Azzura

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Smènsys Gûnof ◘ personnage décédé

Invité
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◈ Lun 10 Nov 2014 - 3:56

◈ Prénom :  Smènsys.
◈ Nom : Gûnof. Elle le porte en souvenir de son maître, et regrette un peu de ne lui avoir jamais avoué à quel point elle le trouvait disgracieux.
◈ Sexe : Femelle.
◈ Âge : 44 longues années d'enfermement, et cinq millénaires qui lui parurent des secondes.
◈ Date de naissance : Troisième jour de la deuxième lune d'Élye, en l'an... Pour faire simple, elle avait 43 ans à son réveil, en l'an - 89 de l'Ére des Rois.
◈ Race : Ordalheron pré-sacrifice.
◈ Ethnie : Une peuplade nommée "Quetzek".
◈ Origine : Quelque part en dans le sud de l'Ordanie, et plus précisément ce qui est nommé aujourd'huit "Elra".
◈ Alignement : Loyal bon.
◈ Métier : Gardienne des biens de son maître... Mais la question se pose désormais, le-dit maître ayant disparu.
◈ Lié : Drassera


Magie


En tant que créature née avant la disparition & réapparition de la magie, Smènsys ne génère pas de magie, mais use des vents magiques en fonction de sa volonté.

Magie psychique _illusions
La magie est l'une des choses que lui enseigna son maître, comme autre atout dans son rôle de gardienne. Ainsi Smènsys a donc appris les mots permettant d'influencer les perceptions visuelles, olfactives, et tactiles. Environnements transformés, créatures surgissant... Tel était le principal intérêt : plonger ses cibles dans des univers d'épouvantes les faisant déguerpir au plus vite. De cela, son maître était parfaitement au courant, et l'encourageait. Mais la Quetzek s'est aussi jouée de ses propre sens, pour meubler le temps. Rêverie comme cauchemars naissent de son pouvoir... Cela dit, il est vrai que sa voix sifflante, murmurant dans un espace exigu, aidait à instaurer une ambiance inquiétante.

Magie astrale _Soin des blessures légères
Prodiguant enseignement & traités d’anatomie, l'érudit Eleär a aussi jugé bon de la rendre apte à agir sur les corps Valduris & Eleär. Dans un but guérisseur en premier lieu bien sûr, qu'il s'agisse de Gûnof lui-même, de retour d'un voyage mouvementé, ou des intrus ayant trop insisté et souffrant de blessures, qu'il lui fallait donc guérir avant de les jeter dehors. Mais cette magie n'en possède pas moins deux facettes...



Compétences, forces & faiblesses


Artisanat
- Cuisine _intermédiaire.

Connaissance*
- Lecture _maître.
- Écriture _novice.
- Flore _expert.
- Géographie _intermédiaire
- Histoire _novice.
- Anatomie Valduris & Eleär _maître
*En raison de l'absence de mise à jour des connaissances accumulées par Adévis Gûnof, tout lecteur de sa bibliothèque souffrira d'une méconnaissance sur l'évolution des civilisations de Rëa au cours de ces cinq derniers millénaires.

Art des combattants
- Combat à mains nues _expert.
- Dague, couteau de lancé _intermédiaire**
**Le plus souvent agrémentés d'un poison paralysant. Production maison. Voir Capacités raciales.

Arts des voleurs
- Agilité _expert.
- Adresse _intermédiaire.
- Déplacement silencieux _intermédiaire.
- Détection d'êtres vivants (pas les pièges) _expert.

Arts d'espionnage
- Discrétion _intermédiaire.
- Évasion _novice.

Art des chasseurs
- Pistage _intermédiaire
- Survie _expert
~ Cf (1)

Art des politiciens
- Perception auditive _maître

Arts de représentation
- Chant _exécrable.
- Mosaïque (à partir d'écailles tombées) _douteuse.
- Instrument (flûte Villileär) _maître
~ Cf (2)

Langues parlées
- Kaerd.
- Demeri (intermédiaire)

Capacités raciales
- Poison paralysant (morsure).
- Immunité aux poisons.
~ Cf (3)

Compléments d'information extraits des écrits d'Adévis Gûnof:

(1)Extrait du journal d'Adévis Gûnof ... Par Matra ! Quelle atroce découverte ! Il me semblait pourtant être parvenu à civiliser cette créature ! Mais visiblement, malgré l'éducation que je lui ai prodigué jusqu'à aujourd'hui, il s'avère que ces quelques années de vie parmi les siens ont laissé leur empreinte. Et pourtant, c'est avec innocence, et un réel désir de partager ce souvenir, qu'elle m'a fait profiter de son illusion. Je ne peux qu’espérer qu'elle retiendra la leçon pour la tâche que je lui destine : cette Quetzek n'a pas à pourchasser les êtres civilisés, comme elle le ferait d'une biche ou d'un sanglier !... Smènsys, je ne sais si je parviendrais jamais à effacer ces images de toi traquant, puis mettant à mort ce jeune homme. Et je frissonne encore de t'avoir vu espérer que cela me rassurerait quant à tes compétences. Il me faudra sévir pour être sûr que tu n'interprètes pas à tort ton rôle futur. [...]

(2)Extrait du journal d'Adévis Gûnof ... Une chose à laquelle je ne m'attendais point : le malaise que j'avais ressenti n'était pas qu'une impression, Smènsys m'avait bel et bien menti, lorsque j'avais constaté la disparition de l'instrument. Cependant, je n'ai pu éprouver la moindre colère à son encontre : à peine avait-elle avoué son forfait qu'elle me faisait une démonstration de ses talents musicaux. Enfin, je crois qu'inviter mon ami flûtiste à passer un peu de temps avec elle ne serait pas malvenu... Pour le bien de mes oreilles...

(3)Note de l'étude des Quetzek de maître Gûnof - Lors de mon observation des comportements d'un groupe de Quetzek, j'avais déjà pu constater l'usage qu'ils avaient de leurs dents : durant leur chasse, ils avaient pour habitude de mordre leur proie (humaine comme animale) avant de l'enserrer dans leurs anneaux, tandis que leur poison faisait effet : cela ne prenait généralement même pas une minute.

Il n'y avait que des êtres doués d'intelligence pour avoir une chance de s'en sortir : en effet, les Quetzek perdent souvent des dents dans l'affaire, sans qu'ils semblent jamais souffrir de cette perte, et de pauvres bêtes ont ainsi fini par succombé, non pas à une mort rapide, mais à une longue agonie due à une infection.

Cela étant dit, je n'ai jamais relevé de cas de Quetzek paralysé lors d'une rixe entre deux individus de cette ethnie. Il me semble, selon toute vraisemblance, qu'ils aient développé une immunité naturelle à leur propre poison. A cette observation se sont ajoutés les propres tentatives des habitants autrefois en conflit avec le groupe, et l'étude d'un jeune spécimen : aucune toxine n'a d'effet sur eux.

En résumé
FORCES
A son aise dans les espaces fermés, la Quetzek préfère le combat au corps à corps, profitant alors de sa masse, de l'armure naturelle offerte par ses écailles et de sa vivacité. Mais avant même d'arriver au contact, elle usera sans hésiter d'illusions et/ou de poison pour affaiblir son adversaire. Ses connaissances relatives et le début d'expérience acquise pendant sa jeune enfance la rende apte à survivre et à prendre soin d'elle par ses propres moyens. Si Smènsys ne saurait distancer un maître voleur ou assassin en terme de discrétion, dans un milieu favorable, elle possède des sens suffisamment développés pour le repérer, et ensuite se jouer de lui à l'aide d'illusions.

FAIBLESSES
A l'image des créatures auxquelles son ethnie fait curieusement penser, de basses températures entraîneront un ralentissement de son métabolisme, réduisant sa réactivité. Ses capacités et sa morphologie la laissent vulnérable à découvert, d'autant qu'elle ne peut se mouvoir à grande vitesse, sans autre prise que le sol, très longtemps. Pour parcourir des grandes distances, ce fait ne peut être compensé par une monture lambda, la Quetzek ne pouvant se maintenir sur un cheval sans l'entraver fortement. Quant à ses pouvoirs, en vertu de sa qualité d'être né avant la disparition, puis réapparition de la magie, ils ne seront efficients que sous garantie de vents magiques à réceptionner.



