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Anciano Erk'tamunay - ancien espion, architecte

Anciano Erk'Tamunay
◈ Missives : 9

◈ Âge du Personnage : 165 ans
◈ Alignement : Neutre Mauvais
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : A'Falach
◈ Origine : Neya
◈ Localisation sur Rëa : Lohr
◈ Magie : Simulacre de réalité
◈ Fiche personnage : [Url=Ici]http://azzura.fr-bb.com/t1571-anciano-erk-tamunay-ancien-espion-architecte[/url]
◈ Crédit Avatar : Apparence originale = Young Regis - Coupleofkooks (Deviantart)
Masque = Death Eater concept art - Rob Bliss

Héros
Anciano Erk'Tamunay

◈ Jeu 3 Jan 2019 - 23:12

◈ Prénom :  Anciano
◈ Nom : Erk'Tamunay
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 165 ans
◈ Date de naissance : Sheal, septième jour du mois de Garges, il y a 165 ans et donc en 963 de l'ère de la paix, à peine trois-quart de siècle avant l'arrivée de l'ère des Rois.
◈ Race : Ordhaleron
◈ Ethnie : A'Falach.

Les A'Falach sont des Ordhaleron de type humanoïdes à l'apparence sombre et inquiétante. Ils sont facilement reconnaissables de par leur peaux excessivement pâle, pour ne dire blanche ou gris sur laquelle (à divers endroits sur le corps) se dessinent des motifs noirs semblables à des racines ou des veines. Ces motifs obscurs sont souvent concentrées dans les régions du corps en liaison avec les orifices de celui-ci, donc autour de la bouche, des oreilles, du nez ou des yeux pour la plupart des cas. Cette particularité leur a d'ailleurs valu le surnom de « maudits » parmi leurs semblables ou encore « d'hommes-morts » chez les autres races qui font rapidement un rapprochement entre l'apparence de leurs morts et celle des A'Falach.

Tous les A'Falach ont les cheveux noirs de jais, sans exceptions. Plus petits de tailles que la plupart des autres Ordhalerons, il n'est pas surprenant de découvrir que cette caste de démons s'est dotée, au fil des évolutions, d'un physique semblable à ceux des autres mortels. Ils sont souvent considérés comme étant d'habiles manipulateurs et ils ont le verbe facile. Ce sont des êtres naturellement très passionnés, mais attention, comme beaucoup de représentant chez les Ordhalerons, ils ont souvent une tendance à la cruauté frôlant le morbide. La passion qui anime les A'falach peut autant être bénéfique que dangereuse.
◈ Origine : Neya / Xyria
◈ Alignement : Neutre-Mauvais
◈ Métier : Architecte, peintre, ancien espion
◈ Crédit avatar : Yound Regis by Coupleofkooks


Magie


Magie psychique – Simulacre de réalité

La capacité de simulacre de réalité permet à son utilisateur d'altérer la réalité dans la psyché de ses victimes que ce soit au temps présent ou de ses souvenirs. Ainsi, le mage peut changer l'apparence, le son, la sensation, le parfum, le goût ou la texture des choses que perçoivent les gens de son entourage. Il devient donc, un illusionniste tout simplement. Ses pouvoirs lui permettent donc d'embellir ou voir d'enlaidir la réalité à l'image qu'il souhaite la faire correspondre. Il faut néanmoins savoir que cette faculté n'est rien d'autre que la création d'un simulacre, un faux-semblant, qui n'existe que dans la mémoire active ou passive de l'individu ou les individus ciblés et ne peut donc blesser directement la ou les victimes. Plus le mage deviendra puissant dans sa discipline, plus les illusions seront complètes et réalistes, pouvant mélanger plusieurs facteurs sensorielles à la fois ou encore emporter plusieurs personnes dans les fourberies de l’illusionniste.

À l'heure actuelle, Anciano a expérimenté la magie en étant victime d'abord et avant tout. Son propre esprit lui a joué des tours et la nature puissante et incontrôlable de son sang Ordhaleron l'a obligé à prendre la dernière année de sa vie à calmer les apparitions illusoires dont il était lui-même la cible. Après avoir maîtrisé son propre esprit, il lui est maintenant possible de créer de simples sons illusoires dans son environnement, ou une image en un point précis et de taille modeste.


Forces & faiblesses



> Arts de l’ombre
(Métier engagé : ancien espion)
Des savoir-faire acquis principalement pendant son enrôlement dans la légion de l’Empereur.
- Subterfuge (spécialité manipulation : Maître )
= “Ce ne fut donc pas le maniement du glaive qui me fut enseigné ou encore les arts de l'infanterie, mais plutôt celles du subterfuge, de la discrétion et du sabotage” ; “dans les navires en usant soit de mes talents de bluffeur ou de diplomate afin de baisser les coûts d'embarcation”.
En outre la capacité à s’intégrer au sein d’une population qui n’est pas la sienne que cela soit pour l’Empire ou pendant son exile en Radjyn.
- Discrétion (spécialité déguisement : Maître)
= “Nous nous mouvions dans les camps ennemis, déguisés en l'un d'eux ou parfois ne portant que le camouflage des ombres dans les recoins les moins surveillés, et nous avancions tels les fous d'un jeu d'échec”.
Egalement utilisé pendant son installation en Radjyn.
- Crochetage (Avancé)
= Formation au sein de l’unité d’espionnages et de sabotage de la légion, ainsi que les outils nécessaires nommés dans son inventaire.
- Sabotage (Maître)
= “ J'avais le souci du détail, une capacité d'observation rare chez de jeunes individus de mon âge et l'on me classa rapidement dans une discipline militaire qui allait mettre à profit ces capacités ; les unités d'espionnages et de sabotage de l'empire”


> Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
(Rang engagé : Né dans la noblesse)
Savoirs et savoir-faire acquis tout au long de sa vie passée.
- Lecture & écriture (Maître)
= “ fils de Mirdhaal Dra'agor, riche et influent marchand A'Falach”.
- Étiquette (Neya : Avancé)
= Puisqu’il est issu d’une famille marchande influente bien qu'il n'est vécu comme telle pendant quatorze ans.
- Peinture (Expert)
= Peintre pendant quelques temps : “de dessin et peinture afin de tuer le temps qui passait, mais aussi afin de revendre mes œuvres dans l'espoir d'amasser une petite fortune.”


> Arts des Sages
Pour son métier d’architecte et pour son apprentissage autodidacte de plusieurs langues dans sa vie passée.
- Mathématique (géométrie : Expert)
= Les mathématiques sont une condition sine qua non à la conception d'édifices. Complexes, il ne peut avoir le statut de maître comme pourrait l'avoir un mathématicien, toutefois, l'utilisation de ces normes n'a aucun secret pour lui.
- Architecture (alkhabiroise et ordhaleron : Maître)
= “un mentor afin qu'il m'enseigne, au-delà du dessin, ce qu'il fallait comprendre et mettre en pratique en tant que spécialiste de l'architecture”
- Linguistique (Le gordhien (Maternelle), le kaerd et l’alkhabirois : Expert)
= D’une part au sein de sa formation d’espion et ses missions d’infiltrations :
“L'on nous enseignait les différentes langues dans leurs formes les plus basiques”
et d’autre part comme voyageur et son installation en Radjyn pendant une 20ène d’année.
- Ingénierie (Expert)
= Une bâtisse ne peut être réalisée si l'être ne possède pas un tant soit peu un esprit d'analyse et une capacité à étudier un plan, à concevoir des échafaudages et systèmes de levages sûrs pour les contremaîtres et maçons. Mais c’est également du à la compréhension de machineries et mécanismes :
“le fonctionnement des mécanismes des catapultes, trébuchets et autres”


> Compétences libres
- Éloquence (Expert)
=“C'est un homme d'une grande retenue, d'un verbe très éloquent et qui n'a pas habitude de faire état de ses humeurs.”
- Survie en milieu urbain (Intermédiaire)
=“J'y passais d'ailleurs au moins vingt années de ma vie dont les trois premières, à ne vivre que du vol de nourriture pour subsister à mes besoins”
- Maniement d'armes communes (dagues et divers : Avancé)
=“Les armes que nous utilisions étaient toutes courtes, rapides, légères et faciles à dissimuler.”
- Dessin (art appliqué dans le bâtiment : Expert)
=“ mes talents en dessin de bâtiment me servirent le plus.” Un apprentissage qu’il exécute depuis sa tendre enfance.


Forces :
Anciano est un être méticuleux, calculateur, observateur et perfectionniste. Sa patience est légendaire, tout comme sa capacité à gérer ses propres émotions et ce malgré son tempérament passionné. C'est un être ambitieux et dont la hargne au travail est inégalée. S'il désire quelque chose, il l'obtiendra très assurément en faisant ce qu'il faut pour l'obtenir, quitte à y mettre du temps et beaucoup d'investissement. Aussi, c'est un être possédant un certain charisme. Si la beauté est loin d'être son principal atout vu les traits durs et obscurs de sa race, il reste un mélange entre un intellectuel et un orateur naturel. Il sait toujours quels mots dire, quand il le faut, et comment s'attirer les faveurs de ceux qui prennent le temps de l'écouter. Son âme d'artiste, malgré sa nature cruelle, lui offre aussi la possibilité d'imiter des sentiments qu'il ne ressent pas normalement. C'est un homme fort psychologiquement, qui est bien difficile à intimider. Il parle la plupart des langages courants et populaires des régions du monde, et est un imitateur incroyable. Ses talents d'espions et d'assassin en on fait un roublard naturel et lui ont donné de l'expérience dans le combat à l'aide d'armes de jets ou d'assassinat (Couteaux de lancer, dagues, lames dissimulées)

Faiblesses :
Malheureusement toutes ces forces et cette assurance envers sa propre personne font d'Anciano un être particulièrement centré sur lui-même. Comme beaucoup d'Ordhaleron, il est narcissique et croit fermement que rien, ni personne, n'est son égal. Dans son assurance se cache une imprudence et une propension à sous-estimer les gens autour de lui. Il ne porte de réel intérêt que ce envers quoi il croit pouvoir soutirer ou retirer quelque chose de bénéfique pour sa propre personne. Malgré son calme très apparent, c'est aussi un être passionné et donc se perd dans ses émotions lorsqu'il perd le contrôle. Si l'on réussit à briser le calme de son esprit ou encore à le mettre à bout de sa patience quasi-imperturbable, il perd totalement la raison et se laisse envahir dans un flot de colère, perdant toute notion logique. Aussi, son apparence ne l'aide clairement pas lors des échanges inter-culturels. Si son anatomie ressemble en tout point à celle des Valduris, la couleur de sa peau et la noirceur des motifs qui y sont dessinés naturellement lui donne une allure inquiétante. Sa réelle apparence physique semble être un reflet très convainquant de la cruauté de son cœur et de son désintérêt total de la vie d'autrui. Anciano est un solitaire et il a tendance à ne faire confiance à personne. Son cercle de véritables alliés s'en retrouvera très probablement toujours très restreint et il sera très probablement toujours surmené par ses propres ambitions. Aussi, comparativement à la plupart des Ordhaleron, sa force physique est loin d'être impressionnante, si ce n'est qu'elle est égale à celle de n'importe quel soldat valduris lambda.


