Azzura

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Errinn Courte-Blonde - Marchand de bétail et d'esclaves

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◈ Sam 28 Fév 2015 - 17:48

◈ Prénom :  Errinn
◈ Nom : Dit "Courte-Blonde", description goguenarde de sa barbe (aussi courte que son...), fils d'Orrok Boradur, cousin du Roi
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 70 ans
◈ Date de naissance :4ème jour d'Eldra, An 19 de l'ère des Rois
◈ Race : Nain
◈ Origine : Satvar (Lorh)
◈ Alignement : Loyal mauvais dit "dominateur"
◈ Métier : Vendeur de bétails et d'esclaves pour le compte du roi


Magie


Magie métabolique : immunisé contre le poison et la maladie.


Compétences, forces & faiblesses



Artisanat
Charpenterie (intermédiaire)
Cuisine et cocktails (intermédiaire)
Couture/tannage (novice)

Qu'on se dise les choses sans détours : vous avez déjà vu un nain tricoter ? La tâche est réservée aux femmes et aux esclaves, par toutatis ! Les hommes se réservent le droit de travailler le bois, ainsi que de préparer, éventuellement, les bons breuvages et la bonne chair !

Connaissance
Mécanisme des machines de guerre (expert)
Faune/flore et géographie de Lorh (expert)
Architecture, symboles et territoires des différentes ethnies (intermédiaire)

Au gré des routes, le nabot a appris les choses du monde et il sait reconnaître l'empreinte de ses voisins. Il connait les fleurs et les maisons, et ne craint guère de se trouver en terre étrangère, puisqu'il a vu leurs enfants et leurs terres.


Art des combattants
Pugilat/maîtrise de la hache (expert)
Maîtrise/adresse de l'arbalète à tours (expert)
Chance (expert)
Adresse/habileté, stratégies de combat/guerre (novice)

Comme tout montagnard à courtes jambes qui se respecte, Errinn est robuste et ne craint guère les rixes charnelles ! Le contact des corps rugueux et crispés n'a plus de secret pour lui, et il sait trouver l'ouverture pour flanquer adroitement une bonne manchette dans quelques dents bien accrochées ou planter la dent vorace de l'une de ses hanches avec une précision telle qu'il pourrait circoncire une guêpe. Mais s'il est une chose qui garde bien le nabot crasseux, c'est la main divine qui lui permet de se tirer sain et sauf des plus grands embarras, car souvent l'ivresse dont il est virtuose le déséquilibre et trouble ses réflexes.

Arts des voleurs
Fuite (expert)
Négociations, fourberies (expert)
Sabotage (intermédiaire)
Contrefaçon (novice)

Arrêtons de croire que les nains ne sont pas futés. S'ils sont mauvais menteurs, ils savent briller par leur charisme et leur éloquence. Et quand bien même cela n'est pas suffisant... les sangliers courent vite !

Arts d'espionnage
Analyse des marchandises (intermédiaire)
Discrétion (intermédiaire)

C'est une chose indéniable : Courte-Blonde est un piètre espion. S'il a l'oeil suffisamment aguerri pour voir toute l'étendue des ennuis qui l'attendent, il n'a pas le pas feutré de la louve embusquée pour prétendre à faire dans la finesse et la subtilité.

Art des chasseurs
Survie (expert)
Sens de l'orientation (expert)
Dressage de sangliers (expert)
Traque/chasse/pistage (novice)

Le bougre pourrait survivre sur une île déserte en mangeant des fourmis. Il pourrait trouver les endroits les plus abrités dans un désert, gravir les monts les plus escarpés, franchir les forêts les plus déboussolantes... mais il n'attraperait pas une foutue chèvre dans sa course.

Art des chevaliers
Combat à dos de sanglier (novice)
Fuite en traineau ou à dos de sanglier (expert)

Vous l'entendrez dire souvent, avec fierté : "les nains sont assez grands pour se battre debout !" Le nain fustige en effet les culs terreux qui livrent bataille sur le dos du bétail, et encourage les guerriers à honorer leur bipédie sur le champs de bataille... sauf quand il faut prendre la poudre d'escampette.

Art des politiciens
Arts du troc (expert)
Art de la persuasion (intermédiaire)
Intimidation (novice)
Gestion des ressources humaines (novice)
Diplomatie (novice)
Langues : nains/Lorh (expert), Kaerd (intermédiaire), Sharda du Nord/Sud (novice), Elear (novice)

Les voyages ont appris au barbu à savoir discuter, à persuader ses interlocuteurs et à faire de la négoce. Ils ne lui ont pas appris toutefois à savoir commander et se faire apprécier de ses sous-fifres, tant et si bien qu'il n'a pas le rayonnement qu'un chef devrait avoir.

Arts des sages
Arts des sages... c'est une plaisanterie ?

