Azzura


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Arizar Drindarbel - Ingénieur et forgeron

avatar
◈ Missives : 10

◈ Âge du Personnage : 180 ans
◈ Alignement : Chaotique neutre
◈ Race : Nain
◈ Origine : Othramil
◈ Localisation sur Rëa : Othramil
◈ Fiche personnage : Arizar Drindarbel

Héros
Arizar Drindarbel

◈ Mer 28 Fév 2018 - 23:36

◈ Prénom :  Arizar
◈ Nom : Drindarbel
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 180 ans
◈ Date de naissance : le Astar 16 du mois d’Ansbar en -90 avant l’ère des rois
◈ Race : Nain
◈ Origine : Lorh
◈ Alignement : Chaotique Neutre
◈ Métier : ingénieur-forgeron


Magie


Aucun


Forces & faiblesses


> Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
(Exemples de métiers : héritier d'une famille de la bourgeoisie Naine)
- Lecture & écriture (maître)
= La mère d'Arizar fait partie de la haute bourgeoisie naine. Ainsi, elle lui a inculqué la base de la lecture et de l'écriture.
- Étiquette (Nains de Lorh : intermédiaire, Humains de Lorh : novice)
= De ses apprentissages, Arizar a retenu la politesse. Néanmoins, un travail sur l'étiquette aurait été de bon ton car Arizar a un assez mauvais caractère et peut voir rouge et ne pas se contenir dans les réunions mondaines.
- Équitation (intermédiaire)
= Le Nain sait monter à dos de sanglier. Il n'est pas un expert en la matière mais aura tout de même acquis des bases solides.

> Arts des Sages
(Exemples de métiers : ingénieur)
- Histoire (Lorh : novice)
= De ses longues heures d'études générales, avec sa mère ou l'un de ses précepteurs, le nain n'a que peu retenu les bribes de l'Histoire de son royaume. Il en sait suffisamment en tant que nain, mais ne sera pas au fait des rouages plus complexes de son royaume.
- Médecine (anatomie : expert)
= Arizar, guidé par la volonté de résoudre partiellement son handicap, a étudié l'anatomie pour concevoir des prothèses de tout genre, une véritable révolution d'ingénierie au service de toutes les créatures pensantes de Rëa.
- Ingénierie (mécaniques d'armes à distance automatiques, prothèses pour pallier aux handicap : maître, optique : avancé)
= Le nain a étudié, travaillé, trouvé, prouvé, créé. Pour première volonté celle de compenser son bras invalide, il a commencé à concevoir des prothèses, mais aussi a étudié l'optique et ses composantes.
- Mathématique (géométrie, arithmétique supérieure : expert)
= Un ingénieur, créateur, se doit de maîtriser les mathématiques complexes afin de concevoir ses ingénieries.
- Herboristerie (novice)
= S'il connaît quelques plantes par ci, par là, car on a tenté de lui faire suivre des cours en la matière, Arizar ne les a pas réellement toutes retenues. Si sa mémoire est excellente, il est difficile de lui faire apprendre des sujets qui ne l'intéressent pas.