Physique


De la taille moyenne d'un Valduris, l'anatomie de Anciano est loin d'être celle d'un monstre titanesque que l'on rencontre souvent à Neya, chez les Ordhaleron. Cependant, ses cheveux noirs de jais, au dessus d'un front haut comme s'il commençait tranquillement à se dégarnir, le contour de ses yeux aussi sombre que leurs iris ainsi que la blancheur de sa peau démontrent bien qu'il est loin d'être totalement « humain ». Il ne suffit que de regarder sa bouche pour le comprendre. Ses lèvres, d'un gris pâle, sont décorées de motifs ressemblant à des veines noires ou des racines qui descendent sur son menton et se perdent jusqu'au haut de sa gorge. Lorsqu'il ouvre la bouche, sa chair est tout aussi sombre à l'intérieur et sa langue est aussi obscure que la couleur du charbon. Ses dents, blanches, sont de même teinte que le reste de sa peau...tout aussi pâle. Un seul regard sur un A'falach suffit pour comprendre qu'il s'agit là d'une représentation du mal à l'état pur. De par sa simple apparence, l'on croirait qu'Anciano est soit maudit, ou revenu d'entre les morts et animé par une sorcellerie noire et immorale et son corps, sa musculature, semble bien s'agencer avec cette idée. S'il est définitivement doté d'un corps athlétique, il reste néanmoins quelqu'un de mince et dont le pourcentage de gras sur ses os est très...très bas. Ses joues, creuses, en sont un bon indice tout comme ses longs doigts effilés. S'il a aussi l'habitude de marcher avec une canne et de porter de beaux habits de couleurs toutes aussi très sombre qu'il ne l'est lui-même, cela lui donne souvent l'allure d'un croque mort qui n'attend que la dernière minute de votre vie.

Caractère


L'on croirait d'abord que Anciano est un homme enragé, très démonstratif dans sa vilenie et de la noirceur de son cœur, mais il n'en est pas, pourtant. S'il est vrai qu'il est un homme très mauvais selon la morale populaire, il reste pourtant très discret quant à ses motivations les plus primitives. C'est un homme d'une grande retenue, d'un verbe très éloquent et qui n'a pas habitude de faire état de ses humeurs. Non, c'est un homme qui mâche sa colère et qui fermente ses rages au plus profond de lui. Il canalise ses troubles et les transforme en une hargne et une détermination à en donner froid dans le dos. C'est un observateur, un oiseau de proie qui attendra le moment opportun avant d'agir et lorsqu'il le fera, ce sera de manière subtile de sorte que personne ne puisse le voir venir. Anciano ne possède aucune notion de la loyauté ou de l'amitié. C'est un homme froid, mais qui a le don de pouvoir imiter les sentiments. Il reste néanmoins un amoureux des arts en général et se trouve à être doté d'une sensibilité à la beauté de la vie malgré ce qu'il pourrait laissé voir de lui. Mais cette passion n'est en lien lié à la valeur de la vie, à laquelle il n'accorde aucune importance. Seule l'apparence compte à ses yeux...


Inventaire


-Habits propres, nobles et sombres comportant : Redingote, cape, chemise, pantalon, bijoux accessoires, bottes mi-mollets.

-Canne-épée. Une canne de bois de chêne teinte en noir avec une tête de pommeau en argent et sculptée en une sphère. Elle renferme une lame fine en son centre.

-Pipe artisanale avec laquelle il fume son tabac et des allumes-feux.

-Aiguilles et crochets servant à crocheter les serrures qu'il garde dans le pan intérieur de sa chemise doublée.

-Petite dague cachée dans sa botte et dont le pommeau est recouvert par ses pantalons.

-Bourse attachée à sa ceinture comportant quelques pièces au fonds et des chausses-trappes au dessus.

-Trousse de maquillage et masque personnalisé afin de camoufler son identité. (Ne la trimbale que lorsqu'il est en voyage)


Histoire


Aujourd'hui, je peux clairement affirmer que je suis loin, très loin d'être l'enfant que mes parents avaient prévus que je sois. Non pas de par mon travail qui, lui, est directement lié à la passion de mon propre père, mais plutôt de par mon chemin de vie et de ce que j'ai décidé d'être, au plus profond de moi et de qui je suis réellement. Car, voyez-vous, la vie ne m'a pas fait de cadeaux, elle ne m'a pas laissé prendre le chemin que l'on espérait que je prenne, elle n'a pas fait de moi l'enfant riche, gâté et bien placé que j'aurais pu être...Oh...non. Elle m'a traîné dans la boue pendant un long moment, au point de construire une carapace épaisse autour de mon esprit, une carapace que je ne percevais même pas moi-même tant elle était fusionnelle à mon corps et à ce que je voyais, ressentais, percevais de la vie. Pendant longtemps, j'ai été celui qui n'était pas, un numéro parmi tant d'autre dans une légion où chaque soldat n'était que le reflet de l'autre. Plutôt pauvre comme résultat pour un jeune garçon issu d'un père marchand quasi-illustre et d'une mère bien-née...mais lorsque la vie décide que la maladie ou encore de tristes et inconvénients événements raseront la quasi-totalité de ton arbre généalogique et que tes parents, les seuls êtres capables de s'occuper de toi, succomberont à leur tour... tu ne deviens rien d'autre qu'un « fils de la légion ». C'est ce qui s'est produit avec moi, d'ailleurs.

