Azzura


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Ode Arlahedmaïriel - Dame de Compagnie

Ode Arlahedmaïriel
◈ Missives : 5

◈ Âge du Personnage : 130 ans
◈ Alignement : Loyal-Neutre
◈ Race : Eressae
◈ Ethnie : des Abysses
◈ Origine : Azzura
◈ Localisation sur Rëa : Azzura
◈ Magie : Télépathie
◈ Fiche personnage : Une goutte dans un océan
◈ Crédit Avatar : Sister of the night by Selena. Retouchée par Baltou.

Héros
Ode Arlahedmaïriel

◈ Dim 11 Aoû 2019 - 16:22

◈ Prénom :  Ode
◈ Nom : Arlahedmaïriel
◈ Sexe :  Femme
◈ Âge : 130 ans
◈ Date de naissance : Le huitième jour du mois de Dréma il y a plus de 5000 ans.
◈ Race : Eressäe
◈ Ethnie : des Abysses
◈ Origine : Azzura
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Dame de compagnie
◈ Crédit avatar :
Sister of the Night by SELENADA


Magie



Magie psychique: Télépathie

L’esprit est la porte qui ouvre sur la folie, du moins c’est ce que certains content. Est-ce qu’Ode est folle ? Elle n’apportera pas de réponse laissant le soin à autrui de trancher à sa place. Considère-t-elle que le monde est fou ? D’une certaine manière oui, bien qu’elle se garde bien de dire tout haut ce qu’elle pense tout bas. Elle reconsidéra son avis le jour où les murmures des pensées qu’elle ouït cesseront de lui prouver le contraire.

Le pouvoir de télépathie de la jouvencelle est somme toute basique: crocheter la bien faible serrure des esprits voisins pour pouvoir librement et facétieusement s’introduire dans les pensées les plus intimes des gens. Si leurs émois n'apparaissent pas toujours évident aux oreilles de la noble, il permet de retirer en douceur certaines informations précieuses mais, toutefois pas toujours très raffinées. Elle peut également influer sur les esprits en susurrant des mots  , toujours à travers la pensée, pouvant ainsi drastiquement faire changer le comportement d’une personne. Bien entendu, plus la volonté de celle-ci sera forte, plus la tâche sera épuisante -voire impossible-. De plus il n’est pas certain que le résultat soit à la hauteur des attentes.

Nombreux sont ceux ayant connaissance de la nature de la magie d’Ode. La plupart des gens de la cour ont, dans leur regard, une lueur de défi lorsque ce dernier rencontre celui de la dame de compagnie, tentant subterfuges sur subterfuges pour tenter de semer la jeune femme dans ce qu’ils considèrent comme leur labyrinthe mental. Quelle nigauderie car labyrinthe il n’y a pas véritablement. D’autre part, sa zone d’influence est bien plus grande qu’il n’y paraît.

A vrai dire, qu’importe où vous vous trouvez dans le monde, si Ode souhaite vous trouver elle vous trouvera. Toutefois des conditions sont nécessaires à cela. Premièrement, la lune doit être dans l’une de ses phases les plus complètes. Plus la distance sera grande plus l’atlante devra connaître sa cible sans cela, se focaliser dessus sera tâche chimérique. Une parfaite connaissance de la géographie du monde est également péremptoire. Si la personne recherchée se trouve dans un lieu inconnu pour la dame de compagnie, celle-ci n’a pratiquement aucune chance de l’atteindre. De fait un travail en amont effectué par des espions, des mages téléporteurs et des cartographes est exigé. Il n’est pas rare que des semaines de recherche soient nécessaires pour atteindre un objectif. Une fois qu’Ode a pu entendre les murmures de la psyché d’un individu, il lui sera plus aisé de le repérer la fois suivante.

Dernier point non négligeable. Au fil du temps, elle a appris à reconnaître les pensées des mages de celles des autres. Elle ne saurait mettre de mots sur la manière dont elle arrive à différencier la pensée d’un pratiquant de la magie de ceux qui ne l’utilisent pas. Les personnes à fort potentiel restent plus facilement audible que les personnes ayant peu ou pas de potentiel. De fait, retrouver un nécromancien en fuite dans le plus hostile des milieux sauvages sera une tâche bien plus plaisante que de retrouver un simple citadin dans une cité.


