Azzura


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Hilda de Lundberg - Vagabonde

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◈ Missives : 5

◈ Âge du Personnage : 11 ans
◈ Alignement : Choatique Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Ordanie, Kaerdum, Lundberg
◈ Localisation sur Rëa : Kaerdum-Sud
◈ Magie : -Magie des ombres
-Sentir les vents magiques
◈ Fiche personnage : Hilda De Lundberg

Aventurier
Hilda De Lundberg

◈ Sam 3 Juin 2017 - 21:58

◈ Prénom : Hilda
◈ Nom (lieu de naissance) : De Lundberg
◈ Sexe : Fille
◈ Âge : 11 Ans
◈ Date de naissance :2nd Verne de Friest, en l'an 79 de l'ère des Rois.
◈ Race :Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Ordanie / Kaerdum
◈ Alignement : Chaotique Bon
◈ Métier : Vagabonde



Magie


[/color]Magie des ombres – Manipulation de “feu-sombre” :
Plusieurs semaines après le retour de la magie, la jeune fille s'est montrée capable de générer et de manipuler des concentrations d'ombre plutôt denses. Ces dernières se regroupent sous la forme de bandes noires et, par un hasard surprenant de son subconscient, prennent la forme de corbeaux tangibles, virevoltants autour d'elle de façon permanente une fois générées.

Au début, elle ne pouvait pas réellement ressentir leur présence et pendant longtemps elle aura juste pensé à un présage funeste : de simples corbeaux innocents, lui rappelant la perte de ses proches.
Pourtant ils se sont révélés être bien moins naturels que cela et après quelques mois, lors de situations particulièrement intenses, elle s'est montrée capable de manipuler certains individus, ainsi que de leur désigner des cibles à attaquer : que ce soit dans ses moments de clarté où elle arrive à se concentrer suffisamment pour prendre le contrôle d'un spécimen et le guider précisément, ou lorsqu'elle se laisse submerger par ses émotions les plus fortes et qu'ils se ruent à deux ou trois sur la source de son trouble, pour y répandre leurs flammes viciées.
[/size][/font][/color]

En dehors de ces moments particuliers, elle est incapable de les manipuler convenablement, et doit juste subir leur présence arrogante.
La matière qui les compose semble inerte lorsqu'ils se posent sans incidence sur une branche. Mais lorsqu'ils s'agitent brutalement -ou qu'ils percutent une chose trop violemment- les éléments de notre monde entrent en conflit avec cet amas vibrant, venu de par delà le voile, et la friction résultante entraîne des détonations et des départs d'incendies.
L'obtention de son pouvoir s'est faite de façon beaucoup trop brusque et elle est incapable de générer ou de résorber ces spectres d'ombre comme elle le voudrait. Ils s'amassent spontanément autour d'elle, un à un, chacun prenant des heures ou parfois des jours à apparaître, à mesure que la magie s'extrait d'elle pour se condenser. Ils gravitent ensuite autour d'elle et ne peuvent être vraiment dispersés sans risquer la naissance d'une fournaise.


-Sentir les flux: Hilda a été l'hôte d'un vent magique et a vu son pouvoir la traverser pendant des heures. Ce phénomène particulier semble avoir laissé une marque indélébile sur son jeune corps, et elle en reste irrémédiablement changée. Elle est devenue étrangement sensible aux flux magiques qui parcourent à nouveau ce monde. Elle même ne saurait pas trop dire si elle les voit, les entend, ou les devine, mais toujours est-il qu'il lui est arrivé d'en suivre et d'en reconnaître.
Cette affinité très singulière n'a trouvé jusque là aucune théorie capable de la justifier. Peut-être une simple sensibilité magnétique? Les prémices d'un pouvoir arcanique, ou l'influence d'une magie céleste...
Ou quelque chose de plus néfaste encore, façonné par le monolithe sur cet être vulnérable et malléable.



Compétences, forces & faiblesses


Hilda n'est qu'une enfant et ne possède quasiment aucune compétence digne de ce nom. Et pourtant, pour la personne qui ne possède rien, chaque aptitude nouvellement acquise semble unique et inestimable de sorte qu'elle les entretient avec soin.

-Physiquement, elle est indéniablement petite, faible et chétive, incapable de produire le moindre effort physique notable.
On pourra pourtant mettre en avant la discrétion et l'agilité qui en résultent : elle est capable de se mouvoir et de se faufiler dans des endroits inaccessibles pour des combattants aguerris, lui permettant ainsi de se dérober aux ennemis les plus colossaux. Dotée de prudence et parfois même de sang froid, elle peut échapper à de nombreux dangers et se soustraire à des traquenards noueux en escaladant les structures les plus fragiles et en s'agrippant à des étoffes de maigre qualité. Elle ne s'est jamais exercée de façon structurée au métier d'acrobate, mais la nécessité et l'audace sont parfois les meilleurs professeurs... pour peu que la manœuvre n'en appelle pas à l'endurance, et que la fougue énergique de la jeunesse suffise.

