Azzura


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Vithangvreën UmGuzdrek

Vithangvreën UmGuzdrek
◈ Missives : 12

◈ Âge du Personnage : 73 ans (Lunae Ranh 17 de l’ère des Rois)
◈ Alignement : Neutre Strict
◈ Race : Nain
◈ Ethnie : Nain !
◈ Origine : Satvar : Lorh
◈ Localisation sur Rëa : Ordanie : Kaerdum
◈ Magie : Quoi ?
◈ Lié : Hein ?
◈ Fiche personnage : Ici
◈ Crédit Avatar : Lukasz Jaskolski - Dwarven Mountaineer www.fadingray.com

Héros
Vithangvreën UmGuzdrek

◈ Sam 3 Aoû 2019 - 14:36

◈ Prénom :  Vithangvreën
◈ Nom : UmGuzdrek
◈ Sexe : Mâle
◈ Âge : 73 ans
◈ Date de naissance :  Lunae Ranh 17 de l’ère des Rois
◈ Race : Nain.
◈ Ethnie : Nain.
◈ Origine : Satvar/Lorh
◈ Alignement : Neutre Strict.
◈ Métier : Marchand Itinérant.
◈ Crédit avatar : Dwarven Mountaineer by Lukasz Jaskolski


Magie


Aucun.


Compétences, forces & faiblesses


> Arts de l’ombre

- Subterfuge (Marchandage / Négociation) : Expert.
= « Oeil pour les produits », « La meilleure solution restera la négociation ou la fuite. »
- Drogues (Commerce illégal) : Avancé.
= « tandis que les miches de pain débordant de son nouveau sac contenaient des substances stimulantes ».


> Arts de la noblesse & de la bourgeoisie

- Lecture & écriture : Avancé
= Afin de poursuivre les contes et légendes, mais surtout pour les comptes et inventaire.
- Mathématiques (comptabilité)
= « proche des livres de comptes et y apprenant au côté de ses parents maintes et maintes fois la valeur de chaque chose. », « en prenant soin de leurs comptes et étudiant les offres qui atterrissaient sur un petit bureau ».


> Compétences libres

- Folklore (Lorh & Kaerdum) : Avancé
= « sa mémoire est excellente et un véritable grimoire de contes et légendes »

- Religion (Nain) : Avancé
= « fervent croyant des Trois »
- Histoire
Lorh 17 – 44 ère des Rois. = Novice.
Kaerdum 44 – de nos jours  = Intermédiaire.
- Géographie
• Lorh = Intermédiaire.
• Kaerdum = Avancé.
- Survie en milieu sauvage : Avancé.
= « Obligé de survivre dans la dure nature de Lorh, cela s’avéra cependant bénéfique pour le jeune Nain », « il apprit les bases de la survie et du voyage discret accompagné de ses parents »
- Pistage de la faune : Novice.
= « il tient à peine son couteau de chasse dans le bon sens »
- Connaissance de la flore & de la faune (Lorh et Kaerdum) : Avancé.
= « Obligé de survivre dans la dure nature de Lorh, cela s’avéra cependant bénéfique pour le jeune Nain », « il apprit les bases de la survie et du voyage discret accompagné de ses parents », ses itinérances avec son bœuf et son œil pour les marchandises.  

*Forces :

-Flexible moralement : Vithangvreën n’est pas un défenseur de la veuve et de l’orphelin, il voit avant tout les profits qu’il peut obtenir et est capable de beaucoup de choses si on y met un prix suffisant.

-Bonne réputation en Kaerdum : cela fait maintenant plusieurs années qu’il voyage en Kaerdum pour écouler ses stocks, racheter des choses et en fournir d’autres. Besoin de quelque chose ? Attendez le Nain et il se procurera vos désirs… si vous y mettez le prix.

-Endurant au possible : malgré sa petitesse, Vithangvreën reste un nain. Son physique est solide et endurant, ajoutez à cela toutes ces années à parcourir des routes et à éviter les problèmes et vous avez un Nain capable de parcourir de longues distances sans se fatiguer.

