Azzura

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Oilossë Macalaure - Forgeronne et armurière

Invité
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◈ Mar 17 Fév 2015 - 17:53

◈ Prénom :  Oilossë
◈ Nom : Macalaure
◈ Sexe : Féminin
◈ Âge : 196 ans
◈ Date de naissance : 16ème jour de la lune de Friya, an 932 de l'ère de la Paix (-106 de l'ère des Rois)
◈ Race : Eleär
◈ Ethnie : Eleär du Crépuscule
◈ Origine : Île des Mirages, Seregon
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Forgeronne et armurière


Magie


Magie psychique : Toile des liens. Loss a la capacité d'entrapercevoir de façon tangible les liens qui existent entre les gens. Il pourrait s'agir de lire les signaux subtils que s'envoient deux personnes qui se connaissent, mais pour elle, la sensation est celle d'une toile qui relierait deux individus, et qui résonnerait différemment suivant que celles-ci s'apprécient ou, au contraire, se détestent, s'aiment ou s'ignorent, s'intriguent ou se dégoûtent. Difficile pour elle d'avoir une idée extrêmement précise du sentiment, ou même de connaître les circonstances de la naissance de celui-ci, et impossible (tout du moins à ce stade) d'influer sur ce qu'elle voit.


Compétences, forces & faiblesses



Artisanat :
- Forge (armes) (Maître)
- Travail du métal (bijoux) (Expert)
- Travail du cuir (Intermédiaire)
- Couture (Intermédiaire)
- Joaillerie (Intermédiaire)
- Maréchalerie (Intermédiaire)

Connaissances :
- Métaux (Maître)
- Langues : Eleär du Crépuscule (Maître (langue maternelle))
Eleär du l'Aube (Expert)
Villileär (Novice)
Kaerdum (Expert)
Nain (Novice)
- Lecture et écriture (Expert)
- Comptabilité (Maître)


Art des sages :
- Connaissances minières (Expert)
- Connaissance des alliages (Maître)

Art des combattants :
- Combat à une lame (Expert)
- Stratégie des combats (Expert)

Art des chevaliers :
- Équitation (Intermédiaire)

Art de la représentation :
- Dessin (surtout au fusain) (Expert)


Magie psychique :
- Toile de liens (Novice)

Forces :
- Une force physique indéniable, malgré son physique
- Une certaine résistance à la chaleur (et aux brûlures) due à son métier
- Une endurance non négligeable
- Des doigts de fée
- Un effet apaisant sur la plupart des animaux (et uniquement les animaux)

Faiblesses :
- Dramaturge dans l'âme
- Peu sure d'elle dans les mouvements quotidiens
- Réservée (en situation courante)
- Tête-en-l'air
- Franche à l'excès concernant son métier
- Handicapée par une grave blessure à la jambe


Physique


Il y avait un instant qu'elle détestait par-dessus tout, mais par lequel elle se voyait bien forcée de passer tous les jours. Allongée dans le bassin, elle fut contrainte de baisser les yeux sur ce corps qu'elle avait travaillé, sculpté, adoré, magnifié. Elle en décelait encore les traces dans les muscles dessinés, dans les fines cicatrices nées d'entraînements implacables, dans les cals que le maniement des lames avait causés. Désormais, elle ne discernait plus que de nouvelles traces d'un gris plus clair que celui de sa peau, constellant ses bras comme autant d'étoiles écrasées, et surtout, la boursouflure qui creusait douloureusement sa cuisse gauche, déviant légèrement son genou et causant une claudication dans son pas autrefois félin et gracieux.

Elle ne pouvait plus désormais que secouer la tête, laissant voler la vague cuivrée qui lui atteignait le bas des reins, et qu'elle teignait de la couleur du cuivre, pour lui rappeler ce qu'elle avait gagné, plutôt que se morfondre sur ce qu'elle avait perdu. Puis, pour fuir la pitié et le dégoût des autres, qu'elle percevait lorsque son regard ambré croisait le leur, elle revêtait d'amples vêtements qui dissimulaient ce qu'elle avait été, et ce qu'elle ne pourrait plus jamais être. Elle enfilait ses bottes tachées de sang séché impossible à faire disparaître, son lourd tablier, le diadème que son frère lui avait offert, empoignait la canne qu'il avait sculptée pour elle, pour affronter le monde...



