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Bertin de Boissambre - Viticulteur

Bertin de Boissambre
◈ Missives : 4

◈ Âge du Personnage : 69
◈ Alignement : Chaotique bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Kaerdum, Ordanie
◈ Magie : Psychique : endormir son auditoire
◈ Fiche personnage : Bertin de Boissambre
◈ Crédit Avatar : Разбойник de Andrey Shishkin

Héros
Bertin de Boissambre

◈ Dim 15 Déc 2019 - 20:44

◈ Prénom :  Bertin
◈ Nom : de Boissambre
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 69 ans
◈ Date de naissance : 19ème jour de Phra de l’an 21 de l’ère des Rois
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Ordnaie / Kaerdum
◈ Alignement : Chaotique bon
◈ Métier : Viticulteur et marchand de vin, ancien cambrioleur et cartographe amateur.
◈ Crédits avatars :
Разбойник de Andrey Shishkin


Magie


"Ting ting ting ting ting ting !"

Armé d’une cuillère d’acier argenté, Bertin, propriétaire d’un domaine viticole de son état, et détaillant en vins, donnait quelques coups sur son verre à pied pour demander le calme. Recevant chez lui tout ce que le bourg comptait comme bourgeois, clercs et nobles, il avait organisé comme chaque année un grand festin où il invitait tout le monde à goûter le nouveau vin.

"Ting ting ting ting ting ting !" tapota-t-il une seconde fois. Lorsque enfin les rires et bavardages s’estompèrent, et que Bertin eût capté l’attention de tout son auditoire, il se mit à discourir.

"Messeigneurs et mes dames, chers amis ! Je vous remercie tous pour votre venue dans mon domaine de Boissambre, vous y êtes tous les bienvenus ! Comme chaque année depuis maintenant dix ans, je vous propose de goûter le nouveau vin, et de m’en dire des nouvelles ! Evidemment, si vous l’aimez, il vous sera possible de m’en acheter à un prix dérisoire ! Vous n’aurez qu’à demander ! En attendant, que le festin commence ! Allez-y, buvez, dégustez !"

Tout était évidemment prévu. Bertin avait sorti ses tous meilleurs tonneaux pour ce début de soirée, puis, lorsque celle-ci serait avancée et que ses invités commenceraient à être suffisamment éméchés, le vin baisserait en qualité, pour qu’en fin de soirée, ce ne soient plus que des fonds de cuves qui soient consommés. Dans la grande salle de réception, on riait bien fort, on bavardait, qui du cerf qui fut chassé, qui des nouvelles étoffes du sud qui étaient arrivées. Bertin lui-même n’hésitait pas à aller saluer ses convives un par un, demandant des nouvelles du vieux père alité, s’inquiétant de la santé de la petite, dernière née. Tout se passait pour le mieux, lorsque Bertin ressentit en lui une sensation étrange. Il ne fut d’ailleurs pas le seul à le sentir, puisque une émotion s’emparait d’un bon nombre de ses invités.

"Le vin est peut être un peu fort dans certains de mes tonneaux !" plaisanta Bertin. Il est vrai qu’à ce moment, beaucoup chancelaient déjà.

Bertin avait repéré depuis le début de la soirée une splendide jeune femme, élégamment vêtue, qui bavardait avec deux inconnus. Il alla la voir et se présenta, lui demandant au retour qui pouvait-être une si charmante créature. Amateur de femmes tout autant de vins, Bertin avait un tic, celui de prendre un accent sifflant lorsqu'il était au contact de belles femmes. Et une fois encore, il se mit à parler comme un serpent.

"Je suis ravis de vous voir tout heureuse mademoiselle, mon vin semble vous plaire, et je ne puis que m’en satisfaire ! Ma belle demoiselle, puis-je vous dire à quelle point vous êtes charmante ? Vous êtes pleine de volupté, vous êtes vraiment ban…"

Bertin s’arrêta net de parler. Non pas par ce que, tout aviné qu’il était il se rendait compte qu’il allait sortir une belle grossièreté, mais surtout par ce que devant lui, la belle dans un profond sommeil s’était effondrée.


Forces & faiblesses


Laid : Bertin n’est pas un bel homme, et cela peut rebuter plus d’une personne.

Frêle : Bertin est loin d’avoir le physique d’un combattant, c’est un homme petit, rabougris, un vrai poids plume. Mais cela lui est finalement utile pour se cacher, escalader des murs ou se déplacer silencieusement. En outre, son physique chétif fait qu’il n’est pas perçu comme une menace par les autres, qui auront plutôt tendance à se méfier de ses autres compagnons.

