Azzura

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Tristan de Dévéra - Héritier du Royaume de Kaerdum

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◈ Mer 12 Nov 2014 - 2:03

◈ Prénom :  Tristan de Dévéra
◈ Nom : Tristan de Dévéra
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 17 ans
◈ Date de naissance : 14e jour de Bremisc de la 72e année de l'ère des rois.
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Kaerdum - Raiendal
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Prince de Kaerdum


Magie


Aucun pouvoir.


Compétences, forces & faiblesses


Artisanat
Alchimie  : Intermédiaire
Connaissance
Architecture : Avancée
Ingénierie : intermédiaire
Noblesse et royauté : expert
Histoire : Expert
Art des politiciens
Diplomatie : Intermédiaire
Arts des sages
Concentration : Maître
Arts de représentation
Instrument (Lyre) : Expert
Danse : expert
Art des chevaliers
équitation : intermédiaire
Art des combattants
Combat à l'épée : Intermédiaire
Stratégie militaire : Avancé



Physique


Cheveux : Bruns
Yeux : Verts
Taille : 5 pieds [4"](1,75m)

Il est de ces hommes qui se forgent dans le creuset de l'action, faisant de leur corps la plus redoutable des armes. Il en est même chez les ennemis de Kaerdum pour qui le corps est littéralement une arme, mais Tristan n'est pas de ceux-là. Au contraire, il est plutot rare le trouver dans les vingts mètres autour des zones d'entrainements, se limitant de lui-même à l'exploration et au combat à travers les livres dont il pille les bibliothèques royales.

On ne trouvera en effet guère plus souvent le jeune homme dans une armure de guerre que son propre père en jupons de dame, si Tristan livre une guerre, il le fera par l'esprit, conscient de siècles d'expériences enfermés dans son crâne par les miracles de la littérature, crâne qui se trouve être plutot fin, à l'image du reste de sa personne. Ses membres longs et adroits ne furent pas sculptés par d'autres exercices que celui de tourner les pages de vieux registres.

Pour le décrire dans son ensemble, alors faudrait-il partir d'un point de vue général. Jeune homme élégant et fin, il ne se couvre que de vêtements dénotant son rang, petit, mais néanmoins manifeste rappel de son rang en tout instant, que ce soit par les couleurs régaliennes de ses manteaux, ou la fourrure qui ne tarde pas à couvrir ses épaules au moindre vent frais. Foururre blanche qui se trouve souvent en opposition avec la masse sombre de sa chevelure, elle même encadrant un visage pâle où la finesse des traits le dispute au regard doux de ses yeux verts. Nulle trace de bataille ni de la froideur de son père dans ces yeux là, du moins pas encore.


Caractère


Certains forgent leur caractère tout au long de leur vie, exerçant, apprenant et changeant tout au long de leur vie. Pour d'autre, ce n'est pas si simple. Enfants de leur propre notion et esclaves de leurs pulsions ils passent leur vie à combattre ce qui les définit, par faute d'inadéquation avec le monde qui les entoure ou simple dégoût d'eux-même. Et enfin il existe ceux qui font corps avec ce qu'ils sont. Vous l'aurez compris, Tristan appartient à cette troisième catégorie.

Véritable incarnation de la curiosité, il montra dès son plus jeune âge un vif intérêt pour le monde qui l'entoure et surtout son fonctionnement, harcelant ses précepteurs de questions sur le pourquoi du comment des nombreuses merveilles qu'il découvrait chaque jour dans un monde qui paraissait morne à ses aînés désabusés. Mais ce qui caractérise vraiment Tristan, ce n'est pas sa curiosité, mais le fait qu'en grandissant, il ait été capable de gagner en maturité sans perdre la faculté de s'émerveiller sur les merveilles du monde, n'ayant pas besoin du spectacle d'une montagne gigantesque ou d'une cité prise dans les glaces pour rester sans voix, les yeux écarquillés, en effet il lui arrive toujours de le faire alors qu'il découvre une nouvelle espèce ou un nouveau comportement chez les occupants des jardins du château, qu'il puisse s'agir de chiens, de chats ou même d'insectes, Tristan a gardé le goût d'apprendre.