> Compétences libres
- Religion (Naine : avancé)
= Sans être réellement pieux, Arizar respecte la religion Naine, bien qu'il n'en pratique que peu les rites.
- Linguistique (autre que la langue maternelle et le kaerd)
= uniquement de novice à intermédiaire
- Survie en milieu sauvage
- Survie en milieu urbain
- Maniement d'armes communes (arbalète automatisée : expert)
= Afin de compenser son bras malformé, Arizar a conçu une arbalète automatisée qui tient sur sa prothèse. Il sait bien viser mais l'arbalète a encore quelques défaillances de précision, qui pourront être retravaillées à l'aide d'autres ingénieurs spécialisés en ingénierie militaire.
- Bagarre de rue (maître)
= Arizar est un spécialiste du combat bourré... En plus d'avoir un travers notable pour la boisson, il ne sait pas s'écraser lorsqu'il est attaqué. Les années de travail à la forge ont rendu son bras droit particulièrement fort et nous espérons qu'aucun des membres d'Azzura ne se fasse un jour bourrer le pif par ce cher nain.
- Intimidation (avancé)
= L'air un peu pathibulaire de l'ingérieur le rend intimidant. S'il n'est pas un mauvais bougre, il donne tout sauf envie de lui taper la causette.
- Esquive (expert)
= Lorsque l'on doit compenser un handicap, qu'on a la tendance violente d'Arizar, l'on apprend surtout à esquiver copieusement en cas de baston.
- Artisanat (forge (armes, armures, mais aussi pièces fines telles que boucles de sangles, etc.) : maître, fabrication d'arbalètes automatisées : avancé, optique ; avancé)
= Arizar a beaucoup étudié mais surtout, beaucoup testé. Il maîtrise les savoirs de la forge, nécessaires à la conception totale de ses ingénieries. Par ailleurs, il s'intéresse aussi à l'optique : soucieux par essence de la situation de handicap, il n'aura de cesse d'apprendre et de créer pour aider ses semblables ou ses proches.


Force :


• Arizar est un nain dans la force de l’âge. Son corps est très résistant et il ne manque pas de force : le travail de la forge l'a endurci. Il est, comme beaucoup de ceux de sa race, une force de la nature au bras droit puissant.

• Si l'agilité n'est pas l'essence de cette race, Arizar a développé de bons réflexes d'esquive : avec un seul bras utilisable, il faut apprendre à compenser. L’observation et l’anticipation lui permettent de ne plus se faire surprendre dans un coin de la taverne ou dans une ruelle sombre.

• Le nain possède d’une force d’esprit à toute épreuve : il est très difficile à manipuler et est très loin d’être naïf. Seuls les êtres véritablement subtils, maîtres de la rhétorique et de l'oraison, pourraient dompter son esprit revêche. Arizar se méfie donc notamment de ces chiures de gratte-plumes que sont les politiciens.

• Arizar est un nain particulièrement intelligent et observateur ; il sait suivre plusieurs conversations en même temps, possède une grande culture à propos des arts Nains et, surtout, une impressionnante capacité d'apprentissage. Sa mémoire est excellente.

• Si cela est fort rare pour les siens, l'argent n'est pas la principale motivation d'Arizar. Aussi, il sera peu corruptible si l'on essaye de le soudoyer et dans le cas où ce pot-de-vin servirait à le faire agir contre ses propres codes, il vous expédiera un Bourre-pif.


Faiblesses :


• Le bras gauche d'Arizar est l'une de ses grandes faiblesses. Sa main ne s'est pas formée et il possède une faiblesse musculaire qui, sans soutien mécanique, rend son bras inutilisable.

• Un Nain reste un Nain et, comme nombre des siens, l'ingénieur boit beaucoup d'alcool. Si ces courts sur pattes tiennent la boisson, rares sont les soirées sobres pour Arizar. Et se lever avec une gueule de bois tous les matins... N'est pas forcément bénéfique.

• Il est particulièrement borné : dès qu'il a une idée en tête il ira jusqu'au bout. Même lorsqu'une majorité tentera de lui faire entendre raison et que ladite idée pue sévèrement. C'est ainsi que l'on se met dans de mauvaises situations...

• Arizar a le sang chaud et est bagarreur. Si ce n'est à cause de l'alcool un peu trop présent dans sa vie, il est particulièrement susceptible et donc prompt à voir rouge dès qu'on le contrarie. Ces colères le rendent particulièrement prévisible et s'il sait mettre des gnons, il en reçoit aussi beaucoup. Les stratégies de l'homme bourré ne sont efficaces que chez les Inoës.