Arts de représentation
Théâtre (expert)
Tambours (intermédiaire)
Chant (novice)
Danse (novice)

Errinn chante souvent. Mais mal.

Forces
Son traineau et ses deux sangliers
Possède une arbalète à tour : attention sur la longue distance !
Une vraie brute au corps à corps
Il sait rapidement s'enfuir à dos de sanglier
Ne craint pas la maladie ni le poison
Bon marchand, bon parleur, bonne culture du monde

Faiblesses
Ses esclaves ne lui font pas confiance
Craint la moyenne distance (flèches, armes de jet), la magie, les créatures véloces avec des dents trop longues
Les terrains escarpés où le traineau ne circule pas bien
Peu diplomate, bruyant, insoutenable, ivrogne, mauvais menteur, ne court pas bien vite et n'est pas bien habile


Physique


Que vous dire de Courte-Blonde si ce n'est qu'on l'entend avant de le voir ! Pour le bienheureux voyageur qui croise sa route, des tambours annoncent le passage du nain, qui vous propose derechef son troc avec une voix grave et suspendue, arnaquant avec plaisir les plus naifs de vos confrères. Juché sur son traîneau guidé par deux cochons voraces qui dégueuleraient les tripes de vos frères et soeurs s'ils trouvaient leur dépouille, Errinn se gaillardise en bombant son torse pour paraître plus grand qu'il ne l'est. Aussi haut que 4 pieds d'hommes (1m20), il vous toise de fond en comble, plongeant dans vos yeux les siens, vous glaçant de son iris couleur d'azur. S'il est une chose qui marque, c'est cette force de caractère qui émane de ce regard insistant, féroce et sauvage, qui vous tient en joue, ne sourcille pas et guette le moindre faux pas, prêt à anticiper sur une trajectoire de tir depuis l'arbalète-à-tours qu'il cache sur son traineau et qui vous décapiterait en un clin d'oeil si vous étiez identifié comme une menace. Effectivement, Courte-Blonde ne posera nul pied à terre tant qu'il n'aura pas la certitude de pouvoir vous faire confiance, et s'il vous salue d'une main, sachez que l'autre bande discrètement un javelot qu'il pointe sur vous, à l'ombre d'une peau d'ours qui couve la machine de guerre.
Avec éloquence, il vous proposera esclaves, bétails, viandes, vins et pierres précieuses. Au devant sa caravane, il s'interposera avant que vous ne fassiez le moindre pas vers sa marchandise, mettant sur votre route son traineau et sa petite masse trapue, caractéristique notoire des nains. Sa petite barbe blonde abritera un sourire malhonnête qui vous forcera d'abord à discuter avant d'entreprendre quoique ce soit, de sorte que ses yeux, toujours fixés sur les vôtres, analysent votre prestance et la potentielle arnaque qu'il pourra vous proposer. Dans son dos, la peau de loup qui lui sert de cape tombera jusqu'à ses pieds ou sera balayée par le vent, et la tête de la bête abattue laissera entrevoir une rangée de crocs terrifiants. A son pied droit, suspendue contre sa locomotive, une hache faisant presque sa taille vous laissera songer à la force latente de l'ivrogne, dont la musculature saillante décrit avec arrogance cette affinité qu'il a avec les armes lourdes.
S'il lui semble que vous puissiez faire affaire, il descendra alors joyeusement de son traineau et vous fera visiter sa marchandise, ne tarissant pas d'éloges pour son bétail et les esclaves qu'il peut vous vendre. Curieusement, les louanges se succédant, il se fera de plus en plus proche, voire même tactile, tentant de s'imposer à vous malgré son désavantage d'altitude. Vous pourrez, à votre grand dam, renâcler l'odeur repoussante du marchand, qui ne perd pas de temps en toilettes inutiles lors de sa route vagabonde. Vous pourrez voir de plus près les tatouages qui arpentent son corps et la crasse qui les déguise. Vous subirez cette promiscuité insolente qu'il vous imposera et vous aurez alors la pleine mesure de la robustesse de ce guerrier des montagnes de Lorh.

Mais gare au loin à ce que les sangliers ne dévorent pas vos enfants.



Caractère


Gardez-vous bien de croire que le barbare est unanime, car il change de personnalité en fonction de qui vous êtes !
Aussi bienveillant que vous puissiez l'être, aussi doux, généreux, drôle, charismatique, riche et enthousiaste que la nature vous ait fait, pensez bien que si vous êtes homme de Vreën, le petit trapus n'aura pas le moindre respect pour votre exécrable viande. Vous maudissant chaque jour que la Trinité fait de vous voir vivants, crachant sur votre cupidité et votre promiscuité, vous serez les premiers à subir les injures dégradantes de la fripouille. Et nombreux sont les nains qui savent que lorsque Courte-Blonde s'engage aux vulgarités, rares sont les prétentieux qui peuvent le décontenancer. Le nabot vous couvrira, au possible, de honte et de ridicule, il vous donnera des noms d'oiseaux de toutes sortes, en langue naine parfois, ne craignant guère de se laisser emporter par ses frénésie pour finir par dégainer sa hache et jouer au bûcheron avec vos guiboles. Hôte d'une colère infinie, Errinn ne se lasse pas de maudire les hommes de Vreën.