Forces & faiblesses



Forces:


Erudite: Outre l’éducation qu’Ode a reçue, sa curiosité la pousse à toujours vouloir en apprendre plus. Méticuleuse dans ses apprentissages, la bonne utilisation de ses pouvoirs l’obligent à connaître le plus précisément la géographie du monde.

Introvertie: Bonne analyste: l’Eressae n’est pas prompte à agir sur un coup de tête. Prenant toujours le temps d’observer une situation, cela lui permet généralement d’agir avec finesse et délicatesse.

Allié.e.s de confiance et bonne réputation: Grâce à sa magie, Ode sait à qui faire confiance ou non. S’ils ne sont pas nombreux, leur appui permet certaines facilités dans les tâches que la jeune demoiselle doit accomplir. Malgré les histoires concernant sa famille, la gentillesse et la candeur d’Ode lui permettent d’être plutôt appréciée à la cour. Son manque apparent d’ambition est également un facteur qui aide énormément.

-Demie- Maîtresse des intrigues -bien malgré-elle- : La télépathie permet de lire dans les pensées et donc de découvrir les plus noirs secrets des individus. De fait, il y a peu de ficelles qui lui échappent. Néanmoins, et il n’est pas des moindre, si jamais les intrigants venaient à apprendre l’ampleur du don d’Ode, celle-ci serait dans une situation difficile.

Optimisme et résolution: Malgré son avis négatif sur la plupart des individus, l’enfant des exilés continue de croire en une possible amélioration des esprits des individus imputant principalement la faute à une société décadente. De plus lorsqu’elle décide de commencer à agir, son intrépidité en surprend plus d’un. Malgré sa timidité, elle sait ce qu’elle souhaite et se donnera le moyen de l’obtenir.  


Faiblesses:

Force physique : Ode ne sait simplement pas se battre et n’est pas taillée pour des activités sportives. A la rigueur elle pourra tenter d’intimider son adversaire en lui faisant quelques pas de danse mais sinon...

Dépendance de certains "Grands": Les personnes ayant vent de la portée du don d'Ode se comptent sur les doigts d'une main néanmoins, leur puissance est telle qu'ils pourraient balayer l'atlante d'un souffle. Or plus le temps passe et plus Ode remet en question la gouvernance d'Azzura. Une langue un peu trop pendue pourrait lui coûter cher.  

Idéaliste: L’atlante est une artiste et une rêveuse. Ses aspirations et ses désirs pourraient bien l’aveugler sur certains points. L’inclémence de la réalité n’a de cesse de l’affecter même si elle n’en parlera pas.

Introvertie: Timidité: Ode ne fera jamais le premier pas vers autrui et ne parlera guère d’elle, préférant cumuler les problèmes jusqu’à l’implosion. Cette forte introversion la pousse à vivre dans un monde lointain. Elle fera tout pour tenir éloignés ses proches.

Equilibre précaire: Si le pouvoir de l’Eressae est exceptionnel, il menace à tout moment de la conduire vers des abysses. Ode doit s’imposer un certains rythme de vie et éviter des bouleversements trop importants. Si elle possède de nombreuses cordes à son arc pour arrêter le phénomène, celles-ci ne sauraient maintenir éternellement le danger hors de portée si elle ne prend pas garde.  



Physique



Née de la rencontre d’un délicat rayon lunaire et des sibyllines profondeurs de l’océan, Ode est le syncrétisme des ethnies Eressåe. Sa joliesse n’a rien à envier aux individus purs.  Guère impressionnante de par sa carrure, elle apparaît bien souvent comme une jeune femme frêle. Dépassant de peu les 5 pieds, sa taille svelte ne lui permet que peu de dominer ses interlocuteurs. Sa musculature, digne des femmes de cour, ne lui est pas d’un grand secours pour briser cette impression. Son teint diaphane vient couronner cette semblance d’innocence.

Son faciès est enclin à attirer la sympathie. Ses lèvres charnues marquent régulièrement son visage d’un léger sourire. Son nez fin n’est là que pour attirer l’attention vers les trésors d’Ode. En effet, l’ascension de celui-ci permet la contemplation de deux yeux saillants d’une couleur bleu azur dans lesquels se cache un vif éclat . Des rumeurs dégoisent qu’elle serait obligée de cligner des paupières avec insistance afin d’éviter de noyer certains prétendants dans son regard. Il s’agit en réalité d’un simple geste incontrôlé provoqué par une montée d’angoisse soudaine.

