Azzura

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Bakowunde N'Jaguo - Vagabond

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◈ Mer 20 Mai 2015 - 19:58

◈ Prénom :  Bakowunde
◈ Nom : N'Jaguo – (Justelame par son père)
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 26 ans
◈ Date de naissance : Le quatrième jour d'Auldera, en l'an 63 de l'ère des Rois
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Métis Sharda du sud & Vreën
◈ Origine : Né au royaume de Saan Met, en Radjyn
◈ Alignement : Chaotique neutre
◈ Métier : Vagabond, ex-mkufunzi


Magie


Magie naturelle - Communication avec les animaux : "Une forte empathie", voilà comment il décrit ce pouvoir dont il n'a pas tout à fait conscience. Tout ce qu'il sait est que depuis quelques mois il ressent plus aisément les émotions des animaux avec lesquels il est en contact. Il saurait par exemple vous dire si votre oiseau a faim ou si votre cheval se sent seul, et il ne se trompe que rarement. Est-ce dû à sa formation de Mkufunzi ou le sang chaman de sa mère qui coule en lui ? C'est en tout cas ce qu'il s'imagine, même après que les rumeurs sur le "retour de la magie" aient été confirmées. Il considère donc cela plus comme un don que comme de la magie, et c'est pourquoi il ne l'a jamais réellement développé.


Compétences, forces & faiblesses


Compétences :
  • ◊ Artisanat :
      • Cuisine (Novice)

  • ◊ Connaissances :
      • Nature du désert (Expert)
      • Langues : Saa (Maître), Kaerd (Expert), Rhaedar (Intermédiaire)
      • Lecture & écriture : Saa & Kaerd (Intermédiaire)


  • ◊ Art des combattants :
      • Combat à mains nues (Maître)
      • Arme à une main [cimeterre, épée longue] (Maître)
      • Arme de jet [sagaie, javelot, couteau] (Expert)
      • Armes d'Hast [lance] (Expert)
      • Bouclier (Intermédiaire)
      • Stratégie de combat (Intermédiaire)

  • ◊ Art des voleurs :
      • Déplacement silencieux (Expert)

  • ◊ Art des navigateurs :
      • Natation (Intermédiaire)
      • Astronomie & cartographie du ciel (Intermédiaire)

  • ◊ Art des chasseurs :
      • Survie (Maître)
      • Dressage (Maître)
      • Pistage (Expert)
      • Camouflage (Expert)
      • Pose & détection de pièges (Intermédiaire)

  • ◊ Art des chevaliers :
      • Equitation (Intermédiaire)

  • ◊ Art des sages :
      • Soins & premiers secours : Animaliers (Maître), non-animaliers (Novice)
      • Connaissance de la faune (Maître)
      • Connaissance de la flore (Intermédiaire)



Forces :

- Enfant du désert : La vie du désert a forgé son corps, sa forte constitution le rend résistant aux conditions naturelles extrêmes tels que la chaleur, le froid, la faim, la fatigue et la maladie.
- Empathie animale : Il parvient aisément à calmer des animaux sauvages
- Persévérant : L'échec n'est pour lui qu'une étape de la réussite, il n'abandonnera pas facilement ce qu'il entreprend
- Orientation naturelle : Possède une très bonne orientation en milieu naturel

Faiblesses :

- Fier : Sa fierté peut parfois le mener dans des situations dangereuses
- Désorientation citadine : Se perd facilement en pleine ville ou sous terre
- Vertige : Sa peur des hauteurs le ralentira s'il se trouve à plus d'une trentaine de mètres du sol
- Impulsif : Il ne réfléchit pas toujours avant de se lancer dans quelque chose


Physique


Il est grand, c'est la première chose que l'on remarque. Car du haut de ses cinq pieds et neuf pouces (environ un mètre quatre-vingt-sept), cet homme dépasse d'au moins une tête la plus grande partie des gens qu'il croise hors de ses terres d'origine. Il n'en demeure pas moins d'une taille moyenne - sinon petite - parmi les siens. Le métissage de ses origines a donné à sa peau un teint halé que ne peuvent espérer avoir les Vreën et bien moins sombre que le commun des sharda du sud, cet aspect inhabituel marquant encore plus sa différence. Ses yeux quant à eux sont d'un noir profond, surmontés de sourcils tout aussi noirs. Un nez gros et épaté vient rappeler ses origines sharda du sud, alors que ses lèvres relativement fines tiennent plus de son sang Vreën. Sa barbe et ses cheveux sont noirs d'obsidienne, la première coiffée de fines tresses et les seconds en longues mèches emmêlées lui arrivant jusqu'aux épaules. A cela s'ajoutent les quelques plis de son visage qui marquent la vie rude qu'il a vécue dans le désert, et son regard impassible cache une force de caractère et une sagesse méconnues.
Le corps svelte tout entier de ce métis est un rappel de la dure vie de nomade du désert, taillé par la chasse, les combats et la survie mais aussi favorisé par une génétique forte. Ses muscles souples et toniques sont bien tracés sans être massifs et ses épaules sont larges.
Un tatouage tribal complexe parcourt la quasi-totalité de son coté droit, allant de son épaule et descendant jusqu'à la moitié de son dos, se répandant jusqu'à son coude et s'arrêtant sur son ventre. S'il a une signification particulière aux yeux des sharda du sud, elle sert aussi à masquer les cicatrices résultant de la morsure d'un lion qui aurait pu lui arracher l'épaule.