Je suis né Sindaahl Dra'agor, fils de Mirdhaal Dra'agor, riche et influent marchand A'Falach. Importateur/exportateur d'épices, je ne le voyais pas très souvent dans ma jeunesse, mais assez pour en garder des souvenirs très précis. Lorsqu'il revenait de voyage, je me souviens l'odeur de ses vêtements, l'odeur des épices qu'il transportait qui en imprégnaient le tissu et chaque fois, il nous ramenait à moi et ma mère une peinture d'outremer. Ces peintures, c'était lui qui les faisait car autant était-il un diplomate hors-pair que sa plume savait écrire les plus belles histoires ou que ses pinceaux savaient reproduire la vue qu'il avait de sa cabine sur les plus beaux ports du monde. Ce qui m'amena, déjà très jeune, à développer un amour inconditionnel pour ces bâtiments aux allures bizarres que je n'avais jamais vus de mes propres yeux. La vue de ces magnifiques cités d'ailleurs, dont les bâtiments se dressaient en rois autour des quais et docks de lointaines contrés, me faisaient rêver. Assez pour que mère me laisse prendre la plume que j'utilisais lors de mes cours de calligraphie pour dessiner notre propre maison...juste pour faire comme lui. J'espérais, un jour, prendre la mer comme lui le faisait, et pouvoir observer ce que lui voyait et dessiner avec lui, ce qu'il voyait, ce que nous verrions ensemble. Ce qui n'arriva pas, évidemment, car rien n'arrive comme il le devrait...c'est un fait bien connu.

Je devais avoir douze ans la dernière fois que je l'ai vu. Son navire, disparaissant sous la ligne de l'horizon, disparut pour de bons cette journée-là. Il nous fut rapporté mort deux mois plus tard après qu'il eut été pris dans une escarmouche entre les navires de guerre de la Légion et d'un autre royaume qu'elle tentait d'aller envahir. Ils avaient été pris entre deux feux et personne n'avait survécu au naufrage du navire. Ma mère, elle...finit aussi par mourir à peine deux années plus tard de la même maladie que ses parents et grand-parents avant elle. Je devins orphelin et, bien que sachant lire et écrire, je n'avais pas l'âge ni les compétences requises pour gérer les paiements et la compagnie marchande de mon père. Notre domaine fut saisi par l'empereur, ses navires reconvertis en vaisseaux de guerre...et moi...je fus emmené à l'académie militaire, n'ayant aucune famille encore vivante pour s'occuper de moi. Tel était le vouloir du souverain des Ordhalerons, Arcila Rheff. Les orphelins, les abandonnés, les sans avenirs...tous étaient reconvertis en futur soldat afin de faire grossir les rangs de son inexpugnable légion.


Rapidement, l'on se rendit compte de ma nature perfectionniste, de mes talents pour les travaux de patience et demandant une grande minutie, probablement enrichie par ces heures et ces heures à dessiner les bâtiments de notre domaine ou encore de la métropole lorsque j'y allais avec mère. J'avais le souci du détail, une capacité d'observation rare chez de jeunes individus de mon âge et l'on me classa rapidement dans une discipline militaire qui allait mettre à profit ces capacités ; les unités d'espionnages et de sabotage de l'empire placé sous l'appellation des « éclaireurs et messagers » de la légion. Ce ne fut donc pas le maniement du glaive qui me fut enseigné ou encore les arts de l'infanterie, mais plutôt celles du subterfuge, de la discrétion et du sabotage. Les armes que nous utilisions étaient toutes courtes, rapides, légères et faciles à dissimuler. L'on nous enseignait les différentes langues dans leurs formes les plus basiques, ainsi que le fonctionnement des mécanismes des catapultes, trébuchets et autres et, quelque part, je pouvais voir en quoi cela pouvait rejoindre ma passion. D'une manière très subtile, tout était relié en fait...et rapidement...je pris goût à ce que l'on m'enseignait là. Beaucoup plus que si l'on avait dû m'enseigner à charger, poing levé, vers un ennemi qui n'avait d'autres envies que de me tuer et rentrer chez lui.

Notre manière de tuer, car oui, nous devions le faire et nous étions entraînés à le faire malgré tout, avait quelque chose de plus... propre ? Se glisser derrière un ennemi, telle une ombre, et trancher sa gorge d'un mouvement sec en retenant ses lèvres bien fermées, me dérangeait beaucoup moins. Je n'avais pas à croiser son regard, il n'avait pas à comprendre ou voir arriver la mort avant de s'éteindre. La panique ne durait que quelques instants, le temps de souffler son dernier soupir...et il partait à tout jamais. Du moins, c'était l'excuse que je m'étais donnée à quatorze ans afin de mieux-vivre cette chose que l'on appelait « le meurtre ». De toute façon, à peine avais-je désarmé mon premier piège ou saboté ma première catapulte en camp d'entraînement que je comptais probablement à mon actif une dizaine de meurtres perpétués sur des criminels de guerre que l'empereur gardait justement bien au chaud afin de nous habituer très rapidement à cette cruelle réalité. De toute façon, nous nous y habituions très rapidement...car en beaucoup de nous coulait ce désir morbide que d'amener la mort, que de se sentir aussi puissant que cette fatalité. C'était dans notre sang, les Ordhalerons. C'était dans nos tripes, et ce, depuis toujours. Surtout chez nous, les A'Falach...une race à la fois passionnée et cruelle de nature. Le meurtre faisait partie de nos gènes, que nous le voulions ou non, car la passion et la colère faisaient bien souvent de mauvais mélanges et si l'un était quelque chose d'inné chez nous, l'autre était un sentiment qui nous était très facile de ressentir.