-Oeil pour les produits : il sait. Oui, il le sait. Il connaît la valeur des choses et cela lui vient de façon presque immédiate, les temps de réflexions sont généralement là pour faire monter ou descendre un prix. Mais ne doutez point : un Nain connaît la valeur des choses et Vithangvreën encore plus.

-Belle voix : là où les autres Nains ont une voix bourrue, la sienne est généralement douce et dans les graves. Loin d’être rocailleuse, celle-ci se montre claire et agréable à entendre.

*Faiblesses :

-Flexible moralement : être prêt à (presque) tout contre de l’argent n’apporte pas que des bonnes choses. Bien qu’il ait réussi à garder sa réputation propre, ceux qui le connaissent dans les réseaux souterrains savent que le Nain vendrait père et mère si le prix est juste.

-Raciste : Vithangvreën est un Nain. Et il déteste les Nains. Cela se sait, se ressent et se voit, il n’a aucune sympathie pour sa propre race et se garde des contacts avec eux.

-Couard : se battre ? Non merci, Vithangvreën sait qu’il tient à peine son couteau de chasse dans le bon sens et il ne tient nullement à perdre la vie en maniant celui-ci. La meilleure solution restera la négociation ou la fuite.

-Rancunier : vous lui avez fait du mal à un moment donné ? Il ne l’oubliera jamais et bonne chance pour revenir dans ses bonnes grâces. Il trouvera une façon de vous faire payer ce qu’il juge comme un crime contre sa personne et que cela soit demain ou dans dix ans, il tient à se venger.

-Complexe de taille : il ne le dira pas mais Vithangvreën complexe sur sa petite taille car même chez les nains, celui-ci se trouve sous la moyenne. Il peut prendre les remarques à ce sujet avec le sourire ou les accueillir avec de l’humour mais au fond de lui ? Il se sentira profondément blessé.

-Amateur de bons vins et de tabac : il a ses vices, comme chacun. Lui ? C’est le vin et le tabac et il fera des lieues pour en avoir.



Physique


Vithangvreën culmine de ses trois pieds et neuf pouces, toisant de toute sa hauteur et stature le moindre insecte ou poulet passant devant lui. Il est donc plutôt petit pour un membre de la race des nains, sous la moyenne de taille il n’en reste pas moins robustement constitué.
Doté d’un torse large et de longs bras, le plus impressionnant, resteront toujours ses mains, mais surtout les doigts qui les accompagnent : longs et épais, ceux-ci peuvent étonner et ont tendance à attirer l’attention. Leur peau, dure, est teintée de jaune du fait de sa fréquente manipulation de tabac, jaunissement que l’on remarque aussi sur ses dents bien que celui-ci soit moins prononcé.

L’on remarque assez rapidement que Vithangvreën est un nain vivant en extérieur, sa peau brunie par le soleil tranche avec sa pilosité d’un blond si clair que l’on toucherait presque au blanc. Son front haut et en pente douce est prématurément marqué par la préoccupation tandis que ses arcades proéminentes accentuent le sérieux de sa face. Ses yeux semblent bloqués dans un perpétuel plissement des paupières comme affichant un doute permanent devant la moindre chose qu’il entend, d’un brun profond, ceux-ci ne pétillent que rarement et sont d’un froid presque implacable.
Son nez diffère de celui des autres nains sur un simple fait : l’arête est droite, les narines bien qu’ayant des pavillons épais sont fines et allongées et bien qu’une couleur assez rougeaude habite généralement cette partie de son visage l’on y trouve nulle cicatrices d’un nez brisé comme il est si commun chez les nains.
Ses pommettes bien que prononcées n’ont pas cet aplatissement du peuple de la montagne, elles sont rondes partant vers l’avant et soulignant ses yeux grâce aux orbites enfoncées dans son visage, laissant généralement ses globes oculaires dans l’ombre. Ses joues sont sèches, dénuées de rondeurs tombant sur une barbe qui ne commence qu’un peu au-dessus de la ligne de sa mâchoire tandis que ses lèvres, charnues et bien dessinées se pincent bien souvent lorsqu’il réfléchit.

