Azzura


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Irae Hun'Arn

Irae Hun'arn
◈ Missives : 1

◈ Race : Elëar
◈ Ethnie : Du crépuscule
◈ Origine : Éré, Île des mirages
◈ Fiche personnage : [url=][/url]
◈ Crédit Avatar : Dianae / deviantart
https://www.deviantart.com/dianae/art/Lakkenaa-and-Snowball-105991604

Aventurier
Irae Hun'arn

◈ Ven 23 Aoû 2019 - 21:24

◈ Prénom :  Irae
◈ Nom : Hun’arn
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 82 ans
◈ Date de naissance : En l’An 9 de l’ère des Rois, en Mëra
◈ Race : Eleär
◈ Ethnie : Eleär Du Crépuscule
◈ Origine : Ile des mirages
◈ Alignement : Neutre
◈ Métier : Herboriste/Guérisseuse
◈ Crédit avatar : Lakkenaa and Snowball  by Dianae


Magie



Magie astrale : soin des blessures

C’est en 89 de l’ère des rois qu’Irae découvrit sa magie. Après de longs jours à subir de nombreuses sensations de picotements, elle se surprit, face à un de ses patients blessé, à placer ses deux mains au-dessus de la plaie et s’arrêta nettement lorsqu’une lueur mordorée jaillit de ses paumes. D’abord inquiète, elle examina la blessure et fut stupéfaite en voyant que celle-ci avait très légèrement cicatrisée. C’est alors que l’Elëar découvrit qu’elle était dotée d’une magie permettant de soigner les plaies.




Forces & faiblesses




FORCE :

Ses connaissances :
 Grâce a tout ce qu’elle a appris de sa famille et de son voyage, Irae sais prendre soin des malades comme des blessés. Les années de pratique lui ont également permis de renforcer ses acquis.

Sa bienveillance et sa douceur :  Que sa mère lui as transmis au fil du temps. C’était difficile pour elle, mais elle a pu développer ces traits de caractère qui sont aujourd’hui un atout non-négligeable pour son métier.

Son physique :  Irae est belle et reste totalement naturelle. Elle attire les regards sans que ceux-ci ne soient désireux, mais suffisamment pour paraître très sociable et confiante. Cela lui permet d'avoir des interlocuteurs à l'aise lors de ses rares contacts sociaux.

Sa grande prudence :  Elle est nécessaire pour ses explorations en forêt, surtout depuis le retour de la magie. Mais face à ses semblables, celle-ci pourrait s’avérer être une faiblesse.

FAIBLESSE :

Son introversion : Qui la rend discrète et bien peu loquace face à ceux qui voudraient entamer une conversation avec elle. Irae n’ira que très rarement voir les personnes de son propre chef, ce qui rend sa vie sociale bien vide et inintéressante.

Sa jalousie et sa Possessivité : Qui pourraient faire fuir les rares amis qu’elle réussirait à se faire, si ceux-ci avait le malheur de trop exposer leur réussite ou leur vie sentimentale.




Physique



Elëar du crépuscule mesurant 5,7 pieds, Irae possède une carnation plutôt foncée contrastant parfaitement avec ses yeux d’un bleu aussi clair que celui des glaciers et sa longue chevelure raide immaculée. Deux longues oreilles effilées parsemés de quelques anneaux pointent au travers de sa délicate crinière, allongeant les traits fins de son visage. Ses lèvres douces expriment souvent un petit sourire qui pourrait presque passer inaperçu sous son nez plutôt allongé.

Son corps est mince et élancé comme on se l’imagine souvent pour une Elëar, mais reste finement musclé. Ses longs bras se terminent par deux petites mains aux doigts fins lui permettant de manipuler les plantes qu’elle utilise avec grande délicatesse. Ses longues jambes lui confèrent une démarche assurée et ses pas son léger. Ses gestes sont généralement doux, mais elle peut se montrer beaucoup plus vive si nécessaire. Un détail saute également aux yeux lorsqu’on la regarde en détail, une longue cicatrice effilée à peine visible sur l’intérieur de sa jambe droite, résultat d’une vieille blessure faite lors d’une de ses explorations.

Irae, bien que souriante, est généralement peu expressive et parfois même dans de rares cas, totalement impassible. Dans ce dernier cas, cela se traduit souvent par une grande concentration et/ou réflexion. Aussi, elle a l’habitude de se vêtir avec des étoffes blanches assez légères lorsque le temps s’y prête. Lorsque ce n’est pas le cas, elle se couvrira avec des vêtements plus chauds mais amples. L’Elëar porte également quelques bracelets, offerts par sa famille lors de son départ en voyage.