Physique



Arizar est un nain de taille banale, de quatre pieds et demi. Son faciès est taillé au burin, son nez déformé par un coup de poing reçu lors d'une bagarre à la taverne. Ses yeux sont d'un noir profond, ancrés dans leur orbites et coiffés par des sourcils broussailleux.

Sa longue chevelure se mêle à sa proéminente barbe rousse soyeuse. Plusieurs tresses parfaites, six précisément, sont terminées par des anneaux métalliques sur lesquels sont gravés des runes représentants les Trois : une pour le Créateur, une autre pour le Destructeur et la dernière pour le Destin. C'est une fierté naine d'avoir une pilosité faciale parfaitement entretenue. Tout les poils de ses bras ont disparus sous la chaleur du feu de la forge. Pour éviter d’abîmer sa barbe, il la protège avec un enduit ignifuge.

Une particularité notable d'Arizar est qu'il possède un lourd handicap : sa main gauche ne s'est pas formée. Il n'a donc qu'un moignon, qu'il cache avec le système conçu pour maintenir son bras. Une main artificielle remplace sa main gauche manquante.

La forge est un métier physique et difficile : ses muscles toujours sollicités, son endurance toujours à l'épreuve, le maintiennent en forme. Arizar est un tas de muscles : sa carrure est impressionnante, sa démarche assurée. Les muscles de son torse sont particulièrement développés : de puissants et solides pectoraux ainsi qu'une ceinture abdominale très dessinée.

C'est un nain en qui on peut avoir confiance, même s'il n'inspire pas la sympathie.



Caractère



Arizar a passé une enfance difficile, parsemée d’insultes, de bagarres, de frustrations, de colères mais aussi d’études, d’apprentissages et d'inventions. Son handicap a souvent été une source de joutes verbales ou de conflits physiques. Il s’est, avec le temps, forgé un caractère taciturne, il ne parle pas beaucoup si ce n’est avec son frère qu’il affectionne beaucoup.

Il ne se trouve pas particulièrement pieux et pratiquant mais il a toujours respecté sa croyance comme une part de lui, au même titre que sa main fait partie de son corps.

Très effronté et avec un sang chaud, il est aujourd’hui impulsif et possède un mental à toute épreuve doublé d’une ténacité surprenante même pour un nain. Rares sont ses pairs aussi têtus que lui, c’est sa volonté de toujours vouloir faire mieux qui l’a poussé à être le nain qu'il est.

Sa mère, elle-même issue de la haute bourgeoisie, lui a inculqué la lecture, les mathématiques, l’histoire et l’étiquette bien qu’il n’ait pas retenu grand-chose de cette dernière. C’est un nain bien élevé mais son mauvais caractère prend le dessus.

N’ayant pas grandi dans un environnement militaire contrairement à son frère, il n’apprécie guère l’autorité surtout lorsqu’elle n'est pas légitime. Il respecte beaucoup l’intelligence, la sagesse et le savoir. Ses parents ont aussi fait appel à des précepteurs pour lui enseigner l’herboristerie, la médecine, les runes, l’histoire du monde mais il n’écoutait que peu ces domaines, l’artisanat et particulièrement l’ingénierie et la forge sont ses domaines de prédilection.

Il a passé beaucoup de temps dans les bibliothèques et auprès des maîtres elfes pour découvrir l’anatomie. Depuis sa plus jeune enfance, Arizar tente de trouver un moyen de palier à son handicap. Les elfes le renseignèrent autant que faire se peut mais ils ne parvinrent pas à étancher sa soif de connaissance. Ce nain est éberlué devant les connaissances elfiques et leur maîtrise de la forge qui diffère beaucoup de celle de son père. Il n'aime pas beaucoup ces bouffeurs de verdure mais il respecte leur savoir et leur est reconnaissant. Ce nain n’a qu’une envie : parcourir le monde afin d’assouvir sa soif de connaissance et pouvoir un jour trouver le moyen de palier à son handicap.