-Concernant sa compréhension de l'artisanat, elle a grandi dans un village pauvre mais très actif, qui devait satisfaire bon nombre de ses besoins de façon autonome plutôt que par les quelques passages commerciaux.
À cause de son jeune age elle ne pourra jamais vraiment se vanter d'avoir accumulé un vrai savoir-faire, mais pour peu qu'on prenne le temps de la questionner ou de la mettre à l'ouvrage, on découvrira vite les notions qu'elle a réussi à capter en assistant ses aînés.
Fille unique d'un père ébéniste travailleur et apprécié, elle l'a souvent accompagné chez les fermiers, chasseurs, bouchers, botanistes et tanneurs de cette communauté très connectée. Elle est elle-même parfois surprise de chaque conseil, astuce ou technique qu'elle a pu y retenir, armée d'un cerveau d'enfant en plein éveil, et souvent mise en garde par les mêmes remontrances des adultes. C'est autant de ressources qui ont réussi à rentrer dans son crâne, parfois même malgré elle.
Elle ne sera surement pas engagée dans un commerce de sitôt mais pourra se révéler capable de déceler la présence de nourriture en pleine nature, de concocter un onguent de fortune, se méfier de certains insectes, monter un piège à lapin rudimentaire, ou faire de la colle avec de la résine. Si vous vous retrouvez perdu avec elle en pleine forêt il y a peu de chances qu'elle se révèle efficace, mais il se peut qu'elle se montre moins handicapante que vous ne l'auriez craint de prime abord.

-Elle est mature et empathique. Néanmoins elle reste une enfant sans expérience. Les drames qui ont dernièrement retournés sa vie l'ont armée d'une méfiance certaine, mais elle ne saurait démasquer un mensonge si elle tombe sur un manipulateur faussement bienveillant. Espérons que certains voleurs seront assez touchés par sa fragilité pour ne pas chercher à la tromper.
Et puis qui sait, si elle est accompagnée par un bon mentor, peut-être sa candeur se montrera-t-elle un atout dans un monde si cruellement en manque de bonne volonté. Ou alors au contraire, fera-t-il d'elle le piège parfait pour amadouer une cible?


Physique


Atteignant à peine la taille moyenne de celles de son âge, Hilda demeure très bien proportionnée. Elle se déplace avec agilité et manipule avec tout autant d'habileté des objets pourtant trop gros pour pouvoir être confortablement enveloppés dans sa poigne naïve et fragile.
L'enfant semble avoir un tour de taille suffisamment large pour porter son épanouissement, témoignant d'un héritage génétique sans irrégularité flagrante, et même si ses bras semblent plutôt minces, il y a fort à parier qu'il ne s'agisse que d'un léger manque d'alimentation facile à compenser, car son visage conserve un ovale élégant qui présage une jeune fille pas aussi chétive que ses membres ne le suggèrent.
La faible robustesse de ses épaules ferait surement rire de pitié n'importe quelle enfant Alsdern, mais Hilda a énormément assisté son père dans des corvées quotidienne, et n'a donc jamais eu à se sentir honteuse de son potentiel ni à douter de sa ténacité.
Son entrain a d'ailleurs toujours attiré des sourires de satisfaction chez les adultes du village qui la regardaient se démener aux côtés de son père, quand bien même une communauté de paysans était plus désireuse de voir naître des fils robustes que des filles audacieuses.

Ses cheveux châtains, d'une teinte plutôt quelconque, ne lui ont jamais attiré de compliment particulier, mais ses différentes nuances de marron clair et de blond cendré donnent un dégradé suffisamment harmonieux pour lui apporter de la satisfaction, même face à ses camarades aux chevelures plus radieuses.
Lorsque vient le soir, elle aime les brosser dos au vent pour pouvoir regarder ses mèches les plus claires venir flotter dans les rayons orangés de l'astre couchant, irradiant ainsi sa toison de reflets roux fantaisistes.

Jugée banale par la plupart des gens, cette coiffure modeste à pourtant le très net avantage d'adoucir un visage qui se montre trop souvent sévère ou concentré. Elle a acquis très tôt l'habitude de froncer les sourcils : pour réfléchir et se concentrer, autant que pour réprimer un père célibataire parfois trop fatigué pour discuter avec elle. Assez mature pour voir les faiblesses humaines de son unique parent, elle est restée suffisamment motivée pour l'épauler et le corriger.
On reconnait plus facilement sa malice d'enfant dans son regard pétillant et curieux, balayant son environnement avec fougue, que dans le reste de son visage, dur et fermé.

Heureusement son air doux et ses sourires rafraîchissants ne sont jamais bien loin, pour qui côtoie régulièrement cette petite fille volontaire et bienveillante.

Pourvu que rien ne vienne encourager encore davantage cette méfiance latente.



Caractère




Hilda est avant tout une enfant, et son caractère est sans aucun doute typique des fillettes de son âge.
Elle se montre curieuse et naïve, et même lorsqu'elle se montre capricieuse on a beaucoup de mal à vraiment lui en vouloir tant elle est dénuée de mauvaises intentions. Ses écarts sont des maladresses tout au plus, ou des prémices à un acte de rébellion qu'elle ne soupçonne même pas encore.