S’il est bien une chose que déteste Ode, c’est de devoir attacher son abondante chevelure. Elle préférera la laisser libre tant que la situation ne l’exige pas, ce qui arrive à son grand dam que rarement. Légèrement ondulés, ses cheveux bruns descendent jusqu’à sa taille.

Bien qu’elle ne soit pas particulièrement coquette, l’Eressåe s’impose un certain entretien de son apparence en raison du rang qu’elle a à tenir. Ne cherchant pas particulièrement à attirer l’attention, elle suit sans grandes convictions les modes de la cour azuréenne prenant soin de ne jamais faire ombrage à Linillë. Elle accorde également un égard au fait de dissimuler ses tatouages. L’utilisation de maquillage s’impose ne serait-ce que pour cacher les cernes de l’atlante. L’une des rares frivolités qu’elle s’accorde est le port, sur le front, d’une chaîne en or sur laquelle se trouve trois aigue-marines. Il peut également lui arriver de porter d’autres bijoux à l’instar de colliers ou boucles d’oreilles.

Habituée des lourds protocoles, la grâce et la prestance dont elle fait preuve lui permettent de limiter les résultantes d’une démarche pouvant parfois manquer d’assurance. Sa voix posée peut parfois paraître difficilement audible, non pas qu’elle ait des soucis d’articulation.  Elle ne fera simplement pas l’effort de se faire entendre si elle n’en ressent pas l’envie et pourra aller même jusqu’à se montrer faussement hésitante. Au contraire, si elle apprécie son interlocuteur ou lors de débats qu’elle juge digne d'intérêt, son débit de parole est plus rapide et sa voix nette. Néanmoins elle restera toujours posée, qu’importe la situation.

Ode est devenue maîtresse dans l’art de dissimuler ses émois et bien rares sont ceux capables de voir par-delà son innocent et léger sourire. Jouant abondamment de sa timidité, une certaine impassibilité entoure l’aura de la dame de compagnie.



Caractère



S’il y a un bien un qualificatif sur lequel la plupart des gens de cour s’accordent pour qualifier Ode, c’est bien le terme placide. La haute noble est un parangon de la douceur et de la délicatesse. Toujours souriante et courtoise, l’Eressåe fait de l’amabilité l’une de ses forces. “Traite autrui comme tu aimerais qu’il te traite” est en quelque sorte la philosophie de vie qu’elle s’impose. La demoiselle n’éprouve pas des sentiments néfastes comme la jalousie ou encore l’envie. Elle évite soigneusement les histoires de (basse) cour ainsi que les conflits qu’elle juge oiseux.

Héritière de la rencontre de deux puissantes lignées Eressåe, elle se doit de se montrer digne de ses ancêtres qu’importent les situations. Sa vénusté est par ailleurs souvent mise en difficulté par un autre trait de son caractère. Non exempt de défauts, l’atlante est lunaire. Sa magie, véritable gracieuseté empoisonnée, l’a projetée directement sur la plus impérieuse et acerbe réalité alors que son jeune âge ne lui permettait pas de s’en prémunir. Face à tel péril, l’enfant qu’elle fût prit puissamment de la hauteur. Ce décalage permanent avec un monde auquel elle ne semble pas appartenir nourrit sa timidité. Ces absences nombreuses l’ont obligée à savoir rapidement s'adapter à des situations hétéroclites. Le principal remède à ce mal est de se cacher derrière sa timidité sur laquelle elle joue abondamment.

Ode parle peu et évite consciencieusement toute circonstance qui la mettrait en avant. Elle n'affectionne absolument pas cela. Cela ne la dérangerait pas véritablement si le monde oubliait qui elle était. Introvertie, si ce n’est renfermée, l’atlante parle le moins possible d’elle certainement à cause de l’image peu flatteuse qu’elle a d’elle-même. Alors que la haute noble semble parfaitement intégrée à sa société, elle souffre d’une réelle et profonde solitude. Son incompréhension vis-à-vis des conflits et rivalités est abyssale. L'hypocrisie dont font preuve bon nombre d’azzuréens et plus généralement les populations renforce son détachement.