Peu regardant envers la gente féminine, Arizar n’accorde pour l’instant que peu d’intérêt pour les naines. Il est loin d’être misogyne, c'est juste que les choses de l'amour le dépassent et qui ne présente aucun attrait pour lui, peut-être cela changera-t-il mais ce ne sera pas de son fait.

Arizar ne pense pas qu’il existe de bien ou de mal, d’ailleurs il s’en contrefiche, il a trop de fois été la cible de railleries, de moqueries et de mesquineries sans parler de véritable intentions malhonnêtes. Aujourd’hui il pense que tout le monde évolue par intérêt, alors autant dire les gratte-plumes politiciens ne sont qu'un ramassis d'opportunistes...


Inventaire



Arizar a créé et inventé de nombreux objets, il en est un qu’il affectionne particulièrement : une arbalète de point. L’arme ressemble à une arbalète classique mais la première chose que l'on remarque c’est sa taille, utilisable à une main, petite, elle n’en reste pas moins meurtrière. Au niveau de la crosse de l’arme on aperçoit un gros cache qui protège un mécanisme permettant de retendre automatiquement l’arc. Sous le corps de l’arme un bloc de recharge contenant des munitions supplémentaires qui s’engagent dès que le système retend l’arc. Une sangle est accrochée à l’arbalète afin de la maintenir le long du corps.

Pour le plaisir il s’entraine comme il peut avec son arbalète, c’est loin d’être un tireur d’élite mais il atteint une cible immobile à cent soixante pieds huit fois sur dix en plein cœur et six fois sur dix dans la tête.

Ce nains possède aussi une longue dague que son père lui a offerte lors du rite de passage à l’âge adulte. Un magnifique ouvrage nain d’une qualité exceptionnelle, serti d’une améthyste et d’un grenat dans le pommeau. En examinant attentivement la lame on peut voir dans la gouttière des runes gravés pour les Trois ainsi que le chiffre « quatre ». Ce symbole signifie pour la famille d’Arizar, le cœur familial, un lien indestructible.

Lorsque les combats approchent, il s'équipe d’une armure de plate le protégeant du tranchant des lames, pas des puissantes masses ou autres armes contondantes. Des cuissardes épaisses en cuir de sanglier protègent ses jambes, son bras droit est surmonté d'une ailette sur laquelle est gravé le symbole de sa famille. Sa main handicapée est protégée dans un gantelet en alliage de métaux. Son bras gauche est caché par une légère maille qui camoufle ses gaines.

Il possède aussi une tenue plus légère qui sied plus pour être en ville, composée d’une tunique de cuir léger et d’une chemise de toile simple de coton blanc, légèrement roussie par les années passées à la forge. Un épais manteau de fourrure d’ours lui permettra de se protéger du froid. Ce n’est pas un grand cavalier mais il est suffisamment adroit pour tenir en selle pour les voyages. Il a d’ailleurs eu beau lui dire que cela ne lui servirait pas, son frère avait insisté pour qu’il accepte de voyager sur son sanglier. Son sac contient aussi une corde de soixante pieds, un matériel d’aiguisage, de la viande séchée et une outre remplie de vin elfique (pour l’instant).

Il voyage avec une bourse conséquente, fruit de ses économies du temps passé à la forge et des créations qu’il a vendues, mais qui est cachée de la vue de tous afin de limiter les invitations à d’éventuels pillards. Il garde près de lui une petite boite dans laquelle il garde sa pipe et son herbe à fumer.


Histoire



Atteint d’une maladie rare, ce nain souffre d’une malformation de naissance et possède un bras gauche atrophié qu’il ne peut utiliser pleinement. Il peut le mouvoir et le déplacer jusqu’au coude, mais le reste de son bras se termine en moignon. Sa jeunesse fut difficile, nombreux étaient les jeunes à se moquer de lui. Jusqu’à ses quatorze ans il était renfermé, antipathique, ne parlait qu’à peu de gens. Son père décida alors de lui enseigner l’art de la forge malgré son handicap. Le jeune nain était très assidu et avait soif de connaissance. Il apprenait très vite mais avait du mal à reproduire les gestes.

