Azzura


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Nërys Torë Thanastil - Reine d'Aiseth

Nërys Torë Thanastil
◈ Missives : 5

◈ Âge du Personnage : 360 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Eleär
◈ Ethnie : Eleär de l'Aube
◈ Origine : Seregon - Aiseth
◈ Localisation sur Rëa : Seregon - Aiseth
◈ Magie : Le Souffle des Anciens - Magie Céleste.
◈ Lié : Non.
◈ Fiche personnage : Nërys Torë Thanastil - Reine d'Aiseth .
◈ Crédit Avatar : RozennIlliano & Arsinoes

Héros
Nërys Torë Thanastil

◈ Mer 2 Jan 2019 - 17:06

◈ Prénom :  Nërys
◈ Nom : Torë Thanastil
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 360ans
◈ Date de naissance : Le 1er Dermedrek Ansbar, 768 ère de la Paix.
◈ Race :  Eleär
◈ Ethnie : Eleär de l'Aube
◈ Origine : Seregon - Aiseth
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Métier : Reine des Elfes d'Aiseth
◈ Crédit avatar : RozennIlliano & Arsinoes


Magie


Le Souffle des Anciens - Magie Céleste

Dans un halo d’or, les yeux voilés de brume, la Reine perçoit les prédictions imagées des âmes des anciens. C’est ainsi que sont expliquées, depuis peu, les apparitions lumineuses de sa Majesté. Cette magie - qui pour les Eleär de l’aube ne peut que venir de leurs anciens trépassés - honore leur Reine d’une clairvoyante vision de l’avenir.


À tout instant du jour ou de la nuit, la Reine se fait le réceptacle pour recevoir ces visions célestes qui la préviennent des desseins que leur réserve le temps. Ces messages divins ne peuvent se déclencher sur commande. Sa Majesté est donc passive face à sa propre magie, elle peut, malgré tout, apprendre à mieux percevoir et interpréter ses visions, développer son esprit et aiguiser ses sens. Ces images et représentations d’un futur envisageable sont à interpréter avec délicatesse et précision. C’est pourquoi la concentration et l’interprétation doivent être minutieuses après chaque moment de transe.


Bien que la population Eleär reconnaît ces instants divins, celle-ci a parfois bien trop de difficulté à croire ou même à comprendre les interprétations de leur Reine. C’est entre autres pour cette raison qu’elle accepte, lors des grands rassemblements diplomatiques, diverses races, différentes cultures qui vont ainsi permettre d’influencer de façon bienveillante l’Histoire de Rëa. D’autre part, la Reine se voit dans l’obligation d’avoir plusieurs coups d’avances, pour cette raison elle entretient des liens particuliers avec certains ordres mystérieux et individus fins stratèges.


Après chaque vision, il faudra à sa Majesté un temps considérable pour se remettre de ses émotions, retrouver des forces et interpréter les augures. Pour cette raison, une mise en isoloir est intimement organisée pour protéger la dirigeante royale, mais également son image pour son peuple.

Note: Les seules visions qu’elle recevra seront celle que le Maître du Jeu lui offrira.


Forces & faiblesses


> Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
(Métiers engagé : Reine d'Aiseth)
- Lecture & écriture (maître)
- Mathématique (comptabilité, arithmétique de base : avancé)
= Il semble évident qu'une Reine maîtrise lecture et écriture, comme de savoir proprement compter
- Étiquette (Aiseth, Desde, royaumes humains : maître)
= La reine a la noblesse en son sang. Elle a le respect des êtres, des traditions et des mots. Ainsi, elle reste un maître dans l'Étiquette propre à toute haute noblesse.
- Politique (maître)
- Diplomatie (maître)
= Duale et aussi lumineuse que sombre, la Reine d'Aiseth fait partie des rares à maîtriser l'arme politique de manière aussi profonde et puissante. Elle fait indubitablement partie de ceux que personne ne peut haïr et qui est écoutée pour sa sagesse.
- Équitation (expert)
= La Reine a su apprendre la monte, comme tout noble.
- Héraldique (expert)
= Un roi se doit de connaître les armoiries de ses ennemis et alliés.
- Représentation (chant, musique (luth) : expert)
= La reine d'Aiseth apprit dans sa jeunesse à maîtriser les arts de la représentation. Aussi, sa voix sait se fondre à l'unisson au coeur des chants traditionnels mélancoliques des elfes.