Lorsqu'ils la décrivent, la plupart des gens s'empressent de souligner sa bonté ; de dire à quel point elle aime partager et combien de fois elle a pu se proposer, pour rendre service aux habitants du hameau.
Si ces traits de sa personnalité sont mis autant en avant, c'est parce qu'il est agréable de voir à quel point son éducation a pu si bien tourner malgré ce père qui l'a élevée seul : encourageant une empathie naturelle et entretenant son envie de bouger comme un jeu, plutôt que comme des devoirs croissants et un étalage de corvées et de responsabilités.

La vérité c'est que Hilda n'aurait de toute façon pas eu le choix. Elle devait travailler dur dès son plus jeune âge pour survivre.
Néanmoins ses prédispositions l'ont menée dans une dynamique où elle se nourrit et se satisfait de chaque nouvelle tâche qu'elle se voit confier en grandissant, alors qu'elle aurait pu tout aussi facilement se laisser écraser et accabler par ces épreuves perpétuelles qui s'accumulent, beaucoup trop, en l'absence d'une mère.

Elle s'est endurcie mais sans jamais se briser, une croissance heureuse rendue possible par le modèle de sagesse et de patience qu'était son père. Malgré une situation précaire, il n'a jamais cédé à la panique ou à des regrets excessifs, enseignant à sa fille qu'un effort aveugle pouvait se révéler payant bien avant d'avoir l'air stupide ou même vain. Il suffisait d'éviter de prêter l'oreille à ses pensées sombres.
Ainsi elle aura compris le principe de courage et de persévérance bien avant de pouvoir les placer dans une phrase.

Ce genre de concept pourrait avoir l'air fragile et friable, mais c'est très exactement à cause de cette préparation paternelle que la jeune fille douce a réussi à survivre à des drames qui auraient pu mettre à terre l'espoir de bien des adultes, et c'est grâce à cela qu'elle peut se permettre de laisser derrière elle des dangers, plutôt que d'absolument chercher à en mesurer l'ampleur.
Car tout ce qui existe n'est pas forcément visible, ou compréhensible pour les humains.

Comme la magie.

Depuis son retour dans Rea ; depuis qu'elle est apparue dans sa vie de façon fracassante, son comportement initial a parfois tendance à s'effacer quelque peu, mais il est toujours là. Simplement : il peut lui arriver de se montrer introvertie ou impertinente tant ses traumatismes ont chamboulé sa quiétude. Mais avec un peu d'aide et d'encouragements elle ne tarde jamais à regagner sa sympathie originelle. Ces épisodes ont parfois l'air de n'être que de virulents caprices d'enfants, plutôt que des réels et profonds changements, il est donc dur de savoir jusqu'à quel point elle a vraiment été perturbée.



Inventaire




*Elle a une gourde d'eau en bandoulière.
*Elle garde deux couteaux sur elle.. des outils plus que des armes : par leur conception autant que par son absence de capacité à les manier de façon vraiment dangereuse.
*Elle possède un sac contenant : 
-Un morceau de Monolithe éteint, soigneusement enroulé dans un linge.
-Une brosse à cheveux.
-Des pierres à feu. (yabada badou)
-Plusieurs colliers, qu'elle trouve au cours de son aventure. Quasiment aucun n'a de réelle valeur, mais ils ont tous un souvenir ou un ornement particulier qui les caractérise. Qu'il soit religieux, militaire ou politique ; personnel, partagé ou juste volé : elle les récupère de façon consciente avec nostalgie, ou les chaparde de façon compulsive avec malice, pour ensuite les ajouter à sa collection.
D'étoffe, de bois, de dent ou de métal ; bientôt plus d'une quinzaine en sa possession.
Ces pendentifs commencent à être encombrants pour une enfant, mais à chaque fois qu'elle en prend un dans la paume de sa main, le soir, avant de s'endormir : celui-ci lui raconte une histoire.
Qu'elle s'en souvienne ou se l'invente, c'est toujours une bonne histoire.



Histoire



Lundberg

Hilda n'a jamais été ingrate. Elle se définit donc sans gêne par son environnement autant que par son vécu. Comme beaucoup de jeunes filles elle rêve bien sûr de grandes villes, de beaux paysages, elle aimerait voir des princes et des princesses dans de somptueux décors, mais l'amour pour son père l'a amenée sans honte à s'intéresser à l'histoire de son village, aussi pauvre et perdu qu'il puisse paraître.


Son histoire se résume donc en très grande partie à travers celle de Lundberg, tout simplement parce qu"il s'agit du lieu où s'est passé la quasi totalité de sa jeune vie. Un environnement qui a défini sa personnalité, sa façon de penser, et inspirera indéniablement son avenir. D'une façon ou d'une autre, plus ou moins tard, elle est de ces gens qui se retournent toujours vers leurs origines, ne serait-ce que par nostalgie. Elle aura juste commencé plus tôt que la plupart d'entre eux. En l'absence d'une mère elle a cherché à partager son amour entre son père et sa patrie, aussi modestes soient-ils.