Rapidement, et pendant de très longues années, je devins alors une ombre au service de l'empire. Je passai toute ma vie de jeune adulte à précéder les batailles de la légion, moi et quelques autres de mes congénères. Nous nous mouvions dans les camps ennemis, déguisés en l'un d'eux ou parfois ne portant que le camouflage des ombres dans les recoins les moins surveillés, et nous avancions tels les fous d'un jeu d'échec. Nous parcourions de grandes distance dans les lignes adverses, pour frapper à l'arrière de manière vicieuse et sournoise, pour revenir ensuite nous mettre à l’abri pendant que les pions et les cavaliers s'occupaient du front et mourraient au combat. Parfois, il arrivait que l'un de nous se fasse prendre, et alors on le laissait mourir. Pour nous, ils disparaissaient comme ils étaient arrivés dans notre groupuscule ni plus ni moins.

Enfin, avec les années, je passai de saboteur à assassin. C'est là que mes talents en dessin de bâtiment me servirent le plus. De l'extérieur, les châteaux, baraques, auberges...elles étaient bien différentes, mais à l'intérieur, beaucoup de choses revenaient souvent. L'emplacement des entrepôts, les places-fortes, les couloirs de secours...ils empruntaient bien souvent les deux ou trois même modèles. Et c'est là que je fis ma réputation. Je me déguisais, trimbalant toujours avec moi une trousse de maquillage afin de cacher la blancheur de ma peau ainsi que ces veines noires qui nous caractérisaient, apprenais le langage de mes cibles et m'imprégnais de leurs manières, de leur folklore, de leur culture. J'arrivais dans leur région, je m'y établissais après y avoir acheté une propriété sous un faux nom, mais grâce aux moyens des coffres de l'empire. On m'y envoyait afin d'y devenir quelqu'un d'autre, jusqu'à ce que tranquille, je me transforme en un proche de la cible qui m'était attribuée. Un lieutenant, un conseiller, un barbier, un médecin...j'étais tout cela à la fois jusqu'à ce que ma lame trouve l'épine dorsale de la cible de l'empereur et de sa légion...puis je repartais, je m'éclipsais, je disparaissais sous la ligne de l'horizon. Ce constat me vint en tête après plusieurs années de service d'ailleurs. Je « disparaissais »...tout comme mon père autrefois...et quelque chose, au fond de moi, me rongea les tripes et le cœur. Soudainement, pour une raison que j'ignorais, je commençais à repenser à lui et à réaliser que depuis tout ce temps, il n'avait jamais réellement été si loin de moi, car, à chaque ville que je visitais, à chaque fois que l'on m'envoyait outre-mer pour assassiner un ennemi de la légion, dans mon calepin, je dessinais l'habitat de ma cible, tout comme il peinturait le prochain port qu'était sa destination. Soudainement, comme après avoir subi un choc, une colère m'envahit à ce moment et je réalisai ; comme lui, j'allais mourir durant l'un de mes voyages, dans la plus grande indifférence de l'empire qui s'affairerait aussitôt à faire disparaître toute trace de moi ou de mon héritage...comme elle avait effacée qui j'étais lorsque je n'étais encore qu'un gamin et comme elle avait fait disparaître toute trace de notre famille par la même occasion.

Je n'explique pas comment est arrivée cette prise de conscience, ni pourquoi, mais elle arriva à point nommée. Pris, outremer, dans une région populeuse de l'Ordanie, j'appris la mort de notre empereur. L'alliance des seigneurs avait été planifiée sans que nous ne le sachions et leur attaque avait été plus rapide que nous ne l'imaginions. Les espions de l'Empereur n'avaient pas su prévenir cette offensive et alors que nous pensions avoir un coup d'avance en envoyant nos assassins (dont moi-même) sur le terrain, les armées d'Ordanie elles allèrent trancher la tête de leur ennemi et mettre en déroute le règne de la grande légion. Ce qui me laissa...un amer goût dans la bouche. L'idée de reprendre à la légion ce qu'elle m'avait pris, l'idée de revenir en arrière et créer ma propre vie en usurpant ce que je pouvais à cet empereur venait de s'évaporer avec cette nouvelle. Non seulement cette idée venait de s'évaporer, mais je devenais aujourd'hui...pauvre...extrêmement pauvre et sans le moindre but. J'étais un assassin légionnaire d'un empereur mort et d'un régime militaire au bord du gouffre, en plein cœur d'une cité Ordanienne. Il ne me restait donc qu'une seule chose à faire ; disparaître et refaire ma vie. Mais le pouvais-je réellement ? Car à l'intérieur de moi, ce désir de reprendre ce qui m'avait été pris s'était bien incruster dans mon esprit. Seulement, retourner à Neya était improbable si je voulais changer de vie. Tôt ou tard, quelqu'un reprendrait les rênes des forces militaires de la Légion et les déserteurs seraient sévèrement punis. Il me fallait donc me faire oublier, d'abord et avant tout et, le jour venu, j'y retournerai pour accomplir ce que j'avais à y accomplir.