Pour autant, il est avec toute autre personne quelqu'un de beaucoup plus chaleureux, bien qu'il ne soit pas apprécié de chacun. D'un naturel compétiteur, Courte-Blonde aime s'engager dans des batailles de pied-de-nez, tentant souvent de se railler de ses interlocuteurs pour déclencher quelques chamailles puériles mais amicales. Il vous provoque, s'ajuste contre vous, vous bouscule s'il le faut, se fige dans vos yeux et vous met en disgrâce pour mieux vous déranger, vous et votre sagesse, afin de faire émerger le démon qui vous habite. Les nains sont friands de ce genre de défis qu'ils se lancent constamment, et entre deux coupes arrosées, il n'est pas rare de voir Courte-Blonde échanger quelques trempes avec ses camarades.

En terme de négoces, c'est un autre Errinn qui se présente à vous. Le nain est alors moins bagarreur, mais il ne perd rien de son espièglerie, car il tentera de faire le marché le plus prolifique pour son commerce. La cruauté naturelle qui émane de lui vous surprendra peut-être, car il n'hésitera pas à botter le cul de ses esclaves pour qu'ils se fassent plus présentables, mais il sera plein de verve à votre égard, couvrant ces misérables de louanges mensongères pour mieux vous les vendre.

Enfin, sur le champs de bataille, le nabot est courageux mais sait reconnaître le péril quand il y est confronté. En cas de danger trop prégnant, il n'hésite pas à sacrifier ses esclaves et son bétail pour prendre, avec ses compères, la poudre d'escampette. Courte-Blonde, en définitive, n'attache guère d'importance qu'à son peuple, et la survie des siens passe avant tout.



Inventaire


Ce vil négociateur ne se pave guère d'apparats d'une futilité certaine pour autant qu'ils ne constituent pas, parfois, un handicap. Légèreté est le maitre mot soufflé par l'haleine fétide de Courte-Blonde, de sorte que sur le rayonnement des bijoux et pierres précieuses règnent l'efficacité de la sobriété, de la vitesse et de la discrétion. Paradoxal pour un nain, d'autant plus quand on sait que la discrétion n'est pas sa plus grande qualité. Mais le voilà, ce nabot, presque nu comme un sauvage évadé des continents caniculaires, habillé tout au plus d'un heaume couleur de bronze qui cache son faciès ingrat et d'un pagne chaud qu'il porte jusqu'aux genoux. Sous la peau de loup qui lui sert de cape, il découvre son poitrail de manière presque provocante pour quelques flèches qui voudraient bien décorer son flanc, mais qu'il ne les craint pas au demeurant, car ses bêtes tractent son traineau avec hargne et vélocité. Ces deux-là grommellent pêle-mêle en fouinant les herbages et en remuant la terre pour y engloutir les plus délicats champignons, quelquefois accompagnés d'une gluante sauce de vers. Aussi, quand il se fait faim et que la viande est gisante, la cochonaille ne se prive pas d'un peu de viande parfois, humaine ou naine, qu'importe. Les "charognards puant", comme ils sont nommés par le maître, ne font guère de cérémonie, et tirent après récompense le traineau auxquels ils sont attelés, bavant leur immondice sur chaque centimètre de terre parcourue et plongeant leur groin sur chaque dépouille reniflée.
Mais qu'on se garde bien de croire que ce traineau n'est équipé que pour la fuite et le voyage. Car il faut être chanceux, en cas de litiges, pour échapper à la lourde représaille qui vous attend sur ce petit chariot de guerre. Bien chanceux pour que le premier javelot logé dans l'arbalète à tours ne pointe sa tête sur votre piteuse carcasse, avec la folie furieuse du maitre décidé à vous embrocher pour vous rôtir au prochain feu de camp et profiter de votre chair pour les frugalités du soir, qu'il accompagne précieusement de nectars concoctés par ses soins qui donnent l'ivresse dès les premières lampées. Bien chanceux pour esquiver à temps ce dangereux projectile qui perce les boucliers et qui fend la bise plus vite que la meilleure flèche tirée par le plus adroit des elfes.
Que dire aussi de cette hache gigantesque (pour un nain) qu'il ôte parfois de son traineau pour passer au duel ? La faucheuse de lard décime aussi vite qu'elle est dégainée. Aussi légère qu'une montagne, sa double lame découpe de manière nette et précise, ne laissant guère un bout de gras derrière son passage.
Pour conclure, voilà la marchandise. Vous verrez sans nulle doute ces deux malheureux Ordhalerons, non soldés, agitant ce qui reste leur bras, qui ne ressemblent plus désormais qu'à deux moignons difformes les rendant encore plus laids. Leurs visages de chèvres vous regarderont avec les yeux des martyrs captifs, et ils fuiront le groin des sangliers qui n'attendent que de les dévorer au moindre faux pas. Les deux esclaves, faibles et affamés, tractent avec misère un chariot lourd de viande, de vins et de pierres qui semblent précieuses mais qui ne le sont pas, puisqu'il s'agît de contrefaçons. Ils subissent, comme tous les esclaves qui composent la caravane, le plaisir capricieux de Courte-Blonde, et savent qu'ils seront les premiers à avoir le couteau sous la gorge en cas de danger. Cette horde est surveillée de près par les quatre nains qui gardent le convoi et fouettent les malheureux qui n'avancent pas. Cette caravane compte, pour ainsi dire, près de 10 êtres humanoïdes, dont un plus épais que les autres qui porte le tambour et qui bat dès que le maitre le désire. Ces produits de commerce avancent au même pas que les quelques bêtes marchandées elles aussi par le roi.