Parmi ces individus existent des personnes sincères auxquelles l’Eressåe pourra s’attacher, à sa manière. Si elle ne nouera pas forcément de lien avec eux, elle fera en sorte d’essayer que rien de tragique de ne leur arrive. Sa loyauté est difficile à gagner mais lorsqu’elle est acquise, l’atlante est prête “à retourner des montagnes d’esprit” pour aider, presque toujours de manière indirecte. Néanmoins, son dévouement peut être remis en question. Les personnes évoluent, il est donc logique de ne pas être aveugle à ce genre de changements.

La télépathe est célibataire et elle compte bien le rester. Afin d’éviter d’être courtisée constamment, Ode n’a pas hésité à sacrifier une part de son statut social en devenant la dame de compagnie de sa cousine. Et même cela ne suffit pas à repousser les plus téméraires. Croyant naïvement en le véritable amour, elle repousse gentiment un à un ses prétendants souvent en usant de son don afin de prévenir tout remous. Fermement opposée à un mariage arrangé, l’atlante se retrouve plongée dans un paradoxe: si, jamais elle ne sacrifiera son rang pour l’amour, elle refusera de le maintenir pour un arrangement.

Avide de connaissances, elle sait se montrer attentive et plus participative lorsque ses interlocuteurs abordent des sujets scientifiques ou proposent des débats de fond. L’éducation très touche-à-tout et exigeante qu’a eut Ode, a développé chez elle une forte curiosité pour de nombreux domaines. Sa rigueur et sa méticulosité dans ses apprentissages ont fait d’elle une jeune savante. Sa riche bibliothèque est certainement pionnière dans le domaine de la géographie continentale. Elle fait néanmoins attention de ne pas aborder certains sujets.

Certaines idées de l’atlante sont en effet peu -voire pas du tout- populaire. Premièrement, elle refuse de croire en l’existence des dieux. Secondement, elle se montre très critique vis-à-vis de la société actuelle et se plaît, grâce à son imagination débordante, à penser des mondes idéaux. Ces derniers prennent vie dans des ouvrages. Sa prose fantasque lui permet de dissimuler ses idées subversives. Son niveau d’écriture n’est pas particulièrement élevé, contrairement à sa compétence de calligraphie, toutefois cela lui permet de se remettre en phase avec elle-même.

A mesure que les grains de sable du temps s’écoulaient, la jeune demoiselle s’est essayé à influencer certains esprits, avec sa magie, afin de les remettre sur ce qu’elle considérait être la voie la plus juste. Cela n’est pas sans conséquence, s’il y a eu des réussites magistrales, les échecs cuisants ne sont pas à omettre. De fait, elle utilisera cette compétence avec parcimonie, se faisant seule juge pour agir ou non. L’éthique d’une telle utilisation de ses pouvoirs lui pose moult questionnements. Toutefois, il s’agit également du seul moyen qu’elle a trouvé pour vaincre son attitude velléitaire.

S’il y a une chose qu’Ode craint plus que tout, c’est le silence. Suite à des séquelles passées, la télépathe se raccroche toujours au moins aux pensées d’une personne. Liée à l’astre lunaire, les nuits de nouvelle lune sont des moments d’angoisse permanentes où l’Eressåe se plonge dans son propre patron mental. Le seul moment où l’atlante peut tolérer une telle paix dans sa psyché c’est lorsqu’elle peint. Toutefois, préférant les paysages naturels au monde humain, cela n'apparaît guère comme une échappatoire viable lorsque les ombres des étoiles dansent lors des nuits de nouvelle lune.



Inventaire



Ode n’a qu’un piètre avis des choses matérielles de manière générale cependant, sa dignité l’a conduit à suivre les tendances de la cour. Répugnant la violence, elle ne dissimule pas d’arme sous ces amples tenues contrairement à certains ou certaines. Le seul objet qu’elle affectionne particulièrement est sa chaîne en or avec trois aigue-marine.  