Caractère


Si le physique avait eu une influence sur le tempérament, le sien aurait sans conteste été de feu. Pas nécessairement faux, lorsqu'il y songeait. Elle l'avait eue, cette fougue au combat, ce désir inassouvi de représenter l'excellence, la recherche de la perfection dans le geste, cet acharnement, ce regard froid et avide, presque effrayant, qui lui avait fait craindre maintes et maintes fois qu'elle n'ait sombré dans quelque folie meurtrière. Puis tout avait volé en éclats, son corps avait cédé, et son esprit… Il était dit que certains de leur race pouvaient mourir de chagrin, et il avait cru que la fin était proche, pour elle.

Mais il avait fini par revoir, au fond de ses yeux, cette opiniâtreté qui l'avait faite s'en sortir, chaque fois. Elle avait été jeune, à l'époque, et en était finalement ressortie grandie. Boiteuse, mais avec un objectif en tête. Elle était restée, les avait affrontés, apprenant tout ce qu'elle pouvait, se rendant utile presque désespérément… Pourtant, il souffrait encore parfois de voir le point auquel sa fierté avait flétri, ne retrouvant finalement l'ancienne Loss que lorsqu'un client stupide lui présentait de totales inepties comme des vérités. Là uniquement voyait-il à nouveau cette fougue. Tout comme il n'apercevait la douceur qu'il lui avait connue dans son enfance que quand sa main fine se portait sur les flancs humides d'un étalon apeuré. Ainsi était-elle, un peu trop introvertie, un peu brisée et mal recollée, mais debout...



Inventaire


Loss possède beaucoup de choses, qu'il s'agisse de son ancienne armure de soldat, de multiples prototypes d'armes, des gantelets et autres pièces en commande, des bijoux et pierres précieuses en cours de sertissage, des fers à cheval en pagaille, une panoplie de vêtements tous plus larges et passe-partout les uns que les autres, une canne sculptée taillée pour elle, un diadème serti d'ambre offert par son frère, une demeure dans sa ville, et un étalon noir dressé au combat, vestige de son passé (un descendant, en réalité).


Histoire


Les histoires commencent souvent par « Il était une fois... » dans les contes et les légendes. La sienne aurait pu débuter ainsi, si tant était qu'elle eût voulu la partager.

Dans une ville modeste, perchée à flanc de montagne, au nord d'Erë, dominant la verte forêt de l'Île des Mirages, vivait un couple. Il n'était pas vraiment amoureux, ce couple, mais ils n'en souffraient guère. Car ils étaient amis, avant tout, et l'entente régnait entre eux. La jeune femme, menuisière de son état, épaulait son époux, un soldat qu'elle ne voyait guère plus que quelques jours par an. Là résidait peut-être, direz-vous, le secret de la réussite de leur étonnante vie à deux, eux qui n'étaient pas assortis. Et pourtant, leur union fut bénie, le jour de l'équinoxe de la belle saison, par la naissance d'une enfant. Oilossë fut-elle nommée, et elle grandit dans l'ombre des Anciens, apprenant avec une soif inaltérable tout ce qu'ils pouvaient lui apprendre. Déjà était-elle attirée par les armes, et elle fut rattachée bien vite à l'enseignement d'un de ceux qui avaient sacrifié leurs plus belles années à la communauté. Elle se forgea, telle une lame brûlante ayant attendu d'être battue, forgée, aiguisée. Elle était forte, endurante. Sans regret, sa mère l'envoya pour être formée au loin. L'infanterie moyenne lui ouvrit ses portes, et ce fut pour elle une renaissance.


Elle avait toujours eu l'impression d'étouffer, entre les quatre murs de la demeure familiale. La bienveillance de sa mère, son respect, sa patience, titillaient en elle une fibre qui lui donnait envie de hurler. Elle sentait instinctivement qu'il y avait autre chose, dans la vie, que ce contentement ménager. Et jamais, ô grand jamais, n'avait-elle eu la moindre envie de poser les mains sur l'herminette qui lui aurait pourtant permis d'exprimer sa créativité. Elle ressentait, craignait même, parfois, cette violence qui la tordait de l'intérieur, et qu'elle ne pouvait exprimer que sur le terrain d'entraînement, une lame en main, frappant sans relâche, les muscles fatigués, la peau marquée, la transpiration collant ses courts cheveux sur son front gris, le mouvement répété, cent fois, mille fois, sans réfléchir, sans plus y penser, presque réalisable dans son sommeil. Grâce féline, élégance, danse meurtrière, envies inavouables, admiration. Tout était rassemblé pour faire perdre la tête à une jeune fille, à peine plus qu'une enfant, pas encore une femme, impressionnable, tellement, corruptible, en un sens. Attirée par le combat, par la puissance, par le pouvoir, les possibilités, les compétences, la reconnaissance. Puis vint la confrontation.

