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Sílraen Seronsïleh - Héraut de la Reine d'Aiseth

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◈ Mar 16 Sep 2014 - 18:17

◈ Nom : Seronsïleh
◈ Prénom :  Sílraen
◈ Sexe : Homme
◈ Âge :  217 ans
◈ Date de naissance : Né aux aurores d’un Sheal de Drema.
◈ Race : Elëar
◈ Ethnie : Elëar de l'Aube
◈ Origine : Seregon - Aiseth
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Métier : Héraut  - Membre de la Garde Royale


Magie



Sílraen, comme bien d'autres, a ressenti la "perturbation" induite par un éveil nouveau. Si cette bénédiction a caressé ses futures ouailles, elle ne semble pas avoir éclairé le Protecteur. Beaucoup affirment cependant que l'Elëar semble transfiguré depuis quelque temps, on le dit éclatant de vitalité et radiant d'une aura troublante. Au-delà de ces nouveaux atours brodés par l'art minaudier de la flagornerie, aucune forme de manifestation n'a encore eu l'audace de troubler sa quiétude.
Il est probable que le vigilant garde en lui une forme latente de cette "magie", mais comme nombre de secrets en ce monde, celle-ci attendra son heure pour sortir du puits.



Compétences, forces & faiblesses



Arts de combat : Escrime (Expert)
Arts des espions : Diplomatie (Intermédiaire), Psychologie (Maître), Investigation (Expert)
Arts des voleurs : Détection (Expert), Agilité (Maître)
Connaissances : Protocole & Décorum (Initié), Noblesse et royauté (Intermédiaire)

Langues : Le Nymeriin, Le Demeri, l'Eldimer, l'Yseï et le Kaerd.

Faiblesses :

L’âme d’un Elëar est un élixir et son sang un poison, la constitution de Sílraen ne peut soutenir qu’un seul jeu de force, celui de l’esprit. Dans l’exercice de son art, le gardien séculaire se refuse au port de l’armure et n’érige que de bien fragiles remparts entre lui et la faucheuse.
L’honneur n’est pas un simple mot pour le Protecteur, il édicte dans ses choix, les lois d’un code moral infirmatif. Dans le respect de ces préceptes ancestraux, il oublie toute notion de dénuement, il porte sa lame pour seule égide, privilégiant l'éloquence pour pacifier ses ennemis.  
Prendre une existence est un acte impur, la tempérance et la miséricorde seules, préservent la pureté d’une âme et pour rester immaculés, les hérauts ne se souillent que pour préserver la vie.
Ainsi les plus vénérables, demeurent les plus vulnérables.



Physique



Yeux : Flavescents
Taille : Six pieds et huit pouces, soit un mètre quatre vingt trois
Peau : Illuminée d'un hâle doré.

Certains anciens affirment que la grâce des Elëars n'est guère une nippe d'or, qu'elle irradie sa céleste engeance de l'intérieur. Cette notion spirituelle de la beauté, celée par la peuplade séculaire de l'aube prends corps en présence du Héraut. Son charme est impalpable, son magnétisme imperceptible, il exerce perfidement son emprise et fait ploir sous son empire, les esclaves des sens. Les affranchis, eux, devraient percevoir un être aérien, de charpente de petite cognée, acéré et poli par les mains fébriles de quelques entités obsessionnelles. Les sculpteurs de ces idoles éphémères et fragiles, se sont sans doute fort attardé sur le puîné de la Maison Seronsíleh. Son visage aux arêtes effilées et anguleuses arbore une forme oblongue, divisée par un bec d'aigle saillant. Du rapace, Sílraen n'a pas que le nez pour seul atour, son regard flave, d'un jaune volage, semble accaparer la lumière et éclairer de ses faisceaux, les tréfonds des âmes. Des phares auxquels certains naufragés et adorateurs des abysses, préfèrent se soustraire. L'équité fige ce faciès glabre, couvre ces teintes chaleureuses, d'un vernis glacé. Virginale et sauvage, la longue chevelure moirée du hardi s'illumine dans la ceinture des astres, déployant les reflets prismatiques de l'opale. Naturel ou non, l'éclat de ce sang pur est versatile ; Il est admiré ou suscite l'aversion.

Aux yeux de Sílraen la magnificence est en toute chose. Elle se lit sur la peau lisse et rebondie des premiers nés, comme sur les ravines que le temps creuse outrageusement dans le derme des ainés. Elle se manifeste dans la perfection, comme dans la difformité. Libéré des notions et des canons esthétiques, le Gardien ignore les apparats et ne condamne que la plus immatérielle des disgrâces, celle de l'essence.