Histoire



Prélude: De la rencontre du nitescent astre lunaire et des orageuses abysses naquit une aurore


En des temps plésiomorphes, où la magie régnait en maîtresse, sur l'île à la forme d’un croissant de Lune,  Danilfinel Arlahedmaïriel unique héritier de l’une des plus puissantes maisons nobles d’Eressa succomba aux blandices d’Elbellis Chimedhel. Le rapprochement des deux êtres en laissa pantois plus d’un tant leur caractère était diamétralement opposé.
Le premier était un digne représentant de la dynastie Arlahedmaïriel qui était connue pour ses positions relativement ouvertes vis-à-vis de l’extérieur. Les compétences en diplomatie des membres de cette maison, en voie de s’éteindre, leur avaient permis de tisser un réseau d’influence en dehors de l’île. Modeste, malgré son statut, et rigoureux, il incarnait la quiétude des flots. La seconde était la personnification de l’intraitable houle cyclonique que son éducation n’avait su briser. Brillante mais rebelle, elle refusait l’imposition de certaines mœurs. Sa vive intelligence lui avait permis d’échapper jusqu’ici à de chaotiques sanctions.

Les deux amants s’étaient rencontrés jeunes. Au fil de leurs échanges et de l’intraitable écoulement du temps, des liens qui avaient poussé telles des ronces entraînèrent le godelureau et la galante à coudoyer discrètement. Néanmoins, les ronces grandissent vite… et deviennent visibles. Si l’on pouvait les ignorer un temps, celles-ci finirent par devenir trop ostentatoire.    

Si l’union d’Eressåe des deux ethnies différentes n’était guère chose convenable -mais non prohibée-, que dire lorsque les membres de cette union étaient issus de familles prééminentes de la vie politique du royaume. Outre cela, Elbellis brisa les vœux de fiançailles qu’il lui incombait faisant fi d’une partie des traditions de l’ethnie des abysses et se mettant à dos tout un pan de la haute société. Pis encore, celle-ci tomba enceinte. Face aux intrigues et à un sentiment de gronde, Danilfinel dû faire face à un choix.

Afin de conserver son statut et de conserver l’amour, l’Eressae clair de lune se résigna à l’exil. Convaincre sa tendre fut une âpre lutte qui ne trouva sa conclusion que dans une mise en scène de tentative d'assassinat pour finir de persuader Elbellis.

La grossesse de l’Eressae des abysses fut laborieuse, l’accouchement encore plus. Certains raillaient que cet événement avait eu raison du caractère volcanique de la rebelle, ce qui n’était pas totalement faux.

Une fille naquit. La question du prénom fut alambiquée. Au final, la mère convainquit le père. Ode serait le terme pour qualifier la nourrissonne. Un prénom court, envoyant dans les flots les traditions et coutumes d’Eressa.


Chapitre I : La voix derrière derrière le crachin


L’enfançonne développa rapidement des traits liés à l’ethnie de sa mère. L’indice le plus évident à cela fut le début de poussée d’une chevelure sombre. Plutôt chétive par rapport à la moyenne, les premières années de vie de l’enfant furent paisibles, bercées par les notes harmonieuses de mélodieuses voix.

Ces duveteuses années furent balayées dès lors qu’Ode atteignit l’âge de quatre ans, date à laquelle ses parents décidèrent de commencer à forger son éducation. La maîtrise la plus parfaite des arts libéraux n’était guère une option. De toute façon ce n’est pas comme si une enfant de quatre ans pouvait avoir une véritable opinion aux yeux d’un adulte.  

La première partie de son apprentissage se concentra sur les bases du trivium. La finalité étant de parvenir à s’exprimer convenablement. Ainsi, grammaire, rhétorique et dialectique devinrent les substances intellectuelles qu’Ode devait assimiler. Si l’enfant montra rapidement un talent pour la calligraphie et la maîtrise de la grammaire, la rhétorique fut son point faible. La jeune enfant souffrait d’un trouble : elle bégayait.

Le cocon de soie dans lequel elle se trouvait limitait grandement ses interférences avec le monde extérieur. La dureté de ses tuteurs, ces parfaits inconnus qui n’hésitaient pas à fustiger ou encore châtier verbalement et plus rarement physiquement l’enfant n’aidèrent pas. Les railleries des autres œilletons de la noblesse semèrent les germes de l’apathie.

Outre ces cours-ci, la chérubine commença à devoir suivre les règles fixant l’étiquette de la cour. Sa tutrice principale, une humaine dont le surnom fut Rosa, les pétales de son identité étant parties tourbillonnantes dans les fissures du temps, commença à lui enseigner l’art de se tenir. C’est également elle qui se chargea de l’éducation musicale et dansante de l’Eressae.