Métal s'entrechoquant avec le métal, sang écarlate éclaboussant sa peau sombre, salissant son armure. Danse des lames, magnifique, élégante, et pourtant, tellement sale, tellement mécanique, écœurante, épuisante. Lever le bras, baisser le bras en entraînant un corps dans le mouvement, tenter de parer, ne pas véritablement ressentir la morsure des armes, uniquement le liquide qui s'écoule, qui draine, qui fait oublier qu'une vie a existé, un jour, en-dehors du carnage, en-dehors de la mort, en-dehors du choc. Puis s'effondrer, à la fin, presque plus mort que vivant, heureux d'être, encore, et pourtant presque déçu de l'être, encore. Pourtant se relever, recommencer, revenir, poursuivre, s'entraîner, à nouveau, vivre, à nouveau, retourner combattre, à nouveau. Routine qui s'installe, la mort comme fond de commerce, fuite, finalement, des émotions. Ne reste que la fierté, que le feu, qui permettent de tenir, la conviction certaine que l’œuvre est accomplie pour le bien de tous, malgré la répulsion.

Y retourner était toujours plus difficile. Revoir sa mère, pleurer son père, lorsqu'il mourut, guerrier sage et respecté, fin stratège, et découvrir qu'elle était passée à côté de la naissance inespérée, inattendue, après tant de faux espoirs, d'un petit frère. Et de discerner, avec émerveillement, presque, étonnement, de façon certaine, un amour naissant pour lui, révélant ainsi une raison nouvelle pour laquelle elle voulait se battre, ce petit être, qui grandissait pourtant si vite, qu'elle désirait, au plus profond d'elle-même, protéger. Alors elle apprit, pour lui, se battit, pour lui, combattit, pour lui. Avec fierté, avec férocité, avec implacabilité. Une touche de froideur, aussi, d'indifférence, presque, de rage et de joie, si elle avait osé l'avouer. Puis vint l'affrontement.

Une nouvelle fois, le choc des lames, le sang, la mort, les corps tombant et s'écroulant autour d'elle, sentiment de puissance, vibrante sensation d'être en vie, quelque part. Le coup la frappa de plein fouet, interrompant son élan, l'envoyant s'écraser au sol, oiseau magistral abattu en plein vol. Blessure brûlante, raisiné s'écoulant à gros bouillons, puis le froid, doigts glacés s'insinuant dans son âme, la main de Matra sur son cœur, qui l'emmenait déjà, presque. Elle ignorait encore pourquoi elle était revenue, pourquoi la Déesse avait choisi de la laisser de côté, trop occupée peut-être à écumer le champ de bataille, à trier les corps et les âmes. Mais elle ne partit pas, pauvre Oilossë, qui se découvrit tronquée, privée de son existence, son être profond. Elle n'avait jamais été que guerrière, identité aux yeux du monde, mais aussi aux siens propres. Elle était vide, désormais, coquille dépourvue de ce qui l'avait mue durant tant de temps.

Il est dit parfois que les Eleär peuvent mourir de chagrin mais cela, une fois encore, ne se trouve que dans les contes et les légendes, comme les « Il était une fois ». Et l'histoire vous a prouvé que ceux-ci n'existaient que pour un temps, comme si, à un instant, une entité quelconque vous rappelait à l'ordre, en vous disant que la vie, ce n'était pas cela, et que ce que vous pensiez n'être qu'une remarque cynique était belle et bien une triste réalité. Pourtant, la chronique ne pouvait être terminée, simplement sur la base d'une blessure. Après tout, elle n'était pas morte, et comme le dit l'adage, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir… Souhaitez-vous connaître la suite ? Moi aussi, et nous ne sommes pas les seuls, car n'oublions pas ce jeune homme, ce frère qui avait été sa raison de se battre quand le dégoût prenait le dessus. Car lui ne l'oublie pas, non, certes pas...