Physique


crédit image Kheru Spellsnatcher de ClintCearley (sur DA)

Extrait de l'Étude des Quetzek, de maître Gûnof
L'un des éléments participant à la dangerosité de cette peuplade est la taille, et la masse de ses individus. Le plus grand spécimen que j'eu jamais observé pouvait se dresser et atteindre une hauteur de plus d'une toise (~ 2 m), tandis que le reste de son corps faisait quatre fois cette taille. J'évaluais son poids à plus de quatre cents livres (~ 200 kg). Il s'agissait d'un spécimen mâle. Smènsys, dont j'ai pu observer la croissance tôt, a atteint pour sa part une taille adulte de plus de trois toises (~ 6 m) de long, et une capacité de se redresser de cinq pieds & trois pouces (~ 1,71 m) de haut, pour un poids de 220 livres (~ 120 kg). Les Quetzek ont un dimorphisme sexuel basé en partie sur la différence de taille, ainsi que certains caractères sexuels semblables aux nôtres***. Cependant, je ne me suis pas risqué à côtoyer de plus près des individus sauvages afin d'établir une comparaison. Malheureusement, je ne crois pas qu'une telle occasion se représentera jamais.

Pour en revenir à Smènsys, j'ai pu étudier plus en détails sur sa personne les caractéristiques de sa race : une peau écailleuse retenant plus efficacement la chaleur que notre peau, et offrant une certaine protection, cependant les écailles ventrales sont plus fragiles que les autres, plus vulnérables à un coup d'estoc ou un tranchant bien aiguisé; des yeux verts (bien que j'en ai observé des dorés) à la pupille fendue; une face lissée, à la mâchoire capable de s'ouvrir davantage que la nôtre (que Smènsys n'en fasse en général rien lors de nos discussions relève de l'adaptation sociale), garnie de de crochets pliables (elle ne mâche pas sa nourriture) et possédant une langue fourchue... Quant au losange grossier peint sur le haut de son crâne, il s'agit d'un symbole lié à sa culture qu'elle a souhaité conserver, tout en refusant de m'en révéler le sens.

En terme de déplacement, à l'image des serpent, les Quetzek glisse sur leur ventre, usant de leurs écailles ventrales pour s'accrocher à la moindre aspérité, et ce dans une certaine discrétion. Quand le besoin s'en fait sentir, ils usent de leurs bras pour s'appuyer, s'accrocher, afin d'augmenter (sur une courte distance) leur vitesse de déplacement. Dans le cas des spécimens féminins, ce déplacement s'accompagne d'un déhanché plus marqué que chez leurs semblables masculins...

***Bien que certains collègues me renieraient aussitôt en lisant ces mots.


Caractère


Le traumatisme d'une vie détruite, et les années d'enfermement qui ont suivi, ont modelé la mentalité de Smènsys, malgré la modération apportée par l'éducation de son "tuteur" Eleär. Son agressivité première s'est réduite avec le temps, étouffée plus que calmée, la Quetzek développant en conséquence un caractère lunatique, sujette à des sautes d'humeur et à une certaine impatience, en dehors des mois d'absence de son maître. A croire que, seule avec elle-même, elle oublie d'être de mauvaise humeur. A peine Gûnof de retour que sa protégée retrouvait son insolence coutumière, bien qu'elle ne fasse pas montre d'un esprit de rébellion plus marqué. Quant aux quelques invités dans le secret, ils durent faire face à une langue faisant rarement preuve de douceur... Faute de côtoyer grand monde, sans doute.

Cette mentalité au premier abord désagréable possède néanmoins ses "bons côtés". Smènsys a conservé un esprit curieux, ce qui l'a mené à se cultiver grâce aux ressources des maître Gûnof, et qui lui vaudra sans doute quelques mésaventures dans le grand monde. Une fois une autorité reconnue - ce qui n'est pas une mince à faire, cela dit -, la Quetzek a appris à obéir sans trop poser de questions. Ce qui est nommé "insolence" peut aussi avoir comme autre nom "honnêteté", la duperie n'étant pas une activité à laquelle elle se fut souvent adonnée. Et pour finir... A qui est dans le besoin, la jeune femme tendra sans rechigner la main, même si elle n'en semble pas ravie, se mêlant sans qu'on ne lui ait rien demandé de ce qui ne la regarde pas, mais l'a interpellée.


Inventaire



A l'inverse de son maître qu'elle a vu porter moult tenue, de sa robe de voyageur et ses sacoches à ses riches atours, quand il lui fallait se présenter devant la noblesse d'Azzura, en passant par un simple pagne quand il lui fallait l’ausculter, Smènsys ne possède presque rien pour se vêtir, et pour cause : elle n'en ressent guère le besoin, et la question de couvrir ses toises de queue eut rendu tout couturier fou. D'autant qu'elle eut massacré le moindre tissu l'entravant, Adévis en ayant fait l'expérience lors de ses quelques tentatives de l'habiller. La Quetzek n'accepta que quelques pièces d'armure, avec le temps. Du point de vue vestimentaire donc, il y a peu de chose à souligner.