Leur relation fut au départ amphigourique cependant, Rosa fut certainement la première personne à réussir à nouer un lien fort avec la discrète enfant. Sévère, juste et encourageante, elle aida Ode à prendre de l’aisance à l’oral. Le chant fut par ailleurs salvateur. Si au départ les deux compères psalmodiés ensemble, petit à petit Ode, sans s’en rendre compte, se mit à pousser l’aria seule. Après quatre printemps d’efforts, l’atlante triompha de son trouble.

Cette ressouvenance, elle la garde précieusement. Ce jour-là, la pluie rudoyait les murs des bâtisses. Au départ, l’Eressae crut entendre double, se demandant si elle n’était pas frappée d’un quelconque mal. Cette voix paraissait ne jamais vouloir se taire. Elle était à la fois si familière et si étrangère. La ressemblance de cette “tonalité”, terme inexact, avec celle de Rosa fut frappante. Néanmoins, celle-ci était plus morose.

Assez rapidement, la jeune enfant comprit qu’elle était douée du don de télépathie.


Chapitre II : Une larme dans un océan saturnien


Plus tard, de nouveaux enseignements lui furent proposés. Afin de compléter le quadrivium, arithmétique, géométrie et astronomie se rajoutèrent aux cours originaux. De plus, le droit, l’histoire, la géographie et la philosophie vinrent occuper les semaines de l’Eressae. Ingénieuse dans ses apprentissages, l’atlante supportait assez bien sa dure éducation et ne rouspétait pas lorsqu'on lui donnait de la labeur supplémentaire.

Sa magie poursuivait son développement nonchalamment. Elle était désormais capable de suivre sur de plus longues distances une personne et de mieux interrompre les liens qu’elle tissait. Il arrivait régulièrement qu’elle ne parvienne pas à s’immiscer dans l’esprit des adultes.  Bien que mieux apte à supporter les exercices sociaux, l’utilisation de ses pouvoirs sur les enfants de son âge (entre 10 et 14 printemps), albe en semblance, accentua la solitude d’Ode. Railleries et mesquineries dans les arrières coulisses semblaient être les maîtres-mots.

Il s’avéra également que la proximité affective renforçait les liens qu’Ode tissait. Avec le temps, la télépathe apprit à connaître sa tutrice. Bien qu’elle possédait déjà les réponses à ses questions, elle n’hésitait pas à les poser précautionneusement afin de ne pas risquer de la froisser.

Malgré de nombreuses déconvenues et désillusions mineures, la vie d’Ode était calme et même oserait-elle dire, aujourd'hui, heureuse. Elle parvint même à se lier d’amitié avec une certaine Tirlirlin Orbwound témoignant de ses efforts pour s’intégrer.

Puis un jour automnal, la voix de Rosa se tût. La presque jeune femme en fut attristée. Pensant qu’elle s’était éloignée de son champs d’action, elle se promena, encor et encor afin de la trouver. Chemins habituels ou différents, elle poursuivait ses recherches. Chaque heure qui s’écoulait faisait chanceler l’esprit de l’atlante. Après plusieurs jours, un cri, qui était en réalité une puissante pensée, vint déchirer l’âme d’Ode. Accourant tant bien mal, avec sa large robe, sur les lieux et refusant de suivre les directives des personnes déjà présentes, elle découvrit le corps affreusement mutilé de sa tutrice.

Le choc fut si important qu’il ébranla fondamentalement la télépathe. La douleur et la maussaderie furent telles qu’aucune larme ne coula. Un éloquent et vigoureux sentiment de culpabilité s’éprit d’elle. Elle passa continuellement les dernières pensées de celle qui fut sa mère de substitution. Avec le recul, elle se rendait compte que ces dernières étaient sépulcrales. L’exercice cyclique fut figé net, lorsque, toujours devant ce cadavre et cet amoncellement de gens, des voix s’immiscèrent dans la tête d’Ode. Des dizaines de voix... peut-être même des centaines. Leur galimatias secouèrent la télépathe qui prit la fuite.

La plus immonde des vérités ne tarda pas à éclater. Face au babélisme de ses parents, la jeune enfant usa de son don pour découvrir que sa tutrice avait été utilisée en guise d'avertissement politique. Sa fulminante hargne fut si importante qu’elle parvint, sans en prendre connaissance, à insuffler un puissant message mental à ses parents ce qui ne manqua pas de les surprendre. Ainsi furent dévoilés les pouvoirs d’Ode. A partir de ce jour, Ode ne chanta plus jamais.