> Compétences libres
(Accessibles pour tous les Arts et Métiers)
- Folklore (Aiseth : noblesse maître)
= Nërys connait les coutumes de ses pairs et celles de la royauté.
- Religion (les Anciens : avancé)
- Histoire (Aiseth : expert)
= Il est induit que la Reine connaît l'histoire de son jeune royaume sur le bout des doigts.
- Linguistique (Kaerd, nymeriin : maître, shaë : novice)
- Natation (expert)
= La jeune reine sait parfaitement nager.
- Éloquence (maître)
= La reine sait être écoutée et convaincre son entourage et les autres Rois. Sa réputation n'est plus à faire.


Si nous devions lister ses qualités et ses défauts de manière générale, nous pourrions nous concentrer sur trois points primordiaux qui définissent cette personnalité royale. Son physique et l’entretient qu’il reçoit possède quelques faiblesses telles que d’avoir par nature un corps plutôt banal, une beauté discrète qui use de quelques fards pour se rendre agréable à regarder. La Reine étant de nature pourvue d’une peau claire, celle-ci marque rapidement et il lui est donc fort déconseillé de profiter des journées ensoleillés. Malgré tout, les entraînements physiques lui permettent de garder une silhouette avantageuse et musclée sans que cela soit à l’excès. Enfin, Nërys Torë Thanastil reste l’incarnation même de la grâce et de l’élégance, car ses gestes maniérés donnent une impression de légèreté et d’onirisme.


Le port de la couronne ayant modifié son identité, sa Majesté s’est vu profiter de quelques atouts tels que la maîtrise de soi. Celle-ci lui permet d’accomplir son devoir de souveraine en se détachant de ses émotions personnelles pour laisser place à sa raison et son analyse de dirigeant. Ceci introduit de nouveaux atouts qui sont le développement d’une analyse critique et la recherche et la résolution de problèmes. Cependant, le port de la couronne révèle également quelques faiblesses, car trop posséder rend l’être mortel bien méfiant et le pouvoir embrume son esprit. Si la paranoïa peut être la principale faiblesse des rois et des reines, le penchant de sa Majesté pour l’amour de la violence, la possibilité d’avoir le droit de vie ou de mort sur autrui ou encore la représentation d’une immortalité à travers son règne sont des facteurs à prendre en compte, car ils sont les principaux leviers de ses faiblesses d’être vivant et non divin.


Enfin, les sphères sociales se mêlent également aux devoirs royaux. De ce fait, la Reine par son statut est le cœur d’une sphère sociale restreinte et convoité. Le pouvoir lui donne une autorité immédiate. L’exercice de ses fonctions lui a permis de développer une présence et une personnalité neutre lorsqu’elle exerce son autorité royale. Ceci porte préjudice à la personne qui endosse tant de responsabilités et de devoirs, la Reine est donc victime d’un isolement dans sa vie personnelle, car bien qu’elle soit entourée pour le statut qu’elle porte, elle est en vérité une âme isolée et aliénée par le poids de la couronne. Les amis sont rares, les amours fictifs et la famille inexistante. Les traitements de faveur sont également une faiblesse qui tiraille la personne derrière ce masque d’or et d’ivoire. Le comportement des individus qui l’approchent est faussé par les convenances et les manigances. Son statut social ne permet pas de connaître une personne, mais d’utiliser le statut de celle-ci comme un outil stratégique.


Physique


Tel le disque lunaire, la peau de sa Majesté est d’une blancheur resplendissante. La qualité de celle-ci est tout aussi enchantée, car pas une marque, pas une tache, ne semblent souiller cette enveloppe immaculée. La douceur de son épiderme est semblable à la caresse d’une plume et semble aussi fragile et fine que les premiers givres qui font scintiller les points d’eau après le solstice d’hiver. Il arrive parfois que les extrémités de son corps rosissent ou bleuissent suivant le climat, mais cela ne révèle que l’aspect d’un corps vivant et délicat. Sans ses précieux atouts, la Reine mesure presque six pieds pour un poids sensiblement inférieur à un quintal et un faix. L’ensemble lui procure une silhouette longue et élancée à en faire pâlir d’envie les plus envieuses des Valduris. Pour son espèce, notre royale hôtesse semble être d’une beauté des plus modeste. C’est sa douceur, ses effets et son charisme qui fait d’elle une eleär fascinante. Les poudres naturelles aux odeurs légères et aux coloris pastel sont le plus souvent utilisées pour la toilette de Son Altesse. Elles permettent de masquer les nuits difficiles, d’apporter à son visage un peu de fard pour masquer les angoisses et cauchemars que lui apporte la couronne. Néanmoins, ces leurres sont légers et discrets, car ils doivent servir intelligemment la beauté naturelle de leur dirigeante et non la desservir et lui faire perdre toute crédibilité.