Avenant, malicieux : Il est évident pour beaucoup que Bertin est un magouilleur qui cherchera toujours à embobiner les gens, et ce trait de caractère est particulièrement visible chez lui. Mais il se sert de cet aspect de sa personnalité avec humour, ce qui le rend finalement sympathique.

Calculateur, manipulateur : Qualités très utiles pour arriver à ses fins, mais qui peuvent rapidement poser problème lorsque les victimes se rendent compte qu’elles se sont faites berner.

Ambitieux et tenace : C’est son ambition et sa ténacité qui ont permis à Bertin de sortir du milieu du crime et finalement de s’installer comme vigneron et négociant en vin.

Sage, prudent : Bertin a acquis tout au long de sa vie de l’expérience, et sait s’arrêter quand il est temps. Sauf bien sûr quand il s’agit de séduire une femme… Au combat, Bertin bien conscient de ses faiblesses restera plutôt en arrière, utilisant son arbalète, et se servira de son épée que s'il y est forcé (souvent en hurlant, terrorisé et demandant grâce)

Perfectionniste : Bertin ne laisse rien au hasard, ou presque. Une qualité, qui peut tout de même très vite agacer les gens, surtout lorsqu'il les assomme d’arguments pour leur expliquer pourquoi ils ont tort.

Cœur d’artichaut : Un vrai problème qui peut s’avérer particulièrement ruineux lorsqu'il se fait avoir par des femmes, bien conscientes qu’elles peuvent en faire ce qu’elles veulent.

Pervers : Là aussi un vrai problème. Il peut même se montrer parfois grossier, et a souvent été giflé.


Physique


" Ma chère mère,

Vous m’avez envoyée chez ce Bertin de Boissambre, et cela aurait pu être une bonne idée. Notre plan a fonctionné à merveille, vraiment. Comme vous le supposiez, il ne me fallu pas beaucoup forcer sur mes atouts pour lui plaire. Je l’ai tout de suite séduit, et comme vous me l’avez dit, il m’a suffit de lui faire croire que je vivais une quelconque détresse pour qu’il soit aux petits soins avec moi. Pourtant, ma vie tranquille chez lui ne dura que quelques semaines. Jamais je ne m’offris à lui. Et à la fin, j’ai fini par partir, écœurée par son insistance.

Non mais sérieusement ! L’avez-vous vu ? Vous qui l’avez connu il y a de cela vingt ans, était-il comme il le dit, un vaillant homme, fort et gaillard ? J’avais devant moi au contraire un petit vieux tout rabougris, aux dents pourries, au visage ridé, à la barbiche hirsute et au crâne largement dégarni, peuplé de quelques cheveux blancs à ses bords ! Je ne suis même pas sûre que l’animal dépasse le quintal !
Bertin est un homme de petite taille, il ne cesse de répéter que c’est dû à la vieillesse, et que seul son membre a conservé les proportions monumentales de sa jeunesse. Je n’en crois pas un mot. Honnêtement, si celui-ci dépassait les cinq pouces, ce serait déjà un exploit, aux vues des mesures de ce Boissambre ; avec les cinq pieds qu’il atteint difficilement, son visage arrive tout juste au niveau de ma poitrine ! Cela lui a beaucoup plu, d’ailleurs…

Alors je veux bien admettre qu’au premier abord il puisse paraître sympathique. Il est beau parleur, avenant, et sait se montrer séducteur avec ses mots. Il est coquet, s’habille comme un dandy, se parfume, et c’est bien le minimum ! Mais comme vous l’aviez vous-même remarqué ses yeux n’arrêtent pas de traîner, et il n’a jamais cessé de me reluquer. Ses yeux, ses yeux, ses yeux ! Ce sont bien les seules choses chez lui qui aient conservé toute leur énergie, à eux seuls, ils témoignent de toute sa malice ! J’en avais des nausées.

Non ma chère mère. Je veux bien suivre vos conseils et me chercher un bon parti… Mais il faudrait tout de même que celui-ci ait un minimum de vigueur !"


Caractère


"Ma très chère fille, je vous avais pourtant prévenue ! Bertin a quatre passions dans la vie : l’or, les belles femmes, le vin et la cartographie. C’est un être plus étrange qu’il n’y paraît !