Mais le jeune prince ne se résume pas à cela. Passioné par le monde, il s'intéresse aux gens qui le peuplent, aux personnes que depuis peu il a appris devoir gouverner et aux gens avec lesquels il va devoir compter. Mais tout revers à sa médaille, si le jeune homme connait si bien la bibliothèque c'est qu'il n'en soit guère sorti, le privant d'expériences réelles. De même l'intérêt qu'il porte aux autres se traduit de manière scientifique, souhaitant apprendre comme ceux-ci vivent, pourquoi ils le font ainsi et au final ne s'attachant que bien peu aux gens en eux-même. Il éprouve un certain détachement du point de vue du monde, se plaçant en éternel observateur et non pas en acteur de celui-ci.


Inventaire



  • Une chevalière aux arme de Kaerdum
  • Un stylet
  • Un nécessaire d'écriture contenu dans une petite gibecière



Histoire


Journal, première entrée

Moi.

Comment décrire une vie de prince pour qui ne l'a pas vécu ? D'un point de vue extérieur, cela doit être constitué d'une vie fastueuse où tout est permis, une vie où l'on ne manque de rien. D'un point de vue extérieur c'est peut-être cela, mais laissez-moi vous compter cela de l'intérieur, de la manière dont moi, je l'ai vécu.

Nous remontons dix-sept années en arrière, ma naissance. Comme tout un chacun je ne garde pas de souvenirs de ma naissance et très de peu de mes jeunes années, c'est un mystère qui occupa de longues sessions d'insomnie, ce mystère de l'absence, renvoyant étrangement l'absence d'autre chose, l'absence de souvenirs de famille. Je me souviens de ma mère, souriante, de mon frère que ce soit dans ses bons ou ses mauvais jours, je me souviens de sa femme Eileen, la seule cavalière à avoir jamais réussi à véritablement dompter ce taureau, mais de mon père aucun, je ne me souviens que du roi de Kaerdum, l'homme qui occupait également la place de père dans ma famille, mais l'homme qui n'en avait jamais été un.

Certes, cela débute avec un texte larmoyant, presque attendu, si je ne peux me plaindre de ma situation financière, de la nourriture, alors je me plains des autres. Cela pourrait en effet être ainsi, mais je ne pense pas que mon père me manque, ce que nous n'avons pas connu ne nous manque pas et en la personne du roi j'ai toujours connu une personne forte, courageuse, retorse, intelligente, vengeresse. Jamais d'amour certes, mais cela ne m'aurait guère apporté. Aujourd'hui, alors que j'apprends la place qui est dorénavant la mienne, je comprends qu'un père aimant n'aurait pas été une bonne chose, l'amour ne m'aurait pas permis de me forger et le royaume ne nécessite pas un roi aimant, il nécessite un roi fort, capable de vaincre ses ennemis, de les effrayer par la seule mention de son nom, qu'ils soient à l'extérieur de nos frontières tout autant qu'à l'intérieur. Les peuples amis ne doivent pas pouvoir me voir comme un faible, car même l'amitié est peu de choses face au pouvoir, une alliance est une chose qui peut être rompue et un monarque sage élimine les faibles de l'équation, prouvant sa plus grande légitimitié sur le territoire de son voisin plutôt que de laisser sa faiblesse entraîner la défaite de toute une alliance face à de plus grands étrangers. Les alsderns au nord sont des loups à notre porte qui ne respecteront pas éternellement l'alliance avec mon père. Lavern a déjà démontré sa traîtrise alors qu'il se trouve plus proche de nous, aussi ne laisserais-je pas le fantôme de l'absence de père me ravir le royaume sur lequel je régnerais un jour.