Des années passèrent donc, sans que je n'aie de réelles attaches à quelques endroits qui soit. Je voyageai de villes en villes, de pays en pays, embarquant clandestinement dans les navires en usant soit de mes talents de bluffeur ou de diplomate afin de baisser les coûts d'embarcation ou, bien plus souvent qu'autrement, en me glissant clandestinement sur le pont pour ensuite me cacher dans la cale et usurper l'identité d'un des cuisiniers après l'avoir assassiné et balancé par dessus bord. Avoir un accès aux cuisines me permettait de bien me nourrir et jouir d'une certaine tranquillité lors des longs voyages. À quelques reprises, nous fûmes attaqués par des navires bandits, des pirates sans vergognes, mais je savais me ranger du côté des vainqueurs sans trop de problèmes. Rares étaient ceux qui tuaient les cuisiniers puisque trop importants lors de voyages en haute mer et bien plus souvent qu'autrement, lorsque l'on décidait de me passer à tabac, mes talents militaires me permettait de négocier du bout d'une lame de couteau un duel équitable que je remportais sans trop de problèmes. Cependant, cela me valut quelques cicatrices dont une vilaine dans le haut du torse, tout près des ligaments reliant l'épaule et le pectoral droit. Enfin, ce manège dura jusqu'en l'an 15, où je décidai finalement de m'établir en Radjyn. Là-bas, loin des terres peuplées par ma race, je me construisis une autre vie sous le soleil ardent de cette région aride du monde. À mon arrivée, je ne pus constater que les chefs-d’œuvres d'architecture qui y régnaient. Les palais qui y étaient construits, plus somptueux que n'importe quels autres, n'avaient rien à envier aux châteaux et forteresse d'ailleurs. Leurs formes inhabituelles, mélangeant un certain excentrisme à la noblesse, avaient tout pour taper dans l’œil d'un passionné de l'architecture comme je l'étais. Sans nécessairement me sentir « chez moi » en ces contrées étrangères, je fus pris d'admiration pour cette région du monde. J'y passais d'ailleurs au moins vingt années de ma vie dont les trois premières, à ne vivre que du vol de nourriture pour subsister à mes besoins et de dessin et peinture afin de tuer le temps qui passait, mais aussi afin de revendre mes œuvres dans l'espoir d'amasser une petite fortune. Aussi, j'y appris un nouveau langage qui fut instauré par l'alliance des territoires ; Le Kaerd, qui permettait de communiquer facilement avec n'importe quelle personne de ce monde maintenant. 

Le temps passé dans cette région désertique du monde me permit de développer, tranquillement, de réelles aptitudes qui allaient me permettre de devenir plus tard, l'homme que je suis autant sur le plan financier, professionnel, que personnel. Si je fus d'abord un peintre dans les magnifiques ruelles de la cité-mère de Radjyn-Nord, je pus enfin devenir un architecte après plusieurs lunes à vivre de banditisme de nuit et d'artiste de jour. Tout l'argent que j'amassais allait me servir à payer le maquillage nécessaire afin de me faire passer pour l'un des leurs, mais surtout un mentor afin qu'il m'enseigne, au-delà du dessin, ce qu'il fallait comprendre et mettre en pratique en tant que spécialiste de l'architecture et aussitôt eus-je appris ce que je voulais apprendre, je débutai ma carrière de manière modeste, en prenant les plus petits ou grotesques contrats possibles. Rapidement, dans le milieu, je devins reconnu...non pas pour mes beaux travaux et mon influence dans le domaine, mais comme étant un rat, un parasite qui s'était immiscé dans le rang de ces artistes illustres, constructeurs de palais. Dans tous les quartiers « modestes », les plus petites et inintéressantes constructions étaient signées de mon faux nom : Anciano Erk'tamunay. Je prenais les contrats, et revoyais le prix à la baisse. J'offrais aux moins nantis la possibilité de se construire humblement selon leurs moyens et ne faisait que peu de profits sur la commission, redistribuant cet argent aux employés plutôt que de m'enrichir, ce qui avait tendance à déplaire et susciter la grogne parmi mes rivaux les plus fortunés. Mais n'allez surtout pas croire que je le faisais de bonté de cœur...non...car mon souhait était bien loin d'être celui d'aider les pauvres et démunis. Ce que je faisais, je le faisais par pur égoïsme de voir mon nom être cité partout où j'allais dans le domaine professionnel. Parlez-en bien, parlez-en mal...mais parlez-en.