De premier abord on pourrait le croire complètement malhonnête et égoïste avec son air malicieux, sa voix de serpent et sa roublardise. Mais il en est rien : en réalité, bien caché sous des bosses, écorné par des années de cambrioles et d’autres menus délits, Bertin possède un cœur d’or et une grande générosité, tout du moins pour celles et ceux qu’il aime vraiment, ou qui savent le toucher.

De cœur d’or à cœur d’artichaut, on pourrait dire qu’il n’y a qu’un pas, et Bertin ne fait franchement pas exception à la règle. Il tombe souvent amoureux, pris de passions par de jolies jeunes femmes, surtout lorsqu'elles semblent en difficulté. Bertin n’en est pas moins un sacré pervers, attiré par les formes voluptueuses des femmes comme un papillon de nuit peut-être attiré par la lumière. Et devant ces belles dames, il a du mal à se contrôler. Non pas qu’il bégaye, mais parfois, il dépasse certaines bornes – en particulier lorsqu'il a bu du vin - et s’est souvent fait gifler.

Bertin est un homme avenant, enthousiaste et de bonne humeur, il possède toutes les qualités du négociant menteur. Malgré son apparence, il sait se rendre très sympathique par son humour, son cynisme et ses bavardages ! Mais à l’intérieur, Bertin reste une gentille fripouille, un sacré manipulateur... Il a passé sa vie à négocier, que ce soit avec des contrebandiers, des clients, des fournisseurs, et même les autorités du Kaerdum qui l’ont souvent questionné lorsqu'il faisait des allers-retours en prison. Enfin, c’est un homme soigneux, soigné et méticuleux, perfectionniste même, quand il s’agit de vin ou de s’occuper de cartographie.

C’est ça finalement, Bertin. A première vue, il est louche. De manière apparente, il cumule bien des vices. Mais en cherchant mieux, on se rend compte que c’est un homme vraiment généreux et soucieux du bonheur des autres."


Inventaire


Bertin est un homme fortuné. Cependant, il sait d’expérience qu’il n’est jamais une bonne idée de le montrer lorsqu'il prend la route, et il préfère voyager léger. Ancien cambrioleur, il a appris l’art de se faire discret et porte donc une tenue qui lui permette de se camoufler au mieux dans les ombres la nuit venue. Son vêtement est fait d’une tunique de cuir teinte d’un marron très sombre qu’il vêt par-dessus une chemise de lin blanche ; il porte aussi un pantalon bleu marine, presque noir. Il le maintient grâce à une ceinture de cuir, et porte par-dessus tout cela un chaperon de la même couleur de son pantalon, harnaché à son torse avec des sangles de cuir. A ses pieds, par-dessus ses chaussettes de laine, une paire de bottes de cuir marron rappelant sa tunique et sa ceinture.

Bertin a conscience des dangers de la route, et s’est armé. Il porte sur son dos une arbalète légère et un carquois pour y ranger ses carreaux, et se sert d’une épée rangée dans son fourreau comme d’une canne. Cachée dans une botte, il possède aussi une petite dague.

A sa ceinture, une bourse remplie de pièces pour payer les frais de son voyage ; voyageant avec un sac de cuir, il y range une carte de Kaerdum et une pierre aimantée afin de pouvoir s’orienter. Pour compléter son équipement, il se déplace avec deux gourdes de cuir : l’une remplie d’eau claire, l’autre, remplie de vin.


Histoire


Bertin, Bertin, Bertin. Homme de mauvaises vies à mettre au pluriel, tant il vécut d’aventures, avant de couler une agréable retraite en son domaine. Il faudrait presque une bibliothèque pour recueillir toutes les anecdotes de sa vie bien remplie, quoi qu’on puisse se demander, à l’écouter, si toutes ses histoires ne seraient pas exagérées…

On est sûr en tous cas que Bertin, nullement noble ni bourgeois, issu des milieux les plus défavorisés, naît un jour de pluie il y a près de sept décennies à Raiendal, alors que les feuilles dans leurs arbres avaient déjà jauni, et où la plupart même avaient décidé d’elles-même d’aller embrasser cette terre que depuis plusieurs semaines elles ne pouvaient que regarder. Bertin fut en tout cas un enfant abandonné, puisqu'il fut trouvé alors qu’il n’avait que quelques jours seulement au pas de la porte d’un temple dédié au Dieu des Vreën, Alvar. Sans que l’on sût qui l’avait déposé là, on fini par le nommer Bertin, sans lui donner de nom de famille. Puis, on l’envoya en orphelinat où il passa les douze premières années de sa vie.