Il n’existe pas de cicatrices de bataille sur son corps hormis les guerres contre les multiples moustiques écumant l’air nocturne. Le véritable signe distinctif de sa personne est que pour un Nain, il est étrangement dénué de cicatrices et de tatouages.


Caractère


Vithangvreën est un être qui réfléchit longtemps, préférant celle-ci à l’action il n’a que rarement ces explosions de colère si commune chez les autres représentants de son espèce. Il est avant tout caractérisé par un besoin vénal d’accumuler toujours plus de richesses et une flexibilité morale à l’épreuve de presque tout si tant est que l’argent est au rendez-vous. Loin d’être émotif, le nain garde une laisse courte à celle-ci qu’il a tendance à enfermer au plus profond de lui-même et n’est en rien capable de se laisser émouvoir par quelques discours ou situation que ce soit : fervent croyant des Trois, pour lui la vie n’est que le fruit de ce que l’on a semé, aussi mendiants et autres mutilés n’ont généralement pas droit à un regard et encore moins à son oreille.

Il est cependant quelqu’un de bon, certes tout est relatif, car il ne cherche nullement à nuire aux autres, sa philosophie de vivre et de laisser vivre guide ses pas dans le monde aussi n’est-il pas réceptif aux stéréotypes, ouï-dires et autres mauvaises réputations. Vithangvreën juge les personnes de lui-même, car il préfère se dire que chaque individu n’est en rien un représentant des stéréotypes ou quolibets qui parcourent le monde. Ceci dit, le Nain déteste étrangement les Nains, il n’a aucune confiance ou sympathie envers sa propre race et préfère rester loin d’eux autant que possible.
Il a tendance à avoir la bougeotte et une certaine passion pour les récits qu’il peut entendre, sa mémoire frôlant l’exceptionnel est devenue, avec le temps, un véritable livre de contes.
Fervent amateur de vins importés et de tabac, il fera des lieues et des lieues pour en obtenir, non pas par une quelconque addiction, mais bel et bien par amour de ces produits.

Selon lui, tout peut-être réglé par la tractation et la discussion accentuant son côté peu violent, mais courageux car il fera face, dans l’instant, aux problèmes qu’il peut rencontrer si sa vie n’est pas en danger. Mais au lieu de lever les poings et de hurler comme tout nain qui se respecterait, celui-ci préfère parlementer, laissant sa voix grave et douce ainsi que son esprit critique faire le travail à sa place. Il n’est cependant pas en reste lorsqu’il s’agit d’insultes : celui-ci a développé un magnifique panel de flopées hargneuses et insultantes laissant bien souvent les gens pantois devant une telle avalanche de mots.
Mais pour profiter de celles-ci, il faudrait déjà réussir à le faire sortir de ses gonds, chose qui est loin d’être aisée, l’endurance légendaire des nains semble s’être étendue à sa patience, mais attention : lorsqu’il vous prendra en grippe, vous n’êtes pas prêt de sortir de celle-ci.

Rancunier et mauvais lorsqu’on lui a fait du tort, il tient fermement à redresser ceux-ci que cela soit immédiatement ou des décades plus tard. Car si sa mémoire est excellente et un véritable grimoire de contes et légendes, il y tient aussi un petit journal personnel avec les lieux, personnes, dates et faits complètement biaisés selon sa perspective et a une rancune extrêmement tenace.


Inventaire



-Tout d’abord son sac de voyage : d’un cuir de bouquetin et ayant connu maintes années, celui-ci reste entretenu avec un soin méticuleux. Ce sac est si bien compartimenté qu’il pourrait sembler sans fond pour qui ne jette pas un œil à l’intérieur.

-Son livre de comptes usé, accompagné de sa plume et de son encrier. Le volume est épais et bientôt entièrement rempli.

-Une longue pipe de bois, d’une simplicité presque triste et usée par les moult utilisations qu’il en a faites.

-Une petite bourse de cuir contenant (lorsqu’il en a) du tabac.