Si nous devions faire son portrait en détail, nous pourrions nous attarder sur son nez fin et droit. De ses yeux, d’un gris cendré autour desquels de nombreux cils se courbent avec charme. De ses lèvres, fines et discrètes, qui nous intiment à lui prêter une attention particulière. Elles sont une arme considérable lorsqu’elles sont peintes avec douceur par un rose ou un orange pâle afin de leur permettre d’attirer encore plus notre attention. Ses sourcils sont peu marqués, car peu fournis et constamment soignés pour ne pas paraître désordonnés. Son front reste lisse, ses pommettes seyantes, son menton timide et ses oreilles, légèrement pointues, d’un minimalisme innocent. Son cou, long, fin et délicat lui donne parfois des allures de cygne et révèle tantôt une fragilité que l’on souhaiterait ignorer. Sa tête est également recouverte d’une cascade argentée qui représente sa chevelure soyeuse, fine et généreusement fournie dont la longueur reste impressionnante. On raconte qu’en 360 ans la Reine ne les aurait jamais coupés.


Pour ce qui reste de sa silhouette royale, la nature lui offrit des atouts modestes. Son corps aborde une forme pyramidale, c’est-à-dire que, sa Majesté, possède un bassin et des hanches légèrement plus généreux que le haut de son buste. Le haut de son corps, quant à lui, est décoré d’une poitrine modeste dont ses seins prennent la forme de deux petits volcans encore endormis. Si le rouge vous monte aux joues, veuillez en excuser le regard médical.


Caractère


Lorsque la couronne se pose sur le chef de l’héritière prête à régner, l’élue comprend qu’il lui faut à présent laisser derrière elle sa vie, mais également son identité passée d’enfant privilégiée pour endosser le rôle de dirigeant royal. Ce détachement avec sa personnalité, mais également son identité profonde peuvent gêner ses plus anciennes relations, les déstabiliser, voire les rompre promptement. La Reine peut ainsi paraître comme un être détaché et dépourvu d’une sensibilité propre malgré sa bienveillance reconnue et la douceur qu’elle exerce dans ses propos. Ce détachement n’est pas vu par tous comme étant un dommage collatéral survenu suite à son couronnement, il symbolise les principales valeurs qu’un dirigeant se doit de cultiver pour rester le Maître de son royaume. Ainsi, cette perte de personnalité que nous nommerons comme une essence naturelle se métamorphose pour incarner la sagesse, la justice et l’autorité. Sa Majesté n’est plus une enfant de son royaume, mais l’allégorie de ces valeurs royales.


Cependant, une dualité entre son essence naturelle antérieure et sa personnalité royale peut survenir dans certains domaines tels que les arts, la guerre, l’enfantement allant de pair avec la maternité. Si dans le cadre royal, sa Majesté ne montre aucun instinct maternel avec son peuple, voir aucun amour particulier de façon individuelle, elle cultive malgré tout le besoin irrésistible d’être aimée des manières les plus mortelles qu’il soit permis de l’être. Hélas, sa sphère familiale et intime sont actuellement chaotiques et provoquent une amertume qui trouble ses nuits. Pour autant, ses humeurs personnelles n’interfèrent pas avec son rôle de dirigeant, mais qu’en sera-t-il lors d’un quelconque chamboulement émotionnel ? Les arts allient ses deux personnalités. La Reine utilise son pouvoir pour cultiver sa cour et permet à son processus créatif de se développer. La guerre est un vice qui ronge sa Majesté. Elle trouve dans toutes ces horreurs, ces pertes et cette violence une beauté artistique morbide et excitante. Néanmoins, son esprit critique et stratège préfère laisser les autres faire le premier pas pour elle.