Si je garde peu de souvenirs de mes jeunes années, ce n'est pas le cas de mon enfance, je me souviens les leçons de mes précepteurs, ces êtres froids, analytique, entreprenants. Pour certains faire l'éducation d'un prince était le summum de leur avancée sociale, je ne leur accordais que peu d'intérêt, apprenant leurs leçons avec efficacité, acceptant leurs louanges avec flegme et savourant l'étincelle d'appréhension dans leur regard. Du temps de mon demi-frère la place de précepteur était une place sur le long terme, lui-même ne goûtant que peu à leurs efforts, il se donnait dit-on le plus grand mal pour oublier le contenu d'une journée aussitôt qu'il quittait ses professeurs à grands renforts de coups de bâtons échangés lors de ses joutes imaginaires. Je n'étais pas comme lui, je dévorais chaque parcelle de connaissance à la vitesse d'un feu brûlant du foin, passionné par le fonctionnement de ce monde que je ne pouvais voir de mes propres yeux. Je garde ainsi un souvenir ému du seul qui compta vraiment, maître Valdyn, un vieil Alsdern qui le premier me laissa errer dans la bibliothèque au gré de mes envies, m'instruisant non pas sur ce qu'il prévoyait de m'instruire, mais ce sur quoi ma curiosité jetait son dévolu.

Je savoure encore aujourd'hui ces années d'innocence, à être élevé sans le savoir pour être un bon ambassadeur pour le futur royaume de mon demi-frère. Je me tins éloigné des arts guerriers, apprenant le strict minimum de ce qu'un prince doit connaître des passes d'épées et guère plus de l'équitation, de quoi savoir monter normalement et savourer de longues ballades ou chevauchées, mais rien qui ne touche à l'art véritable du combat. Il en fut déjà autrement en ce qui concerne la stratégie, ayant compris rapidement qu'il n'était guère aisé de me garder à l'écart de la bibliothèque, qu'elles qu'en soient les sections, j'étudiais le contenu des thèses et traités que cet imposant recueil de connaissance comportait, mais sans pouvoir jamais véritablement bénéficier des conseils d'un vrai stratège, les arcanes de cet art me restèrent inconnus.

Ces études aiguisèrent mon appétit de connaissance, à mon adolescence les livres ne me suffirent plus et je partais observer les environs du château sous bonne escorte, savourant ce regain momentané de liberté et profitant des rares présences d'Adhemar pour recueillir des témoignages directs des merveilles n'attendant que moi pour les découvrir.

Du moins jusqu'à l'incident.

Je n'ai que peu de souvenirs de cette période, bien qu'elle soit encore fraîche dans certains esprits. Le meurtre de ma belle-soeur changea beaucoup de choses au palais, la candeur qui m'habitait, à l'abri des tracas extérieurs s'imposa alors de tout son poids sur moi. Adhémar se montrait violent, sans patience, son haleine produisant dans les environs une odeur désagréable d'eau de vie et autres alcools forts, nous nous perdîmes peu à peu, nous éloignant. Notre père n'arrangeait guère les choses, produisant des plans à n'en plus finir pour le futur de son royaume sans pour autant faire attention au légataire de celui-ci. Du moins le supposais-je.

Car si aujourd'hui je dépose ces mots sur le papier, c'est que mon frère est parti. Parti avec trente-neuf compagnons. Parti dans une expédition qui jamais ne connu le succès. Parti sur les ordres de notre père, qui visiblement, n'imagine plus le futur de Kaedurm sans moi..


Divers


MDP validé par Onyria

Ps : Si l'on pouvait éventuellement modifier mon nom de compte en conséquence.


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◈ Fiche personnage : Calim

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Calim Al'Azran

◈ Mer 12 Nov 2014 - 17:01

Te voici validé par Onyria, Lyssaendrel ainsi que moi-même.
Toutes nos félicitations et bienvenue sur Azzura, jeune Prince !