Lundberg est un hameau qui se trouve à l'extrême sud-ouest de Kaerdum, entre les montagnes sud et la mer Prialm. À vol de corbeau, on pourrait dire qu'il ne se trouve pas très loin de Raiendal, mais étant donné son isolement géographique et sa difficulté d'accès, il est en réalité à vingt jours de cheval.
Beaucoup de rumeurs prétendent que la région abrite des ressortissants de tous bords : criminels, exilés ou espions.. les habitants du secteur auront très souvent été accusés, jugés, ou juste soupçonnés de frayer avec Lavern, ou simplement de vouloir s'éloigner de l'influence du roi de Raiendal en se servant de l'ombre des montagnes pour dissimuler des intentions condamnables.

Pourtant la communauté de Lundberg a toujours été très fière de son indépendance et de son autonomie, car elle a toujours réussi à subsister et à vivre sans trop subir l'influence politique de l'un ou l'autre des royaumes, ni sans devoir succomber aux bassesses de la criminalité pour autant.

Peu de gens reconnaissent cette réputation tant l'opulence de la capitale à proximité peut paraître éblouissante, effaçant l'identité de ces "domaines parsemés", mais tout voyageur régulier faisant la navette entre le continent et la péninsule témoignera sans faille de l'opiniâtreté revigorante des habitants de ce secteur. Les marchands voulant se reposer lors d'un voyage entre Kaerdum et Lavern savent qu'ils peuvent faire escale au nord-ouest du mince pont de terre pour profiter de l'hospitalité et de la convivialité sincère des bourgades, plutôt que les tavernes insalubres et cupides de la grande route.

Certains villages au nord ont même été plus orgueilleux, profitant de l'opportunité pour se développer considérablement : ils ont prospéré au pied des immenses montagnes en tant que guides et gardes de caravane, aidant les convois les plus fébriles à passer les défilés parfois traîtres de la plus large chaîne rocailleuse de Kaerdum.

Lundberg n'est pas de ceux-là pourtant : loin d'être un repaire de brigands organisés comme ceux cachés à l'ouest, ou un relais commercial spécialisé comme ses voisins du nord ; c'est un village niché au milieu d'une immense forêt qui a su garder son authenticité.
Refusant de rejoindre les ports du sud et les trésors de la mer, ou de suivre les exodes ambitieux vers la capitale, ils sont restés nichés ici pendant de très très nombreuses générations, leurs racines enfoncées si profondément dans la terre que plus personne n'oserait même se demander si il ne serait pas plus satisfaisant de se réinstaller ailleurs.

La forêt sombre et épaisse a toujours empêché l'enrichissement de la communauté malgré son ancienneté : nulle clairière ne pouvait accueillir de champ suffisamment imposant pour nourrir plus que la population définie, et aucun gisement de métal n'a jamais pu être découvert sous la végétation florissante.
Les villageois auront pourtant réussi à faire leurs affaires : les fermiers ingénieux auront trouvé des variétés de plantes nutritives capables de prospérer dans les étroites clairières même à l'abri de grands arbres intimidants, les chasseurs tenaces s'enfoncent sans peur dans l'obscurité pour ramener le gibier se faufilant entre les troncs.... tanneurs, herboristes, guides forestiers et même parfois éleveurs -pour les plus solitaires d'entre eux- capables de pousser les troupeaux jusqu'aux prés, vers l'est plus dégagé, pendant plusieurs mois.

L'endroit aura l'air d'un trou de péquenots pour la plupart des citadins emplumés, mais tout vrai artisan ou marchand qui posera les yeux sur ces individus pauvres et isolés y verra des travailleurs riches de compétences et de volonté.
Car pour survivre loin de tout, la plupart doivent se montrer novices dans toutes les banalités, et experts indéniables de leur propre spécialité, de quoi dépanner ses voisins sans pour autant dépendre d'eux.
Quoi qu'on en dise la région était toujours sous l'autorité de la lignée "De Dévéra", mais la forêt si dense du sud rendait très rare les interactions défensives ou commerciales : le peuple de cette région qui n'y a pas succombé a dû s'endurcir au rythme des raids faiblards mais réguliers des brigands, autant que face aux attaques des prédateurs sournois de la forêt.

A cause de la promiscuité, la communauté y est souvent en désaccord, mais est indéniablement soudée dans la survie du village. L'histoire ne se souvient d'aucun chef charismatique ayant uni les âmes face aux divers incidents, mais un conseil a toujours été soigneusement entretenu enfin de dégager des décisions fortes en temps de trouble, avec en son sein des fermiers patients et bavards ou des bûcherons passionnés et amoureux de leur héritage.

Des personnes individuellement privées de sagesse autant que d'éducation, mais qui au bout du compte parvenaient à combler les faiblesses des uns et des autres.

C'est autour de tout cela que s'est donc construit son univers, parfois fébrile mais jamais effacé. Il y arrive régulièrement des étrangers qui viennent maintenir les rangs des vivants, voyant l'endroit comme un havre de paix, où il faut travailler dur mais où on reste sereinement coupé du monde et de ses défauts les plus corrupteurs.
Les marchands s'enfoncent rarement si loin à l'ouest, dans ces "bois-aux-loups" et autres "bosquets-aux-corbeaux", et commercent plus directement avec les autres voisins du village, plus proches de la grande route ou même des voies navigables.
Mais il n'est pas rare que des marchands tenaces et futés poussent leurs tournées jusqu'ici, avec des mules courageuses et des chevaux agiles, car ils savent parfaitement que les artisans de Lundberg n'ont personne à tromper, personne de cupide à satisfaire. Ils se contentent de faire le meilleur travail possible, sans rechigner : le matériel le plus robuste, le plus durable, comme ils le feraient pour eux-mêmes.