La vie en orphelinat fut dure, très vite le caractère de Bertin s’affirma. Il était espiègle, filou et malhonnête, mais faisait preuve d’une grande intelligence. Il apprit assez vite à lire et compter, mais restait mauvais élève, paresseux et surtout ennuyé. Il le dit lui-même, il a bien vite perdu le compte des coups de bâtons qu’il reçut de ses maîtres à l’orphelinat. Et à chaque fois, il le leur rendait en farces ou en leur volant leurs effets personnels. Peu à peu, Bertin s’était taillé une réputation affreuse. Mais surtout, c’est durant ces âges, dès l’enfance, que Bertin développa une haine teigneuse de toute autorité.

Il chercha dès l’âge de huit ans à fuguer pour aller vivre sa vie, loin de l’orphelinat. Souvent, il tenta sa chance, chaque fois il fut pris. Jusqu’à ce jour d’hiver, lorsqu’il avait douze ans, où, se cachant dans une caisse de vin entre des bouteilles, il fut sorti de l’orphelinat par un coursier venu livrer des légumes. Alors même que le coursier reprenait sa route pour continuer sa tournée, transportant Bertin sans le savoir, le vin qu’il devait livrer à un bourgeois disparaissait gorgée après gorgée. La vie de Bertin allait changea doublement ce jour là : enfin, il avait fuit l’orphelinat ! Mais en plus, il goûtait pour la première fois à ce qui deviendrait l’une de ses plus grandes passions : le vin.

Bertin fut évidemment découvert lorsque le coursier dû délivrer le précieux élixir à son légitime propriétaire. Rossé, cogné, battu, Bertin réussit tout de même à prendre la fuite, et semer ses poursuivants dans les rues. Il se retrouva seul et démuni dans les rues de Raiendal, blessé, affamé, grelottant, avec un sévère mal de tête. Errant pendant des heures dans les faubourgs de la capitale, il ne trouva refuge que dans les égouts, là où les eaux usées et puantes réchauffaient quelques peu la température ambiante. Sa vie fut alors bien plus dure qu’autrefois. Tout d’abord, il mendia. Puis, il vola, ou en tout cas essaya. Il rencontra d’autres hères, dont certains n’hésitèrent pas à l’employer pour faire de menus larcins. Bertin mena ainsi une vie précaire toute son adolescence, travaillant parfois légalement, mais surtout mendiant, volant et rapinant. Peu à peu, il s’aguerrit, et apprit diverses techniques utiles, devenant même cambrioleur. Bertin avait un certain don, et profitait de sa petite taille pour se faufiler chez les bourgeois et les voler.

Comme tout enfant découvrant le monde et livré à lui-même, Bertin était un ingénu. Les premières années, il accorda plus d’une fois sa confiance à d’autres hommes, et bien souvent, il se fit rouler. Le monde est cruel, et Bertin s’en apercevait en grandissant. Il apprit ainsi durement les lois de la rue, se faisant trahir parfois, se faisant rouler et voler souvent. Il comprit durant toutes ces années qu’il ne pouvait avoir confiance en personne, et fut convaincu que lui seul comptait réellement. De coups durs en coups durs, de coups en coups, Bertin forgea son caractère et se fit une idée de ce que pouvait être réellement vraiment la vie : un univers où les lois n’étaient que subterfuge, et où seuls la débrouille et l’enrichissement comptaient vraiment.

A vingt ans à peine, Bertin était parfaitement intégré dans le petit monde des cambrioleurs, et avait même rejoint une guilde de voleurs. Talentueux, bon grimpeur et sachant se cacher dans l’ombre, aussi à l’aise à l’arbalète qu’il pouvait être pipelette et embobineur, il accumulait les missions pour sa guilde et s’enrichissait, partiellement. Il avait déjà bien compris qu’il lui fallait se constituer un pécule, car il ne souhaitait pas passer sa vie à commettre des larcins, mais il n’hésitait pas non plus à dépenser une partie de son or en bon vin qu’il partageait avec ses camarades. Il dépensa aussi des fortunes pour contenter toutes ces femmes qui avaient bien compris qu’il leur était facile d’obtenir de Bertin ce qu’elles voulaient. Une épaule ou une cuisse suffisait, le jeune Bertin succombait. Un regard un peu implorant, quelques larmes de crocodiles, et Bertin rampait. Il traînait avec lui un grand défaut : ayant découvert les délices de la féminité, d’après ses dires, dès ses treize ans, il avait la fâcheuse tendance de tomber amoureux. Bien qu’il acquit de l’expérience et se laissa de moins en moins facilement berner, ce défaut, il le garda toute sa vie ; Bertin est un cœur d’artichaut.

