Azzura


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Auvryt'tar Illivara

Auvryt'tar Illivara
◈ Missives : 1

◈ Âge du Personnage : 475 ans
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Elëar
◈ Ethnie : Du crépuscule
◈ Origine : Ile des Mirages - Eré
◈ Localisation sur Rëa : Eré
◈ Magie : Magie Arcanique : dissipation des autres formes de magie
◈ Fiche personnage : Auvryt'tar
◈ Crédit Avatar : Zodiac by exellero

Aventurier
Auvryt'tar Illivara

◈ Ven 28 Juin 2019 - 18:53

◈ Prénom :  Auvryt'tar
◈ Nom : Ilivarrra
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 475 ans
◈ Date de naissance : 2 Ellsya d'Ordo en l'an - 384 de l’Ère de Paix
◈ Race : Ëlear
◈ Ethnie : Du crépuscule
◈ Origine : Îles des Mirages - Éré
◈ Alignement : Loyal neutre
◈ Métier : Reine de l’île des Mirages
◈ Crédit avatar : Zodiac by exellero


Magie

◈ Magie Arcanique : dissipation des autres formes de magie


Forces & faiblesses



Faiblesses


• Sa franchise et son manque de tact : sa tendance à dire les choses sans miel et sucre n'est pas toujours appréciée par ses interlocuteurs. Ils arrivent que certains s'emportent et tentent de la faire taire ...

• Sa position : la peste, les bouleversements climatiques, les disparitions des crépusculaires, ont rongés la patience des grandes familles qui étaient hostile à son couronnement.

• Sa stérilité : la souveraine l’ignore encore mais, elle est incapable de procréer. Ses trompes de Fallope étant obstruées, les ovules ne peuvent circuler. Ce qui l'empêche de concevoir un héritier.

• Son charme : Même si d’un côté, c’est une force, c’est tout autant une faiblesse. Les êtres qui se virent éconduits par leur convoitée deviennent de multiples épines dans son pied.


Forces


• Son charisme  : Auvryt'tar est née femme dans un monde où le pouvoir de commander est souvent attribué aux hommes. Cependant, elle prouve que même le beau sexe peut devenir une meneuse d’homme révérée comme crainte par-delà le monde.  

• Sa maitrise de soi : il est bien rare celui ou celle qui peut prétendre l'avoir vue perdre ses moyens. Même devant un être des plus abjects ou insultant, la souveraine crépusculaire demeure impassible.

• Sa confiance en elle : rien ne peut briser son assurance, une assurance qu’elle a forgé par des siècles d’existence.  

• Son aura : elle dégage un charme presque ensorcelant sur les hommes et les femmes. Subjugués, ils ont tendance à se soumettre à ses quatre volontés. Si d'un côté cette subordination l'arrange, de l'autre, elle s'est montrée maint fois à double tranchant.



Physique

La grâce s'est penchée sur le berceau de la reine. Auvryt'tar est une femme à la magnificence ineffable. Elle possède l'allure et le panache d'une lionne, tant par sa beauté toute seigneuriale que par sa façon de se mouvoir. Telle ces somptueuses créaturelles, qu'on ne regarde que de loin, elle séduit les êtres, éveille les passions et attise les convoitises.

Ses prunelles, d'ambre liquide, ressemblent à deux pierres précieuses. Des bijoux dont la froideur est égale aux glaces éternelles. Jamais une étincelle de malice ne semble y briller comme si l'espièglerie n'existe point dans le cœur de la puissante. Sa bouche, aux lèvres dessinées d'un trait de plume, esquisse parfois un sourire, se voulant condescendant. Mais, est-il sincère ou est-ce un de façade ? Là est la question. Son nez, à la courbe parfaite, s'accorde avec le reste de son visage. Des volutes flavescentes cerclent ses yeux puis, finissent par mourir sur le haut de son crâne. Chacune de ses oreilles est ornée de trois anneaux d'or. Sa crinière immaculée, onduleuse, encadre son faciès, ruisselle sur ses bras et sa colonne. Afin de garder ce volume, la monarque les tresse le soir.  

La silhouette de la souveraine est à l'image même de son visage : divin. Grande et élancée, la reine domine l'espace. Si sa taille et son charisme naturel forcent le respect, ses formes et surtout, sa sensualité font succomber bien des êtres. A l'instar des femmes nubiennes, Auvryt'tar possède des courbes voluptueuses : une poitrine ferme, des hanches larges et des fesses plantureuses.

La reine aime s'habiller de robes en tissus coûteux, de velours, de taffetas ou de soie. Contrairement aux valduris, ses atours ne font que suggérer sa féminité, laissant place ainsi, à l'imagination.



Caractère

Auvryt'tar fait partie de ces figures qui imposent le respect par sa simple prestance. Destinée à être reine par sa mère, éduquée comme telle, la souveraine a acquis une confiance en elle immuable. Son assurance couplée à sa maîtrise de soi, lui permettent de rester toujours digne, qu'importent les circonstances et les aléas.