Caractère



Irae est une personne tout ce qu’il y a de plus normal. Au premier abord, on penserait d’elle que c’est une personne très sociable et extravertie, ouverte à toutes rencontres et discussions, mais la vérité est tout autre. Elle est peu bavarde et ne dira que le strict nécessaire, distante de nature et assez discrète.

Si l’on creuse un peu plus, on peut découvrir une personne bienveillante et attentionnée, pleine de douceur et sensible. Elle ne se comportera jamais de la même manière face à des personnes malades ou blessés qui ne demande qu’à se faire soigner et face à des inconnus qui l’accostent sans raison apparente. Elle sera plus douce avec les uns et plus distante avec autres. Elle saura également mettre ses différends de côtés pour répondre à ses devoirs.

L’Elëar possède aussi une grande curiosité envers tout ce qui pourrait alimenter sa soif de connaissance, notamment dans le domaine de la guérison et des herbes médicinales. Les membres de sa famille se transmettent leurs connaissances de génération en génération, mais Irae avait envie d’étendre son savoir en apprenant de personnes extérieures à son cercle familial. Elle fait preuve d’une grande prudence lors de ses sorties en dehors de son village, surtout depuis le retour de la magie.

Bien sûr, comme toutes personnes normales, elle a aussi un côté plus sombre. L’Elëar est très possessive envers ses proches, rancunière et parfois envieuse. Elle envie ce qu’elle ne possède pas et se rend même jalouse en voyant des personnes obtenir ce qu’elle désir. Pour éviter d’être rongée par ses émotions, elle consacrera la majeure partie de son temps à son travail jusqu’à oublier totalement la source de sa jalousie passée.

Sa grand-mère étant autrefois prêtresse, elle apprit à sa petite fille à aider sa Déesse. Mais c’est après un malencontreux accident qui lui a permis de faire la rencontre avec les prêtresses de Matra, Irae a commencé à développer une certaine foi envers la Déesse, qui n’a fait que croître au fil des années.



Inventaire



Ses quelques bracelets offerts par sa famille lorsqu’elle a quitté le nid familiale pour vivre sa vie de son côté.

Une sacoche dans laquelle elle y met de quoi se soigner et couper des herbes lors de ses explorations et une autre plus grande qui lui sert à ranger et transporter sa récolte sans l’abîmer.

Un herbier qu’elle garde précieusement chez elle.

Différents livres ayant servi à son apprentissage des soins.



Histoire



Dans un petit village proche de la ville d’éré, sur l’île des mirages, un heureux évènement venait de se produire au sein de la famille Hun’arn. La naissance d’une petite du crépuscule, petite et fragile. L’Elëar désormais grand-mère, déposa le nouveau-né dans les bras de Nhiltree, sa fille et désormais jeune mère.

- Elle s’appellera Irae.

-c’est un très beau nom que tu as choisi Nhiltree.


Rikagh, le père, observait la scène, fier d’être d’avoir eu sa première fille. Toute la famille était réunie autour de cet heureux évènement, accueillant chaleureusement le nouveau membre de celle-ci. Le reste de la journée fut consacrée à quelques festivités qui se résumaient à quelques boissons et éclats de rires, puis tout revint à la normale dès la nuit passée. La jeune enfant grandit et s’épanouit comme tous ses semblables du même âge. Seulement, un détail inquiétait les jeunes parents. Leur fille ne se mêlait que très rarement aux autres enfants du village et préférait jouer seule dans son coin. Ils ont tout fait pour la pousser à aller se faire des amis, mais rien n’y faisait. Peut-être que l’éducation dispensée aux enfants du village par le vieux sage du village l’aiderait à s’ouvrir aux autres.

***********

C’est en grandissant qu’Irae apprit d’elle-même à parler aux autres enfants et a ses 13 ans, commença à aller faire connaissance avec d’autres adolescents. L’Elëar réussit même à se faire une bonne amie. Elles sortaient ensemble, jouaient et riaient. C’est aussi l’âge auquel sa mère commença à lui apprendre à reconnaître les différentes plantes ainsi que leur utilité. On pouvait dire que tout se passait bien dans le meilleur des mondes. Jusqu’au jour ou Irae découvrit que son amie sortait et s’amusait avec un jeune mâle pendant ses sessions d’apprentissage avec sa mère. Ce qui est tout à fait normal. Mais la jeune Elëar se sentait jalouse de ce petit chanceux qui avait l’air de tant s’amuser avec SON amie.