Jusqu'au jour où, lorsque mon propre mentor eut en main un contrat en or, une occasion de s'enrichir en construisant le second palais d'un noble vizir proche du nouveau Sultan, le fils du précédent qui était mort depuis peu. Ce contrat, allait tout changer pour celui qui allait l'accomplir puisque permettant d'entrer en contact d'un cercle politique restreint et donc de bénéficier d'une renommée extraordinaire. Et c'est pour cette raison que je lui arrachai le contrat, en m'occupant personnellement de saboter les premières installations du périmètre d'ouvrage, en m'assurant que plusieurs accidents de travail surviennent, et que plusieurs livraisons de matériaux furent retardées par de mauvaises commandes ou mauvais calcules dans les livres de comptes de l'architecte. Puis, las de voir les délais non respectés par le chef d'orchestre, mais surtout frustré de devoir débourser des sommes plus importantes que prévues, le vizir renvoya le vieil architecte. Ce qui me permit d'entrer en scène. Approchant le Vizir de manière totalement cavalière, mais très déterminée, je lui proposai mes œuvres, ce que j'avais prévu pour lui et en faisant miroiter l'aspect le plus important de ma réputation : Je faisais les travaux à moindre prix, pour une qualité adéquate. Cette information pesait cher dans la balance et je le savais, car l'homme politique devait déjà débourser de sa poche pour les erreurs commises par le précédent architecte, mais ce que je lui proposa fit son affaire. Il pouvait déduire du salaire faramineux offert à l'architecte de son projet, les dépenses encourues pour les suppléments occasionnés par le retard des travaux, en plus de couper de quinze pour-cent le salaire restant par soucis de réputation, de ma part. Chose qui, évidemment, il ne put refuser. Si d'abord, l'homme avait quelques doutes envers moi, lui montrer mes peintures et autres projets d'arts que j'avais réalisé depuis mon arrivée à Radjyn surent le convaincre, surtout les autres dessins que j'avais fait...outremer...lorsque j'étais soldat de la légion. Sans lui dire d'où je venais, je lui dis simplement que j'avais parcouru les quatre coins du monde afin de parfaire mon talent et ma vision d'architecte. Il eut l'impression d'être tombé sur une perle rare, d'être le premier à pouvoir s'offrir les talents d'un tel artiste pour son palais. Comme s'il avait découvert un trésor caché, en quelque sorte, et qu'il allait pouvoir jouir de la stupéfaction de ses camarades politiques lorsqu'il leur annoncerait qu'il s'est dégoté « un jeune talent prodige que personne n'avait encore considéré ».

Les travaux durèrent, mais furent tous livrés dans les temps. Si l'on prenait du retard à quelques endroits, nous renforcions le travail à d'autres endroits pour palier aux inconvénients engendrés par de malheureux hasards ou de mauvaises températures et, lorsque le tout fut enfin terminé, le résultat était spectaculaire. Tout avait été fait selon les moindres désirs du Vizir et, comme convenu, je récoltai un salaire amoindri, mais qui restait tout de même très...très généreux. Et dès le lendemain, je disparus de Radjyn comme j'y étais apparu ; comme une ombre. Je laissai derrière moi un peu plus d'une dizaine de constructions en mon nom, dont un palais somptueux...mais surtout la réputation d'un homme ; Anciano Erk'tamunay. Il était temps pour moi de retourner à Neya, et d'y commencer ma nouvelle vie. Ou devrais-je dire...reprendre ma vie là où la Légion me l'avait enlevée.

Mon retour à Neya fut donc signé en 80 de l'ère des rois. Alors âgé de 154 années, je commençai à sentir que d'aussi longs voyages commençaient à devenir pesants sur ma conscience et mon corps. Sans être vieux, je n'étais plus non plus très jeune et je pouvais sentir que j'étais arrivé à un moment crucial dans ma vie où il allait me falloir être prêt à enfin mettre en œuvre mes manigances. La vengeance était un plat qui se mangeait froid et toute ma vie passée, j'avais attendu de pouvoir revenir ici avec les outils nécessaires pour les voler tout comme ils m'avaient volé tout ce que j'avais de précieux. À partir de ce jour, j'allais devenir une épine dans le pied de ce monde et ils endureraient la douleur que je leur ferais subir au quotidien de manière sournoise et indirecte. J'allais pourrir les murs de la cité-capitale de l'intérieur jusqu'à ce que la gangrène que j'allais être ne finisse pas par atteindre les veines de la vie personnelle de l'empereur. Certes, l'Empereur avait changé depuis le temps, mais il représentait à mes yeux, toujours la même personne, le même symbole, la même cible. Comme je le fis au pays des Sultans, je commençai à rafler les petits contrats d'architectures dans la grande cité de Xyria et à investir mes gains dans l'achat de propriétés abandonnées ou vides reliant la surface aux égouts de la ville. Bientôt, j'allais pouvoir rependre mon poison dans les veines puantes de ses sous-terrains et en devenir le maître…