Implacable, elle se moque que quiconque soit froissé par sa verve tranchante. Si on lui demande pourquoi elle n'enrobe pas sa franchise de miel et de sucre, elle répondra instantanément qu'elle n'est pas là pour plaire mais pour gouverner un royaume et cela ne l'oblige pas à perdre son temps en palabres inutiles.

Ferme dans sa gouvernance, la puissante administre l'île des mirages avec une main de fer dans un gant de velours. Elle ne pardonne pas à ceux ayant commis les actes les plus inavouables et offre peu de clémence à ceux ayant fauté : la loi est la loi.

Autant elle se montre autoritaire avec ses sujets, autant elle peut se montrer caressante. Elle sait qu'en agissant comme tel, elle parvient à mieux arracher leur affection et leur allégeance.  

Contrairement à beaucoup de ses vassaux, elle n'est pas sujette à la vénalité. Même si elle apprécie les belles choses, comme beaucoup, elle ne succombe ni à l'envie ni à la corruption.  

Sybarite, la monarque est de ces créaturelles aimant les plaisirs les plus délectables. A ses yeux, un mets délicat possède la même saveur que deux corps entrelacés, sous les drapés : l'un comme l'autre éveille les sens et apporte la félicité.

Si de rares élus, homme comme femme, ont déjà eu l'honneur de rejoindre sa couche, aucun d'entre eux n'a pu l'assujettir. La reine domine et ne se soumet jamais. Elle n'est pas de celles qu'on peut conquérir. Bien des vaniteux, se trouvèrent le bec dans l'eau après avoir tenté de s'accaparer jusqu'à son âme.


Inventaire


• De nombreuses montures ainsi qu’un carrosse ébène aux liserés d’or marqués du sceau de la rose.

• Une camériste se nommant Ssambra. La crépusculaire, fidèle à l’Illivara, la suit depuis déjà un siècle.

• Une multitude de domestiques prête à obéir à ses ordres.

• La demeure des Illivaras. Ses parents n’ayant jamais été retrouvés, elle lui revient de plein droit.

• Un arc long nommé Ithildryn.

• Des robes coûteuses et d’autres plus ostentatoires.


Histoire

Auvryt'tar, qui n'est encore qu'une enfant, récite à sa mère, l'arbre généalogique des membres importants des grandes familles. Face à la justesse des mots, les pupilles de sa génitrice brillent de fierté.

— A quoi me servira de connaître leurs noms ?

Auvryt'tar est à la fois intriguée et épuisée par son éducation stricte, ne lui permettant guère de profiter des joies de l'enfance. Dès qu'elle termine une matière, une autre s'ajoute, en continu.

— Cela te servira un jour. Il vaut mieux connaître tes alliés et encore plus tes ennemis.

Voyant qu'elle a perdu sa fille, par ses paroles nébuleuses, Felyndiira poursuit.

— Tu finiras par comprendre un jour, lorsque tu seras plus grande. Jusqu'ici tâche de bien mémoriser tout l'enseignement que tu reçois, car un grand destin t'attend, ma fille : Un jour tu seras reine.  

La jeune Auvryt'tar, âgée de seulement neuf ans, n'a pas encore la compréhension nécessaire pour saisir l'ampleur de ces mots ni, l'incidence que ça aurait sur la famille Ilivarrra si le monarque l'apprenait. Pour elle, ils n’ont qu'un sens, sens qu'elle exprime avec tout le naturel qu'un enfant de son âge possède.

— Je vais épouser le roi ?

Un grand éclat de rire fait vibrer la cage thoracique de la matriarche. Au bout de longues secondes de moquerie, les notes rieuses finissent par se calmer. Sourire mi-figue, mi-raisin affiché sur son visage, sa mère appose l'une de ses paumes sur son dos, et l'autre derrière sa tête. Dans un geste protecteur, elle colle le visage d'Auvryt'tar sur son giron.

— Non, trésor. S'il advenait que le monarque actuel, me demandât ta main, je la refuserai. Il ne te considérerait jamais supérieure à lui. De surcroît cette place, non encore vacante, sied plus à une femme. Seule l'une d'elle peut comprendre toutes les subtilités que requiert ce rôle.

Felyndiira arrête son étreinte, presque possessive et la relâche. Son regard se pose sur la fillette, sa fierté et ses attentes futures. Ses carpes, languides, caressent sa joue.

— Il se fait tard. Va te coucher.

Avant qu'elle n'obéisse, sa mère poursuit.

— Et tâche de ne rien dire sur mes intentions de te faire reine. Cela sera notre petit secret.

Auvryt'tar, troublée observe sa mère.

— Je dois aussi le cacher à père ?

Les yeux de Felyndriira se plisse alors qu'un nouveau sourire relève les coins de sa bouche.

— Trésor, ton ambassadeur de père connaît mes intentions et me soutient dans mes choix. Si tu veux savoir, il n'est pas contre te placer sur le trône. Comme moi, il souhaite que tu aies le meilleur des avenirs même si ça exige certains sacrifices...

Elle dépose un tendre baiser sur son front.

— Il est temps de rejoindre le monde des songes.

