Azzura


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Wenfërd Menhaärd

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◈ Missives : 2

Aventurier
Wenfërd Menhaärd

◈ Jeu 18 Jan 2018 - 18:39

◈ Prénom :  Wenfërd
◈ Nom : Menhaärd
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 26
◈ Date de naissance : An de grâce 64, le 10 Friya
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Alsdern
◈ Origine : Alsvard, en Satvar
◈ Alignement : Chaotique neutre
◈ Métier : Navigatrice, commandante en second


Magie


Aucun. Wenfërd côtoie la magie via les Ordhalérons mais ne s'est jamais interrogée sur elle-même à ce sujet. Elle ne s'estime pas concernée par cette possibilité.



Forces & faiblesses


La grande force de Wenfërd est sa capacité de résilience. Quelque chose d'inné en elle lui permit de résister à la désespérance ou à la tentation du suicide qui aurait pu la séduire, tout au long de sa chienne de vie passée avec son père. D'aucun se serait construit avec pessimisme et désillusions,logique implacable et profondément humaine. Or, presque malgré elle,la lumière triompha, inlassablement.Elle réussit, quoi qu'il advint avec son bourreau, à sublimer la noirceur. Oh, bien évidemment, elle traversa des moments terribles, où l'instinct de survie semblait s'être volatilisé. Mais,tôt ou tard,une puissance de vie ressurgissait. Atout précieux qui lui permet aujourd'hui de conserver un regard émerveillé et curieux sur le monde.

Les épreuves physiques et l'entraînement forcé que son père prit un plaisir perverse à lui infliger, développèrent peu à peu une résistance physique conséquente et une très grande aptitude au combat à armes blanches. Dans son entourage, peu d'hommes pouvaient égaler sa célérité et sa souplesse. De surcroît, elle tirait excellement à l'arc,capable d'atteindre avec précision des cibles éloignées.L'équipage, avec qui elle se mesura très tôt, consolida son expérience de combat, puisant son apothéose dans les batailles de pillages.

Etre ou se sentir humiliée est une des pires faiblesses de Wenfërd. La réminiscence des opprobes vécus explosent alors brutalement à sa mémoire affective, pouvant lui faire perdre ses moyens ou la raison.Touchée au plus profond d'elle-même, elle peut être terrassée par un comportement, un geste ou une parole qu'elle juge dégradants. Le cœur sec soudain, elle devient haineuse, agressive et mauvaise.

Enfin, jusqu'à présent,la jeune femme ne sait pas et ne peut pas pleurer. Cela pourrait sembler anodin ou inintéressant en ces mondes emplis de magie. Mais...Si l'on regarde d'un peu plus près les créatures humaines,on constate qu'elles possèdent toutes un grand pouvoir,celui des larmes.Le pouvoir des émotions, qu'aucune magie ne peut créer en vérité. Le pouvoir de vider ses chagrins, de noyer le malheur dans ces vagues de sel, si simples, si sublimes d'authenticité et de promesses de résurrection.Le pouvoir de ressentir une joie intense, profonde... Wenfërd n'a jamais rien lâché. « Marche ou crève »,tel pourrait être son maître mot. Les soucis ou les aléas des autres la laissent, la plupart du temps, totalement indifférente. Chacun pour sa peau, chacun sa chiabrena. Elle n'a pas conscience d'avoir été amputée d'une part de son humanité.

Wenfërd ne sait ni lire ni écrire. A force de côtoyer des voyageurs, elle a finit par réaliser que la capacité de décripter tous ces signes sur les parchemins, offrait des possibilités qu'elle n'avait jamais imaginé. On payait le commandant, parfois, pour qu'il remette d'un pays à l'autre, un pli cacheté ou un grand rouleau de papier épais.Un jour, elle avait même vu un livre ! L'homme qui le possédait restait des heures entières le nez plongé dessus. Il tournait les pages et semblait totalement absorbé.Wenfrëd aurait bien aimé en savoir davantage !


Physique


De taille moyenne,5'2 environ,Wenfërd possède une ossature fine. Si l'on n'y prête pas attention,on pourrait la croire frêle voire fragile au premier abord. Elle peut même paraître maigre.Mais que l'on ne s'y trompe pas : très vive,souple et musclée, c'est une femme aguerrie aux combats, capable de coller une bonne pâtée !
Des cheveux roux foncé et épais lui tombent dans le dos,qu'elle attache en une natte souple, parfois en chignon. Elle va au plus rapide et au plus pratique,Wenfërd, et se fiche pas mal des us et coutumes que respectent les femmes pour se coiffer ou s'habiller.D'ailleurs, elle ne sait pas grand'chose de ce qui se pratique à terre.
Ses iris noisette renvoient un regard profond qui semble vous percer à l'intérieur.Comme tous les gens de sa race, la jeune femme a une peau très blanche, presque laiteuse qui supporte mal le soleil des pays du sud.Des tâches de rousseur de part et d'autre des pommettes renforcent son air mutin, à son grand dam d'ailleurs : elle déteste tous ces petits points couleur de glaise et s'applique chaque jour à les camoufler avec un onguent.
Détail que nul ne connait aujourd'hui,hormis le Capitaine*,est l'état pitoyable de son dos : martelé sur toute sa surface de cicatrices plus ou moins profondes, certaines mal recousues, épaisses et laides. Gravé dans la chair, le fouet y a laissé son empreinte indélébile.