Tous les matins sans exceptions, on pouvait le retrouver auprès de son père, examinant chaque geste, chaque mouvement, chaque étape de fabrication d’un marteau, d’une épée, de bouclier ; toutes les après-midi sa mère lui enseignait la lecture, l’écriture, les mathématiques et l’étiquette. La famille avait les moyens financiers et les connaissances pour élever leur enfant, issue de la bourgeoisie et ayant un commerce lucratif, l’argent n’était pas un problème, mais cet enfant avait une telle soif d’apprendre qu’il devint rapidement difficile de suivre le rythme. Un précepteur lui enseigna, ou tout du moins tenta de lui enseigner l’art, l’histoire, l’astronomie, les runes et bien d’autre domaines mais aucun de ces domaines n'intéressait l’enfant.

Lorsque le frère ainé décida de quitter le noyau familial pour partir à l’armée, cela blessa intérieurement Arizar. Son frère partait et il n’avait absolument aucun moyen de pouvoir le suivre, l’armée lui était refusée à cause de son handicap. Frustré et en colère il se mit à concevoir des gaines qu’il fixait à son bras. Les premières étaient en fer mais celles-ci, complètement rigides limitaient encore plus ses actions. Il utilisa le cuir, mais à contrario ces dernières prothèses étaient trop souples. Chaque jour il descendait avec son père à la forge mais il n’apprenait plus, il concevait. Dans une petite pièce derrière la forge se trouvait son atelier : c'est là qu'il créait, mangeait, dormait et passait la plus part de son temps.

Cela dura pendant plus de quinze ans, sans jamais abandonner, obstiné et bourru, ce nain ne perdait jamais espoir et avait un mental d’acier à toute épreuve. Nombreuses furent les prothèses et autres gaines mais aucune ne permettait une grande mobilité tout en étant suffisamment rigide. Il ne comptait plus les échecs, les réussites non plus mais cela n’était jamais assez suffisant, il devait toujours faire mieux, plus solide, plus souple, moins long, plus fin, plus précis moins encombrant...rien ne lui convenait.

Arizar ne s'intéressait pas à la politique mais depuis plusieurs années les affaires fonctionnaient beaucoup moins bien, l’exportation était très limitée et les demandes s’amenuisaient, la famine faisait rage dans le monde, gaspiller l’argent n’était pas  envisageable. Le temps était aux économies, la survie pour certains, il n’était plus question d’utiliser le matériel si ce n’était pour de la vente, certaines pièces avaient même été bradées pour récupérer un peu d’argent. Arizar n’avait plus libre accès à ses créations.

Sa meilleure fabrication jusqu'alors était un mélange de métaux rigide et solide comme l’acier mais plus léger qu’il avait fait fondre et il avait forger plusieurs tiges, qu’il avait ensuite sanglées avec du cuir de sanglier tanné qui servait de fixation. L’articulation avait été le plus difficile et il avait réussi à créer des lanières de cuir et de tendons qu’il avait tressés et qui permettaient une certaine flexibilité pour le coude. Sa création se terminait par une attache sur laquelle était fixé une main qu’il pouvait changer en fonction des besoins. La majeure partie de son temps il utilisait une sorte de main rigide en bois de saule qu’il avait commandée à un menuisier et qui l'avait aidé à le tailler sur mesure. En 32 de l'Ère des Rois sa famille et lui-même durent fuir leur ville natale, Othramil, lorsque le roi Helaf Rehan fut assassiné afin d’éviter les persécutions. Mais dans la fuite leur mère fut tuée pour une poignée de pièces qui garnissait la bourse qu'elle transportait, un piteux vol qui avait mal tourné.