Si sa Majesté met un point d’honneur capitale pour que sa cour et ses sujets soient les réceptacles d’une discipline, d’une grâce et d’un esprit vif et critique exemplaire, il se trouve qu’elle permet également les divertissements plus frivoles qu’elle nomme comme étant “des distractions pour nourrir l’humeur”. Par ses termes, la Reine permet les jeux et l’humour bon-enfant, ainsi que la frivolité des âmes non-engagées du moment que celles-ci restent discrètes et qu’elle ne portent pas préjudice aux siens sur le plan familial ou racial. Bien que tout acte de libertinage ne soit pas jugé d’un mauvais œil par la Reine du moment qu’il respecte les lois, les mœurs peuvent contredire certains comportements et l’emporteront d’une quelconque façon.


Inventaire


Les possessions d’une Reine sont nombreuses, mais s’il fallait lister ses objets les plus précieux, ce serait probablement ainsi :


- Aeglos, un cerf blanc aux reflets fauves qui lui sert de monture.

- Le Palais d’Ilweranta, sanctuaire peuplé d’une faune et d’une flore rares et lieu de prédilection pour les invitations et réceptions particulières.

- De nombreux bijoux de différents métaux et pierreries sauf l’or et pierres de teintes orange ou jaune. Ils sont, très souvent, fait à partir de thème organique (végétation, animaux).

- Artaher, une domestique, la suit comme son ombre.

- De nombreux vêtements aux couleurs pâles et ne contenant que peu d’orange ou de jaune. Les couleurs vivent sont rares.

- Une épée fine (plus épaisse que le fleuret, n'est qu'une arme d’apparat), sobrement sertie d’argent et de pierreries semi-précieuses qui porte le nom, Calimmacil.

- Un arc court, constitué par un alliage ancien et sculpté, présent d’un artisan nain réputé et arme familiale ayant connu deux générations avant d’appartenir à Nërys. Il porte le nom d’Astal.



Histoire


La première fois que la jeune princesse ouvrit ses yeux au monde, première née des Rois d'Aiseth, ce fut dans un halo de lumière, celle-ci était douce, agréable et vint caresser et réchauffer sa peau. Cette scène lui permit de porter le prénom de Caliawen pendant trois cent dix-neuf ans. La jeune princesse reçoit les apprentissages et les savoirs et savoirs-faire de différents tuteurs. C’est par l’enseignement de sa grand-mère qu’elle fut initiée à l’art et aux instruments de musique. De cela en découla au fil des ans un amour sincère entre les domaines artistiques et la relation entre la princesse Caliawen et son ancêtre. La précieuse enfant fait le bonheur de sa famille, mais également de ses tuteurs qui s’émerveillent eux même de la curiosité positive et de son intellect. Si elle démontre par ses connaissances une précocité remarquable, son comportement social, en revanche, reste en accord avec son âge. Les moments auprès des siens sont des moments intenses et bénéfiques pour son épanouissement personnel. Les longues après-midi de jeu avec sa jeune sœur et ses cousins vont être la source de son épanouissement social. Hélas, tout ceci prend fin progressivement suite à son couronnement en 50 de l'ère des Rois. Caliawen laisse place à Nërys, un prénom tout aussi lumineux, mais symbolisant le deuil d’une vie insouciante. La princesse devenant Reine se retrouve soumise à de nombreux devoirs qui ne laissent que de rares instants d’oisiveté pour cultiver de nouveaux passe-temps. Les danses frivoles laissent place aux danses réfléchies et symétriques, les jeux bon-enfants laissent place aux plateaux de réflexion et de stratégie, les temps de lecture sont remplacés par des textes de loi et des missives administratives. D’une part, la Reine apprécie ce changement de vie et prend plaisir à s’occuper des affaires de son royaume puisqu’elle est éduquée depuis son plus jeune âge à cet effet. Cependant, il lui arrive de regretter le port de la couronne lorsqu’elle réalise qu’elle ne peut se permettre de prendre, ne serait-ce qu’une après-midi pour aller nager. Il est possible qu’en prenant trop à cœur son devoir souverain, elle en soit venu à s’isoler elle-même dans une cage d’or et d’ivoire. Il lui faudrait alors trouver une âme sincère pour lui faire réaliser son écart.


