Azzura

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- Dhunfrag Sangroin - Baroudeur

Invité
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◈ Jeu 25 Déc 2014 - 0:24

◈ Prénom : Dhunfrag, Fils de Dragdorn
◈ Nom : De la lignée Morögdim , dit « Sangroin » ; Un sobriquet qu’il doit sans conteste à son vil tarin
◈ Sexe : Fort, aux aveux criants de vos rombières
◈ Âge : 158 ans
◈ Date de naissance : Second Astar d’Ansbar, de l’an 969 de l’ère de la Paix.
◈ Race : Nain
◈ Ethnie : --
◈ Origine : Satvar - Lorh
◈ Alignement : Chaotique Neutre
◈ Métier : Baroudeur de la Harde de Tremblepierre


Magie


Aucun.


Compétences, forces & faiblesses


◈ ARTS DU GUERRIER :

- Habileté aux Armes : Contondantes (Expert), Hast (Adepte), Jet (Maître)
- Parade (Maître)
- Pugilat (Adepte)
- Combat monté (Emérite)
- Stratégies subversives (Expert) / Mêlée (Maître)

◈ ARTS DU MARAUDEUR :

- Pillage / Saccage (Expert)
- Rapine (Expert)
- Intimidation (Maître)
- Braconnage (Expert)
- Félonie / Outrage (Exalté)

◈ ARTS DU VAGABOND  :

- Dressage (Initié) / Pistage (Adepte) / Chasse (Expert)
- Survie (Maître)
- Artisanat de Récupération : Travail de la corne (Adepte) / Tannage (Initié) / Forge (Adepte)
- Négociation (Profane)
- Bouffetance (Maître)
- Ivrognerie (Expert)
- Langues : Nain (Expert), Kaerd & Lorhien (Correct)

◈ FORCES :

Le courtaud, tout comme ses frères, est une carne ; Ses cannes courtes, n’en font peut-être pas un rempart impossible à gravir, mais sa charpente lourde le rend bien malaisé à occire. L’ardeur du faquin pour le baroud, a ciselé dans son foyer, une puissante chair ; Une force éprouvée dans le heurt et le ronflement des armes lourdes. Hôte des hauteurs de basalte où neige la cendre, le Huron ne manque pas de souffle, le béjaune capable de l’user marivaude encore avec ses semblables dans les lourdes bourses d’un paillart.

◈ FAIBLESSES :

Le caractère ombrageux des Morögdim est bien connu de tous, la rougeur du courroux ne se devine pas sur leurs visages rubiconds mais se révèle fort bien dans le sang. Fielleuse est leur langue, ils l’emploient aussi aisément pour les bons mots que pour les pires grivoiseries. Ce tempérament exalté engraisse leur concupiscence, vile puterelle qui les enjoint à s’abandonner dans l’outrance ; fussent les plaisirs de la chair, de la boisson ou de la bequetance. Il est aussi important de parler de maintien quand Dhunfrag n’en a aucun, la prestance est à ses yeux un concept de lope grimée et peignée ; des petites douceurs de Valduris aux fondements hospitaliers.


Physique


La senteur fauve de la lie trahit la truie, le malpropre fait perler du calice et écumer de la lippe ; L’exhalaison caustique de la pisse accuse le pourceau, le baroudeur fait suinter du glaive et ruisseler de l’œil. L'adorateur des godales n’a guère l’éclat des échassiers, mais n’est pas peu fier de son héritage, si laid fut-il pour les gandins. Bas de deux coudées et un demi pied, le margoulin lève cavalièrement le menton … Qu’importe l’engeance, les tanches qui étanchent leur soif de fange, n'égalent guère son jarret. Sa charpente à trois trousses, fait étalage d’un corps replet, mais le graillon escamote une chair ouvragée ; Du râble nerveux, que les dents dures peinent à lacérer. Son tronc dense étaie une carrure aussi large que nerveuse, ce corps trapu est siège d’une force que le peuple au dos large a su mettre en exergue en bien des occurrences. Point de jolifs cœurs ou de galants chez les Compagnons de la harde ; Les gueules cassées et les balafrés sont seuls barons de la cour des pierres frémissantes. Le soudard arbore une trogne qui fait trembler des croupions en Satvar ; Celle d’un descendant des colonies septentrionales du continent. Porteur du Sangroin, le vilain traqueur de truffes doit bien des verbes à son nez, qu’il a mutin. Le piton porcin, dardé d’un anneau de fer, soutient un front haut et scinde des sourcils broussailleux ; Cette claire futaie, donne corps et éclat au regard azuré de la fripouille. Ses lèvres, ténues, s’occultent sous une barbasse large, dense et drue. Un crin de galvaudeux mal-peigné, brigué par les sempiternels garçonnets de la sale race Valduris. Son crâne, rasé de frais sur les côtés, est coiffé d’une unique et longue houppe ; Une crête blonde cendrée aplanie par la graisse et plaquée au sommet de son cap. Seyante garniture pour une tête de lard. Sur le derme du rustaud, s'amoncellent tatouages et peintures de guerre ; Sur sa courte encolure, plusieurs runes retracent un parcours militaire opulent. Des distinctions aux devises, le gaillard jure aux ribaudes bien en chair comme aux fierets, que les faits d'armes ébranlent aussi bien les paillasses que la piétaille.