Histoire


La Vallée Ecarlate est réputée pour offrir l'un des paysages les plus splendides de Satvar. Elle s'étend entre les montagnes impérieuses qui abritent les nains et les Vreëns de Lorh et les forêts denses plus au Sud où les Eleärs offrent à la nature leur savoir faire généreux. Située au pied d'un volcan endormi, la Vallée Ecarlate semble puiser dans celui-ci toutes ses couleurs flamboyantes, comme si le magma peignait des fresques ardentes au milieu des plaines. Ce spectacle époustouflant doit son ivresse à ses fleurs sauvages qui foisonnent au milieu des herbes verdoyantes. Les Langues-de-rokh se pavanent avec leurs pétales fines et rondes, affichant de manière presque arrogante leurs dégradés de rouge vermeil et d'orange rouillé pour faire marcher la concurrence avec les Perles-de-cuivre, qui tirent leur nom d'un dragon et qui gâtent le regard et les narines, présentant elles aussi un panel nuancé, plus cuivré mais aussi plus parfumé, car leur odeur rappelle celle de la viande cuite. Au milieu de cette rivalité, les Artères-d'Angazhar, ces petites peureuses, font leur chemin discret et subtil, se propageant en lignes vagabondes au milieu des herbes, serpentant comme s'il s'agissait des entrailles de la ville dont elles portent le nom.

C'est cette ville-là, jetée au milieu des plaines de feu de la Vallée Ecarlate, qui a vu naître la canaille qui nous intéresse. Fondée depuis plusieurs millénaires, Angazhar a toujours été une ville prospère. Profitant de la fertilité offerte par les terres volcaniques, les êtres courts sur jambes sont parvenus au fil du temps à donner une gloire méritée à ce paysage utopique. Plusieurs centaines d'années auparavant, c'est le grand-père d'Errinn, le vieux sage Balsème, vénéré par ses compères puisqu'il lisait les runes et qu'il communiquait avec les Ancêtres, grand adorateur et émissaire inébranlable de la Trinité, qui a bâti dans la ville offerte par son frère, jadis roi des nains et père de  Dwilan Boradur, la chapelle qui aujourd'hui recueille toutes les louanges religieuses. Le vieux sage Balsème, touché par la grâce des Trois, était considéré par ses frères nains comme un apôtre, et il fit de sa ville un bastion de la religion. Lorsque le temps prit son âme, son fils, Orrok Boradur, nouveau prévôt d'Angazhar, enterra ses cendres sous cette chapelle à qui il donna son nom : la Chapelle de Balsème devint ainsi un lieu sacré pour les nains, une étape de pèlerinage incontournable.

Orrok Boradur, dit "Pochtron-Griffon", brillait de charisme au sein de sa communauté. Il était célébré pour sa réputation d'ivrogne incouchable, et la légende raconte qu'il aurait, lors d'une soirée bien arrosée, pourfendu un griffon dont il aurait ramené la tête à ses camarades, avant de l'enterrer sous la Chapelle de Balsème pour honorer son père et la Trinité. Nul ne sait si la légende est vraie, mais il était indiscutable au demeurant que Pochtron-Griffon maniait la hache et la verve avec une grande maîtrise. D'autres nabots préfèrent relater, plutôt que la légende de la tête de griffon, le jour où un seigneur Vreën, émissaire de Helaf Rehan, roi de Lorh, vint rendre visite au prévôt. Le nain, sentant déjà l'hostilité de ce peuple, comprit vite les intérêts des Vreëns à visiter une ville aussi fertile et somptueuse qu'Angazhar, et c'est avec le plus terrible culot que devant ses hommes, silencieux et inquiets de la présence de ces étrangers, Orrok provoqua une joute verbale, désarmant le seigneur Vreën par un flots d'insultes légères et des noms de volatiles inventés. Il est coutumier chez les nains d'engager le duel par la provocation, et Orrok brillait à cet exercice. Si le seigneur voisin tenta d'aligner une ou deux phrases méprisantes pour se défendre du bizutage improvisé par le fils Boradur, il fut rapidement désarmé par l'arrogance de ce dernier et son humour dégradant, ses tournures de phrases originales, le récit de ses exploits et les coupes de vins qui volaient contre lui. Les hommes en visite de courtoisie à Angazhar furent rapidement repoussés par les remarques humiliantes et les bourrades des nabots qui firent ovation au prévôt, chassant de leur ville des individus trop fragiles au dialecte. Cet épisode marqua l'esprit de tous les nains qui protégeaient Orrok, ravis de voir le rayonnement de leur chef et l'ardeur dont il était imprégné pour défendre la cause de sa communauté.