•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Un sourire s’ourle sur son visage alors que ses orbes mordorés observent la silhouette allongée sur son lit. Si magnifique… Si délectable. Cela la tenterait presque de rejoindre à nouveau, cette délicieuse créaturelle mais, elle, est déjà rassasiée de chair. Elle se sert donc à boire tandis que son amante d’un soir, ouvre ses paupières.

Voyant la place vide, elle s’assombrit. Elle souhaite encore s’entremêler sous les draps avec Auvryt’tar. Languide Dilthrae se lève, enlace celle qui se destine à être la prochaine souveraine.

— Non... Ce n’est pas la peine d’espérer plus.

Sa soupirante enlève immédiatement ses bras et fixe la bouteille sur la table.

— Comment peux-tu boire la boisson de ces… Valduris ?

Le mot dans sa bouche est comme une insulte.

— Tu ne sais pas profiter des bonnes choses, Dilthrae. C’est même une erreur de ta part.

Auvryt’tar, sybarite, porte le bord de la coupe de cristal, gravée à motif d’oiseau lyre, à ses lèvres, teintées de lilas. Avant de se désaltérer, elle s’enivre du parfum sucré de l’onde carminée.

— Tu peux partir… Et nul besoin de me jeter un regard de chien battu, comme tu sais si bien faire.

Souffle-t-elle avant d’avaler une gorgée. Elle ferme les voiles de peau de ses yeux pour profiter des saveurs. Dans son dos, elle entend la porte claquer mais, ne s'en formalise pas. Bien avant que leurs corps ne fassent qu'un, elle connaissait ses intentions de l'avoir en amante, pour toujours.

Quelques minutes après, l'huis s'ouvre à nouveau.

— Auvryt'tar, ma chère fille, ta maîtresse est partie en colère.

Les pupilles ocres de la génitrice s'apposent sur son unique enfant.

— Tu sais autant que moi qu'il ne s'agit que d'un pion sur mon échiquier géant.

Un sourire satisfait relève les coins de la bouche de Felyndiira. Elle s’en doutait. Car Dilthrae appartient à l’une des grandes familles, sa descendante a cherché, par tous les moyens à la faire manger dans sa main.

— Trésor, je suis ravie de voir que tu n'as pas abandonné ce pourquoi je t'ai éduqué.

Un rire, chaud comme l'été, résonne. Lorsque l'éclat cesse, Auvryt'tar pose la coupe sur le guéridon.

— Je serai Reine. Tôt ou tard. Et rien ni personne ne pourra arrêter mon ascension.

La détermination dont fait preuve son unique enfant, provoque la fierté de Felyndiira. Elle sait, par Matra que sa fille deviendra la souveraine d’Eré. Elle en est pleinement certaine.

— Garde toujours cette résolution, trésor. Tu es née pour gouverner.

Sur ces derniers mots, ronronnant, elle part, laissant sa progéniture seule.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Sous le regard du soleil déclinant, niché dans son trône d’isatis, Auvryt’tar s’occupe de ses roseraies, de ces belles dames qu’elle chérie. Focalisée sur les fleurs, elle ôte de la souche les gourmands. Alors qu’elle retire un énième drageon, elle entend des pas, puis sent une présence dans son dos.

— Vous risquez de vous blesser, ma chère… Pourquoi ne pas laisser ce travail aux serviteurs ?  

Suite aux paroles, une main vient habilement ceindre son poignet. Voyant l’emblème royal, celle qui se destine à être la prochaine souveraine, claque de la langue.

— Que peut bien me vouloir, sa majesté ?

Face à la réplique cinglante, le roi part d’un rire, suave, comme le miel.

— Vous êtes toujours aussi froide à mon encontre. Pourtant, je ne cherche qu'à vous plaire

Ses phalanges caressent leur prise. Son visage s’approche de la nuque de la descendante des Illivaras.

— Vous sentez  agréablement bon, ma chère…  

Tout en parlant, sa majesté cueille une rose écarlate et la met dans la chevelure opalescente.

—  Je me languis de vous avoir comme épouse.

Il lâche le poignet. Auvryt’tar, libre à nouveau, fait volte-face. Ses abîmes flavescents fusillent le couronné et son audace. Sa main la démange. Mais, pour son impertinence, elle ne le frappera pas. Les mots font davantage mal que les coups.

— Je vous donnerai tout si vous m’acceptez enfin.  

Cette fois-ci, c’est à Auvryt’tar, de laisser échapper des sonorités moqueuses. Un rire qui en dit long sur sa pensée. Arborant un sourire amusé sur ses lèvres, elle attrape la fleur dans sa chevelure de soie et la jette au sol.

—  Vous avez déjà milles et une rose qui se plient à vos desideratas et souhaitent avoir vos faveurs… Pourtant, vous escomptiez obtenir celle qui n’éprouve pour vous que néant.    

Silence et elle reprend aussitôt.

—  Vous avez beau posséder une beauté toute singulière, jamais je ne vous cèderai.

De l’index, elle enjoint le roi à partir. Et pour donner plus de poids à son acte, elle souffle.

—  Je ne vous retiens pas, cher parent….