Petit sire aux yeux des siens, grandin dégingandé pour les autres, le Héraut n'instille aucune forme de crainte ou de respect. Beaucoup mésestiment le potentiel occulté dans ce corps élancé et volatile, une force nourrie par une discipline de fer. L'étude de la guerre ne se lit guère dans la musculature sèche et éthérée qui cisèle les chairs du vigilant, elle s'appréhende néanmoins dans ses efforts. Ses mouvements sont souples, véloces et d'une précision funeste ; La brette de cet artisan de la mort ne se révèle ni dans la souffrance, ni dans le courroux, elle s'expose dans l'exécution "parfaite" de son savoir-faire. Beaucoup se souviendront que la nocuité s'occulte bien souvent derrière l'indolence.


Caractère



Personne n’est inébranlable, même le plus solide des rocs est éprouvé par l’onde. Dressé comme un immuable rempart, le Protecteur semble capable d’endurer toutes formes d’outrages sans manifester le moindre émoi. Il boit le fiel des âmes acerbes, digérant le venin corrosif condensé dans les doléances. Il se noie dans l'océan amer et salé des accablés, étanchant des torrents de larmes. Il partage le fardeau de tous ceux qui souhaiteraient se décharger. En cela, on reconnait le véritable altruisme, en dépit de cette force d’âme incroyable, le rempart accuse depuis peu les premiers stigmates de l'érosion.
Ceux qui affirment ou pensent que le temps est un doux compagnon pour les Elëars, se fourvoient. Le sablier s’égrène en enfouissant sous les cycles passés, autant de rêves que d'aspirations. L'expérience remplace peu à peu l'attrait de la découverte et l'espérance est un premier amour bien vite évincé par cette doucereuse amante qu'est la fatalité.

L'Aubelin, aux premières lueurs de son existence, semblait ignorer les seules parcelles d'ombres que les lénifiants flets de lumière ne parvenaient pas encore à percer. De ses jeunes années, le gardien se souvient avant tout des durs enseignements. Ceux cultivés par les plus intransigeants et rouges doyens de son foyer, des soldats rembrunis par les noirs instants de leurs trop longues histoires.
La candeur enfantine de ce Protecteur en devenir, parvint à résister aux plus saumâtres ascendances, mettant à mal les rancœurs tenaces, les amers regrets. L'enfant au cœur d'or dut cependant occulter son étincelant atout sous un plastron d'immuabilité, suivant docilement les empreintes de ses ancêtres. Les gris récits prirent alors vie, le jeune Sîlraen vit pour la première fois le monde tel qu'il était réellement ... Fait de pénombre, tiraillé entre ténèbres et clarté.
Désolants sont ceux qui se figurent que cette lente descente fut jalonnée de gouttes de sang, de hurlements et de heurts ... Non, les douleurs ressenties par le virginal, furent immatérielles et plus profondes. Ce qui semblait éternel dans l'écrin d'Aiseth, se révéla éphémère par delà les frontières, la mort livra ses premiers enseignements. Bien accompagné, ce spectre marche de concert avec l'indigence, la tristesse, la colère ; Autant d’idoles terrifiantes que l'innocence permet d'ignorer.
Le plus grand prodige du jouvenceau ne fut pas de les combattre, mais de les accepter. Il ne fut pas de les fuir, mais d'aller à leur rencontre. Ses voyages bornés de rencontres extraordinaires ont éveillé en lui de nouveaux sentiments, de nouvelles conceptions. Sous son apparente indifférence, masque forgé par le temps, le Féal apaise ses propres souffrances en pansant les meurtrissures des esprits tourmentés. Ses afflictions naissent dans le doute, s'ébauchent dans les actes turpides perpétrés par les ombres dont il refuse encore l'existence. Cette vision mirifique du monde, n'en demeure pas moins un dangereux utopisme. Elle suscite le lyrisme des épicuriens ou éveille l'impudence des âmes nihilistes.

Vigilant et à l'écoute, ce contemplateur est un compagnon agréable. Si son pragmatisme et sa tolérance ne font guère l'unanimité, sa détermination lui attire la considération de ses alliés comme de ses ennemis. Sa bravoure n'a jamais plus être remise en question. Ses traits d'esprits, alimentent bien souvent de captivants échanges et de longues veillées. Pour ses intimes, l'épéiste se révèle être un compagnon rieur, d'un naturel apaisant et d'un soutient indéfectible. Ses familiers sont nombreux, car son amour est inconditionnel, il est amant de tout ce que son regard peut trouver d'admirable. Son orgueil reste cependant siège de nombreuses réserves, l'Eleär bien souvent se refuse à dévoiler ses faiblesses, d'accepter toute forme de sympathie et de complaisance à son égard. Il tentera bien de faire croire à qui le veut, que son corps et son cœur, ne peuvent saigner.