Caractère


Le Sangroin est compagnon des écume-godets, des aînés atrabilaires, des brutes patibulaires et des catins débonnaires. Troupier désoeuvré, prisonnier des songes accapareurs, il clame haut et fort, que Satvar est une vieille lodière souillée par l’obole, le cuissage et le bast. Grondement dans la grisaille, sa voix corrodée par le fiel du rouquin et la bile du quart, jure, clame et revendique, avant de briller dans un éclat fugace. L'esprit jadis opiniâtre et résolu de la barbe chenue, est désormais fielleux et fourbu. Eprouvé par de trop nombreuses conflagrations, le triste sire rendu plus brun qu’un colombin, noie ses griefs dans la lie de l’ambre et la robe de l’aisin ; Dans la tiédeur bourbeuse de la fange et la chaleur poisseuse du sang. Le temps dérobe tout tanin à son tarin, farde son museau des méphitiques bouquets de l'acrimonie. Loin des gosiers ronflants et fumants des chaînes de Drak, il est un puits qui ne cesse de gronder et bouillir ; Grognard connu et reconnu pour ses ombrages et ses orages, il nasille aussi bien qu'il ne charge. Au delà des veillées de gueules et d'or, hissant dans la noirceur, les couleurs de l'aurore, il remplit inlassablement son outre d'outrages. Chaland de la chair, il sait que l'aube est une baisele vérolée qui débarde les dormeurs, que son vivant sera labeur et son gisant ... Honneur. Il est de ces braves que seule la mort peut glorifier et de ces esclaves du sort, que la fortune ignore.

Le "grand" peuple le dit chauvin, ordurier et turpide mais pour les féaux, il est un apatride que les songe-creux lapident. La solde attire les frarins et les bleusailles, l'appel du peuple invoque les hardis et les hargneux ; Le faquin joint la seconde caste au front quand les capons tiennent la queue. Le baroudeur ne s'effarouche pas aux vues de la mouscaille, il foule la fange de ses mains sales, car les affres de la lutte apprennent aux oppressés, que les coupables sont immaculés. Se niche dans la rigidité de la pierre, les plus beaux éclats, comme s'escamote dans l'irrévérence, une allégeance ignorée par les ingrats. Dhunfrag est de ces chants que les cycles musèlent, l'exhortation martiale et les clameurs paillardes, des jubilés vermeil. Fut-il plus raboteux qu'une barbe, amer qu'une rincette et ardent qu'une coureuse de rempart, il est de ces castards simples et braves, que les plus probes idées guident dans les plus sordides faits.



Inventaire



Ce pillard pragmatique, préfère aux politesses de l'épée, l'empire intraitable de la masse ; Aussi porte-t-il un bec de corbin lourd, compagnon utile pour tanner le cuir et percer le gras. Sanglé à son unique canon d'avant bras dextre, l'umbo qui lui sert de targe mets aussi bien les assauts en échec que l'émail à l'épreuve.
Aux plates rutilantes et tabards brodés, le Paria préfère les frusques et loques de galvaudeux. Ainsi il s'affuble d'un gambison bardé d'une sombre brigandine aux écailles de corne peintes. Il passe les vestiges d'armures glanées et retrempées, ou quelques agréments de fer ravaudés sur pièces de cuir. Pour les longues chevauchées, le soudard porte un heaume soigneusement ouvragé, un armet dont le vantail à larges lunettes est souligné d'une gouttière en forme de groin. Le "cavalier suidé" arbore aussi de larges spalières dardées de saillies suggérant les défense du noble animal qu'est le porcor.
Le lardier monté par le frondeur et honoré par sa panse sans fond, porte, plus que son crais de cavalier, le nom de Brifalde ; Au temps il doit bien d’autres sobriquets cependant, celui de « Sang-à-boudin », « Vide écuelle », « Broute bouse »  ou « Tas de cochonnaille ». Son sanglier bardé de plaques aux aspérités effilées, charrie les restes de goupillon rapiécés, que le rustaud emploie comme masse et bolas. Le havresac du baroudeur ne comporte rien moins qu'une bouffarde, quelques feuilles séchées, une chope et quand la fortune le lui concède, or, pitance et rince gosier.