Outré d’avoir été rejeté, de cette manière, et d’être ainsi chassé par sa convoitée, le roi claque des talons, le désir de se venger dans ses tripes.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



A l'aube naissant, des gardes frappent à la porte des Illivaras. Un membre de la domesticité ouvre l'huis, invitant ainsi à entrer, les envoyés de sa majesté. La matriarche, alertée par le bruit, vient à leur rencontre.

—  Quelle est donc la raison de votre venue ?

Le plus haut gradé de la soldatesque observe Felyndiira.

—  Vous devez comparaître devant la Cour du Roi… Pour haute trahison. Nous sommes tenus de vous escorter…

La matriarche comprend le non-dit. Si elle refuse de les suivre, ils emploieront la force. Elle ne leur donnera pas cette opportunité.

— Soit...

C’est sur cette entrefaite, qu’Auvryt’tar, prévenue par sa camériste arrive. Celle qui a l’ambition de devenir reine, toise les chiens de Talphrin, mais ne prononce pas une syllabe. Sa mère lui a fait comprendre de garder le silence. Alors que les bras armés du monarque corrompu mènent sa génitrice au palais du roi, elle se rend chez LiNeervrae.

— Ma tendre et chère Auvryt’tar. Que me vaut le Plaisir de ta visite ?  

Auvryt’tar attend qu’elle soit seule tout les deux pour souffler.

— Notre cher « ami commun » emploie à nouveau ses limiers pour provoquer terreur et domination.

— Oh, il s’en serait donc pris à ta famille ? Pourquoi ? Tu l’aurais donc éconduit ?


Un sourire mi-figue, mi-raisin soulève les coins de la bouche de sa vis-à-vis car elle connaît déjà la réponse. Elle enchaîne ensuite.

—  Ne t’inquiète pas ma chère. Si jusqu’ici, Talphrin est parvenu à ses desseins, en s’en prenant à la lignée Illivara, il parachève sa chute.

— Qui viendra bientôt….


Achève Auvryt’tar, déterminée.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



L’heure suivante, Auvryt’tar prend place dans l’assemblée auprès de plusieurs éminences des hautes maisons. Dans le silence le plus complet, ses parents, poignets et chevilles, enchaînés et sous bonne escorte, sont menés aux barreaux.

—  De quelle faute nous sommes-nous rendus coupable, majesté ?

Demande son paternel, gardant au fond de ses tripes, sa colère d’avoir été destitué de son rôle d’ambassadeur.

— De complot contre la couronne. Et d’avoir honteusement forcé votre unique fille à participer à vos duplicités.

Exprime fort le souverain, désireux de poser un coup d’éclat.

— Nous avons toujours été une famille respectable et fidèle à votre gouvernance.

Déclame Lltyrean, désireux de mettre fin à cette mise en scène.

— Mensonge. Nous avons des preuves de votre félonie. Faites venir les témoins.

Les preuves et contre preuves, ne cessent de s’entrecroiser et s’annuler. Chaque fois qu’une ou un énonce la duplicité des accusés, d’autres certifie leur innocence. Et c’est ainsi que s’éternise le procès. Depuis deux jours, les témoignages s’enchaînent, au détriment de la vérité : les partisans des Illivaras, des hauts placés dans la société et des espions de sa majesté, mentent honteusement.

Les jurés, ignorant la mauvaise foi de certain, attendent que le dernier témoin ne s’avance jusqu’à la barre. Le couronné, agacé de voir que sa mise en scène, qu’il a soigneusement orchestré, est un échec, pose ses pupilles se posent sur la dernière témointe. Du doigt, il fait signe au juré de parler.

— Erakasyne, attestez-vous sur l’honneur de dire rien que la vérité.

— Oui..

— Que pouvez-vous me dire sur les Illivaras ?


Un sourire illumine le visage de la crépusculaire.

— Ce sont des êtres ineffables qui ont toujours porté la couronne dans leur cœur. Je ne les ai jamais vraiment vu comploter contre le roi. Tous ceux qui ont pu avoir des propos calomnieux contre cette famille sont des cœurs rongés par la jalousie.

— Bien… Nous allons donc énoncer notre jugement.


Après un instant qui semblait interminable, le verdict tombe.

— Au vue du manque flagrant de preuves contre les suscités Illivaras, la peine de mort ne peut être appliquée. Néanmoins, nous sommes d’accord pour prononcer en sentence, l’exil.

Noble et roide, Felyndiira ne montre pas l’agacement qui se niche dans ses entrailles. Elle ne donnera pas à Talphrin l'insigne honneur de la voir se décomposer. Le regard posé sur sa majesté, elle ne dit pas un mot. Elle est là debout, inébranlable, à le défigurer en pensée. A lui arracher son sourire et ses yeux, de ses ongles.

Ni son géniteur, ni sa génitrice ne cherchèrent à se défendre davantage. Dans les minutes qui suivent le procès truqué, des soldats escortèrent la matriarche et son époux, à l'extérieur. Ils les menèrent vers un bateau marchand, ayant pour escale l'Ordanie.

Alors que c’est la dernière fois qu'Auvryt'tar ne voit sa parentèle proche, le roi vient à sa rencontre. Sourire sur sa face, il lui baise la main.