En terme d'objet précieux, Smènsys ne possède rien d'autre que sa flûte villileär, et un ancien pendentif. L'apparence quelconque de ce dernier, et le portrait qu'il renferme (Adévis Gûnof, rien de moins) ne révèle rien de sa véritable utilité : un enchantement permettant de discuter par télépathie avec le détenteur de son jumeau. Malheureusement, depuis la réapparition de la magie, les tentatives de communiquer de la Quetzek n'ont rien donné : l'autre pendentif aura été perdu, ou détruit... Ou encore est-il détenu par une créature dénuée de magie, incapable de répliquer. La frustration fait parfois souhaiter à Smènsys de rendre fou par ses murmures le potentiel détenteur de l'objet.

Niveau utilitaire, la jeune femme reptilienne a, glissé à ses hanches, une dague et quelques couteaux de lancé, ainsi qu'une bourse à herbes médicinales et une à herbes culinaires , des végétaux rares récupérés dans le jardin botanique de la demeure de Gûnof, et... C'est tout.



Histoire



Le cerf bondit, traversant le rayon de lumière que laissait passer les frondaisons. Sa fourrure fut parcourue de mille reflet, ses yeux connurent un instant un éclat qui leur conféra une vivacité inattendue... Avant que l'animal ne se retrouve à nouveau dans l'ombre, descendant avec agilité le versant modelé par les arbres et les éboulements. Mais l'énorme créature reptilienne négligemment étendue dans l'herbe humide du petit matin ne fut pas attristée par la disparition de ce spectacle. D'un murmure, elle changea transforma tout bonnement les lieux. Ravivant un autre souvenir d'une lointaine et courte vie.

Une caverne. Gueule de roche ne révélant ses merveilles que si était accepté le fait de s'y engouffrer sans savoir ce qui pouvait s'y trouver. Pour de nombreux humanoïdes, cela s'était révélé mortel. Le soleil naissant dispensait généreusement sa lumière, entre deux géants végétaux. Sur des rochers ainsi chauffés de longs corps profitaient de la chaleur dans une immobilité suspecte. Qui sont-ils ? Aux symboles peints sur leur crâne couverts d'écailles, la manipulatrice ne put que déduire leur fonction. Noms et émotions s'étaient perdus dans sa mémoire; quant aux écrits de son maître, il n'en avait gardé que les rôles tenus dans la communauté. Cette dernière ne se résumait plus qu'à des gribouillis sur des pages.

Abaissant ses paupières, se raidissant alors qu'était ravivée une ancienne colère, elle murmura un sort. Ailleurs. Un autre monde. Elle entendait déjà le son d'oiseaux, seules sensations qu'elle avait perçu d'Azzura, à la toile du sac où son maître la transportait. Pour le bien des autres.

Quand ses paupières se relevèrent, elle réalisa que le silence régnait, malgré sa volonté. Sous ses yeux ne se trouvaient que des escaliers de pierre glacée qu'elle surplombait, glissée dans  les enchevêtrements gravés emplissant le plafond. Interpellée, elle en descendit, ses anneaux se déroulant sans heurt ni murmure : ne rien déranger malgré sa taille était un art qu'elle avait perfectionné au fur et à mesure de sa croissance. Un malaise la dérangeait, sans qu'elle en saisisse l'origine. Aussi parcourut-elle tout le domaine souterrain dont elle avait la charge. Le jardin botanique,  la bibliothèque aux tout en hauteur où s'élevait un dédale d'escalier lui servant de prise, le bureau où demeurait l'agaçant oiseau dont le chant sans fin l'agaçait bien vite...

Le malaise s'accrut quant elle parvint dans cette petite pièce chaotique. L'insupportable volatile s'était tu... Se glissant entre les piles de livres et de parchemins, elle atteignit sa cage, glissa l'un de ses doigts entre les barreaux pour aller toucher le petit corps. Avec un sursaut, le chanteur lui asséna un coup de bec avant de reprendre sa mélopée. Une octave au dessus. Couvrant ses orifices auriculaires de ses mains, elle quitta prestement les lieux : la créature à la capacité de désagrément proportionnelle à sa petitesse avait été ramené pour tenir loin de ses yeux les secrets de ces lieux, qui était la raison même de sa venue en Azzura. Des traités sur des magies obscures et primitives que son maître préférait garder loin des esprits faibles, influençables. La Quetzek referma la porte avec soulagement, la mélodieuse cacophonie ne lui agressant plus ses sens.