Et même si les quantités sont moindres, c'est souvent chez eux qu'on trouve le cuir le plus épais et le bois le plus riche de la région. Quand on fait l'effort de venir chercher de la matière première jusqu'ici, c'est souvent avec l'assurance de pouvoir revendre les plus belles bottes et les meubles les plus solides une fois en ville.
Lundberg n'a jamais vu aucune hache, ni aucun bouclier frappé à son nom, et pourtant certains des forgerons les plus réputés de Raiendal cerclent de métal les ronds de boucliers venus de chez eux.



Hilda

Hilda n'a jamais quitté longtemps ce village. Elle n'a jamais vu ni la grande route, ni la capitale, ni aucun voyageur de Lavern dont parlent les adultes. C'est à peine si elle avait pu voir les villages voisins. Elle comprend que très peu l'ampleur des royaumes qui entourent leur région et pourtant elle a toujours ressenti tout cela, à travers les histoires et la fierté des citoyens.
Pour certains il ne s'agit que d'orgueil mal placé : ils parlent sans savoir, et espèrent juste valoir mieux que les riches de la ville qu'ils envient. Mais pour beaucoup d'autres il s'agit d'un vrai amour de leur patrimoine, d'une vraie satisfaction de leur mode de vie, comparé aux autres problèmes qu'ils pourraient avoir, que ce soit les raids Alsderns du nord ou les légions de démons menaçant le continent.
Des gens qui avaient déjà vu le monde extérieur, mais étaient bien contents de venir rejoindre l'atmosphère de cet univers restreint.

Comme le médecin de leur village, Fergus. Elle n'avait jamais vraiment compris qui c'était, et n'avait jamais vraiment osé demander, mais c'était probablement une sorte de noble venu du nord, par delà les montagnes.
Il ne cherchait pas vraiment à se cacher quand passaient les patrouilles royales, une ou deux fois par cycle solaire, mais vu les regards des adultes elle comprenait bien que c'était un homme qui avait dû faire une erreur dans sa ville natale et qui était venu ici pour être tranquille, à l'écart des critiques.. Peut-être même à l'écart de la justice?

Pourtant il n'avait jamais l'air de regretter. Il parlait des avantages de la ville avec plaisir, autant que des ses inconvénients, sans jamais être désagréable ou triste à propos de cela, et surtout il avait évoqué les guerres qui arrivaient si souvent, que ce soit les incursions Alsderns, ou les invasions Ordhalerons.
C'était un homme instruit avec de nombreuses compétences qui aurait pu se rendre utile dans des endroits plus prospères. S'il restait ici c'était bien pour une raison.

Il savait soigner : c'est lui qui l'avait mise au monde et avait tenté de sauver sa mère malade. Cela faisait longtemps qu'il la soignait, mais l'accouchement avait été trop éprouvant pour qu'elle puisse combattre son mal plus longtemps.

Il savait lire et écrire : il avait même commencé de lui apprendre, mais la jeune Hilda avait trop à faire pour apprendre beaucoup plus que les rudiments de la lecture.
Il savait nommer une grande quantité de plantes, insectes, et il pouvait placer de mémoire un nombre important de villes sur les cartes. Même sur les continents dont elle ne se souvenait même plus de la forme.

Elle avait passé trois années avec lui, alors qu'elle était assez grande pour apprendre mais trop jeune pour aider aux tâches de tous les jours. Seulement depuis ses 8 ans c'était avec son père qu'elle passait le plus clair de son temps, que ce soit dans les tâches ménagères, ou même en lui prêtant main forte lors de tâches purement manuelles.

Depuis le décès de sa femme il n'avait pas toujours le temps de s'occuper de sa fille unique lui-même, mais il lui avait toujours porté un amour sincère malgré tout, chassant aussi loin que possible l'amertume de leur perte commune.


C'était un homme calme et patient, il avait toujours vécu sa vie sans faire d'histoire. En tant qu'ébéniste il était souvent en contact avec les autres habitants pour leur vendre du mobilier et concevoir des outils. Même s'il était de base très discret, il n'avait jamais rechigné à aider pour les activités communes : que ce soit le maintient du stock de bois de chauffage ou la récolte de nourriture, contrairement à d'autres personnalités plus individualistes et éloignées du centre du village. De fait, bien que d'un tempérament peu communicatif à la base, il était souvent sollicité.

En un sens quelque peu morbide... il était encore davantage respecté depuis la mort de sa femme. Les gens étaient infiniment admiratifs de voir avec quel courage il avait surmonté cette perte, pour finalement élever seul sa fille. Sans jamais se plaindre, sans jamais demander plus d'aide qu'on ne lui en proposait. C'était une preuve de détermination et de force de caractère indéniable.
Il n'était pas lui même membre du conseil, mais de l'avis de tous il aurait dû s'il avait été homme plus combatif. Malgré tout il était tout autant considéré qu'eux, et c'est souvent vers lui qu'on allait demander conseil quand on voulait un avis politiquement neutre.