Mais bientôt, quelques temps avant l'ère des rois, les Vreëns revinrent plus glorieux, puisqu'ils acculèrent le cousin d'Orrok, Dwilan Boradur, roi des nains, afin de lui ôter toute souveraineté et de régner en maître sur les terres de Lorh. Pochtron-Griffon, digne et fier, refusa cependant de quitter la ville pour fuir chez les Eleärs comme les autres nains. Son attitude fut saluée de louanges mais aussi de départs, car beaucoup de ses citoyens s'exilèrent dans d'autres contrées ou rejoignirent les lignes de retrait. Le prévôt et les quelques nains qui restèrent, ainsi abandonnés à leurs sorts, furent sujets d'une occupation indésirable où les Vreëns se déléctèrent d'une revanche humiliante pour les soumis. De sang royal, Orrok fut comme les autres réduit à l'esclavage imposé par le même seigneur que jadis il humilia avec le propos. L'exploitation des Vreëns fut particulièrement pénible à Angazhar, étant donné la richesse des terres volcaniques. Les monuments de la ville furent souillés, et Orrok assista impuissant à l'attitude dégradante des hommes qui pissaient sur la Chapelle de Balsème, laquelle honorait son père, ses ancêtres et la Trinité.

Pour le reste, bien que les Vreëns auraient pu se débarrasser avec plaisir des barbus, Pochtron-Griffon se félicita de sa complicité avec les Eleärs que craignaient les hommes et de l'habileté de son peuple à cultiver les terres volcaniques. Ce qui assura sa place au sein d'Angazhar fut la crainte des Vreëns de ne pouvoir garder le joyau de cette ville sans le brio des gens de petites tailles. Peut-être plus courts, mais plus robustes et intelligents, les nains ne furent jamais expatriés de ce que les étrangers avaient toujours voulu pour eux seuls, dans leur infâme cupidité. Outre l'avantage de pouvoir garder pied en ses terres, Orrok se félicita de cette aubaine car sa ville devint, durant toute cette période d'occupation, un lieu d'échanges entre ceux qui avaient suivis le roi et ceux qui avaient gardé une empreinte au royaume. Le prévôt se présentait donc comme une sorte de médiateur entre un peuple opprimé et un autre vengeur, et cette situation lui donnait des avantages certains pour alléger son supplice, car il était le noyau dur d'une sorte de révolution intestine en devenir, sans que ses ennemis, les occupants Vreëns, ne le sachent.

En l'an 20 de l'ère de Roi, après trois décennies d'occupation, Pochtron-Griffon avait néanmoins beaucoup perdu de sa splendeur et de son charisme. Il restait vaillant mais ses compères voyaient bien sa volonté faillir, et la question de rejoindre son cousin dans les terres elfiques se faisait parfois pesante pour le prévôt. La ville pourtant profitait de l'alchimie de cette cohabitation singulière entre les nains et les hommes, car les envahisseurs commençaient eux aussi à laisser leur empreinte dans ce lieu plein de beauté. Des fresques dorées déguisaient par exemple les domaines occupés par les hommes, les cous et les doigts se paraient de nouveaux bijoux, les cuirasses et les robes présentaient des dessins plus détaillés, les forges s'enrichissaient de matériaux nouveaux pour façonner les lames, les gosiers goûtaient de nouvelles saveurs et les rituels humains permettaient aux nains d'enrichir leur culture du monde et de l'artisanat. Mais ce qui marqua Orrok fut autrement plus intéressant : son fils naquît en ces temps troubles, blond et vigoureux, assez épais pour qu'on soit sûr qu'il était nain.