-Du vin, il aime beaucoup le vin et a tendance à toujours en avoir avec lui pour se prendre une petite lampée au soir et se détendre.

-Un magnifique haut tricoté en laine de mouton dont il prend grand soin.

-Un briquet à silex. Car faire du feu à l’ancienne est énervant à la longue.

-Un couteau de chasse à l’acier usé mais dont le fil est entretenu avec soin.

-Une carriole marchande dans un état douteux tirée par un bœuf têtu nommé ‘Kruk’.



Histoire


Né en 17 sous un autre nom qu’il gardera à jamais pour lui, Vithangvreën vit le jour dans un contexte des plus compliqué. Les privations causées par l’embargo imposé à Lorh, le prix du pain grimpant en flèche jusqu’à 5 voir 6 brias et provocant une certaine grogne dans la grande cité d’Othramil. Sa mère, connue et reconnue pour ses cheveux et sa barbe d’un blond touchant presque à la couleur de l’or, entreprit de serrer le budget de la maisonnée.
Son talent inné pour les chiffres et les valeurs avait fait d’elle la gestionnaire du couple tandis que le côté affable du père l’avait propulsé sur le devant de la scène : à gérer l’échoppe qui ces jours-là ne pouvait plus leur rapporter assez pour la moindre commodité, mais juste assez pour un peu de nourriture.

Ce fut donc une enfance de privations qui attendant Vithangvreën, grandissant lentement et chétif le jeune Nain eut plusieurs maladies le gardant parfois alité des semaines entières. Aurait-il était Valduris que Vithangvreën n’aurait jamais survécu aux premières années de vie. Ces instants alités marquèrent cependant son esprit : les contes qu’on lui racontait allumèrent son imagination et une soif de connaissances sans limites dans le petit être. Cette vie de souffreteux fut néanmoins bénéfique en un aspect : elle lui évita les moqueries et autres discriminations qui affligeaient les membres de son peuple.

Il vécut donc ses premières années dans l’ignorance pratiquement totale du monde extérieur, restant à l’arrière de la maison, proche des livres de comptes et y apprenant au côté de ses parents maintes et maintes fois la valeur de chaque chose. Ce ne fut qu’à ses 15 ans, en l’an 32 de l’ère des Rois que le monde vint le rattraper. La nuit était alors pleine, les torches de la citée troglodyte d’Othramil éclairant de leur chaude lumière les rues et ruelles taillées dans la pierre jusqu’à ce qu’une clameur vienne troubler le calme des ombres. Son premier souvenir fut la main puissante de son père venant le tirer de sa paillasse et celui-ci posant un index sur ses lèvres pour lui intimer le silence, son regard autrefois brillant de bonté et de contentement même face à l’adversité s’étant terni de tristesse. Ils devaient partir, quitter Othramil voir peut-être Lorh et les sacs furent rapidement remplis du strict minimum, Vithanvreën ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais bien vite les contes revinrent dans son esprit : que lorsque la haine prenait feu, celle-ci devait s’attaquer à la moindre différence. Ainsi donc, pogroms allaient voir le jour de la part de la population Valduris et principalement Vreën d’Othramil, pogroms ciblant bien évidemment ceux qui étaient fautifs de part leur seule naissance en tant que Nains.

Ils réussirent, par chance ou talent, à éviter les premiers pogroms qui furent sans doute les plus violents. Quittant Othramil de nuit alors que les cris fendaient l’air froid et le sang venant se coaguler sur les dalles et les murs. Ils avancèrent rapidement, Vithangvreën étouffant derrière ses parents qui le tenaient par la main pour le presser voir le traîner : ils ne laisseraient pas leur enfant souffrir la sauvagerie de la foule, ils ne l’abandonneraient pas…
Obligé de survivre dans la dure nature de Lorh, cela s’avéra cependant bénéfique pour le jeune Nain : sa santé se stabilisa, le grand air semblant le retaper petit à petit et si la nourriture était toujours rare, le vol de celle-ci couplée à la vie dans la nature permit de faire reprendre sa croissance à Vithangvreën. Cependant, les bribes d’informations qu’ils réussirent à glaner sur la situation allumèrent un feu en Vithangvreën : par la faute du roi des nains, Dwilan Boradur, ils avaient dû quitter leur lieu de vie, le sang et le feu ainsi que l’embargo qui survint un peu plus tard étaient avant tout la faute du dit roi.