Un long tunnel sombre et le désespoir, au bout. Il n'y avait que cela, le souvenir de ce coup qu'elle aurait préféré être fatal, la sensation de la lame s'enfonçant dans sa chair, tranchant le muscle, entraînant la chute contre le sol gorgé de sang déjà, saturé, gluant, puant. Odeur omniprésente de sueur, de peur, de cuivre, d'intestins vidés, d'entrailles éventrées. La douleur, puis plus rien. La terreur de se tenir en haut de la falaise, de voir les fragments de sa vie écrasés des lieues plus bas, comme autant d'échardes glacées s'enfonçant dans ce qui restait de son cœur.

Son vide regard d'ambre ne croisait même plus celui de son frère, alors qu'il la visitait, qu'il tentait de la faire revenir. Voir cette coquille vide qui avait été sa fougueuse sœur le brisait, et il commença lui-même à se laisser dépérir. Jamais auparavant ne l'avait-elle vu dans un tel état et ce fut cela, plus que les exhortations de sa mère ou des soigneurs, qui la sortirent enfin de sa torpeur. Le processus fut long, difficile, et elle savait, au fond d'elle-même, qu'elle ne serait jamais plus la même. Vivre une vie autre, réapprendre à marcher, à se tenir, quand tout cela avait toujours été naturel, coulant de source. Et par-dessus tout, affronter le regard des autres. Elle s'y était attendue, certes, mais rien n'atténuait l'impact, la violence.

Dessiner fut une échappatoire, en réalité. Faire naître sous son fusain les hommes et femmes qu'elle avait connus, qu'elle avait tués. Puis les armes qu'elle avait maniées, ce qu'elle avait laissé derrière elle. Et la nécessité poignante, prenante, viscérale, d'être utile à la communauté, d'apporter encore un peu sa pierre à l'édifice, d'exister encore un peu à travers une œuvre, son œuvre, quelle qu'elle puisse être. Peu nombreux étaient désormais les métiers qu'elle pouvait exercer, alors même qu'elle conservait, après des années d'entraînement, une force physique certaine. Mais ce fut, une fois encore, son frère qui la sauva. Un de ses amis avait emprunté depuis peu la voie du métal et des forges, du feu et de la fusion, des marteaux, des pinces et de la saumure, du bruit assourdissant de l'enclume et des soufflets, de la chaleur des fours et de la brûlure violente.

Il l'emmena avec lui, l'aidant, difficilement, à recoller les morceaux épars de ce qu'avait été sa vie, laissant des failles et des fêlures, mais lui permettant, à nouveau, d'avancer. Puis il quitta la ville afin de s'installer dans la capitale, apprendre de nouvelles techniques, la laissant seule face à elle-même, face à son art nouveau, face à leur regard qui savait…

L'histoire n'est pas finie, mais elle n'a plus rien des contes ou des légendes, désormais, la vie simple d'une âme brisée qui se reconstruit, la vie fragile et incertaine d'une personne qui avait tout et plus encore. La morale de cette fable, les enfants, est qu'il faut savoir se plier aux décisions de la nature et de Matra. Comme elle, Loss a été condamnée, a vu son apparence changée par le truchement d'une lame ennemie, pour l'offense qu'elle représentait, pour la folie qu'elle recelait. Elle vous apprend aussi, peut-être, que l'amour filial peut sauver une âme perdue. Alors apprenez et comprenez, retenez, et ne commettez plus ses erreurs. Mais attention, ne lui dites jamais que je vous ai raconté tout cela, ou elle serait encore capable de me tuer...


Ambitions & Desseins


Loss a toujours rêvé de quitter l'Île des Mirages et d'aller à la rencontre d'autres peuples pour autre chose que des campagnes militaires. Elle aimerait beaucoup apprendre les techniques de forge des Valduris, mais aussi et surtout des Nains.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé de 18 ans ? : Oui
Si vous prenez un personnage important et que vous disparaissez, nous autorisez-vous à nous inspirer de votre personnage pour créer un nouveau prédéfini ? : Si tant est que cela arrive, bien entendu
Moultipass : MDP validé par pépé !




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◈ Missives : 2136

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Ven 20 Fév 2015 - 21:39

Et bien, félicitations et bienvenue sur Azzura !

Ton écriture est sublime et rien à redire sur la fiche Wink.

Je t'engage dès maintenant à formuler une demande de RP pour trouver des compagnons de route, puis de créer ton Journal de Bord !

Nous te souhaitons bonne aventure parmi nous !