* Au fil des ans, les marins ayant connu son père,ont, en effet, fini par quitter le bateau, trop âgés pour poursuivre leur profession.


Caractère


Indépendante, solitaire, entière, exclusive, excessive,secrète. Wenfërd exècre la demi-mesure, la médiocrité. Ayant évoluée à travers un univers exclusivement masculin, elle ne connaît guère les subtilités féminimes de son espèce. Brute de pomme, elle aborde ses congénères ou toute autre race, comme elle est, directe, franche, sans manipulation ou stratégie quelconque. Si ses propos, ses comportements choquent ou dérangent, elle n'en a cure et ne perd pas son temps à convaincre ou séduire.

Les années à devoir subir et se taire développèrent en elle une haine viscérale de toute autorité, hormis celle requise et nécessaire sur le bateau qui là, ne lui pose aucun souci. Le navire est sa demeure,son antre, elle se sent chez elle et en sécurité. C'est un lieu à part, coupé des mondes. Cette exclusivité particulière lui offre un havre de paix, de ressourcement dont elle a besoin pour son équilibre.

Wenfërd dut apprendre à maîtriser la rébellion sourde mais profonde qui s'épanchait en son âme durant ces longues années auprès de la tyrannie de son père. Une véritable école de patience, forgée au fil de longs jours interminables qui aujourd'hui, lui confère un tempérament très serein face aux aléas du commerce et des voyages entrepris. Peu de choses l'inquiètent ou l'effraient. Des solutions existent et si l'on n'en trouve pas, eh bien ! On trouvera autre chose.

Peu encline à la colère, il est cependant préférable de ne pas tenter de la pousser à bout ou de la tromper : elle se déchaînerait alors dans une violence extrême, surprenante et démesurée. Tuer fait partie de sa survie et pire encore,elle ne fut pas en reste lorsqu'il fallut,peu ou prou, torturer, afin de soutirer des informations capitales pour les attaques ou la défense du navire lorsqu'il pillait à qui mieux mieux.
Dix-sept ans de brutalités laissent des traces.

Enfin, la jeune femme est lente, très lente à donner sa confiance. Elle a besoin d'un long temps,de preuves fiables, de réflexion pour accorder son amitié, valeur qu'elle tient en très haute estime.Par contre,une fois donné,le lien affectif est indéfectible, à la vie, à la mort, gravé dans la pierre. Pour l'heure, à 26 ans, seul le Capitaine qu'elle considère comme un oncle, un frère, un ami,lui semble digne de son affection.
Les Ordhalerons trouvent également grâce à son cœur mais dans la limite de la protection qu'ils assurent pour le navire. Au fond,ces êtres la fascinent mais l'opportunité de les connaître mieux et plus intimement ne s'est pas encore manifestée.
Par ailleurs,toutes les autres rencontres qu'elle peut vivre sont éphémères, passent et trépassent, vont et viennent suivant les voyages.Pas la peine de s'investir.


Inventaire


Wenfërd est vêtue comme ses compagnons de voyage:des chausses jusqu'aux genoux,une chemise serrée à la taille par une large ceinture où sont attachées deux dagues longues, à double tranchant. Dès qu'elle quitte le navire, elle revêt une tunique longue et un pourpoint de cuir noir, ainsi qu'une paire de bottes du même matériau, doublée en peau suivant la saison.Elle dissimule toujours un stylet dans sa botte gauche.L'hiver,un mantel long et épais en peau de mouton du Nord complète une garde robe somme toute, bien simple.Si, pour une raison ou une autre,elle s'éloigne des ports, elle emporte son turquois en plus du reste de ses armes.

La commandante en second porte un anneau d'argent,finement ciselé , incrusté d'une pierre sertie d'un bleu profond.Un Ordhalon, un jour lui a offert ce présent.


Histoire


An de grâce 64.