L'histoire du fils

Errinn fut envoyé auprès de son oncle germain dès les premiers mois de sa naissance, et c'est un Thane qui prit en charge son éducation. Son père, Pochtron-Griffon, ne désirait guère voir son fils grandir dans un contexte d'oppression, et préférait pour lui, à la chaîne de l'esclavage, la liberté conditionnelle d'un expatrié. Auprès de ce Thane, le fils Boradur apprît tout de la langue des nains, et il put, au gré d'une cohabitation opportune avec les Eleärs, apprendre deux trois touches de la langue elfique. Grâce à cette éducation prestigieuse, il apprit tout aussi des arts du combat, de la survie et de la nature. Sa prime jeunesse se fit sans embarras, dans une forêt luxuriante, terrain peu commode pour les nains mais formidable pour les enfants. Les rares entretiens qu'il eut avec le roi lui apprirent autre chose que les savoirs et les coutumes ; ils lui apprirent l'éthique et le prestige de son père.

Ce qui façonna pourtant l'identité de Courte-Blonde fut autre chose que sa proximité privilégiée avec un Thane. Ce fut sa complicité familière avec un jeune Eleär de l'Aube, aussi malicieux que lui, mais plus intelligent et adroit, du fait de sa génétique.

Elendë était de quelques années plus vieux que son camarade avorton. Il avait la peau blanche comme la couleur d'une lame pure, de longs cheveux blonds noués dans son dos, une silhouette fine et athlétique habillée d'une tunique d'un gris diamanté, dont les plus apparentes surfaces étaient serties d'arborescences couleur d'ébène, et il parlait avec une voix précieuse et formidablement articulée, ce qui contrastait avec la voix grave et caverneuse de son acolyte. Sa carrure fine et subtile lui octroyaient une agilité qui avait toujours ébranlé le nain qui, dans sa constitution, ne pouvait bondir d'un arbre à un autre, se glisser dans une interstice étroite avec souplesse, se contorsionner comme un vers de terre ni accomplir la moindre voltige autre que celle de la chute sur son propre séant. Systématiquement défait dans les rivalités acrobatiques, Errinn avait peu d'allure à côté de son ami, mais il se rattrapait par le pugilat et la vulgarité. Comme tout nain qui se respecte.

Les deux blondinets, l'un splendide et l'autre grossier, firent les quatre cent coups main dans la main, jusqu'à ce que l'âge ne sépare le nain de son partenaire, qui s'en alla faire ses preuves en classes militaires. Au regard de ce départ, et voyant le chagrin de son élève, le Thane qui s'occupait d'Errinn décida de l'initier, lui aussi, aux arts de la guerre.

Il remarqua très tôt l'absence de lumière du cadet sur le champs de bataille, son incapacité à établir un projet d'action, une tactique offensive, une retraite assurée ni la moindre finesse conceptuelle en terme de stratégie militaire. Une chose était certaine pour le Thane : Errinn ne serait jamais Seigneur ou Thane. Tout au plus un guerrier, selon lui, car il n'excellait guère en cavalerie et archerie. Mais au moins avait-il deux talents : il était robuste au corps à corps et à la buvette ! Dès l'adolescence, le cadet montrait un talent sans égal à enchaîner les coupes, faisant fondre dans son gosier des litres de vins sans craindre les représailles de l'ivresse. Il provoquait alors les anciens, s'amusait en joutes et renversait parfois des séniors bien plus âgés que lui, soit par la chamaille, soit par la boutade. Ses états seconds lui proféraient une chance prodigieuse et il était capable d'épater la galerie avec des prouesses imprévisibles pour un candide. Courte-Blonde tira son nom des multiples joutes qu'il exigeait de ses rivaux, souvent plus âgés, qui utilisaient le prétexte de leur ancienneté pour déséquilibrer le junior qui trouva bien d'autres surnoms tels que Courte-Lame, Courte-Queue, Courte-Pucelle et autres fantaisies langagières qui ne lui ôtèrent rien de son ardeur à triompher de ses concurrents déloyaux.

Véritable numéro de scène amusant les ainés, Errinn fut bientôt la mascotte des nains mais aussi parfois de quelques elfes curieux qui s'essayèrent, tant bien que mal, à rentrer dans le jeu disgracieux et agité des joutes verbales, tant et si bien que bientôt les deux races organisèrent des tournois où Courte-Blonde gagna son prestige d'orateur, ne remportant jamais la première place (souvent gagnée par ses frères) mais n'étant jamais éliminé au premier tour.

Seulement, cette adolescence joyeuse en soirée fut troublée par une anecdote bien plus malheureuse. Après le meurtre du roi Helaf revendiqué par Dwilan, des nains livrèrent du pays la dépouille du prévôt Orrok, père de Courte-Blonde, qui fut égorgé par les Vreëns conquérants de la ville d'Angazhar. La cité fut débarrassée de tous les nains qui continuaient à la peupler, la mère du nabot ayant été exilée nul ne sait où, et son père ayant été offert comme trophée de représailles au roi nain. Errinn, qui avait presque oublié le visage de son paternel durant sa longue absence, versa quelques sanglots sur le tombeau de son géniteur, dont les yeux clos semblaient profiter d'un paisible sommeil, mais dont la gorge saillante lui laissait un arrière goût de haine. Ce premier cadeau des hommes glaça le regard du quidam, qui jura de devenir l'un des plus terribles ennemis des Vreëns.