— J'espère ma chère, que vous regretteriez toute votre vie, de m'avoir éconduit. Si vous aviez accepté ma proposition, vos parents n'auraient pas à subir la disgrâce puis, l'exil.  

Il vient de souffler bas, afin que personne d'autre qu'elle ne l'entende. Puis, il part, laissant seule la descendante des Illivaras.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•




Un carrosse ébène aux liserais d’or et son escorte, s’arrêtent devant la demeure des Helviiryns. Alors que les chevaux hennissant sont réduits au silence, le laquais ouvre la porte à sa maîtresse. Celle-ci descend, élégamment. A peine ses pieds à terre, ses yeux d’or s’apposent sur la riche résidence qui lui fait face. De la musique sort des nombreuses ouvertures. La fête a déjà commencé.

Roide et noble, Auvryt’tar, accompagnée par sa camériste, traverse la cour sous le regard des conviés, déjà présents. Des chuchotements retentissent, au fur et à mesure de son avancée. Des avis mitigés sur sa personne et d’innombrables ragots. Celle qui se voue à être reine ne se sent pas touchée par toutes ces médisances.

Tout d’un coup, les cancans cessent : La maîtresse des lieux est là. A la surprise de tous, elle étreint sa vis-à-vis. Après de longues secondes, à enserrer Auvryt’tar, dans une étreinte toute sincère, elle la relâche.

— Ma chère, c’est un plaisir de vous compter parmi mes invités.

Susurre-t-elle, un sourire ravi relevant les coins de sa bouche. Tout de suite après, sa main droite s’appose sur l’épaule d’un Elëar mâle, dont l'élégance et le charme, attirent le regard d'Auvryt'tar.

— Je vous présente Nhaundar. Nhaundar Lendgaeron. Sa ruse et ses conseils vous seront fort utile pour vos plans futurs.

La complotiste dévisage le susnommé Nhaundar comme un chat le ferait avec une souris ou un plat appétissant.

— Je suppose que ma chère Némeïnn vous a mis dans la confidence.

Son sourire se fait, tendre, presque languide. Sa voix quant à elle, est un millier de caresses.

— Ce sera un plaisir de faire affaire avec vous, mon cher.

Elle l'observe, lui et son sourire, qui a dû faire fondre bien des créaturelles.

— En effet. C’est avec un plaisir inavouable, Dame Auvryt’tar, que je fais enfin votre connaissance. Puissent nos affaires s’accomplir sous des auspices favorables et égales à votre beauté.

Une autre femme qu’elle se serait pâmée devant la verve de Nhaundar. Elle, se contente de lui lancer un regard qui en dit long et pas assez.

— Si vous êtes aussi doué que vous êtes habile dans les mots, nous parviendrons facilement à nos desseins.

Némeïnn frappe dans ses mains afin d’attirer l’attention sur elle.

— Maintenant que vous aviez fait connaissance, nous pourrons rejoindre les festivités.  

Un divertissement qui lui permettra d’avancer ses pions et d’en avoir d’autres.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



L’année 70 commence sous de meilleurs auspices. Dans l’ombre de la couronne, au plus profond des sous-sols de la bibliothèque de Nhaundar, se tient la majorité des membres des grandes familles crépusculaires.

Alors que bons nombres des mécontents argumentent sur les griefs qu’ils ont contre le roi, Auvryt’tar observe plus qu’elle ne parle. Sourire satisfait barrant son visage, elle calcule ses chances d’arriver à ses desseins. Pour l’instant, les trois quarts des présents soutiennent Némeïnn. Quant à celle-ci, son souhait est tout autre, elle désire que ça soit la descendante des Illivaras qui prennent place sur l’assisse royale. Elle sent que cette dernière à la carrure pour tenir ce rôle parfois ingrat.

— Nous sommes tous d’accord pour défaire Talphrin ?  
Fit donc Aleanmtor. Lueltuan, une elëar dans la dernière tranche de sa vie se lève. Tous tendent l’oreille à ce que veut dire la vénérable.

— Effectivement. Autant j’étais fidèle à la royauté de son père, Hlaviir, autant je ne peux dédouaner les actes moribonds de son fils. Il augmente les impôts. Il dilapide les caisses de l'état en femmes. Il souhaite recommencer la guerre avec nos confrères de l’aube et villilears. Nous sommes tous condamnés si rien n’est entrepris.

Auvryt’tar, Némëinn, et une grande part des complotistes présents, hochent gravement la tête.

— Qui montera donc sur le trône ?  

Rétorque, Tlintorel, un des rares mâles à participer au coup d'état.  

Lueltuan, pose ses agates sur les conspirationnistes.

— Mon choix se porte sur Némëinn.  

Tandis que tous ou presque, acquiescent cette option, la susnommée se lève à son tour.

— J'ai le regret de vous annoncer que je n'ai pas la prétention de gouverner. Ce rôle ira à merveille à Auvryt'tar.

A peine ses mots envolés, la pluralité hue la proposition de Némëinn. La majorité des complotistes ne la pense pas capable de diriger le royaume. Auvryt’tar, sachant d’avance que viendrait cette réaction, se tient, roide et digne, malgré les conspuassions. Elle sait qu’elle n’est pas seule. Elle peut compter sur sa chère Némëinn et Nhaundar. En parlant du capitaine, il ne semble pas ravi de la tournure des événements. Il finit par se lever.