Le couronnement de la Reine Nërys signe également la fin du règne de son père, une boucle qui se referme pour en ouvrir une nouvelle de façon cyclique. Caliawen se rappelle parfaitement de cette aube blanche, de ses couleurs ternes ainsi que de l’odeur de la cendre mêlée à celle de l’encens froid. C’était au milieu du printemps, la princesse s’était levée aux aurores pour accompagner son père en Desde. Elle pétillait d’une joie de vivre à en faire rougir un bourgeon, ses pas dans les couloirs du palais tintaient comme des gouttes de pluie et c’est dans un tourbillon de vie qu’elle frappa et entra sans préavis dans les appartements de son père. À peine eut-elle posé le pied sur la dalle marbrée que l’ambiance même des lieux lui coupa le souffle. Le petit salon donnait sur la chambre d’un côté, le bureau de l’autre, cependant, les deux étaient clos. La lumière qui filtrait par les rideaux turquoise était d’un blanc hivernal, la pièce à elle seule arborait un coloris cendré nuancé de quelques tons bleus et ternes. Ne souhaitant pas se laisser intimider par le lieu, elle poursuivit sa quête principale et choisit, par gêne, de frapper d’abord aux portes du bureau. La douce enfant tendait l’oreille, osait un appel dont l’entrain qui fusait auparavant se faisait maintenant réservé. Aucune réponse. Elle ouvrit une porte et ne trouva qu’une pièce froide et désordonnée. Une inquiétude pointa le bout de son nez, comment se faisait il que son père n’était pas encore levé ? C’est alors que d’un pas lent, elle traversa le salon, posa sa main sur la poignée dorée et glacée. Le contact fit naître une fine pellicule de buée qui brouilla le métal et hypnotisa le regard de la princesse qui collait à présent son oreille à la porte de la seconde chambre de son père. Depuis quelques années, déjà, il avait pris l’habitude de travailler et réfléchir tard, pour ces raisons, il préférait se reposer dans cette pièce pour ne pas déranger son épouse. Âgé de huit cent belles années, le Roi n’avait, jusque-là, jamais été de ceux à manquer les premiers rayons de l’astre solaire pour le premier repas de la journée. Or, ce jour-là, pas un bruit ne venait troubler ses appartements. D’une voix fluette, la princesse l’appelait de nouveau, mais elle n’eut aucun retour. Le cœur lourd, inquiète par cette situation inhabituelle, elle entreprit d’ouvrir l’une des portes et découvrit le corps blanc, inanimé, de son modèle, père et Roi. Cette vision irréaliste la fit avancer vers lui timidement. Ses yeux étaient clos, son visage serein et doux, mais la future Reine n’avait nul besoin d’approcher son visage du défunt pour conclure à son décès. Les lèvres violacées et sa peau d’une pâleur effrayante suffisaient à le confirmer. Alors qu’elle se tenait là, raide, sans savoir quoi faire, le conseiller de feu son père vint accompagner d’un majordome. L’un portait quelques rouleaux soigneusement cachetés, l’autre le petit-déjeuner. Inquiet de ne pas avoir été appelé plus tôt, le domestique avait attendu la présence du conseiller pour entrer dans les appartements. La surprise fut grande lorsqu’ils découvrirent Caliawen en larmes, silencieuse auprès de leur défunt Roi. La suite de cette matinée fut bien trop rapide et bouleversante pour que Nërys s’en souvienne à présent. Prise en charge, puis isolée avec sa famille, bousculée par de nombreuses informations jusqu’au jour du couronnement, la disparition de son père, Roi, ami et confident ne fut que la première marche de son ascension vers un exil politiquement royal.