Le Thane chargé de l'éducation d'Errinn, pour tenter de consoler son chagrin, lui offrit une arbalète-à-tours qui fit la renommée de sa recrue. Le junior s'exerça nuits et jours à parfaire son adresse au tir de javelot, apprenant à placer son regard avec précision sur la tête du projectile pour ne jamais rater sa cible. Profitant des conseils parfois lancés par quelques Eleärs en ballade, Courte-Blonde travailla son exercice avec un sérieux que personne ne lui connaissait, et il excella bientôt plus que quiconque au maniement de cette machine de guerre.

Bien des années plus tard, quand la constitution de notre canaille fut assez bonne pour qu'il voyage, le bougre fut embarqué par son mentor pour une mission initiatique vers les montagnes encerclant Othramil. Le Thane était chargé de rameuter du bétail, puisque les réserves des nabots commençaient à s'épuiser, et les montures se faisaient de plus en plus en rares par manque de femelles. Une dizaine de nains s'emparèrent de lances, épées, haches, masses et boucliers pour se lancer dans cette expédition, ainsi que de cordes, filets et autres accessoires de traques qu'ils hissèrent sur le dos de quelques boucs et sangliers. La petite horde se lança alors dans une course longue et épuisante en direction des terres nourricières.

Errinn apprît là tous les à-côtés de la vie militaire. Si être robuste et bien équipé était une chose, l'endurance en était une autre, et la gestion des ressources encore une autre, puisque l'eau n'abondait pas toujours et la faim pouvait parfois tenailler les ventres gourmets. L'équipe traversa des plaines désertes, des plaines fleuries, des plateaux interminables avec des faux plats, contourna des pics infranchissables en prenant garde à ce que les bêtes, parfois trop excitées, ne précipitent par le convoi dans un ravin. Ils prirent une allure de croisière qui apprît à Courte-Blonde combien la course pouvait être pénible, et combien les guiboles des nains étaient solides pour conquérir les marécages, les vallées boueuses et les pierriers vertigineux. La discrétion étant de mise en ces temps troublés par les différents entre les nains et les Vreëns, la petite escorte affronta les détours inhospitaliers, oubliés par les communautés sédentaires, et fréquentés uniquement par quelques vagabonds en fuite comme eux. Sous un soleil de plomb, ils suèrent tout ce qu'ils avaient de gras et la plupart d'entre eux s'affinèrent, à leur grand désarroi, puisqu'un nain tire fierté de son ventre bedonnant, symbole de force et de richesse.

Epuisés par un voyage long et parsemé d'embûches, ils finirent par atteindre leur destination. L'un d'entre eux versa des sanglots à la vue des montagnes où il avait vécu autrefois, chérissant sa terre mère, maudissant les Vreëns de cet exil forcé, se délectant des parfums des géraniums d'altitude et plongeant son regard noyé sur les sapins d'Othramil, les sorbiers blancs et les érables sycomores qui jonchaient les falaises des montagnes de son pays. Ils établirent leur campement dans une grotte à l'abri des rayons brûlants, là où ils savaient que personne ne les trouverait. La traque dura deux mois, où Errinn profita chaque secondes de ce paysage qui devait lui être familier pour avoir hébergé ses ancêtres.

L'expertise du Thane parvint à réunir une dizaine de bêtes adultes, dont quatre femelles et un cheval aux couleurs pures qu'ils dérobèrent à une caravane de brigands qu'ils exécutèrent après les avoir pillé, volant tout ce qu'ils avaient de parures, de laine, de soie et d'armes. Ils ramenèrent le butin au roi, qui les félicita bravement, leur offrant le peu de gloire qu'ils méritaient par des biens de bonne valeur. La mission cela dit ne s'arrêtait pas là, puisqu'après avoir attrapé les bêtes, il fallait encore les dresser. Si Errinn présentait trop peu de précautions pour entretenir les boucs, il fit preuve d'un certain tact pour calmer les sangliers puants et chamailleurs. Il se lia même d'amitié avec l'une des femelles que le roi lui concéda avec grâce pour récompenser sa patience.

Cette femelle donnera naissance, cinq années plus tard, au deux charognards puants qui formeront les compagnons de Courte-Blonde et constitueront ses premières montures pour le traineau qu'il fabriquera de ses propres mains afin d'entamer ses négoces.