— Mes Dames, allons. Calmez vos ardentes réprimandes, vous enlaidissez vos doux visages et cela me peine. Dame Némëinn soulève un point important. Il est plus prudent d'écouter sa requête, car après tout, elle a su écouter les vôtres jusqu'à ce jour et c'est grâce à elle, si nous sommes aujourd'hui autour de cette table, tous unis pour sauver notre royaume que nous chérissons et pour lequel nous sommes prêts à défier l'autorité et prendre les armes. Si Dame Némëinn soutient qu'elle ne se sent pas de taille pour diriger un royaume, alors j'entends son souhait et je porte à Dame Auvryt'tar mon vote. Dame Némëinn, après tous ces efforts, nos efforts, ne prendrait pas le risque de nous soumettre une candidate fragile. Regardez là. Que voyez-vous ? Moi, Nhaundar, je vois une Reine puissante et juste à en devenir. Je suis prêt à ployer le genou devant elle et à parer de mon corps toutes les attaques qui lui seront faites pour protéger notre royaume, notre culture et notre peuple.


Le regard de l’Illivara se charge d’une lueur de satisfaction pure. Elle savait qu’elle pouvait compter sur lui. Elle ronronnerait presque en voyant les conspueurs l’observer attentivement et commencer à réfléchir aux propos de Nhaundar. Si certains sont encore mitigés, par méconnaissance d’Auvryt’tar, Lueltuan, qui s’était rassise pose sa main sur la table. Ses profondes mires scrutent jusqu’à l’âme de la crépusculaire.

— De plus près, tu sembles faite de l’étoffe des plus grandes reines. Je comprends donc mieux leur acharnement à te défendre. Soit, je m’incline et t’offre mon vote.  

Auvryt’tar, courbe un instant son visage, pour remercier la grande ancienne. Puis, ses billes mordorées viennent s’ancrer dans les lagons voisins.

— Je ne commettrai pas les erreurs du souverain actuel.  J’offrirai à notre peuple gloire et pérennité.

Cette fois-ci, Auvryt’tar ne reçoit pas de huée. Les sceptiques ont fini par se ranger de son côté. Il voit enfin en elle, une future reine.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Le 3 Verne de Siralon de l’année 70 reste gravé dans les mémoires. Les complotistes, comme une tempête qui balaie tout, foncent droit vers la demeure royale, dans le dessein de renverser ce gouvernement corrompu. Rien ni personne ne cherche à retenir cette vague déferlante, menaçant la quiétude de la monarchie actuelle. Les rares gardes présents ce jour-là, appartenant soit aux mécontentés soit aux stipendiés, laissent entrer les conspirationnistes. Dans un grand fracas, les ministres et la tête couronné sont réveillés et tirés de force de leur lit.  

Alors que certains tentent de se débattre, contre la poigne de leur tortionnaire, d’autres, abdiquent, comprenant que c’est vain de lutter contre ce vent nouveau. Dans un profond silence, le souverain et ses fidèles, sont tous rassemblés dans la grande salle, vêtit à la hâte ou complètement nus.

Si jusqu’ici Talphrin a retenu sa rage, en voyant Auvryt’tar, les mécontentés et surtout Lueltuan, elle explose.

— Comment osez-vous, faire ça à votre roi ?  Quelle folie vous prends tous ? Et vous, ma chère Lueltuan, jamais je n’aurai cru qu’après être fidèle à mon père, vous vous serez retourné contre moi !

Épuisé et las de son discours, Aleanmtor, pose une dague sur la gorge du puissant. Grisé par les « A mort ! », Les premières gouttes de sang coulent. A ce moment-là, la monarque en devenir lève à demi sa main.

— Non… Autant ses actes méritent la sentence capitale, autant notre sang est sacré. Ne réduisons pas notre nombre par des actes primitifs.

Les yeux remplis de colère, le roi crache au sol, nonobstant la menace qui pèse sur sa vie.

— Lâche !

Auvryt’tar s’approche, sourire aux abords de sa bouche. Sa main vient caresser la joue de Talphrin.

— Au contraire mon cher roi et cousin. Mais, la mort semble bien trop douce pour vos atrocités.  

Elle recule et revient se placer au centre des complotistes.

— Je le condamne à l’exil, et ses ministres, à l’emprisonnement.  

Si la pluralité est pour la sentence, Aleanmtor, ne l’est point. La pointe de son arme, toujours sur la gorge du roi, il fulmine.

— Comment peut-on le laisser en vie, ? Il a souillé ma sœur !  

Auvryt'tar ne dit mot malgré qu'il aille à l'encontre de son ordre. Même si elle comprend son ire, elle a perdu tout sourire.

— Aleanmtor. Range ta lame. Obéis à ta Reine. Comptes-tu souiller l'autorité de celle-ci comme cet imposteur à souiller ta sœur ? Il en va de ton honneur Aleanmtor.

Clame Nhaundar, à sa droite, un pied devant, sa main près de la garde de son épée, prêt à partir l'affronter.