Pourtant personne n'avait jamais osé lui exprimer explicitement cette admiration, ni vraiment demander comment il s'en sortait... comme si sa prouesse morale était si particulière qu'on risquait de la briser rien qu'en la scrutant de trop près.

Cette propension à être pris à parti fût de plus en plus développée à mesure que sa fille grandissait, tant elle participait elle-même à son extériorisation. De jeune père célibataire, il était devenu un homme sage et influant. Il avait dévoué sa vie à sa fille, et ironiquement c'est elle qui l'avait redirigé vers son art : avide de découvrir et de contribuer, elle avait commencé à s'intéresser à sa passion pour le travail du bois, et malgré son jeune âge il n'hésitait jamais à l'emmener avec lui quand il s'agissait d'aller travailler.
Que ce soit la conception d'un meuble chez un voisin, l'élaboration d'un chariot aux abords du village ou même la construction d'un maison dans une autre commune : Hilda a pu s'épanouir sans jamais s'ennuyer ni se sentir frustrée.
Sa seule vraie famille était son père. Il y avait peu d'enfants de son âge qui avaient le temps de jouer avec elle, mais grâce à ses nombreuses rencontres auprès des adultes elle aura toujours eu l'impression de faire partie de quelque chose de vivant et d'actif, et elle aura appris très tôt le bonheur simple de la vie.

Avec le recul c'est très certainement grâce à l'opulence d'activités et d'interactions que ce père et sa fille auront pu survivre à leur perte, le seul moyen qu'ils avaient de ne pas trop penser et ressasser.



La magie

Certains y ont vu une opportunité nouvelle sur le monde, d'autres une nuisance.
Pour Hilda, le retour de la magie a été un cataclysme ignoble et sanguinaire. Comme catapultée dans un enfer implacable.
Car plus que l'apparition sporadique de compétences magiques chez certains individus, le Retour s'est manifesté avec pertes et fracas au sein de Lundberg et de ses alentours à cause d'un monument depuis longtemps oublié que la magie venait d'exhumer.


--
On avait depuis longtemps oublié qui avait fondé Lundberg et pourquoi. C'était un environnement confiné et peu propice au développement. La région devait déjà être boisée à l'époque, et que ce soit les vallées de l'est, les bords de mer du sud ou les plateaux montagneux du nord : tout semblait plus dégagé et vivable qu'ici.
Le seul objet notable dans le secteur était un immense obélisque, dressé à une ou deux heures de marche du centre du village et qui avait dû justifier l'installation d'habitants non loin. Aucune inscription ni aucun vestige alentour ne lui donnait d'utilité, pas plus qu'il ne suggérait son origine. Il était juste trop haut et élancé pour être un rocher complètement naturel. L'objet était imposant, inquiétant, mais après tout il ne présentait aucun danger, si ce n'est celui de tomber un jour sur le côté.
N'étant pas spécialement tournés vers le mystique, les Vreëns le considéraient juste avec curiosité et respect : une preuve insolite des capacités de la nature, ou le totem immortel d'une civilisation passée.. les avis divergeaient et c'était toujours l'occasion d'une bonne conversation le soir autour du feu, l'opportunité de parler un peu des races autres que les seuls Valduris qu'ils étaient amenés à rencontrer, prisonniers entre les montagnes et la mer.
--


Et pourtant, aussi sombre et colossal, il aurait dû être un indicateur du danger qu'il incarnait.
Sitôt la magie revenue, avant même qu'on ne se doute de son retour et que les premières rumeurs de pouvoirs n'arrivent jusqu'à leur village isolé, le monolithe s'était agité. Que ce soit une résonance, ou une source directe de la magie, nul ne le sait vraiment. Toujours est-il qu'il s'est mis à pulser, à irradier même.
Cela ne pouvait être qu'une anomalie, un hasard, ou juste l'incompréhension d'une magie que plus personne ne connaissait, ni ne pensait vraie.


Pour Hilda, aujourd'hui, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un esprit animé par une volonté sombre de nuire. Les choses ont tellement mal tourné à cause de ce pouvoir, que ce ne pouvait pas être que le hasard, ce ne pouvait être que par malchance si tout son monde avait été détruit, que son passé avait été saccagé.

Car le monolithe s'était mis à agir et influencer les esprits environnants.
Longtemps avant cela, son peuple n'avait toujours craint que la maladie : invisible, insidieuse et meurtrière. On pouvait succomber d'une coupure mal traitée, et on risquait d'empoisonner et tuer toute sa famille juste à cause d'un air vicié qu'on aurait respiré sans se couvrir ni prendre garde.

On la mettait assez en garde, et Fergus avait souvent tenté de lui inculquer les réflexes à avoir pour éviter les maux les plus destructeurs, soucieux qu'il était de prévenir autant que de guérir.

