dites-vous ?
— Je n’ai pas le temps de jouer à ça. On m’attend. »
Le temps filait et elle devait rentrer au palais. Dans un haussement d’épaules, l’homme se pencha vers elle.
« Mais ce n’est pas mon problème. »
L’espace d’un instant, Naheeda sentit un fard rosé recouvrir ses joues. Mais un puissant désir de planter ses ongles dans cette peau tannée supplanta bien vite son trouble.
« Que voulez-vous ? s’enquit-elle, en contenant avec peine son impatience.
— Mh que puis-je vouloir… »
Le regard bleuté parcourut son corps. Une moue appréciative finit par apparaître sur les lèvres de son interlocuteur.
Pour la première fois, un homme l’avait appelé Ma belle d’une voix suggestive.

Les hommes n’étaient que des épines dans le pied. Et la pire d’entre elles s’appelait à l’heure actuelle, Elyas El Thali.
Derrière ses paupières closes se dessinaient les contours de Sltamyr. Comme un morceau d'elle-même qu'on lui avait arraché, sa ville lui manquait et le futur incertain la souciait.


Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui
Moultipass : MDP validé par pépé

La partie histoire est peut-être un peu bizarre (je déteste écrire des histoires chronologiques), j'espère que ce ne sera pas un souci.


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◈ Missives : 2161

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 2 Jan 2017 - 13:14

Te voici enfin validée chère Naheeda,

Au plaisir d'enfin te voir parmi nous.

N'oublie pas de concevoir ton journal de bord, partie Parchemin des Héros, ainsi qu'à faire une demande pour trouver un RP en flashback par exemple, ou à Azzura où vous allez vous retrouver suite à votre départ, car nous avons avancé la chrono d'un mois supplémentaire hier ! Smile

Je te conseille également de contacter Idriss El Thali, car un RP est déjà en cours avec la Sultane, lors de votre exil. A voir si tu peux t'y intégrer Smile.

Encore toutes mes félicitations, et bienvenue ici !