Arizar et son père rattrapèrent le voleur dans une ruelle sombre et une altercation éclata entre le paternel et le brigand. Sans crier gare Arizar chargea l’homme, rien ne comptait plus, les yeux du nain étaient injectés de sang et seule la vengeance comptait à ce moment. Un direct du droit surpuissant vint s’écraser sur la mâchoire de l’homme qui se fractura sous le choc. Ce dernier s’écroula mais Arizar frappait encore et encore alors que son père tentait de le faire retenir et de les faire quitter la zone.

Le hasard est parfois curieux, c’est Imdal, son frère, alors qu'il se rendait au corps de garde qui accourut. Il avait entendu les bruits d’une bagarre et s'était précipité dans la ruelle. Il aperçut son frère battre à mort un homme au sol et son père en train de le retenir. Lorsque le cadet se calma, le père fit un rapide résumé à l'aîné qui comprit immédiatement qu’il fallait fuir la ville. Il les escorta jusqu’aux portes de la ville, s’arrangea avec les gardes en faction et les laissa fuir, la boule au ventre, lui ne pouvait se permettre de fuir, il était au service de la ville et qui plus est dans la garde du château.

Nombreux étaient ceux qui fuyaient. Accueillis sur les terres d’Yra par les elfes ils rencontrèrent, le temps d’une poignée de main, Nimaën Aridel, roi d’Yra. C’est auprès des elfes qu’Arizar commença à imaginer la suite de sa création. Il découvrit parmi eux la médecine et particulièrement l’anatomie, discipline alors inconnue par Arizar et par de très nombreuses personnes à cette époque. Non pas que la médecine l’intéressait mais une idée commençait à germer dans son esprit, une idée qui pourrait révolutionner la vie de nombreuses personnes et surtout la sienne. Avec les elfes il comprit que le corps était une sorte de grosse machine automatisée.

"C'est comme une grosse machine qui se répare toute seule mais qui a parfois besoin d'aide." Avait dit l'un des maître elfique. Une machine...ce mot s’était gravé dans son esprit comme l’on pourrait marquer la peau d’un fer rouge.

Le roi Nimaën Aridel eut vent des recherches d’Arizar, il l’invita dans les jardins de la cité afin de comprendre quel était le but de ce nain. Son projet intéressait beaucoup Nimaën qui lui proposa l’accès à sa bibliothèque personnelle. Il lui présenta plusieurs soigneurs et le grand ingénieur Tyrel Al’nyëriel avec qui, il passa beaucoup de temps, jusqu’à devenir de véritables amis. C’est grâce à lui qu’Arizar découvrit le béryl, un cristal transparent utilisé en tant que bijou. Pour le remercier du partage de ses créations Tyrel offrit à Arizar une boule de béryl de la taille d’un poing, parfaitement polie.

Ils furent accueillis pendant prés de cinquante ans, la situation évolua sur ses terres natales. L'exil était terminé et c'est pendant que sa famille rentrait chez elle à Othramil qu'il commença à dessiner des croquis de mécanisme, un enchevêtrement de boulon, d’engrenage, de balancier, de foliot, de rouage, de poids... Cela ressemblait beaucoup à un schéma d’horloger et malgré ses compétences il ne connaissait pas assez la mécanique et l’ingénierie. Il ne parvenait pas à résoudre les problèmes qui s’opposaient à lui, des soucis de physique, de taille, de poids, et de masse, d’ajustement, sans parler de ceux qu’il ne connaissait pas encore et surtout de la suite du projet : comment l’intégrer à un corps.

Cela faisait maintenant presque de cent vingt ans qu’il travaillait sur cette idée, le jour il aidait son père à la forge, qu’il avait grandement aidé et avait réalisé des amélioration incroyable et avait réussi à automatiser le travail du soufflet ; il avait créé tout un système au plafond qui permettait d’amener le fer chauffé à blanc jusqu’à l’enclume sans avoir à le transporter et à le fixer, ce qui lui permettait de pouvoir forger avec un seul bras et avait considérablement réduit le temps de travail de son père, facilité la tâche et par conséquent augmenté la productivité.