Plus les années passaient et plus son apprentissage d’herboriste guérisseuse lui prenait de temps. Nhiltree tenait à lui transmettre tout son savoir, héritage de sa famille depuis plusieurs générations. Cela plaisait beaucoup à la petite fille, mais ça l’empêchait également de sortir avec sa seule amie, qu’elle perdait petit à petit.

***********

Un beau matin d’été, alors qu’Irae et sa mère préparaient des remèdes de plantes pour leur petite échoppe, Rikagh rentra de la chasse en catastrophe. Son bras était ensanglanté et sa compagne s’affola en voyant l’ampleur de la blessure.

- Que t’est-il arrivé ?

- Notre proie s’est retournée contre nous à cause d’une flèche mal envoyée.

- Bon sang, Irae, va chercher de l’eau et des linges propres. Tu vas m’aider.


La jeune Elëar acquiesça et alla chercher ce que sa mère lui demandait. Une fois de retour, elles soignèrent le bras du chasseur. Après avoir bien nettoyé et suturé la plaie non sans douceur, la guérisseuse appliqua un onguent cicatrisant et la couvrit d’un bandage, tout en rassurant son époux sous les yeux attentifs de sa fille.

Son père, grimaçant de douleur, félicita sa fille, fier de voir à quel point elle avait grandi et apprit. Cette dernière comprit désormais ce qu’était vraiment le travail d’une guérisseuse, bien qu’elle ait conscience de son terrible manque d’expérience. Il ne suffisait pas simplement de connaître les plantes et la seule théorie ne permettait pas de soigner. Il lui fallait de la pratique et bien plus encore. Il lui fallait apprendre à être plus compatissante et douce envers les malades et blessés afin de les rassurer. Depuis ce jour, Irae se promit de tout faire pour devenir une guérisseuse exemplaire, comme sa mère. Il lui aura fallu jouer le rôle d’assistante durant trois longues années pour comprendre cela.

***********

Après dix années de pratiques avec sa mère, Irae à l’impression de stagner et cherche de nouvelles connaissances pour continuer de s’améliorer. Mais les compétences et le savoir de Nhiltree avaient atteint leur limite face à la soif de connaissance de sa fille. L’Elëar prit donc la décision d’entamer un périple pour rencontrer ses cousins Elëar de l’aube et Villilëar.

- Tu veux aller sur le continent ? Serais-tu devenue folle ?

-M’man, j’ai 33 ans, j’ai envie de continuer de progresser et découvrir de nouvelles choses. Ce voyage ne pourra qu’être bénéfique !

- Tu oublis qu’il te faudra aller leur PARLER, avoir des contacts PHYSIQUE, ce que tu ne fais pratiquement jamais de toi-même.

- Je ferai l’effort. Tu m’as bien appris la compassion et la compréhension. Maintenant je vais apprendre à aller chercher les choses de moi-même.

- Alors prends ça. Tu en auras besoin. Et n’oublie pas de prendre de quoi te soigner en cas de besoin.


Nhiltree déposa une petite bourse pleine, pour qu’Irae puisse avoir de quoi payer la traversée de la mer et trouver de quoi se nourrir durant son voyage.
Le lendemain, l’Elëar parti pour les côtes de l’île. Elle se souvint encore du visage de ses parents lors de son départ. Ils étaient fiers et lui avaient offerts de multiples bracelets pour l’occasion. C’est donc avec le sourire que se fit leur séparation.

***********

Après plusieurs jours de navigation, Irae arriva au royaume de Desde, bien moins sûre d’elle qu’à son départ. Le paysage complètement inconnu commençait déjà à miner sa détermination. Au lieu de se laisser aller, elle prit une grande inspiration et se dirigea vers une auberge ou passer la nuit. La nuit passée, l’Elëar se mit à rechercher ce pour quoi elle est venue, trouver un guérisseur ou une guérisseuse qui serait prêt à lui apprendre ce qu’il ou elle sait. Malheureusement, il lui fallu bien plus de temps que prévu pour trouver quelqu’un.

Son périple s’étendit sur plusieurs jours, puis mois, jusqu’à trouver un petit village. Un vieil Elëar de l’aube était assis sous un arbre, sur un banc de bois vieilli par le temps et rugueux au toucher. Prenant son courage à deux mains, Irae se dirigea vers lui.

- Hum… Bonjour ?

Le vieil Elëar ne répondit pas. Il n’avait même pas l’air de réagir. La guérisseuse s’apprêtait à se retourner lorsqu’il l’interpella.

- Que me veux-tu ?

- Je recherche un guérisseur dans ce royaume qui pourrait m’apprendre ce qu’il sait, pour continuer à m’améliorer.