Les premiers cris jaillirent le dixième jour de Friya, bien avant l'aube, une nuit de brune épaisse et noire. On lui claqua le derrière sans ménagement, un brin de toilette et déjà, à peine née, il lui fallut se battre pour survivre, comme la plupart des êtres qui s'incarnaient en cette vie. Wenfërd n'eut aucun souvenir des trois premières années de sa vie. Fut-elle aimée par sa mère ? Qui donc était-elle ? Les réponses briseraient leur mutisme, peut-être, un jour.
Frustré et perpétuellement rageux d'avoir été banni et incompris dans ses intentions vis à vis de son clan, le père Menhaärd eut la faiblesse machiavélique cependant, d'enlever sa fille unique l'année de ses trois ans. Il l'éleva durement et sans état d'âme. L'affront du bannissement et du déshonneur de son clan le transformèrent alors en un monstre perverti. L'échec cuisant et répété de la mission de bien dont il s'était investi pour les siens devint l'objet même de sa folie manipulatrice. Il devint l'un de ces hommes cruels pour qui la souffrance d'autrui procurait une horrible joie. L'ignominie de ce vice révèlait en effet, l'ivresse d'abîmer les âmes qui les envahissait, lorsqu' ils tenaient une proie. Ils en étaient presque transfigurés, tombant en une pâmoison perverse lorsque les esprits désarticulés qu'ils avaient étreints d'un plaisir mortel , lâchaient leur dernier souffle d'espoir. Une frénésie malfaisante les enlaçait alors dans un pouvoir sans fin. Cette furie que Külf était à même de manifester et dont il adorait se  délecter, ne se résumait, in fine, qu'aux affres spasmodiques du vomissement d’un Mal qu'on lui avait infligé. Il était trop tard pour une résurrection. Et aucun de ses compagnons ne connaissait son histoire. Il semblait simplement que la nature ait voulu qu'il en soit ainsi lorsque l'on considérait la façon dont il  s'était armé pour survivre.
Sa fille n'était donc qu'une fille, qu'il souhaitait forger à son envie, vengeant ainsi, d'une certaine manière, toutes ses actions passées non reconnues à leur juste valeur. Œuf brisé et maudit, né fille, le père perdait de surcroît, tout espoir d'une descendance de gloire et d'honneur qu'il avait été incapable d'acquérir. Que ses os pourrissent en enfer! De colère en ire, il déchargea régulièrement son mal être et sa haine à l'encontre de Wenfërd. Le fouet la tâta jusqu’à l’os, les humiliations creusèrent son âme au sang. Les actions du père à son égard oeuvrèrent à lui rendre lecœur dur. Mais a contario, l'éducation sans affection et cruelle qu'elle reçut, lui permis d'atteindre une maîtrise du maniement des armes blanches hors du commun. Elle s'acharnait  à travailler sans relâche pour obtenir une souplesse musclée et une légèreté prodigieuses. L'intuition innée qu'elle avait reçue lui susurrait si souvent que c'était son unique sauvegarde . Les rouages étaient parfaits, le système fonctionna à merveille.
Et ce fut là, précisément, que la différence de genre les unit, car son père excellait dans cet art. Elle passa donc des jours sans fin à répéter les mêmes gestes, les mêmes parades, les mêmes attaques, les mêmes gestes de défense. Elle apprit la maîtrise de l'arc depuis le mât de misaine. On lançait des bouts d'ordure ou tout autre objet sans valeur et Menfred, du haut de son adolescence, devait frapper juste pour dévier la cible. On comptabilisait chaque manquement, et le père lui collait d'autant de coups de bâton ou de fouet, c'était selon. Dans cette perspective, il était impératif d'échouer le moins possible au risque d'avoir la peau du dos martelée de bleus ou de stries vermillon. Ainsi se déroulèrent les mois, les années. La jeune femme devint peu à peu une machine à tuer pour survivre. Elle prit part aux abordages comme les hommes et combattit à leurs côtés. Le pillage et les manœuvres du navire n'avaient plus de secret pour elle, bien qu'elle ne participât que peu à la conduite du navire.
Les cultures cosmopolites qu'elle rencontra au cours de leurs pérégrinations ouvrirent son esprit et la rendirent curieuse des autres. Autant le navire pouvait être une prison, autant il se révéla une fantastique opportunité de connaître d'autres contrées et des cultures différentes.

Or, bien que son père fût commandant en second, l'équipage se prit d'une espèce d'affection pour cette enfançon sans défense et sans bruit. Au fur et à mesure du temps qui coulait, les hommes s'approprièrent cette gosse comme une innocence à préserver et à protéger. Chacun y allait de son clin d'oeil, d'une pomme craquante à déguster, d'un «  'jour Dam'zelle » et plus tard, on lui partagea des astuces d'expérience pour éviter les coups de l'adversaire ou planter une estoc mortelle. Elle se lia plus particulièrement avec le Capitaine Magus, un sympatique bougre aux origines incertaines, qui s'attacha à elle et s'employa à lui rendre la vie un peu plus douce. Leur grand jeu était de ruser au mieux avec la cruauté du commandant. Magus avait le chic pour la faire rire. C'était peut-être cela qui, au final, lui avait donné le courage de mettre fin à son calvaire. Au fond, Wenfërd était une joyeuse qui s'ignorait.