Presque, vingt ans plus tard, la Reine Nërys Torë Thanastil essuya les assauts de seigneurs des régions de Rhaemond. Les prises de décisions furent difficiles, car la peur de l’incertitude fut encore plus grande que celle d’échouer. Son manque d’expérience militaire la perturba et elle dut alors apprendre à faire confiance au Haut Conseil. Ce premier véritable échange face à un conflit de taille permit à la jeune Reine de gagner en assurance et d’interagir avec les autres souverains. C’est ainsi qu’une dizaine d’années plus tard, la Reine se joignit aux négociations, initiées par l'île Elfe d'Yra en Satvar. Le royaume d’Aiseth accueillit des nains sur ses terres. De nombreux détachements des armées furent également envoyés pour défendre et protéger la population naine du courroux des Vreën qui se montrèrent une nouvelle fois comme des êtres dangereux pour les autres. Malgré les tendances violentes des Valduris, les Inoës attirèrent l’attention de Son Altesse qui entreprit la signature d'une alliance indéfectible d'assistance mutuelle entre les royaumes eleär de Seregon et les Empires d'Usha et d'Ysino. Les coutumes et croyances bien qu’étant différentes furent des sujets de curiosité qui attirèrent comme éloignèrent ces deux races. Nërys profita que le Roi de Desde possédât quelques liens avec eux pour l’inclure dans ses projets. Par la suite, pour un bon fonctionnement au sein de son royaume, la souveraine prit le temps d’installer et d’inviter son peuple à se soucier des nains et de leur situation. L’intégration se fit dans la bienveillance et ensemble, ils purent s’entendre grâce à un “ennemi” commun et des souffrances communes. Dans ce même courant, des pensées philosophiques, d’acceptations et de tolérances vinrent former un groupe anti-racisme. Ceci eut pour effet de plaire à sa Majesté. L’idée n’étant pas mauvaise, elle laissa la parole à ces justiciers messagers du moment qu’aucune violence gratuite et physique ne voit le jour.


La Reine confiante était heureuse de trouver un certain confort dans ses nouveaux devoirs. Bien que son patriarche et sa tendre grand-maman n’étaient plus en vie pour profiter de ses succès, il lui restait encore sa mère, sa sœur, son frère et quelques petits neveux et nièces pour la féliciter et lui donner quelques bonheurs familiaux. L’an 89 s’annonçait resplendissant jusqu’au retour violent de la magie qui ébranla de nouveau la souveraine le jour de la célébration du solstice hivernal. Perchée sur sa monture majestueuse, saluant la foule et paradant avec les musiciens et militaires, la Reine ne s’attendait pas à être frappée par une prédiction des plus troublante en pleine foule. Dans un rayonnement céleste, les drapés et ses cheveux ondulants comme s’ils étaient en apesanteur. Sa bouche légèrement entrouverte laissait passer des murmures qu’on ne pouvait entendre distinctement. Son corps s'était figé, ses yeux révulsés et d’un blanc nacré effrayèrent la population. L’agitation se faisant, la garde se pressa à son tour pour se mettre en position. Les premières réactions furent de chercher un coupable, des traces d’une quelconque drogue ou empoissonnement qui aurait pu attenter à la vie de sa Majesté. Or, rien ne fut trouvé et bien que cette transe ne dura qu’une minute ou deux, elle suffit à confiner la Reine dans ses appartements. Au soir de cet événement, un communiqué fut adressé à la population. La Reine était encore inconsciente, mais son état était stable. Pendant deux jours, elle resta dans cet état de sommeil forcé. Le Haut Conseil ne savait pas quoi en penser. Elle n’était ni défunte, ni viable, mais simplement vivante. L’affaire ne quitta pas l’enceinte du Grand Palais. Pendant qu’une enquête était lancée, les Anciens réfléchissaient encore sur ce trouble angoissant. Pendant deux jours, la population fut silencieuse et passive.


Le troisième jour, quelques membres du Haut Conseil veillaient au chevet des proches de la Reine. Tous sortirent de leurs somnolences lorsque le tintement de la clochette reliée à la chambre de sa Majesté sonna. Une troupe des plus pressée vint passer les portes des appartements de la Reine, qui fut des plus étonnée de trouver tant de visages à son réveil. Progressivement, la journée reprit le pas et chacun ses habitudes. Nërys fit part de ce qu’elle avait ressenti lors de sa transe, de l’étrange rêve qu’elle avait fait et fut des plus troublée lorsqu’elle apprit la durée de son inconscience. Elle rassura les siens, puis les membres du Haut Conseil et la population qu’elle n’avait pas souffert d’une attaque extérieure, mais d’une révélation des âmes des anciens. Du moins, c’est ainsi que cela fut interprété. Dans ce songe un voile cendré venait masquer la vision d’un paysage coloré. Lorsque Nërys regardait à travers ce voile, elle avait l’impression de voir un paysage dévasté, bien différent du premier aux couleurs acidulées. Des ombres se matérialisaient dans ce fin tissu, des ombres qu’elle ne reconnaissait pas, mais qui lui semblait si réel qu’elle avait eu l’impression de sentir leur souffle sur son visage.