— Alors que ce chien souffre autant que ma puînée souffre.

L'Illivara soutient les mires de son inféodé.

— Il pâtira autant que ta cadette par le sort réservé. Coupé de ses vassaux, sans vivres, abandonné dans une barque de pêcheur, au cœur de l'océan d'Artraaral, il devra lutter contre la douce démence. Qu'il survive ou meurt, seul Matra le décidera.

Cette fois, la lame vengeresse, souillée de sang, tombe au sol.

— Bien, tu as pris la meilleure décision.

Auvryt’tar claque des doigts.

— Qu’on emmène le roi à sa nouvelle destination et qu’on enferme les ministres.

A peine ses ordres soufflés, à peine ils sont obéis. Lorsque les corrompus quittèrent de force le palais, la puissante en devenir se tourna vers Nhaundar.

— Vous pouvez aller voir Némëinn, mon cher Nhaundar. Le couronnement ne surviendra pas avant plusieurs heures. Vous avez donc tout temps d'en profiter.

Fit-elle, sourire complice sur le visage. Elle l'observe ensuite partir. Comme le couronnement n'arrivera que plus tardivement, les complotistes retournent chez eux.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Auvryt'tar vient à peine de rentrer qu'elle reçoit la visite de Dilthrae. La venue de son ancienne amante lui arrache un soupir.

— Que me vaut ta venue ?

Sa soupirante blêmit devant tant de froideur.

— Peut-on discuter en privé ?

La question ne l'enchante guère. Cependant, elle abdique.

— Soit.

Elle va dans un petit boudoir privé. Elle montre de l'index le canapé. Dilthrae s'installe donc, sans se faire prier. Auvryt'tar ne cherche pas à lui offrir à boire. Ses mires mordorées coulent sur la crépusculaire.

— J'attends...

Sa vis-à-vis, tremble comme une feuille bousculée par le vent, avant d'offrir un regard fou.

— J'ai fait le nécessaire, pour que tu puisses être la seule reine. Maintenant, sois mienne.

Auvryt'tar hausse un sourcil.

— Plaît-il ?

Dilthrae se lève. Elle enlace l'Illivara. Sa bouche dépose un baiser sur le coin de son cou.

— J'ai tué Némëinn.

Ses mains cherchent à se rendre sous les pans de tissu. Auvryt'tar la rage au ventre, attrape le vase le plus proche. Elle porte un grand coup sur la tête de celle qui ose commettre un tel affront. Avant de tomber, la soupirante arrache le collier d'Auvryt'tar qui se répand sur le sol.

— Je ne te protégerai pas de sa fureur...

La future reine, prend un parchemin et inscrit sur le vélin vierge.

Veuillez venir expressément au sein de ma demeure et vous trouverez celle qui a commis l'acte infâme.

Elle n'a pas besoin d'en rajouter plus. Elle sait qu'il comprendra parfaitement de quoi elle parle. Elle l'enroule et le scelle par son cachet. Roide, elle quitte la pièce et sommet un messager.

— Donnez ce parchemin à Nhaundar Lendgaeron.

Il ne lui reste plus qu'à attendre qu'il vienne. Entre temps, elle donne congé à sa domesticité. Puis, digne malgré sa rage et le dégoût qu’a engendré en son sein Dilthrae, elle patiente dans le hall d’entrée. Lorsqu’il arrive, ses mires sont deux puits féroces.

— Suivez-moi, mon cher.  

Elle avance dans sa demeure, jusqu’au boudoir où repose, sur les débris de vase et les perles, sa soupirante, du sang coagulé sur ses tempes. Elle respire encore. Si le crépusculaire à compris ce qui s’est passé, pas un mot ne franchit la porte de ses lèvres. Silencieux, il observe la pièce, ses émotions gardés derrière un masque. Presque immédiatement, il enroule l’assommée dans un tapis et s’en va, sur son épaule la criminelle.

Auvryt'tar n'a pas cherché à communiquer avec lui. L'heure n'était pas au jeu de la Cour mais à se débarrasser des preuves accablantes. Soustraite de la tapisserie souillée de cruor et Dilthrae, elle se réfugie dans sa chambre. Elle se dévêt de sa toilette. Sa main attrape une robe somptueuse, d'or et de perles de diamants dont la coupe longiligne souligne son corps, s'arrête à ses chevilles et se déverse sur le sol.

— Il est bientôt venu le temps de mon règne.


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Le sacre commence enfin. La grande prêtresse de Matra, toute habillé de ténèbres liquides, fait face à Auvryt’tar.

— Consentez-vous à aimer votre peuple ? A le chérir autant que Matra nous affectionne ?

L’illivara s’incline face à la vierge crépusculaire.

— Je consens à chérir chacun de mes inféodés, à les protéger, à les gouverner de la plus juste des manières.

La figure religieuse dépose sur la tête de la reine, la couronne. Pour terminer, le sceau royal ceint bientôt son auriculaire gauche.

— Vous êtes dorénavant notre nouvelle souveraine.  

Alors que la pluralité clame « vive la Reine », la grande prêtresse repart, accompagné de ses suivantes.