Tout ce qui se déroulait sous ses yeux, ces fossés où l’on trouvait bien souvent des corps à peine reconnaissables, ces pendus qui finissaient par servir de girouettes pour la direction du vent ou l’odeur de chair brûlée, tout cela durcit son cœur et entretint le brasier de sa colère. Tout cela découlait directement de l’action folle d’un roi distant qui avait choisi de faire couler le sang plutôt que de parlementer. Les Vreëns ne faisaient que réagir logiquement à la situation, leur roi avait été assassiné et l’objet de leur haine étant hors d’atteinte, ils s’étaient donc jetés sur ses sujets.
Là, entre les arbres, il apprit les bases de la survie et du voyage discret accompagné de ses parents, ceux-ci avaient la mine sombre, ne parlaient qu’à peine et bien souvent le soir, au coin du feu, les murmures prenaient un ton acerbe. Ce fut à ses 18 années, alors en 35, que les choses tournèrent à nouveau pour le pire :
Alors que le feu mourrait, un groupe de Nains couverts de saletés sortirent des fourrés les mains serrées autour d’armes improvisées. Bien entendu là où des salutations cordiales auraient dû avoir lieu, les pogroms et interdictions de se trouver dans les lieux publics avaient poussé certains Nains au grand banditisme, qu’importe l’ethnie de leur cible. L’image resta gravée dans son esprit : sa mère se levant, les yeux se posant sur son seul enfant et sa voix perçant l’air pour lui ordonner de fuir, il lui obéit et ce fut la dernière fois qu’il les vit. Ses pieds foulèrent la terre des heures durant, ses poumons brûlant sous la fatigue et ses jambes motivées par la peur perdant toute sensibilité. Par chance ou par la grâce des Trois, Vithangvreën s’effondra d’épuisement à l’arrière d’une bâtisse en bordure d’un village.

Il se réveilla à l’intérieur de la dite bâtisse qui s’avéra être un magasin général et où les membres de la maisonnée, des Vreëns, avaient prit soin de lui. Qu’il était étrange pour un Nain d’avoir connu la misère aux mains de son peuple et la gentillesse de la part de ceux qui étaient ‘ l’ennemi ‘, n’ayant pas le droit de sortir pour sa propre sécurité, il entreprit de repayer leur gentillesse à son égard en prenant soin de leurs comptes et étudiant les offres qui atterrissaient sur un petit bureau qu’il occupait à l’arrière. Rapidement, la famille marchande vit ses profits augmenter grâce au Nain qui vivait secrètement chez eux, mais ce genre de gains attira la suspicion et au bout de deux ans l’on demanda à fouiller la boutique. La famille allait bientôt être victime de persécutions aussi Vithangvreën ayant déjà fait face à celles-ci préféra leur épargner cette situation et les problèmes possibles s’ils le trouvaient.

Ses pieds retrouvèrent donc la route après de longs adieux, s’il n’était pas du genre à se laisser émouvoir par le monde, ces Vreëns lui avait montré bien plus d’amitié qu’il n’en connaissait jusque là en passant outre les préjugés et les lois pour lui venir en aide dans sa période la plus sombre. Et les années s’écoulèrent, du jeune Nain parcourant les routes de Lohr, il se lança dans le commerce itinérant, son talent inné et maintes fois prouvé pour les chiffres et pour tirer son épingle du jeu lui fut d’une grande aide. Car là où les Nains n’étaient pas les bienvenus il réussit à trouver sa place sans se laisser guider par une quelconque fierté mal placée si commune dans sa race, préférant les allées et le bouche à oreille il obtint rapidement un surnom qui lui colla aux basques : Vithangvreën, Marchand pour les Vreëns. Et ce qui devait, à la base, être une insulte, un quolibet à son encontre devint sa fierté et il commença dés-lors à utiliser ce prénom d’emprunt comme le sien.