Et la magie agissait de la sorte : invisible, vivante et rapide. C'est ainsi qu'avait opéré le Monolithe maudit : comme une peste qui se répand.
Les gens ont commencé à se sentir gênés, puis malades. Du mal de crâne persistant, au mal de ventre nauséeux, les gens ont pris peur jusqu'à la paranoïa et enfin la folie.
Les événements sont simples à résumer car ils ont été trop implacables pour pouvoir être décortiqués : peu importe ce qui animait exactement cette pierre maudite, elle a détruit le village en quelques jours.

D'abord des gens ne sont jamais revenus de la chasse, puis d'autres sont revenus des bois, grandement désorientés... Bientôt, on racontait avoir vu des citoyens s'enfuir du village pendant la nuit. Visiblement très dérangés pour la plupart, et manifestement inquiets pour les autres. Jamais personne n'est revenu avec des secours.
Probablement ont-ils été tués par les animaux infectés qui ont attaqué furieusement les habitations peu après.

Hilda ne se souvient que peu de tout ça, tant son esprit en a été affecté. Son père l'a d'abord enfermée dans la maison pour la tenir à l'abri de tout danger.. avant de disparaître à son tour. Elle serait surement morte elle aussi si un mercenaire n'était pas passé au même moment pour tenter de lui venir en aide.
Un Alsdern plus colossal encore que les bûcherons du village.
--
Longtemps Hilda a cherché à se consoler, à se dire que sa venue était un signe de bienveillance en ce monde, que malgré le fléau du cataclysme, la mort de ses proches, et les corps putréfiés qui s'étaient relevés.. Malgré tout cela : un homme s'était présenté pour aider, pour contenir le mal. Mais il ne restait définitivement plus rien à sauver à part elle. À quoi bon? Pourquoi elle? Est-ce qu'il était vraiment venu de façon providentielle, pour mettre fin au fléau du monolithe.. ou juste comme un autre malheur.. venu la maintenir en vie pour qu'elle continue à souffrir loin des siens.
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Toujours est-il que le mercenaire Alsdern est venu au village et a cherché son père. Le village continuait à sombrer et souffrir, toujours plus submergé par la peste et par la confusion.. mais si il retrouvait son père, peut-être qu'au moins ils pourraient fuir? Peut-être qu'il trouverait une idée?
Tout s'était passé horriblement. La magie détruisait son monde plus vite qu'elle ne pouvait le pleurer.
Tout semblait confus, distordu.


Le vent magique

Un peu après le départ du mercenaire, tentant de retrouver son père dans les bois, quelque chose est arrivé, un déclic pour tout le monde.
On avait ressenti une détonation dans l'air, des vibrations au sol, et les gens étaient redevenus plus clairs. Plus libres. L'esprit encore embrumé par les événements, mais définitivement moins saccadé.
Elle aussi se sentait plus vive, comme libérée de l'aura. Mais elle se sentait trop libérée, comme si quelque chose continuait de s'étendre en elle. Elle réfléchissait plus clairement, mais sans parvenir à vraiment saisir sa pensée, comme si elle n'arrivait pas à recentrer son esprit sur les événements, et qu'il continuait à couler sans s'arrêter pour elle, comme une vague circulant à travers elle.

Un groupe est allé au Monolithe et a ramené les rares survivants qui y étaient. Wulfhart, quelques villageois inconscients... mais pas son père.
Leurs esprits n'étaient plus embrumés par l'aura, mais ils étaient troublés par le traumatisme de ce qu'ils venaient de voir. Ils parlaient de charnier, de corps d'humains et d'animaux entassés là-bas, et du monolithe pulvérisé, comme frappé par la foudre.
Les animaux putréfiés ont arrêté d'attaquer, et les gens au village ont cessé de se sentir malades.

Et pourtant, elle, elle le sentait encore menaçant, continuant à grandir, à forcir. La magie qui opérait au sein du Monolithe avait cessée d'agir... en son sein. Elle était libérée, et comme une nuée volatile elle s'était éloignée à la recherche d'un nouveau nexus où atterrir. Elle avait choisi un réceptacle fragile, fatigué, malléable, triste.. faible. Et pourtant en plein développement, en pleine croissance, gagnant en potentiel.


Hilda était vidée par plusieurs jours de panique et de pleurs, de pertes et de crises de folies. Elle était maintenant affligée par la mort de son père et de tous ces gens. Elle ne se rendait pas complètement compte de son état : que par-dessus la fatigue et le choque, gonflait quelque chose d'autre.
Ainsi la magie continua d'opérer, depuis l'intérieur du village. Depuis l'intérieur d'Hilda, nichée en elle.
Les occupants avaient retrouvé leurs esprits pendant quelques heures, mais ils étaient déjà sculptés par plusieurs jours de radiations magiques. Ils sombrèrent donc à nouveau très vite dans celle nouvelle vague de contrôle qui émanait désormais de l'enfant.
Le vent magique opérait cette fois depuis le centre de leurs rangs et continuait de les attirer, de les modeler en supprimant leur volonté, forçant leurs corps à protéger son nouveau réceptacle de chair, pendant qu'il s'y déployait.

Hilda a abrité pendant presque deux jours la source d'une force qu'elle ne comprend toujours pas aujourd'hui. Une magie d'abord insidieuse, puis dominante. Elle en a perdu conscience et ne sait pas exactement ce qui a pu se passer, ni qu'est-ce qui a terminé d'achever les rares survivants.