Histoire



Rhadridan Fol-crin, est sur l'étal quand bien des ivroins roulent au dessous ; Mais lore n'est pas au cachin, elle est au crachin. Les façonniers épuisés, troquent le faix du labeur contre toutes autres formes de pressions ; Les blondes de préférence. Seule la nuit illumine ces robustes artisans et quand la fortune le veut, le bateleur dépeigné alimente le brason, s'enhardit à ronger les ténèbres. Erigé comme une idole sur l'autel de la beuverie, il narre une histoire et l'habite si habilement, qu'elle semble être sienne. Son paletel coloré s'agite, dans un ballet de fanfreluches, une parade animée par ses gesticulations aussi risibles que dansantes :

-" Le sillon du Sangroin, à tous les contes est le plus brun ; Pillez graillon et brassins, cédez rire et frusquin. Des dois aux tables, du seigneur au corvéable, tout pavillon accostable, cèle la grandeur de cette fable. L'estoire de ce faquin, s'introduit dans le bousin ; La suie pour seul écrin, la pierre pour seul lopin.
Il survint lorsque chut la barde de nos pères misérables ; Quand armes prirent eau, poussière et sable.

Aimé fils du bétun remué par les frontières, odieuse engeance des gardien de lisière. Escarpe de deux flancs, de grises échines ; Désiré fieu de Dradgorn et de la Belbeline. Jouvenceau d'un temps où les dévoreurs de terres, Firent des plus fiers, leurs voisins ancillaires.

Le bleu subit l'outrage et la rougeur l'avine ; Le temps nourrit sa rage et son amble s'affine. Le legs des Morögdim coule dans les veines des monts, Leurs éclats alimentent les aspirations. Charognards et hobereaux scrutent les feux depuis les hauteurs, se prennent le bec, ouvrent leurs serres et engeôlent leurs cœurs. Les soiffards quêtent sang et or par gallons ; Les cufarts s'agitent et rongent leurs bridons.

Vint le jour où le plus audacieux de ces grandes gens, dépêcha dans la tourbe, son trop maigre contingent. Musardant vers les boutefeux de pierre, alors endormis, il éprouva la colère, d'un troupeau de proscrits. Le précepteur Vrëen aussi intrigant qu'arrogant, posa ses palmes crottées sur leur pierres, fers et argents. En réponse à cette conjuration, le plus teigneux des planton ne manqua guère d'adouber son front. Charrié par son roussin, lesté de fifrelins et escorté de margoulins, le gueux, roide comme la justice revint chez les siens, la hache du Sangroin au tarin. La chair crevassée et la gueule en houppe, le moribond en tête de troupe, devint tête de croupe."


Entre rires et éructations, la plèbe miséreuse s'agite. Les pudibonds deviennent rubiconds et les fanfarons dégolent leur abrevoir par les nasaux. La cendre rougeoie. Exhorté, l'histrion continue de plus belle :

- " L’anathème ne vint guère de l’occupant, agenouillé aux pieds des puys, mais du cap ardent des volcans, brillant comme sol dans la nuit. Ruisselaient les yeux de la trinité, brisée par le supplice ; Roulaient ses larmes, sur les cendres de ses fils. Le grisle crépuscule appliqua sur les gorges, un épais enduit ; Gangue où les rêves, firent place à l'oubli. Dans le plus noir des givres, l'aîné du Sangroin déserta la lice ; Offert à l'abîme, par les éminences destructrices. Le visage levé vers les cieux, l'engeance de feu Dragdorn, abandonna le roc au profit de la corne. Le chagrin au palpitant et la fureur aux entrailles, l’endeuillé fit don de sa tempérance à la faille.

L'âme insouciante devient trop vite morne ; L'affliction indolente détruit ou suborne.