Ne trouvant aucune raison de s'inquiéter, elle s'en retourna à son poste de garde. Le pressentiment finit par s'effacer alors que de nouvelles illusions prenaient forme. Le temps prit son essor, alors que la créature veillait, attendant le retour de son maître, ou d'un quelconque intrus. Jusqu'à ce qu'elle eut faim, et qu'il s'avéra qu'aucune nourriture ne lui parvenait : sans cela, elle ne put compter les jours s'écoulant. Elle ne perçut plus bientôt que le grondement de son ventre.

La porte d'entrée fut ouverte, et quelqu'un entra. Il ne s'agissait pas du maître ! Alors, elle devait...

"Cesse,Smènsys !" ordonna une voix.

Les mots s'étranglèrent dans sa gorge, reconnaissant une amie proche de son maître. Descendant de l'ombre, elle l'observa avec curiosité... Et une certaine avidité.

"Il n'est pas avec vous, Dame Férènn ?" siffla-t-elle d'une voix sombre.
- Non, Smènsys, il n'est... Pas là. Il me faut te révéler quelque chose... Mais que t'arrives-t-il ?" répondit l'intruse, ne se sentant pas en sécurité face au regard reptilien.

La gardienne déglutit, l'emprise de la faim se desserrant : parler de ses besoins à quelqu'un d'autre que son protecteur la mettait mal à l'aise. Cependant... La Quetzerk finit par parler. Après tout, il s'agissait d'une proche de Maître Gûnof, faisant partit du petit nombre de personne au courant de la "sécurité" qu'avait mis en place le mage pour protéger les dangereuses connaissances qu'il rassemblait dans le monde, étudiant les étranges ethnies disséminées à ses quatre coins, ainsi que leur magie étrange, le plus souvent pernicieuse. Peut-être aurait-elle des nouvelles. Elle en a. Rectifia mentalement Smènsys.

"Plus aucune nourriture n'a été apportée depuis... Longtemps." lâcha-t-elle à contre-cœur.

Dame Férènn la regarda avec des yeux ronds. Qui s’emplir bientôt de larmes.

"Oh Smènsys, pardon d'avoir tant tardé !" fit-elle avec émotion. "Mais les derniers événements ont requis toute mon attention... Écoutes-moi. Maître Gûnof... Ne reviendra pas."

Et la Quetzek ne permit pas à son invitée de descendre les marches, pour profiter d'un siège, avant qu'elle n'eut fini son récit. La prophétie, le sacrifice de la reine, les cinq millénaires de non-vie... Quand le dernier mot fut prononcé, le silence surgit, pesant. La dame guettait les réactions de la femme reptile. Cette dernière cligna seulement des yeux, avant de sortir de son mutisme.

"Il n'est plus... Dame Férènn, écartez-vous." dit-elle d'une voix blanche.

Ainsi la Quetzek remonta à la surface. Le choc d'apprendre que le pilier de sa vie n'existait plus n'était pas négligeable, mais ses émotions de deuil avait reflué devant l'importance de l'espoir qui lui était venu. Quelque chose qu'elle avait scellé profondément en elle, des décennies de cela, pour parvenir à se conformer à une existence de servitude. La créature arrachée à une vie primitive avait accepté la civilisation... Sans jamais oublier la sensation du monde l'entourant, que ne limitait aucun mur.

La lumière l'éblouit. Passé cette instant confus, Smènsys admira une infime partie de la cité où elle avait grandi, sans jamais en parcourir les rues. La liberté, au prix de son protecteur... Malgré son désintérêt apparent, c'était là un échange qu'elle ne désirait nullement. Cependant, en cette instant, la gardienne laissa sa liberté retrouvée l'étourdir, tenir loin de son cœur le nuage lourd de la peine.


Divers



Et cette fiche fut finie ~

Et le mot de passe fut validé par skype ~


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◈ Missives : 2134

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 17 Nov 2014 - 14:44

C'est avec un tonnerre d'acclamations que nous te souhaitons la bienvenue ici !

Petit point d'honneur pour l'originalité du concept du personnage. Wink

Fiche validée par Lyssaendrel, Onyria ainsi que moi-même.