L'exode

Wulfhart l'a libérée, encore une fois. Après avoir détruit le Monolithe il aura réussi à dissiper le vent magique réfugié en elle. Pour ça elle lui en sera reconnaissante toute sa vie.
Mais d'une reconnaissance sans joie, juste de dépit, car aucune personne restée au village n'a survécu à part elle. Plusieurs d'entre eux ont pu fuir le village avant la démolition du Monolithe, mais il y a peu de chance qu'ils aient survécu à la folie des vagues magiques.

Le guerrier l'avait déjà menée loin du village au moment où elle s'était réveillée, si bien qu'elle ne pouvait pas constater de ses yeux ce qu'il annonçait : il ne restait plus personne de vivant à Lundberg.
Elle entendit mais ne saisit complètement ces mots les premiers jours, trop épuisée par le traumatisme, par l'aura, et par la perte de son esprit. Elle savait mais ne comprenait pas. Mais elle savait. Elle avait vu tout le monde disparaître, petit à petit, devenir inquiets, puis furieux, elle les a vu s'accuser et se laisser déchirer comme jamais elle l'aurait craint. Les jours suivants elle en pleurera sans cesse, s'alimentant difficilement.

À mesure qu'ils s'éloignaient -montée sur son dos, trop fatiguée pour marcher- ils gravirent une pente très raide. Elle se souvenait vaguement de ce lieu, l'endroit où le sol commence à gondoler sous forme de collines, comme pour s'habituer doucement aux montagnes vertigineuses qui vont suivre au nord, là où le niveau du sol commence à surplomber la canopée de son village. En automne quand les feuilles tombent et qu'on monte tout au sommet de ce tertre, on a une vue dégagée de tout le village, et on aperçoit des toits de paille poindre entre les branches.
Hilda se retourne avec difficulté, geignant de la douleur au crâne que lui donne cette torsion de sa colonne. Elle se cramponne à la cape de Wulfhart un peu plus fort pour ne pas tomber.

Derrière elle, elle aperçoit vaguement l'horizon, entre deux arbres touffus. Elle n'apercevait aucun toit, il y avait trop de feuilles. Tout ce qu'on pouvait voir dans cette interstice c'était le ciel, et une épaisse fumée laissée par un incendie, ainsi que la nuée évoluant à côté.
Une nuée infernale de corbeaux, presque comme une tornade accompagnant les flammes.
Tous bataillant pour négocier leur descente au sol.
Tous venus ravager les cadavres épargnés par les flammes.




Ambitions & Desseins


Elle se sent personnellement concernée par le retour de la magie et la façon dont il va affecter chaque personne de ce monde. Comment cela risque de détruire le passé, conditionner le présent et guider l'avenir.

Ainsi, même si son ambition première serait d'établir une stabilité dans sa vie (trouver un coin tranquille pour se poser et se sécuriser) : elle ne rechignera jamais à venir en aide à une victime magique dans le besoin, mettant tous ses faibles moyens en oeuvre pour aider ces personnes qui, comme elles, sont frappées par le retour aveugle de la magie, comme autant de sœurs de souffrance face à un bourreau commun.
Car elle a vu à quel point une situation pouvait mal tourner, et elle sait ce qu'elle serait devenue si personne ne lui avait tendu la main malgré un danger paranormal.
Bien sûr elle manque encore trop de perspective pour pouvoir s'en dessiner un dessein précis, et elle peinera surement à se formuler toute cette situation de façon claire...néanmoins elle en ressent le besoin et aidera les personnes sur son chemin, malgré tout l'inconfort et la peine de son errance.

Mais il s'agira avant tout et surtout de se débarrasser de la peur de son propre pouvoir.




Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Voui môssieur-patron, j'ai tout plein d'années, comme ça, même que c'est plus que deux fois tous mes doigts, d'abord.
Moultipass 
+Je me rends bien compte de la contrainte que c'est de jouer un ch'tiot gamin dans un univers aussi médiéval et aussi dangereux, mais je travaillerai en amont pour me trouver des tuteurs-joueurs qui m'accompagneront en RP et compenseront mon incapacité à me défendre ou à survivre. Et dans un avenir proche j'espère pouvoir me mêler suffisamment aux intrigues du forum pour palier son intellect enfantin avec un potentiel d’interactions scénaristiques, via la magie principalement, grâce à l'opportunité donnée par ses pouvoirs.
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◈ Âge du Personnage : 79 ans, en oubliant les cinq millénaires plongés dans l'obscurité...
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◈ Origine : Azzura
◈ Localisation sur Rëa : Azzura
◈ Fiche personnage : Baltazar Numengar / Onyria Azzura

Maître du Jeu
Baltazar Numengar

◈ Ven 9 Juin 2017 - 20:39

Hé bien c'est une validation express que voilà jeune fille!

Très belle fiche, originale, on attend de voir la suite en action en rp.

N'oublie pas de poster ton journal, de faire des demandes de rp et n'hésite pas à solliciter le staff si tu as quelques idées ou requête Wink

Bienvenue encore une fois parmi nous!