Que les Nains le rejettent, qu’on lui crache dessus, il n’avait cure de leurs petites opinions. Tout ce qui comptait était les pièces dans sa bourse et la fidélité de clients non Nains. Car ils payèrent au centuple ces raz-du-sol, ils payèrent pour ce qu’il avait dû subir, pour ce qu’ils avaient fait à sa famille, pour ce qu’ils l’avaient obligé à endurer. Et les années se succédèrent, sa voix grave et douce ainsi que son sens du marchandage s’occupant de régler la plupart des soucis qu’il pouvait rencontrer en ces temps troubles bien qu’il fut rossé une ou deux fois par principe.

En 44, alors âgé de 27 ans, commencèrent les cinq années intolérables pour Satvar. La cendre venant étouffer la végétation et salir l’eau, il prit cela comme un signe des Trois : sa place n’était plus ici et il devait partir. Prenant direction de la côte et avec ses maigres économies, il entreprit de louer les services d’un navire pouvant le mener en Ordanie où il pourrait refaire une vie loin de ce passé douloureux et des quolibets de Lohr. Car malgré le fait qu’ils furent autorisés depuis plusieurs années à retourner dans les villes, les tensions s’étaient accentuées entre Vreëns et Nains. Aussi, repartir avec une ardoise vide mettait le vent en poupe des voiles de son âme.

Alors sans trop de moyens suite au paiement exorbitant (mais qu’il réussit à négocier tout de même) imposé par le capitaine du navire, Vithangvreën reprit la route, soleil dans le dos ses pieds foulaient une nouvelle terre de possibilités. Sac sur le dos, regard droit vers l’horizon, il marcha jusqu’à arriver en Kaerdum où il se présenta comme Vithangvreën et devint finalement l’incarnation de ce nom. Ses prix étaient, certes, toujours assez élevés, mais bien plus accessibles aux autres races qu’aux Nains qui se refusaient généralement à commercer ou même à communiquer avec lui. Point encore considéré comme un adulte dans le monde rigide de ses pairs, il l’était néanmoins par les autres races, sa barbe d’un blond touchant presque au blanc et les quelques rides d’expression parsemant son visage s’occupant de donner le change. L’on aurait envie de dire qu’il fit fortune en Ordanie, que la vie prit un tournant pour le meilleur, mais les contes de fées n’existaient pas. Ce qui l’attendit fut une lente ascension vers l’argent et ses hauts et ses bas.

Tout comme sa vie, les troubles éclataient et retombaient, la terre se gorgeait de sang par moments ne troublant nullement le Nain qui en conclut que là se trouvait simplement la marche du temps et de la vie. Que les Trois étaient justes et que s’en mêler ne lui rapporterait que des problèmes. Il continua donc son petit bonhomme de chemin, pas après pas et apprenant à se débrouiller dans cette nouvelle nature pour se sustenter lors des longs périples. Vint une période d’abondance en 53 alors que le nouveau roi, Harden de Dévera, mettait en place des réformes bien pensées dans le territoire de Kaerdum. Le nouvel essor donné au commerce permit à Vithangvreën d’amasser une bonne somme pour la réinvestir dans des produits de plus haute qualité.


Le Nain commença donc à avoir un certain renom dans la sphère commerciale, restreignant son activité en Kaerdum par simplicité, on le voyait souvent sur les routes, le sac à dos chargé et l’air satisfait. Si les profits n’étaient pas si grands, il gardait tout de même au fond de lui la certitude que ses compétences lui permettraient, un jour, d’obtenir plus que ce qu’il avait connu tandis que petit à petit ses pieds prenaient la forme écrasée de ceux d’un marcheur. En 65, alors âgé de 48 ans et pratiquement un adulte selon les standards de sa race, débuta une guerre sanglante à laquelle il ne s’intéressa pas. La guerre était l’hygiène du monde, cela, il l’avait compris et après tout que pouvait faire un Nain sans connaissances militaires dans tout ceci ? Absolument rien.