Inventaire



Si Sílraen préfère les plus incorporelles manifestations de la beauté, il n'en honore pas moins son statut et la grâce des siens. Il arbore des livrées de soieries riches, des chemises surmontées d'une broigne ainsi que des longs et amples manteaux à brocarts. Il chausse des braies cintrées surmontées de bottes hautes et souples. Les couleurs qu'il hisse entre toutes, oscillent généralement entre le grenat et l'ocre, souvent surfilées de motifs d'or et d'airain.

Suspendue en baudrier et enfermée dans un écrin d'écailles dorées, "Nîrdínen" sa plus fidèle compagne, se fait dissuasive. Tirée au clair, cette lame elfique à une main et demie, présente les traits métissés de certaines armes Valduris. Conçue pour l'estoc comme pour la taille, elle allie l'élégance meurtrière des sabres Inoës et la forme incurvée des cimeterres Sharda. Son emmanchure longue et ouvragée assure une prise en main et un équilibre parfait aux manicles les plus habiles.


Histoire



Toute tête de proue a un soutien, tout héros de conte est suivi d'un instigateur, Sílraen est un de ces protagonistes de second plan. Il est ceux qui font tribune aux abords du trône et les autres, qui préfèrent s'occulter derrière le haut dossier des Seigneurs. Le héraut a choisi sa place, à l'ombre de toute considération, là où se fomentent généralement les pires desseins. Là, où est sa place en tant que protecteur de l'ordre, de la monarchie et de la quiétude. Fléau des intrigants, appréhension des conspirateurs et invisible trouble dans le cœur des insurgés, il observe, écoute et cautérise toute forme de corruption.

Efficace et effacé, il confonds, dévoile et invalide les esprits factieux. Si il porte officiellement le titre de Héraut, il est avant tout annonciateur des vérités escamotées. Son rôle de protecteur et sous bien des abords, d'inquisiteur, a su demeurer inconnu de tous. Suivant de la souveraine, son champ de vision dépasse Alsyria et sa vigilance jamais ne semble décroitre. A la main de la reine, il est un atout et une arcane. Au delà de l'envie ou de l'aversion, ce que Sílraen alimente le plus au sein de la noblesse, ce sont les fabulations. Ainsi connait-on plusieurs récits sur le passé de l'Opalin, autant de contes absurdes qu'il arrive au chantre d'écouter avec amusement.

Sa lignée serait celle d'une Maison honnie, une lignée d'Elëars conservatrice ... D'autres utiliseraient un langage plus fleuri, les qualifiant de suprématistes. L'on peut en effet affirmer que les Seronsïleh, guidés par l'Intransigeance de leurs ancêtres, se sont illustrés dans la répression au crépuscule de l'Ere des Démons Rouges, comme à l'aube de l'ère des Rois.
La génitrice du Héraut, Daëdelun, aurait commandité l'assassinat de plusieurs dynastes de sa maison, pour avoir souillé la pureté de sa lignée dans le stupre et l'hybridation. Aucun sang-mêlé n'est encore venu fleurir sur l'arbre de cette généalogie, mais cette 'intégrité' raciale n'a en vérité été préservée par aucune forme d'exaction. Si ce n'est celle du conformisme.
L'on prête enfin au Gardien quelques accointances avec des "Valduris" peu recommandables, la vérité pourtant est édifice de tolérance. Pour ses classes, l'Epéiste aurait suivi les enseignements d'un Maître d'armes, plus précisément d'un sang-mêlé. Relations qui ont non seulement engrandi l'esprit mais aussi les vertus de cet ancien maraudeur.

Si Sílraen fait la fierté de sa lignée, il a suivi sa propre voie, celle de l'acceptation. Ceux qui connaissent l'ascension, ont généralement à gravir des marches d'or ou des amoncellements de cadavres ; Le rempart de Nërys Torë Thanastil n'a pas été construit pierre par pierre, il s'est élevé du jour au lendemain. L'aristocratie ne lui connait aucun fait d'armes, même si les duels courtois et lices ont clairement mis en avant l'expertise de celui que l'on qualifiait alors de "Galvaudeux" ou de "Mercenaire". La lignée des Seronsïleh bien qu'anciennement noble, a connu une bien cruelle déchéance lors de son arrivée en Seregon, un oubli qui a contraint son engeance à reprendre les armes et à maudire les éphémères. Le secret de cette élévation en vérité, puise son essence en Ysino.