Son don ne tarda pas à l'empoisonner. Espérant un monde adulte meilleur, l’atlante tomba de haut. La réalité était si chagrinante et décourageante. L’hypocrisie, la pudibonderie et la malice gouvernaient le royaume d’Azzura. Toutefois, le silence était si dur à supporter, qu’Ode était obligée de maintenir des liens psychiques. L’Eressae pour lutter contre ces vagues de désolations se referma sur elle-même.  

Face à sa névrose elle se mit à écrire, un peu, beaucoup, démesurément… sur tout et rien. Elbellis tenta de se rapprocher de sa fille et lui enseigna la manière de figer une image dans le temps. La mère qui avait perpétuellement marqué une distance avec sa progéniture lui enseigna l’art de peindre. Point de mot il n’y avait, juste des pensées, des gestes et une larme.


Chapitre III: Des clapotis tournoyants à la Glaciation


Les cycles lunaires ne tardèrent pas à affecter la théurgie d’Ode. Lors de l’ascendance de la Lune, plus l’astre se remplissait, plus la portée augmentait. Les soirs de pleine lune ainsi que les soirs la précédent et la suivant, le flux des pensées était si puissant que l’atlante était transportée dans le refuge de sa pensée. A l’inverse, le soir de la nouvelle lune, les voix finissaient par s’éteindre les unes après les autres. Afin de parer ce silence, l’introvertie fit appel à son imagination fertile pour créer ses propres voix et donner genèse à des mondes variés et fantaisistes où règnerait la paix. Ses apprentissages du droit et notamment de la philosophie nourrirent ses passions pour concevoir des univers fantasques.

Plus les cycles se consumaient, plus le pouvoir d’Ode se renforçait, amplifiant ainsi son savoir-faire pour crocheter les barrières mentales des individus. Si la jeune femme qu’elle était s’intégrer parfaitement à la vie de cour, son esprit était perdu à des milliers de lieux d’Azzura.

Aux alentours de son premier tiers de siècle, elle fit l’agréable rencontre de Linillë Ciryaïrieliel. La sincérité de sa cousine donna une estocade et perça les protections de la sensibilité d’Ode. Leur destin s’était lié rapidement. Ode s’amuse volontiers à parler de coup de foudre bien qu’il n’y ait guère d’amour entre les deux. Elles incarnaient les deux faces d’une même pièce. D’un commun accord, elle sacrifia en apparence son statut pour se mettre au service de Linillë en devenant sa dame de compagnie. Leur lien est si puissant que lorsqu’elle la grande archonte d’Azzura est assez proche d’Ode, cette dernière peut se lier à elle, même les soirs de nouvelle Lune.

Cette relation permit ironiquement à Ode de s’élever dans la société et de prétendre côtoyer l’éminent conseil d’Azzura ainsi que de se rapprocher des plus hautes sphères du pouvoir. Certainement se sentit-elle pousser des ailes durant cette période puisqu’elle commença à vouloir agir plus directement en usant de ses pouvoirs pour influencer directement les gens.

Au départ, il s’agissait surtout d’éviter les brouilles frivoles. Puis les choses évoluèrent et elle commença à se mêler d’intrigues qui ne la concernaient pas. Tentant des interférences qui ne manquèrent pas de provoquer de violentes rixes orales, et plus rarement physique (allant même jusqu’à occasionner un soulèvement de paysans), elle fut punie par un mage capable de dissiper sa magie. Elle ignore encore aujourd’hui son identité, toutefois la télépathe frémit encore à l’idée de recevoir de nouveau une telle punition.

Celui-ci lui imposa pendant un certain temps le silence le plus complet, plongeant Ode dans le spectre de sa hantise et manquant de peu de la faire tomber dans la plus profonde des folies. Face à cette détresse mentale Tirlirlin, une amie d’enfance, emmena l’Eressae en voyage dans des contrées lointaines. La contemplation de paysages sauvages revivifia la fibre créatrice d’Ode. Si les mots étaient incapables de soulager l’Eressae, les images pouvaient curer les troubles de la télépathe. Cette période permit à l’atlante de s’assagir, suffisamment pour que l’auteur de cette conjuration décide de la lever.  