Par la suite, la vie reprit son cour et on ne reparla plus de cet incident jusqu’aux premières manifestations fortes de la magie. Le mois de Merä 90 donna des sueurs froides à la souveraine qui en vint à perdre le sommeil tellement ces images passées venaient hanter ses nuits. Le mois de Garges fut également des plus épuisants, car l’épidémie et les bouleversements climatiques rappelèrent quelques nouveaux détails à la souveraine qui avait négligé sa première vision. Un jour, elle jugea bon de réunir le Haut Conseil pour leur exposer ces hypothèses et attentes. Le sujet donna lieu à un silence gênant qui se détourna progressivement du sujet principal pour s’ancrer aux petits conflits qu’ils faillaient encore régler à ce jour. Les membres n’étaient donc pas tournés vers le futur du royaume et celui de Rëa, mais ayant plutôt un pied dans le passé et l’autre dans le présent. Maladroite dans son argumentation, blessée qu’on ne prête que peu d’attention à cette vision, elle se mura dans un mutisme jusqu’à la fin de la séance. Elle n’était pas boudeuse, loin de là, mais plutôt inquiète, soucieuse de ne pas arriver à exprimer clairement ce qu’elle avait vu ou comprit, incapable d’interpréter clairement ce flot d’images réelles ou inventées. Elle-même ne savait plus. Cette année-là, la Reine Nërys Torë Thanastil ne fut que l’ombre d’elle-même. La famille qui lui restée fut engloutie par les présages de mauvais augures. Incapable de protéger les siens de la maladie et des climats violents, elle subissait leur perte comme un flot d’échecs personnels. Pour beaucoup, le comportement de leur Reine était dû à l’enchaînement successif des décès royaux. Le royaume d’Aiseth eut beaucoup de difficultés à se défaire de la maladie ainsi que de la perte de nombreuses récoltes. La famine était encore présente dans certaines régions et l’an 91 s’annonçait déjà avec la création des académies de magie. Lors de sa première rencontre avec son tuteur Nërys sentit qu’avec son aide, elle pourrait mieux comprendre et exploiter son don. Il était in-envisageable pour cette Reine de rester une nouvelle fois passive face aux bouleversements et flux magiques. Plus déterminée que jamais, les premiers jours de l’an 91 ère des Rois furent les premiers pas d’une Reine Mage. Clairvoyante, elle utilisa sa toile relationnelle pour contacter l’Ombre de la Lune d’Argent pour lier et partager quelques desseins. Cette année, encore le deuil collait à la peau de cette Reine détachée. C’est avec un profond respect qu’elle fut l’organisatrice des funérailles de son plus vieil allié, le Roi de Desde. Elle fit de cette cérémonie une représentation même de son égal. Un hommage que son royaume ne pourrait oublier. Dans sa grande bonté, elle offrit quelques services au Haut Conseil de Desde avant de regagner son royaume afin de poursuivre ses projets futurs.


Ambitions & Desseins


Les ambitions -professionnelles- royales:
• Intégrer la magie et permettre à chaque porteur de l’utiliser avec bienveillance.
• Agrandir son territoire et faire de celui-ci un espace prospère pour son espèce.
• Marquer son règne.

Les ambitions personnelles:
• Découvrir les plaisirs de la chair et connaître l’amour véritable.
• Enfanter au moins une fois.
• Vivre pendant mille ans.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui ♥
Moultipass : Validé par Harden

+ Tout ce que vous voudrez écrire !

♪♫♪ J'aime les licornes et leurs jolies cornes
Elles ont un pelage semblable aux nuages
Elles sont si gentilles avec leurs amis
Même si elles pratiquent la [BONNE ANNÉE ! ]

J'aimes leurs crinières qui s'envolent dans le vent
Elles sont si belles quand t'elles courent dans les champs
Leurs pupilles s'illuminent dans la nuit
Comme des jolis petits rubis ♪♫♪

Réponse de pépé Calim :
♪♫♪ Natoo : On est des filles trop mignonnes
Gaëlle : J'dirais même qu'on est bonnes.
Natoo : J'aime les licornes et les chats
Gaëlle : Moi le porno et les chattes ♪♫♪

Calim Al'Azran
◈ Missives : 2329

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 7 Jan 2019 - 17:11

Validation instantanée avec acclamations de papi Calim qui a littéralement été bluffé par cette fiche.
On t'aime Elau.