Les larmes s'occultèrent sous le vantail ; Les exhalaisons de la fureur, passèrent le soupirail. Nul ne sait ce que fit le frarin en aval, si bien qu’on le porta hâtivement pâle. En certaines contrées Lorhiennes cependant, quelques nantis rentrèrent sans culottes et sans dents. Ces exactions étaient faits d'une longue cavale, l'adjuration brutale et pérenne d'un mal. La poursuite inconsolable des splendeurs d'antan, rehaussée par la bile abrasive, des plus anciens tourments."


L'ombre du récit ne permets plus aucun éclat et dans les mires, des plus avisées aux plus torves, brille ce foyer chaleureux, que seuls les fagots de la compassion alimentent.

- " L'époque des lamentations s'acheva aux étreintes d'une Mëra, toute en fleur ; Lors que les troupes de Boradur comptèrent l'arpenteur. Ere où l'haire poussa vers le front de sa fébrile main, honorables guerriers comme malandrins. Ténébreux règne des fieffés régicides et des fomenteurs ; Relais d'un crépuscule où trépassaient les dormeurs. Dans la consécration s'enlisa le gredin, chargé de peine et délesté de ses liens. Aux exhortations et ronflements du cor, s'ennoblit le Cavalier porcor. Détourné des couleurs de l'oriflamme, il ne jura que par le pourpre des lames. L'usurpateur déchu fit don de son corps, ne consolant que son assassin dans la mort. Sans glas et sans blâme, l'instigateur de ce drame se déroba à la trame. Abandonnant moult de ses fils aux plus cruels sorts, il se parjura dans les ligues douteuses et les élans mirliflores. Pourrais-je jamais vous conter ce qu'il advint de cette carne ? Le fourbe s'est enfui par la lucarne ! "

Ces huées là, n'engendrent aucune forme d'affliction, juste le plaisant délice d'éprouver l'aéropage. Le fableor juché sur son estrade de fortune, feint la contrition avec une habileté incertaine ; Il esquive cependant le quignon de pain rassis, avec une agilité des plus prestes. Fat de ses pitreries, il signe sa reddition à mains levées avant de gratifier son audience lapidaire :

- " Le salut de Sangroin vint d'un bougre hircin ; Meneur d'une cohortes de mutins et de fagotins. A l'ombrail du plus inébranlable des fers, le lige trouva compère en ce frère. C'est aux talons de Thardrin, que bagote ce biturin. Il erre ainsi sans titre, ni droit, ni terres ; Aux pans des téméraires se tannent cap et derrières. Que les nuisibles chapardent et chambardent ; Tous se lézardent, sous les sabots de la harde. "

Les acclamations ont bien moins de valeur pour le cabotin, que les oboles de ses frères ; Il savoure néanmoins sa gloire et désire celle de ses pairs. Il sait que dans ses mots, résonne l'appel du soulèvement mais en attendant de voir ses séditieux compagnons lever les opprimés, il fait comme tout le monde et dépense sa solde dans une rincée.



Ambitions & Desseins



Il y est le regret, entrave des captifs du passé ; Les gargotes Lorhiennes emmurent encore, les vestiges de cette gloire fanée. Au débit de la barbaude, coulent les contes de ces temps révolus ; Le courant des ondes ardentes, porte le courtaud vers ce sanctuaire en jachère, au rythme des bombances. Il y est ceux qui contemplent cette beauté sauvage, l’œil plus humide que la crevasse d'une jouvencelle et les compagnons de la meute, qui s'emploient à défricher leurs terres. Les pleutres regardent pousser le lierre et les braves dénudent la pierre. Sous les atours de la maraude, opèrent les bras armés d'une justice martiale ; Que frémisse l'usurpateur dans les tréfonds de la montagne, car la Harde fait aussi bien trembler la pierre que vaciller les trônes. Satvar n'est guère une rosière que l'on trousse dans les pillages mais une grande Dame qu'il faut séduire, pour en voir le corsage.  




Divers


Reconnaissez-vous être âgé de 18 ans ? : Cette question est toujours de bon augure, je clique sur "entrer".
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◈ Missives : 2134

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Mer 7 Jan 2015 - 22:46

Bon ben... Bon TC. N'oublie pas de nous mettre le nom de ton compte dans tes deux précédentes fiches.

Je ne prends même plus la peine de faire quelque louange, tu sais déjà ce qu'on en pense tous ;D...