Afin de gagner les faveurs du bibliothécaire Layda Naudé, gérant de la grande bibliothèque, Arizar lui offrit une plaque de béryl polie. Le nain avait découvert, par hasard, en jouant avec la boule de son ami, la faisant rouler sur un texte, que cela grossissait les lettres. Le bibliothécaire âgé, avait la vue qui se troublait et il ne parvenait plus à lire correctement. Bien que lourde et encombrante, elle était particulièrement pratique. Arizar sacrifia toute sa réserve de béryl dans la plaque pour Layda et pour le remercier, ce dernier lui offrit l’accès à tous les ouvrages présents dans la bibliothèque, il n’avait cependant pas le droit de les emporter avec lui. Le soir, ainsi qu’une bonne partie de la nuit, il s’y rendait afin de trouver tous les ouvrages et autres reliures sur l’anatomie mais il n'en trouva presque pas, à croire que seuls les elfes étudiaient le corps. Il étudia alors tout ce qui pouvait se rapporter de près ou de loin à la mécanique. Il consulta les sages et rencontra les autres ingénieurs de la cité mais rien de ce qu’il apprit ne lui servait. Il devait parcourir le monde pour rencontrer d’autres personnes, lire plus de choses, découvrir d’autres techniques de fabrication. Mais comment un handicapé allait-il pouvoir parcourir le monde…


Depuis que son frère était parti à l’école militaire, Arizar n’avait jamais perdu le contact avec son aîné. Ils se joignaient souvent par courrier, ou se voyaient lorsqu’il était en permission, sauf pendant leur exil forcé. Pendant qu’Arizar vivait en Yra, la vie à Othramil était compliquée pour les nains, pour ne pas dire qu’elle avait dégénéré...Les humains avaient pris le contrôle de la ville. Les politiciens menaient la vie dure à ceux qu’ils considéraient à présent comme des rejetons, des moins que rien. De lourdes taxes étaient appliquées sur les derniers commerçants nains, des lieux publics étaient à présent réservés à ceux de la “race supérieure”. Les agressions physiques étaient régulières et les emprisonnements commençaient à faire leur apparition. La répression gagnait du terrain, l’entraide était ce qui permettait aux survivants de l’oppression de rester caché. Traqués comme des bêtes, ils avaient trouvé refuge dans les anciennes galeries des mines abandonnées. Les premiers temps furent difficiles, peu organisés, la nourriture manquait, les ressources étaient limitées et la peur s’était nichée dans le cœur de ces nains.

Ils se réunissaient, formaient des groupes, se retrouvant dans l’ombre et disparaissant aussitôt tels des fantômes. Pendant deux ans, personne dans la ville ne soupçonnait plus la présence des nains, seuls quelques amis et partisans étaient au courant, une vingtaine de personnes maximum. L’organisation des nains prit une nouvelle tournure lorsqu’ils découvrirent une ancienne réserve d’armes et d’équipements.
Après vingt-cinq ans passés à se terrer dans les anciennes galeries sombres, à voler de la nourriture et de l’eau malgré l’aide des sympathisants.
Après tant d’années à faire attention au moindre bruit, à surveiller par-dessus son épaule, la peur était une part de leur être.
Après tant de temps...l’heure était au changement.

Tous les nains s’étaient réunis, ce qui ne s’était encore jamais produit. Ils avaient élu un conseil et avaient décidé de passer à l’action, un début de soulèvement se faisait sentir. La peur qui les avait accompagnés si longtemps allait à présent cohabiter avec un nouveau venu : l’espoir, ce dernier renaissait dans leur cœur.