Aspirant souvent à se ranger, il travailla parfois dans des tavernes auprès de sommeliers pour tout apprendre de l’œnologie. Hélas, il ne conservait pas bien longtemps ses emplois : bien connu des soldats de la capitale, parfois dénoncé, parfois, mais plus rarement, pris sur le fait, il fit plusieurs séjours en prison. Il y rencontra bien du monde, d’autres cambrioleurs comme lui, mais aussi des pirates et contrebandiers, avec lesquels il se lia d’amitié. Bertin commença lorsqu'il avait une trentaine d’année à participer à la contrebande, expertisant notamment le vin que l’on lui montrait. Il se fit un nom, et fut reconnu pour son expertise en œnologie.

En parallèle, Bertin continuait ses activités de cambrioleur. Un jour, ou plutôt une nuit où il visitait la masure d’un riche armateur, il se figea soudain dans le grand salon. Il était littéralement bouche-bée. Devant lui au dessus d’une cheminée, une carte marine magnifique était accrochée. Bertin perdit plusieurs minutes à la contempler, et décida de s’en emparer. Dès lors, il commença sa collection personnelle de carte, les volant chez les armateurs et riches commerçants, il les conservait avec son or. Puis, lorsqu'il en avait le temps, il commença a dessiner ses propres cartes, lui servant pour ses activités : une carte pour les égouts de la ville, une autre pour les carrières souterraines, une autre encore pour les catacombes. Le sous-sol de Raiendal, ville plus que centenaire est un véritable gruyère ! Les cartes de Bertin servaient pour les contrebandiers, les brigands, les voleurs, et tout ce que la capitale compte d’indigents. Bertin les monnayait d’ailleurs de plus en plus cher, à mesure que son talent de cartographe progressait.

Et la vie continua, Bertin progressait ainsi, traçant son chemin, il était devenu quelqu’un. Il embaucha à son tour de jeunes gens, parfois trop jeunes même, pour les envoyer voler à sa place. Il fut même pendant un temps le second de sa guilde, et était en bonne position pour fonder la sienne, avec la bénédiction de son maître… si seulement il l’avait voulu. Car Bertin depuis longtemps rêvait d’autre chose, et sa fortune s’accumulant, bien cachée en dehors de la capitale, dans un lieu sur à côté de ses cartes et d’autres objets insolites, Bertin décida un beau jour, alors qu’il avait depuis deux ans déjà dépassé sa quatrième décennie, de stopper ses activités. Il ne voulait plus cambrioler, il ne voulait plus voler, il ne voulait plus être un contrebandier – quoi qu’il espérait bien pouvoir profiter des réseaux de contrebandes pour donner un coup de fouet à son propre commerce. Son visage était beaucoup trop connu des milices, et on venait systématiquement le voir pour avoir des informations dès qu’on ouvrait la moindre enquête. Bertin était las de cette vie qui durait depuis trente ans.

Alors il se retira. Il s’acheta une mule et quitta la capitale en direction du sud afin de récupérer son pécule. Il voyagea ainsi plusieurs semaines avant d’atteindre un gros bourg sis au bord d’un petit fleuve où l’on cultivait la vigne. Bertin s’y installa et se fit embaucher comme travailleur agricole par un riche vigneron. Il y apprit tout ce qu’un viticulteur devait savoir et resta ainsi au service de ses maîtres un peu plus de cinq ans. Son amour pour le vin et la vigne l’avait rendu très précieux, mais il se servait aussi de ses talents de cambrioleurs pour aller saboter les tonneaux des concurrents ; Bertin l’avait bien compris : le monde de la vigne était aussi immoral que n’importe quel autre, et quelque-soit sa fortune, tout homme était appelé tôt ou tard à tricher.