- Tu veux donc étendre tes connaissances avec les nôtres ?

- Oui, c’est ça.


Le vieil Elëar se leva et plongea son regard dans celui d’Irae.

- Et comment puis-je savoir si tu seras bonne élève ?

Irae avait désormais a certitude de se trouver face à la personne qu’elle cherchait mais ne comprenait pas pourquoi il posait cette question. Que répondre à ça ? Il n’y avait plus qu’à répondre avec la vérité en toute franchise.

- Je désire vraiment apprendre de nouvelles choses et je travaillerais dure pour ça.

- Je te crois. Suis-moi. Je me nomme Belphrin.

- Je suis Irae.


Belphrin acquiesça d’un mouvement de tête pour toute réponse. Il continua jusqu’à une toute petite maison dans laquelle il invita sa nouvelle élève. Ce qu’Irae ne savait pas, c’est qu’elle venait pour les cinq plus longues années de sa vie à étudier toutes sortes de choses plus ou moins complexes sur l’art de la guérison et sur toutes sortes de plantes qui lui étaient totalement inconnues avant son arrivée ici.

***********

Dix années étaient passées depuis la fin de son apprentissage auprès de Belprhin. Celui-ci était difficile et l’ancien refusait de laisser partir Irae avant d’avoir jugé son apprentissage complet. Le temps commençait à se faire long dans ce village à travailler pour lui et apprendre tout qu’il lui inculquait. Mais elle était désormais rentrée sur l’île des mirages et s’était établie dans un petit village toujours proche de la capitale, mais assez éloigné de son village d’origine. La guérisseuse était allée rendre une petite visite rapide à ses parents pour leur dire qu’elle était rentrée en vie avant d’aller s’installer. Au début, ce fut difficile pour elle de se faire une place. Mais bien vite, grâce à son voyage et à son héritage familial, les habitants commencèrent à lui faire confiance et, plus tard, la considérer comme la guérisseuse et herboriste du village.

Au cours d’une de ses explorations habituelles en forêt pour cueillir des plantes, Irae se sentait comme observée. Nerveuse, elle continua sa route un peu plus loin, mais la sensation d’oppression et de ce regard pesant ne la quittaient pas. C’était sans doute un prédateur affamé ou un simple herbivore prêt à se défendre pour sa vie, mais à chaque fois que l’Elëar se retournait, il n’y avait rien de visible. Malgré tout, son obsession pour ses plantes passaient avant le reste. Ce fut probablement une erreur, car un bruit sourd et un léger contact sur sa jambe la firent détaler aussi qu’un lapin pourchassé par le pire des carnivores… pour finalement glisser dans une petite fosse un peu plus loin et tomber sur une surface qui ressemblait aux racines noueuses d’un vieil arbre.

Plusieurs longues minutes s’écoulèrent sans que rien ne se passe. Irae se releva, une douleur lancinante sur le côté intérieur de sa cuisse droite. En y jetant un coup d’œil rapide, elle découvrit avec horreur une longue plaie sanguinolente. Pire encore, en cherchant dans sa sacoche de remède, elle ne put que constater que les contenants s’étaient brisés dans sa chute et que toutes les préparations s’étaient mélangées les unes aux autres, les rendant inutilisable. Soupirant, la guérisseuse arracha un bout du tissu de ses vêtements et banda sa plaie avec avant de reprendre le chemin jusqu’au village, ralentie par sa blessure. Par chance, près du village, elle fit la rencontre avec une prêtresse qui l’emmena au temple en voyant sa blessure. Irae ne put refuser l’invitation par grand respect envers les prêtresses, même si elle ignorait ce que celle-ci faisait en dehors du temple. Là-bas, les soins nécessaires lui furent procurés pour sa plaie, mais dû y rester plus longtemps que prévu à cause d’une fièvre ayant fait son apparition, probablement après avoir été contaminée par un malade dont elle s’était occupée les quelques jours précédents.

Il fallu plusieurs jours à Irae pour récupérer totalement de sa blessure et de sa fièvre. Après avoir longuement réfléchi sur ce qu’il venait de lui arriver, l’Elëar se dit que c’était peut-être la Déesse Matra qui avait mis cette prêtresse sur sa route. Les réponses des prêtresses à ses questions allaient également en ce sens et la guérisseuse se sentit alors redevable envers Matra qu’elle aimait déjà grâce à sa grand-mère qui était anciennement prêtresse. Mais depuis ce jour, sa foi ne fit que grandir.