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Cette genèse brille d'abord dans le regard d'un être magnifique, d'un symbole fort et puissant qui aujourd'hui encore, fleurit dans le cœur de Sílraen.

Hunórui était peut-être l'allégorie d'une espérance, la longue noce d'un mariage encore désavoué par certains Valduris. L'alliance entre la grâce fragile des Eleärs et le raffinement immatériel des Inoës.   
Piégé entre deux mondes, pareil à la ligne d'horizon qui scinde ciel et terre, le Sang-mêlé qui pensait avoir suffisamment vécu pour se retirer, perçut dans les iris d'or d'un jouvenceau, des vérités alors désapprises.

Quand les lèvres d'un guerrier furent humectées des larmes du dernier instant, il vit dans la cohorte endeuillée, cette âme perdue. Celui qui, comme lui, ne semblait pas trouver sa place en ce monde pourtant si vaste. Ce pur esprit qui encensa la dépouille d'une personne qui lui était manifestement inconnue, par simple respect et adoration pour la vie.
Ainsi le vieux Sôhei désigna son porteur de lumière, l'émissaire de ses espérances et dans une certaine mesure, le gardien d'un savoir qu'il espérait immortel.
Les cycles s'écoulèrent paisiblement, comblant le fils de l'aube, d'un demi siècle d'enseignements riches de spiritualité, d'harmonie et de respect. Dans l'humilité, la dévotion et l'estime, l'aspirant transcenda sa condition pour accéder à l'étude de l'essence, examinant les rouages de l'incorporel. De cette application sans doute, est né son discernement, sa capacité affûtée à appréhender la complexité de l'essence celée en toute chose.
Cette amitié sublime à survécu au départ du Moine, qui prit la route de ses ancêtres ; Unifiés dans la mort par ce qui divisait encore les vivants. Comme il était apparu, Sílraen se retira d'Eiki dans les bouquets d'encens.  

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Réintégrant ses terres natales dans le Royaume d'Aiseth, le puîné des Seronsïleh tâcha de transmettre son savoir et sa sagesse aux esprits les plus enhardis par le déferlement de violence qui faisait encore rage ... L'ère des Rois approchait à grands pas, mais l'ombre du désespoir en voilait les promesses. Tout d'abord rejeté pour ses idéaux "ineptes", Sílraen s'engagea dans l'infanterie moyenne pour regagner l'estime de son peuple, soutenir les rangs et partager ses préceptes. Brassé et noyé dans les attroupements, il ne reparut plus avant des années.

Vint pourtant cette conflagration au nord de Desde, un des derniers soubresauts de la folie Valduris. Celle qui noya dans le sang et les cendres, une contingence de "troupiers" Rhaedars alors lancés dans une expédition punitive. Le val de Drascam avait été le siège d'une inqualifiable représentation, celle de la violence et entre les corps épars, ne demeura plus qu'un seul Vrëen pour faire face à sept Eleärs. Alors qu'une longue et houleuse conversation animait le concile victorieux, pour déterminer ce qu'il adviendrait du vaincu, l'un d'entre eux se dirigea vers le déchu. Sans consentement, ni bénédiction de ses pairs, il accorda son pardon au Valduris.  
Jugeant que le plus efficace des châtiments serait de confronter l’éphémère à son abjection, le céleste ordonna au guerrier d'honorer le sacrifice de ses frères d'armes. De porter leurs dépouilles par delà les terres profanées, afin d'endurer le poids des vies que sa vanité l'avait amené à déprécier.
Ainsi Sílraen fit à nouveau parler de lui. Assistant Eguerrand dans sa pénitence, le gardien fit la lumière sur les vertus négligées de Rhaemond.

Si cet acte de compassion fut considéré comme cachet faiblesse et de déshonneur par la noblesse d'Alsyria, il n'en toucha pas moins le cœur de la Bienveillante Nërys. Elle trouva ce jour là, un nouvel oriflamme à dresser, une nouvelle voix pour faire écho à la sienne, celle qui pourrait peut-être instaurer dans la tolérance, une ère de paix durable.



Divers


MDP validé par papi Calim


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◈ Missives : 2134

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Ven 19 Sep 2014 - 16:33

C'est une validation expresse sous un tonnerre d'acclamations.

Ta fiche est d'une splendeur telle que je m'autorise à ne pas demander d'autre validation que celle d'Onyria que j'ai par défaut et qui t'envoie ici, ainsi que d'Aedran et Lyssaendrel qui, malgré leur lecture avant correction, sont restés agréablement surpris par la beauté de tes écris.

C'est également mon cas, alors je te souhaite la bienvenue parmi nous.