Car après l'ère glacière et volcanique qui créa la famine et les épidémies dans les terres de Lorh, le roi des nains décida de renouer le commerce avec le voisinage, et Courte-Blonde fut chargé du troc de bétails. Tout le monde le savait bon négociateur, et son adresse à la joute verbale trouva une transversalité vers les finesses du troc. De sang royal, bien que n'étant pas encore considéré comme un homme, il fut épaulé par deux anciens qui jadis avaient servi son père, et qui voyaient chez l'avorton une manière d'honorer la mémoire d'Orrok. Au détour des routes et des négoces, ils passèrent près d'Angazhar, et apprirent de rumeur que la ville n'était plus. Située au pied d'un volcan, la cité avait été engloutie par les laves furieuses, vengeant les nains en brûlant les hommes, mais avalant aussi tout ce qu'ils avaient bâti. Au gré des routes, Errin comprît toutes les ficelles du métier et les dangers latents qui le guettaient au moindre faux pas, car il trainait avec lui assez de richesses pour qu'on veuille lui ôter la vie. Le fait qu'il ait installé son arbalète-à-tours sur son traineau lui sauva la mise plus d'une fois, et ses deux acolytes (les nains, pas les sangliers !) lui furent d'un grand salut. Pour ce qui est des deux charognards, ils apprirent à aimer la viande humaine, le nabot se faisant un plaisir de laisser la cochonaille se délecter des dépouilles de ses ennemis qui parfois gisaient sur sa route.

En l'an 70, Errinn devint adulte et fut investi de sa seconde marchandise : les esclaves. Hommes, femmes, enfants et toutes sortes de créatures humanoïdes pouvaient être mis aux enchères par l'impitoyable marchand. Sa caravane se compléta petit à petit, devenant de plus en plus prospère et de plus en plus convoitée, tant et si bien que son équipe se compléta de quelques mercenaires parfois pour surveiller la marchandise. Sa route croisa un jour deux Ordhalerons, tentant comme eux d'utiliser les détours marginaux pour esquiver les routes trop fréquentées. Les deux n'eurent pas les jambes plus rapides que celles des sangliers et quand l'arbalète-à-tours pointa sur eux, ils se rendirent derechef. Après avoir découpé leurs deux bras pour veiller à ce qu'ils ne puissent se rebeller et leur causer du tort, Errinn fit de ces âmes vagabondes ses deux esclaves personnels, chargés de tracter un chariot léger à la place des bêtes.

En l'an 82, quand Dwilan, son oncle lointain, fut élu roi de Lorh et que la nouvelle provoqua une vague de révoltes contre la souveraineté des petits trapus, deux autres guerriers furent dépêchés auprès de la troupe du voyageur, afin de renforcer la sécurité de ses convives. Le soutien fut judicieux, car de nombreuses rixes farouches opposèrent la troupe à quelques brigands qui voulaient écorcher vifs les quelques chenapans aux ressources prolifiques, occupant les sentiers avec une arrogance notoire. En effet, ayant pris en pouvoir et assurance, Errinn ne craignait plus d'être remarqué et ses chemins d'esquives ne lui convenaient plus ; à présent, il s'offrait nu à ses adversaires, faisant même battre les tambours pour qu'on le remarque, prêt à décocher ses javelots, à croiser le fer avec les prétentieux qui voulaient être émasculés du fait de leur convoitise.

Après de longues années de ventes et de négoces, notre pourfendeur a acquis assez de richesses pour s'offrir, s'il le désire, un domaine presque aussi somptueux que celui du roi. Mais pour l'heure, fi des bâtiments. Il est plus intéressant, pour le vadrouilleur, de remplir davantage ses caisses, dans l'espoir un jour de recycler la ville qui fut gardée par son père et son grand père avant lui.



Ambitions & Desseins


Rebâtir Angazhar, la cité engloutie par les éruptions volcaniques de l'an 44-48, que jadis son père avait gouverné, afin de retrouver l'héritage qui lui est dû.
Remplir ses caisses afin de faire fortune, en vendant esclaves, bétails et contrefaçons, éventuellement en mettant en enchères des objets rares.
Chasser les Vreëns des territoires de Lorh en appauvrissant leur commerce et en sabotant leurs structures.
Se faire un nom aussi splendide que celui de son père, être respecté pour son talent d'orateur lors des joutes verbales.
Renforcer les liens avec Eleärs, qu'il considère comme de précieux alliés.
Renforcer la présence des nains sur Lorh afin de contribuer au rayonnement de Dwilan Boradur, roi des nains et de Lorh.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé de 18 ans ? : Oui je le jure !
Si vous prenez un personnage important et que vous disparaissez, nous autorisez-vous à nous inspirer de votre personnage pour créer un nouveau prédéfini ? : Pourquoi pas.
Moultipass : mdp validé par pépé


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◈ Missives : 2134

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Lun 2 Mar 2015 - 21:08

Je te souhaite la bienvenue sur Azzura !

Félicitations pour ta fiche et son concept (j'ai aimé le concept des esclaves Ordhaleron démembrés !).

N'oublie pas de créer ton Journal de Bord et de faire une demande de RP pour commencer tes péripéties ici Wink.