A l’âge de quarante-sept ans, Bertin s’en allait avec sa fortune à la recherche d’une terre. Il prit le temps de voyager dans le sud du pays, visitant les régions les unes après les autres afin de trouver le meilleur sol, le meilleur ensoleillement afin d’y planter ses vignes. Un jour de printemps il y a un peu plus de vingt ans, Bertin découvrait un domaine à vendre, le domaine de Boissambre. Tout correspondait en tout point à ce qu’il voulait. Il acheta la terre à ses propriétaires, des héritiers embourgeoisés vivant justement à Raiendal. Comme quoi pensa-t-il, il y avait finalement une justice : il rachetait aux bourgeois leur terre, un véritable trésor, grâce à l’or qu’il avait lui-même volé à leurs pères il y a de cela plusieurs années. Bertin qui n’avait toujours pas de nom de famille prit celui de son domaine. On l’appellerait désormais Bertin de Boissambre. Et depuis vingt-ans, il cultive ses vignes et développe son commerce de vin, les important en Kaerdum depuis le monde entier.

Il profita ainsi de ses connaissances dans le monde de la contrebande, afin de faire entrer des vins du monde entiers sans avoir à payer trop de taxes… Son affaire se portait bien, il la développait petit à petit et n’hésitait pas à faire appel parfois à des pirates ou des forbans. Mais il y a quelques années, les affaires de Bertin furent mises en péril par une sombre histoire. Alors qu’il faisait entrer en douce une bonne quantité de vins en provenance d’ Algar, ses passeurs furent surpris par les autorités du Kardum, et ils ne manquèrent pas de désigner Bertin. Interrogé, il réussit à se tirer de ce mauvais pas en payant une « amende » sous le manteau au contrôleur. Mais ce n’était pas du goût d’un des passeurs, un certain Hartnil, pirate de profession, qui n’hésita pas plus tard à faire taire définitivement l’enquêteur. Bertin ne fut pas inquiété pour ce meurtre, mais il comprit que ses petites magouilles pouvaient facilement le mener à sa perte. Il cessa dès lors de faire appel à Hartnil et sa bande et se contenta depuis lors d’importer son vin le plus légalement du monde.

En 89, comme beaucoup, Bertin développe un véritable don. Il s’aperçoit lors d’une soirée qu’il a la capacité de faire somnoler, voir même d’endormir les personnes qui l’écoutent parler. Il ne maîtrise pas encore tout à fait son pouvoir, mais a compris que pour ce faire, il devait parler d’une façon particulière. Il s’entraîne depuis lors, tout en tenant son talent secret.

Aujourd’hui, Bertin vit sa soixante-dixième année. Il est un vigneron heureux et fortuné, à la tête d’une belle société d’importation et d’exportation de vins de toutes qualités. Il continue à côté de cela à créer des cartes ou en copier, ayant beaucoup investit dans l’acquisition de cartes variées pour sa propre collection sur-laquelle il veille comme un trésor. Des femmes, il en collectionne aussi, mais ce sont toutes des femmes de mauvaise vie, aussi belles qu’avides. Pourtant, il en change souvent : toutes finissent par le quitter, lassées de son avarice et de son individualisme. Malgré toutes ses courtisanes, Bertin est un homme seul assis sur son or, ses cartes et ses tonneaux. Mais cela lui va bien, très bien même.

Mine de rien, Bertin a réussi sa vie, mais il se cherche de nouveaux projets, incapable de rester là, assis sur ses lauriers. Lui qui a tant rêvé en regardant et dessinant des cartes se rend compte qu’il n’a jamais vraiment voyagé. Et puis il aimerait aussi maîtriser son pouvoir. Alors il a fait le choix de partir pour l’ Académie de Waldric, afin, si on l’accepte, d’y étudier. Équipé de pied en cape, il parti il y a peu pour un long périple à travers le Kaerdum…


Ambitions & Desseins


Bertin a soif d’or, de vin et de belles femmes. Il serait près à gravir des montagnes, descendre dans les mines les plus profondes et affronter les tempêtes en mer les plus puissantes, pourvu qu’il en revienne les tonneaux remplis de bon vins et les poches remplies d’or. Mais il aimerait aussi développer son pouvoir et le maîtriser. Car il a bien conscience que pouvoir endormir les gens pourrait s’avérer extrêmement précieux.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : oui
Moultipass : Validé par Harden


Calim Al'Azran
◈ Missives : 2332

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim
◈ Crédit Avatar : Old man with a cane By Igor Babailov

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Dim 22 Déc 2019 - 20:36

Bienvenue ici officiellement Bertin Very Happy
Félicitations pour cette jolie fiche.