Dans les minutes qui suivent, Auvryt’tar triomphante, s’installe sur l’assisse royale. Roide et fière, elle considère les complotistes présents, le visage sérieux.

— Car vous fûtes le vent nouveau qui souffla sur notre royaume, vous serez récompensés à la valeur de vos actions passés.  

Suite à ces mots, la majeure partie des conspirateurs eurent le privilège de faire partie du gouvernement. D’autres furent récompensés par des titres et la reconnaissance de leur maison.

— Bien… Maintenant que c’est chose faite, passons à ma première directive… Diminuer la charge financière qui pèse sur l’épaule du peuple.

Lueltuan, nommé ministre, soutient les abîmes flavescents de la monarque.

— Vos paroles sont justes, excellence. Notre peuple a trop souffert des taxes imposées par Talphrin. Il est temps que les choses rentrent dans l’ordre.  

Les échanges durent encore une heure. Puis, la souveraine met fin aux discussions. Bientôt les festivités vont commencer et elle n’a toujours pas recroisé Nhaundar. Guidé par une servante, elle prend ses quartiers dans un boudoir privé. Seule, elle inscrit sur un parchemin.

Venez expressément au palais avant que se déroulent les festivités.

Elle n’en met pas plus. Elle le scelle avec le sceau royal. Bien vite, un messager l’apporte à sir Nhaundar. Pendant ce temps-là, l’Illivara pose sur le guéridon une bouteille d’hypocras et des coupes de cristal.  

Moins de deux heures après le départ du messager, on frappe à la porte du boudoir.

— Entrez…  

Le Lendgaeron franchit l’huis. Auvryt’tar louvoie son regard sur la personne de Nhaundar avant de fixer son attention sur son visage.

— De l’hypocras ?  

Elle lui tend la coupe.

— Que ma Reine soit louée. Si vous n'avez rien de plus fort, je prends. Un calice d'Absinthe n'aurait pas été de refus.

Il s’en empare. Elle attrape la sienne et trinque.

— A notre réussite.

Auvryt’tar porte sa coupe à ses lèvres. Elle boit une gorgée avant de poser le verre sur le guéridon de bois noir.

— Car vous êtes un atout de taille, Nhaundar vous serez dès à présent mon conseiller personnel.  Vous disposerez d’appartements près des miens. D’autre part…

Elle se tait, le temps qu’il digère l’information.

— Je tiens à vous remettre le titre de Grand Stratège…

Ses mires mordorées observent son vis-à-vis comme un fauve regarde sa proie. Il s’étouffe. Lorsqu’il reprend contenance, il montre dans ses orbes azurites, l’infinie gratitude qu’il ressent.  Puis, afin de reformuler son vœu d’allégeance, s’agenouille poing sur le cœur.

— Relevez-vous, Nhaundar.  Vous pouvez dorénavant rejoindre les festivités.  


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Alors que les puissants finissent de s’exprimer sur le traité d’alliance Elëars de Seregon/Inoës, Nhaundar tourne son visage vers la souveraine crépusculaire. Curieuse de savoir ce qu’il exprimerait, Auvryt’tar, l’invite à parler. Ce qu’il fait.

Un frisson de satisfaction pur la traverse à ses mots. Sourire condescendant à ses lèvres, elle se plaît à susurrer.

— Nhaundar, vil espiègle.  Je vais donc offrir votre précieuse bibliothèque à nos inféodés.  

Les yeux des grands de ce monde les observent tour à tour. Nullement gênée par ces œillades critiques, l’Illivara lève sa coupe.

— A la pérennité de nos peuples respectifs.  


•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Assise sur le trône, la souveraine écoute ses ministres. Elle louvoie son regard, sur l’un et sur l’autre pendant que ses mots sont retenus derrière la porte de sa bouche. Plus ils l’informent des derniers événements, plus ses orbes mordorés s’intensifient. Alors que ses mains se crispent sur les accoudoirs, ses lèvres prennent une moue agacée.

— Bien…   Nous devrions faire preuve de prudence. Jusqu’à ce que le mystère soit résolu, un couvre-feu sera instauré.  

Elle déprécie particulièrement ces désastres qui se passent durant son règne. Si rien n’est fait, pour les contrecarrer, sa gouvernance se verra écourtée.

— Quant aux disparitions, des enquêtes seront menées pour retrouver au moins les corps.



•⠁⠁ • • • • • • • • •⠁⠁•



Et elle sut enfin ce que c’était : la magie… Ou plus les frasques de la magie. Celle-ci a réveillé des choses innommables.  Des êtres contre nature…. Afin de préserver son peuple, la tête couronnée, donne pour ordre l’interdiction formelle de pénétrer les bois tant qu’aucune solution n’est trouvée.

Ne sachant que faire contre ces menaces, elle envoya un émissaire à la cité mythique, afin de recevoir de l’aide.




Ambitions & Desseins


Auvryt'tar cherche à savoir ce qui se trame dans son royaume et qui menace sa nation depuis que l'éther est apparu. Elle rejette l'idée que son peuple ne soit décimé à cause d'une quelconque menace.


Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Vi
Moultipass : Validé par Harden