***********

Treize années s’étaient écoulées depuis l’incident de la forêt et rien ne s’arrangeait. Le peuple de l’île des mirages était de plus en plus mécontent de leur roi et Irae le sentait bien en parlant avec ses malades lorsqu’ils venaient la voir. Plus elle entendait parler du roi Talphrin et plus elle le haïssait, bien qu’elle ne pût se baser que sur ce qu’on lui racontait. Mais comment ne pas croire ces dires quand tout le monde avait le même discours ? Ce ne pouvait être que la vérité. Mais plus important encore, l’Eëar était loin de s’imaginer ce qui allait se passer la nuit même.

C’est lorsque l’on vint frapper à sa porte au milieu de la nuit qu’elle sût ce qu’il venait de se passer. Les villageois ainsi que des membres de grandes maisons se sont retournés contre le roi. Irae savait que le sang allait couler cette nuit et avait espéré que tout se passe du mieux possible, que ce Talphrin soit enfin punit pour tous les méfaits qu’il avait commis envers son peuple. Elle qui d’ordinaire faisait tout pour rester loin des intrigues politiques et se concentrer sur son travail allait se retrouver mêlée à tout cela. Alors que les coups redoublaient d’efforts sur la porte, la guérisseuse se décida enfin d’aller ouvrir, méfiante. Lorsque la porte s’ouvrit, ce fut sur deux personnages armés aux airs triomphants. Avant même de pouvoir dire quoi que ce soit, l’un d’eux prit la parole sans même lui laisser le temps d’apparaître totalement dans l’encadrement de sa petite entrée.

- On a besoin d’une guérisseuse pour que l’ancien roi survive à sa sentence. Certains villageois nous ont parlé de toi. Tu vas venir avec nous ?

Irae mit un certain temps avant de se rendre compte de l’ampleur de la demande qu’on venait de lui faire, c’est-à-dire soigner un personnage al-aimé et qu’elle avait apprit à haïr avec le temps. Elle tenta tant bien que mal de garder son sang-froid pour les questionner à propos de cette fameuse sentence et savoir ce qu’elle devait emmener avec elle.

- Que lui est-il arrivé ? Il me faut le savoir pour emmener ce qu’il me faut pour le soigner au mieux.


- Ses tympans sont percés avec une aiguille.

La guérisseuse déglutie et ne pût s’empêcher de s’imaginer la douleur que cette pratique pouvait causer. Après un bref signe aux deux soldats, elle alla chercher sa sacoche remplie de différents remèdes de plantes et les rejoignit aussi vite que possible, de peur de leur faire perdre patience. C’était la première fois que ce genre de situation lui tombait dessus et ne savais tout simplement pas comment réagir. La meilleure solution était de rester calme et de faire ce qu’on lui demandait, comme on pouvait l’attendre d’une guérisseuse.

Le chemin semblait interminable jusqu’au lieu ou se trouvait le roi déchu. Un grand gaillard ouvrit la porte de la cellule pour qu’Irae puisse entrer et faire ce qu’elle avait à faire. La guérisseuse essaya de nettoyer tout le sang dû aux plaies pour ensuite appliquer un onguent cicatrisant, ce qui avait l’air d’être tout particulièrement désagréable vu la tête que tirait son « patient ». Normal, l’intérieur des oreilles était un endroit particulièrement sensible et fragile. Plusieurs jours passèrent et elle retrouva enfin sa tranquillité et n’avait plus à s’occuper de cet odieux personnage. Les années suivantes s’écoulaient, calmement et tranquillement.

Mais, arrivé en l’an 89 de l’Ere des rois, des choses mystérieuses et des disparitions inquiétantes commençaient à se multiplier. Sans compter cette étrange sensation de picotement que l’Elëar ressentait depuis quelques jours. Il devenait de plus en plus dangereux de s’aventurer dans les bois et sa mésaventure d’il y a plus d’une vingtaine d’années était totalement risible face à ce qui l’attendait désormais dans les ombres des arbres. Cette fois, ce ne sera pas qu’un simple félin sautant d’un arbre en frôlant sa jambe qui l’observera, mais peut-être bien une créature revenue d’un temps perdu que tous avaient oubliés. Comment allait-elle faire pour refaire son stock d’herbes et de remèdes ? Irae n’avait d’autre choix que de continuer ses expéditions, aussi risquées soient-elles.



Ambitions & Desseins



Devenir la meilleure guérisseuse possible et continuer à apprendre.




Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Ouaip, je les ai même dépassés
Moultipass : Validé par Harden

Je suis un peu rouillée du fait que je n'ai plus écrit depuis longtemps alors je m'excuse d'avance si certaines phrase ou paragraphes sont mal formulés.