...puis quelque chose se passa. Alors que je me faufilais dans les égouts de la ville tel le rat que j'étais réellement et que je dessinais un plan de ses moindres canaux et intersection, j'entendis une voix s'élever. Un murmure lointain me susurra quelque chose à l'oreille, me faisant sursauter sur place. Retournant maintes et maintes fois sur moi-même, je tentai de voir d'où le son provenait, mais en vains. J'étais seul, totalement seul...et pourtant...je continuais d’entendre cette voix lointaine, qui ressemblait à un grognement creux et guttural. C'était comme si un mur épais nous séparait, mais que je pouvais tout de même entendre le râle de sa respiration saccadée. Une sensation étrange qui me donna froid dans le dos...puis un sentiment de panique incontrôlable. Alors que je tentais de remonter à la surface en utilisant l'échelle qui devait m'y ramener, l'échelle que j'y avais placée avait disparu. Sentant mon cœur se serrer sous l'anxiété, je me retournai de nouveau sur moi-même afin de regarder dans toutes les directions possibles afin de m'assurer que j'étais bel et bien seul et lorsque je revins enfin à ma position initiale, comme par enchantement...l'échelle s'y trouvait. Je ressentis alors un malaise intense au fond de moi, avant de mettre un pied et une main sur ses barreaux et enfin remonter et retourner chez moi...mais mon cauchemar était loin d'être terminé. Aussitôt ouvrais-je la porte donnant accès à mon logis, je retrouvai une chandelle sur ma table de cuisine, allumée, brillante de la lueur de sa flamme dansante et je ne pus m'empêcher de monter le ton et de crier un « Qui est là?! » qui n'eut pourtant aucune réponse. M'armant de ma canne de marche dont une lame était dissimulée en son centre, je fis le tour des chambres de la maison, sans pour autant remarquer un quelconque changement dans la position de mon mobilier ou même de mes effets personnels. Personne n'était entré ici...ou sinon il n'avait absolument rien pris ou fait autre que d'allumer cette chandelle. Enfin, lorsque je revins dans la cuisine dans le but d'inspecter autour de la table et de la source de lumière...celle-ci s'était évaporée tout comme l'échelle dans les égouts. Clignant des yeux, hochant la tête, tournant sur moi-même encore une fois pour revenir à mon champ de vision initiale, je remarquai bel et bien qu'elle n'y était plus. Enfin, quelque chose me frappa...il n'y avait jamais eu dans l'air l'odeur de la cire chaude. Il n'y avait jamais eu, sur les murs, les reflets de la lumière que dégageait cette chandelle. Il n'y avait jamais eu d'ombres autour des objets affectés par la lueur de l'item. Si elle avait été là, devant moi, c'était comme si elle n'avait jamais eu aucun autre effet sur son environnement. Je pouvais remercier mes années d'espionnage dans la légion de m'avoir doté d'un aussi bon sens de l'observation, d'ailleurs, car sans ça, je n'aurais probablement jamais compris ce qu'il se passait réellement. Une illusion...ou la simple fatigue peut-être ? Non, impossible. Je n'étais pas fatigué et encore moins fou à lier. Une explication logique devait y être reliée. Puis, cela me frappa de plein fouet; de la magie. Nous, Ordhalerons, avions toujours été sensibles à son influence, et ce, depuis la nuit des temps jusqu'à sa disparition ou du moins...selon les légendes! Était-il possible que toutes ces histoires abracadabrantes étaient en fait écrits et contes réels d'un temps oublié? Si au départ, je fus loin d'être convaincue, la répétition de ces phénomènes et l'impression un peu plus tard que je pouvais plus ou moins influencer l'apparence que la réalité prenait dans mon esprit sonna le glas de la vérité en moi. La magie était belle et bien vivante, réelle et c'est une année plus tard que je compris de quoi il en retournait.

Tombé des cieux, un dragon avait fait son apparition proche de Raiendal. Symbole ultime que la magie était belle et bien de là, et en puissance, nous tous qui furent dotés de capacités spéciales comprirent qu'une nouvelle ère était arrivée. Les temps allaient changer et nous nous trouverions au cœur de ces changements. Ce qui arriva très rapidement.

Partout, des cataclysmes de toutes sortes commencèrent à frapper les différentes nations. Tempêtes naturelles, maladies, mortalité en tout genre ou catastrophes inexpliqués. Le pouvoir incontrôlé des mages amena une dimension apocalyptique dans la vie quotidienne de plusieurs milliers d'individus qui durent endurer les conséquences d'un tel phénomène. Durant deux semaines entières, je fus moi-même confronté à mes propres dons qui se manifestèrent de manière incroyable en créant dans ma propre psyché un labyrinthe dont j'étais prisonnier. Mon propre esprit, comme lors de l'apparition de mes pouvoirs, me joua un tour que je n'étais pas prêt d'oublier et qui me mit la puce à l'oreille qu'il valait mieux pour moi que j'apprenne à le maîtriser sans quoi il pouvait bien me mener à ma propre mort, voir pire, à la folie pure et simple. Mettant en suspens mes plans, pour Xyria, je passai la prochaine année à entraîner mes capacités psychiques, à déformer la réalité autour de moi pour lui donner l'apparence que je voulais. Je me refusais à rejoindre les académies qui avaient été mises en place, je ne voyais là qu'un moyen détourné par les grandes puissances de ce monde de nous contrôler en nous étiquetant et en leur donnant la possibilité de nous retracer et nous châtier comme bon leur semble quand la jalousie de ceux ne possédant pas le don leur dictera de nous éliminer. Je passai donc à peu près une année de ce monde à parfaire mes connaissances et à maîtriser la sensibilité de mon pouvoir afin qu'il ne devienne plus un fardeau à ma propre sanité, mais bien un outil que j'allais pouvoir employer dans mes plans futurs. Qui, bientôt, allaient probablement se réaliser...


Ambitions & Desseins


Le but actuel de Anciano est d'établir une organisation criminelle dans les réseaux sous-terrains de la capitale de Neya qui aura pour but de mettre en déroute l'influence et la crédibilité de l'empereur, mais aussi d'enrichir les coffres personnels du personnage. Son but est de devenir un acteur influent dans la suite des choses dans la région où il opère tout en cultivant ses talents magiques qu'il essaie de garder secret et en devenant un expert dans son domaine. Bien entendu, comme pour n'importe qui, les ambitions et desseins d'un personnage peuvent changer au fil du rp, mais pour l'heure, c'est ce qui est au plat du jour.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Oui
Moultipass : Validé par Harden




Calim Al'Azran
◈ Missives : 2329

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 7 Jan 2019 - 18:11

Mais quelle fiche bon sang !

Écoute j’ai donc le plaisir immense de te souhaiter la bienvenue parmi nous !

Je te laisse créer ton journal de bord si tu en as besoin et faire tes demandes de rp sur le forum ou sur le discord !

Encore bienvenue ici !!