Entourée de pirates, rompue aux combats et aux pillages puis ensuite, suivant l'évolution des activités du voilier, au transport de marchandises et de voyageurs, Wenfërd nourrissait cependant secrètement en son sein, une haine totale, absolue, sans demi-mesure à l'encontre de son père. Depuis toujours lui semblait-il. Elle n'avait aucun souvenir d'un autre sentiment quelconque à son égard. La colère intense qui l'animait depuis l'enfance  se doublait d'un désir impossible: que le sujet de son exécration ne puisse lui avoir causé de mal impunément. Or, elle subissait à chaque instant ce pourquoi elle avait été abîmée. Fatal édifice humain, construit sur le néant, la perversité, le pouvoir du plus fort. Broyée dans sa chair et son âme, elle  rendait le suc de toutes ses souffrances en performances, éprouvant alors la jouissance intense d'une bourrelle vengeresse. La jeune pirate n'en développa pas moins une intelligence affûtée et sensible au monde. Elle découvrit ce que pouvait être un peu de douceur et d'affection au contact des femmes qui partageaient parfois, quoique rarement, leur villégiature marine ou bien lors des escales. Elle songeait alors à sa mère et s'interrogeait en secret sur son passé. Quand pourrait-elle enfin, mettre un visage sur son origine ? Cela lui taraudait l'esprit de temps à autre et elle se promettait qu'avant de trépasser de ce monde, elle obtiendrait des réponses.

Dixième jour de Friya, an de grâce 84. Jour de mes vingt ans.

J’ouïs les pas lourds de mon père qui font craquer l’escalier de la cabine, plus appuyés que d’ordinaire. La délivrance  approche, je le sais, je la hume telle une bête impatiente, je l’ai toujours su. Un gouffre s’avance, inexorable, implacable, destiné. Une volonté monstrueuse se libère, in fine, de mes entrailles. Elle se détache, se déroule lentement, puissante, immortelle. Ses crocs acérés me griffent le cœur, son corps immatériel se fraie un chemin dans mes veines. Elle étreint ma gorge, me serre les dents, enlace mon esprit. Le cauchemar de délivrance s’épanouit dans mes gestes: je saisis mon stylet, les doigts serrés, blancs, contre le manche de bois, si doux. Les bras ballants, immobile,tendue à l’extrême, j’attends. Je scrute la clenche de la porte qui pivote silencieusement.Un pas, puis deux. Il vient de pénétrer dans l’antre de son ultime tourment. Je bondis, mutique. Je le perce en plein coeur, jusqu'à la garde, précise et féroce. Les yeux écarquillés de surprise et de douleur, il tente des efforts pour parler, les lèvres vibrantes, incontrôlables. Je sais ce qu'il veut dire mais il ne peut plus le prononcer. Le frémissement de la terreur est trop puissant. Tous ont cet instant de sursaut macabre. D’un geste ultime, ses doigts étreignent les miens dans une tendresse sépulcrale, involontaire. Son corps s'affaisse lentement.  Je souris à la mort qui s’installe dans les iris humides. Je laisse l'agonie se tordre dans les plis de sa besogne. Immobile, suspendue à la vision de ce cadavre chaud, je déguste la saveur d’une justice accomplie. La lame s’est enfoncée facilement. Des larmes de sang s’écoulent le long de la chainse, plus belles encore que celles, invisibles, qu’il m’a infligées tant et tant. Il chute à genoux. J’halète. Les soubresauts de son agonie dansent par saccades. J'observe cette  âme flétrie et mauvaise que j'ai subie tant d'années. Que les brisures de sa carcasse affranchissent le mal qu’il ne pourra plus commettre. Que les pensées moribondes de cette plèbe humaine se lèvent enfin, terrorisées de la lumière crue de l'au-delà.
Je déguste intensément la saveur d’une justice accomplie.
J'ai froid. Je brûle.
La mort m’a portée. Je suis née. J’ai oublié Alta.



Ambitions & Desseins


Depuis quelques temps, Wenfërd aspire secrètement à rencontrer sa mère et son clan. Cela la hante parfois,une vraie mouche du coche qu'elle n'arrive pas à chasser définitivement.De fait, l'idée a fait son chemin depuis la mort de son père. Six ans qu'elle y songe.
Et la vie terrienne l'intrigue. Elle n'y connaît rien, ayant passé toute sa vie à courir les mers.Comment peut-on vivre sur un même lieu pendant toute une vie ? Cela la dépasse et la fascine à la fois. Curieuse, elle aimerait rencontrer des sédentaires et vivre un peu à leurs côtés pour découvrir leur univers.
Apprendre à lire et écrire, un vœu pieu ? Nul n'est au courant de ce rêve.



Divers


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