Certains remontèrent à la surface, cachés et aidés par leurs anciens amis. Ils créèrent un réseau de communication et d’espionnage. Au début très peu de personnes étaient au courant et cela prit presque cinq ans aux nains pour que le réseau s’agrandisse. Puis ils commencèrent à voler des marchandises, des équipements militaires, des arcs et des arbalètes, des flèches et des carreaux. Ils réussirent à infiltrer, après plusieurs années, la classe politique et la cour du roi. Créant une atmosphère hostile au gouvernement, de plus en plus de personnes rejoignaient leur réseau. L’annonce du retour des nains ne tarda pas. Une résistance était en place, grâce à leur organisation, ils déjouaient toutes les tentatives pour les trouver, les capturer et les exécuter.

La résistance dura plusieurs années, jusqu’au jour où le roi Dunaras mourut, certains dire de vieillesse, des rumeurs disaient que les nains étaient une nouvelle fois les commanditaires. Dwilan Boradur fut nommé roi, un nain. Les hauts dignitaires Vreën ne pouvaient supporter un tel affront, mais déjà les nains revenaient vers leur pays. Les Vreëns réagirent vite, mobilisèrent le peuple en masse et une guerre civile éclata. Les elfes appuyaient les nains, la guerre faisait rage et les résistants eurent un rôle principal dans celle-ci. Le sabotage mina grandement la résistance des Vreëns et les armées Eleär dominaient. Les Vreëns finirent par céder le pouvoir aux nains et par reconnaître la légitimité du roi. La guerre était terminée et les vingt-cinq survivants restants furent adoubés, dont Imdal. Parmi tous les combattants que comptaient les nains, seuls cinq ont survécu.

Le rôle d’Imdal était l’infiltration, l’espionnage, le sabotage et parfois l’assassinat. Ses compétences martiales sont excellentes et lui ont de nombreuses fois permis de fuir une zone complètement investie par la garde. Par la suite, le conseil a donné à Imdal le commandement d’une force spéciale de dix nains volontaires avec des compétences diverses. Huit de ces nains sont morts lors d’une escarmouche, face à deux patrouilles de douze hommes, il était difficile de s’en sortir sans dommage. Malgré l’infériorité numérique Imdal et ses hommes réussirent à éliminer tous les hommes des patrouilles.

Lorsque son frère lui raconte qu’il doit partir pour apprendre et compléter ses connaissances, Imdal n’a qu’une envie le suivre et l’aider. Pouvoir fuir cette cité et les souvenirs qui s’y trouvent est une bénédiction pour le frère aîné. Âgé de deux-cent-soixante-six ans, c’est la première fois qu’Imdal va pouvoir sortir de la cité et voyager, il n’a qu’une hâte connaitre la date du départ.



Ambitions & Desseins



Dans un premier temps Arizar et son frère Imdal vont donc quitter l'atelier d’ingénieur au fond de la forge de son père et vont parcourir les terres à l’encontre des plus grands ingénieurs, artisans, savants, guérisseurs et autres sages afin de pouvoir créer un appareil capable de pallier au handicap de son bras, ses aventures le guideront surement vers des horizons insoupçonnés.

Après sa découverte du béryl, puis intrigué par ce que lui avait dit Layda Naudé, Arizar veut améliorer son idée de la plaque, bien trop encombrante, qu'il a confié au bibliothécaire.


Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Je suis ton père…hum heu non non j’ai 29 ans mais n’exagérons rien !
Moultipass : Mdp validé par pépé



avatar
◈ Missives : 2230

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Ven 13 Avr 2018 - 16:21

Bonjour Arizar et bienvenue ici !

Te voici enfin validé ! Félicitations !

Si ta fiche est assez synthétique, je comprends où tu veux en venir avec ton personnage et tu préciseras plus encore les parties de vie d'Arizar et de son frère en RP.

Je t'invite désormais à créer ton Journal de Bord, pour suivre tes rp, mais aussi à regarder si des joueurs cherchent des rp, voire à poster une demande dans la partie dédiée.

Que ton aventure commence !