Absolument rien ? Oui et non, la guerre était aussi le creuset de l’opportunité en plus de celle de verser le sang de son voisin et il aimait les opportunités. Se reconvertissant de produits semi-luxueux en marchand de denrées alimentaires et de bottes, il reprit la route, suivant l’armée de Kaerdum pour la fournir avant de repartir s’approvisionner. Le danger était présent bien entendu, pays en guerre dit banditisme, mais c’était sans compter sur le membre le plus puissant de Vithangvreën : sa langue. Réussissant à convaincre l’un ou l’autre bandit de l’accompagner contre un petit salaire, mais surtout l’optique de ne pas mourir de faim, il réussit à assurer sa protection durant ces années troubles tout en continuant de chercher fortune.

Et tandis que le sang continuait d’abreuver la terre, les flammes de ravager les villages et les armées de s’ouvrir la bedaine, Vithangvreën continuait son petit bonhomme de chemin. Les compagnons de route allaient et venaient, mais il prenait soin de ne pas s’attacher et de rester cordial, tout ce qui comptait était d’amasser toujours plus de richesses pour enfin retrouver une échoppe à acheter puis à ouvrir. La période qui le mit le plus en danger fut en 84, alors âgé de 67 ans, lorsque la Légion revint à l’attaque pour piller et brûler sans qu’aucune riposte soit possible. Il perdit presque tout en se trouvant malencontreusement trop proche d’un lieu de raid. La course qu’il fit, lui rappela cette nuit de 35 de l’ère des Rois où il avait couru jusqu’à en perdre connaissance.
Fort heureusement pour lui, sa santé s’était améliorée depuis: ses jambes s’étaient habituées à fonctionner des heures durant et ses poumons éclaircit par tant d’années dans la nature lui permirent de fuir sans demander son reste.

Car que valait la richesse si l’on était mort ? Que valaient les Oryns si les mains qui les tenaient ne pouvaient plus bouger ? Ce fut dans cette année de troubles qu’il se lança dans un nouveau commerce : bien plus lucratif mais aussi bien plus dangereux.
Nouant des contacts sur les côtes et chez les apothicaires, Vithangvreën utilisa sa réputation et ses fonds pour passer de la drogue dans des denrées alimentaires. Il se souvenait encore de son premier passage au nez de la garde, son visage restant neutre, mais son coeur battant la chamade tandis que les miches de pain débordant de son nouveau sac contenaient des substances stimulantes. Et puis vint l’habitude, diversifiant son commerce pour éviter la suspicion alors que les postes militaires poussaient tels des champignons, il continua de vendre et de vendre et de vendre. Bientôt il eu assez de monnaie pour s’acheter une carriole dans un village ainsi qu’un bœuf pour tirer celui-ci.

Le bœuf, il le nomma Kruk, suite à son caractère têtu, mais il ne pouvait qu’aimer cette créature qui lui rappelait quelque peu sa propre personne : opiniâtre et peu enclin à suivre les ordres. C’est ainsi qu’il atterrit à Raiendal où il devait fournir une personne sans nom, mais dont le signe distinctif devait être une cape abîmée et un pendentif d’argent. Un Vreën, lui avait-on dit.


Ambitions & Desseins


Son but est simple : Vithangvreën cherche la fortune et une épouse. Pour cela, il doit augmenter son statut social et accumuler le plus de richesses possibles. N’oublions pas que nous parlons d’un nain, point d’amourettes ou de beaux sentiments, la valeur marchande avant tout.

Sinon il aimerait beaucoup posséder un toit en bordure d’une grande ville, à la fois pour le standing, le fait d’avoir enfin un endroit où se poser et fonder une famille, mais aussi pour ouvrir une échoppe eeeeet dans le pire des cas : s’enfuir si des persécutions reviennent contre les nains. D’où la proximité avec l’extérieur.




Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : En effet.
Moultipass : Validé par Harden

Coucou.


Calim Al'Azran
◈ Missives : 2329

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mar 6 Aoû 2019 - 21:14

Et c'est validéééééééé o/

Bienvenue ici officiellement 8D.

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