La dame de compagnie se mit indirectement au service de la couronne en proposant ses services pour rechercher les menaces qui pesaient Azzura. Ainsi débutèrent, lorsque la lune atteignait son firmament, les enquêtes dans le flux de pensées du monde. Des nuits entières où la jeune femme s’accroupissait et garder les yeux ouverts rivés sur l’astre blanc. Elle connut des réussites éclatantes et des échecs cinglants. Parmi ceux-ci se trouve la localisation d’Incartem, un dangereux nécromancien. Suite à des informations erronées, Ode ne parvint pas à trouver le personnage alors que la lune cédait la place au soleil. Malgré sa tentative de se maintenir dans le flux des pensées, elle en fut violemment projetée. S’il n’était pas rare que la télépathe souffre de séquelles physiques après telle transe, cette tentative fit d’elle une ruine pendant plus d’une semaine. A cela s’ajoutèrent les centaines de morts causées dans le sillage du mage sombre.  

Elle continua à utiliser ses compétences de persuasion pour régler les troubles mineurs de ses proches et des gens pour lesquels elle avait de l’estime tout en assurant de servir convenablement Linillë. La présence de cette dernière avait au fil des printemps fait renaître l’idéalisme d’Ode ainsi qu’un effronté optimiste.

Cette vie n’était pas idéale, mais elle était convenable. Cependant, la stabilité n’est que temporaire et la télépathe ne le savait que trop bien ayant la nécessité de trouver un équilibre permanent pour ne pas se faire dévorer par l’insanité. Convoquée par la reine Onyria lors d’un entretien privé, elle fut mise au courant de la tragédie qui se tramait. Promettant de garder le silence, elle accepta la mission que sa majesté lui confia.

Celle qui avait tant fantasmé de Liberté dans ses ouvrages se retrouva enchaînée dans ses contradictions.

Comme cela avait été prédit, le sacrifice de la reine plongea le royaume dans une profonde hibernation… au moins tant que ces terres seraient gelées, la paix régnerait ici...


Chapitre IV: La fonte des flocons laisse place aux torrents du printemps


Ode entendit les “libérateurs” arriver. Elle savait que sa mission allait commencer… pour préserver la paix.

La découverte d’azzura et le retour de la magie provoqua dans le monde entier une éléphantesque vague de questionnement qu’Ode s’amusait à entendre, il est vrai. Outre cela, l’atlante comprit rapidement que le monde était encore plus chaotique aujourd’hui qu’il y a plusieurs millénaires en arrière. Famines, maladies, crimes, escarmouches… ces maux étaient légions.  

La télépathe ne tarda pas à participer activement à la fondation d’une société visant à remettre à jour les cartes du monde afin de pouvoir utiliser ses talents à leur plein potentiel.

La ségrégation imposée aux mages contraints d’aller dans des académies poussa la demoiselle à les rechercher activement à les influencer pour qu’ils rejoignent ses institutions de leur -presque- propre chef.

Si pendant longtemps elle avait décidé de limiter ses interférences avec le monde politique, désormais elle agissait dans les ombres afin d’éviter des confrontations entre les factions les plus véhémentes, s’assurant de maintenir un certain équilibre.

Toutefois, elle n’est pas sotte, ce statut quo qui dure depuis quelques années ne saurait être maintenu encore très longtemps…



Ambitions & Desseins



Actuellement, Ode se charge de remplir la mission qu’on lui a confié: à savoir participer à la préservation de la paix dans le royaume d’Azzura. Cependant la multiplication de menaces, internes et externes mettent à mal le fragile équilibre instauré.
D’autre part, l’Eressae cherche à affiner ses œuvres et à trouver le moyen de parvenir à appliquer une “paix perpétuelle” dans ces dernières.





Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Yap Yap
Moultipass : Validée par Harden


J’espère que cela conviendra. J’attend le retour pour des modifications/ajouts à faire.
*pose un saladier de chouquette* est-ce qu’un.e gentil.le membre du staff pourrait changer le nom de famille d’Ode par Arlahedmaïriel ? Merci d’avance ^w^



Calim Al'Azran
◈ Missives : 2329

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Jeu 29 Aoû 2019 - 22:28

C'est validéééé !!!

*regard en coin au joueur, clin d’œil et rire machiavélique*