Caractère


Obscur de par son silence, ce curieux personnage d'une taille pourtant non négligeable ne laisse que trop rarement entendre sa voix grave. C'est en effet un homme discret qui, les rares fois où il daigne prendre la parole, n'en dit pas plus que le strict minimum, allant souvent droit à l'essentiel. Il faudra donc bien du temps et de la patience à qui voudra réellement le connaître.
De la patience, justement, le sharda du sud n'en est pas dénué, tout comme la persévérance. Et c'est heureux, car ce sont là deux composantes essentielles au dressage d'animaux divers, qui est l'une de ses activités favorites. Car bien qu'étant l'un des meilleurs chasseurs de sa tribu, il possède une profonde empathie envers les animaux et tout être vivant en général, ce qui ne l'empêchera pourtant pas de tuer s'il possède une bonne raison.
De l'empathie, le métis en a particulièrement pour ceux que la société rejette. Sans doute parce qu'ils lui rappellent un aspect de son passé. Aussi sera-t-il plus enclin à aider le persécuté plutôt que le bourreau, et ce au-delà des races, des conventions sociales ou des apparences.
Sans peur ou inconscient, c'est ce que les plus naïfs diront. Pourtant des peurs le sharda en a quelques unes, les hauteurs notamment, ou encore de se battre contre un fauve furieux. Il s'efforce néanmoins de les braver, allant parfois même jusqu'à les provoquer volontairement. En est pour preuve le métier choisi dans l'armée de Dehernatbi, à savoir Mkufunzi. Le guerrier a cependant appris la prudence, ses nombreuses bravades ayant souvent failli lui coûter cher.


Inventaire


Bakowunde n'est pas adepte de parures ou de bijoux d'apparats, si ce n'est pour les souvenirs qu'ils pourraient transporter ou leur symbole. De fait, il ne conserve sur lui qu'une lanière de cuir enroulée autour de l'une de ses mèches et à laquelle sont accrochées deux disques taillés dans l'os, l'un blanc et l'autre noir. Outre ce symbole, il porte un collier orné d'une griffe de lion autour du cou, bien que caché par sa barbe et sa chevelure.
Vestimentairement parlant, ce sharda du sud choisit au plus simple et surtout au plus pratique. S'il n'était pas rare autrefois qu'il chasse vêtu seulement d'un pagne, cela est devenu plus rare avec sa formation dans l'armée. Il en a gardé une spalière qui protège son épaule gauche ainsi qu'une ceinture de cuir, pratique pour maintenir le fourreau de son cimeterre. Un simple pantalon de lin a remplacé son pagne depuis qu'il voyage en terres Vreën, mais ses bottes de cuir restent elles plus souvent accrochées à son sac qu'à ses pieds. A tout cela s'ajoute une grande cape de voyage le recouvrant complètement, y compris son visage, cachant sa peau – et ainsi sa différence - aux yeux de tous.
D'équipement, le sharda du sud s'encombre peu. Un sac pour porter ses affaires (principalement de la nourriture), une calebasse de liqueur de fruits, une outre d'eau, un couteau de chasse et un cimeterre constituent le principal de ses biens. Ajoutons à cela quelques sagaies ou pièges artisanaux qu'il use parfois pour la chasse, et le tout est référencé.
A noter que l'ex-mkufunzi est désormais accompagné par une jeune panthère mâle couleur fauve tachetée noir. Âgée de bientôt trois ans, l'animal - reçu jeune par le dresseur - mesure à présent deux pieds au garrot pour cinq pieds et six pouces de long, et pèse près de 153 livre.


Histoire


1/ Nessaï – Les nomades du désert

C'est l'histoire d'un homme... Non. C'est d'abord l'histoire d'une tribu. Les Nessaï sont une tribu nomade du grand désert de Saan Met. Fiers guerriers à la peau sombre, marchands ambulants d'artisanat Sharda et d'objets de luxe, il parcourent depuis plusieurs décennies le grand désert, allant de bivouac en bivouac, d'oasis en oasis, faisant ainsi le lien entre Siltamyr et Dehernatbi. Comme dans la plupart des tribus sharda plusieurs familles la composent. Les Nessaï sont en moyenne une centaine de membres, dont certains viennent parfois d'autres tribus sharda du sud.

C'est dans cette tribu que commence cette histoire, c'est dans cette tribu que commence mon histoire. A cette époque le chef se nommait Iwango, il était l'un des plus vieux et des plus sages de la tribu. Rendu aveugle de par la vieillesse, il n'en restait pas moins le plus respecté d'entre eux. De ses trois femmes il eut en tout sept fils et quatre filles, si l'on ne compte pas ceux morts en couche. A sa mort, Iwango était fier de ses enfants : ses fils étaient devenus de fiers guerriers, et ses filles avaient toutes trouvé époux. Même Kannyla, la cadette de sa seconde femme, qui repoussait sans cesse les avances des meilleurs guerriers Nessaï ou des autres tribus. Shaman de la tribu elle semblait ne trouver aucun homme à son goût, si bien qu'Iwango désespérait de la marier un jour. Il le dirait plus tard, le destin en avait simplement décidé autrement.



2/ Un loup chez les lions - L'étranger

Cet incident se passa au cours d'un mois de Friest, l'un des mois les plus chauds de l'année en Saan Met. La tribu longeait la côte Nord du désert, se rendant à l'oasis d'Oulo, quand une masse inhabituelle dans le sable attira le regard des guetteurs. Il y avait là des couleurs qui tranchaient avec le jaune du désert, une masse informe qui se recouvrait peu à peu par le sable. Quand les sharda s'approchèrent, ils comprirent qu'il s'agissait en fait d'un homme. Un homme à la peau pâle et aux vêtements exotiques, une gourde sèche à la main, inerte dans le sable à quelques pas d'un sac à moitié vide. Après s'être assurés que l'inconnu respirait encore, bien que faiblement, les nomades décidèrent de l'emmener avec eux à l'oasis afin de le réanimer.

Le Vreën disait s'appeler Théophèdre mais les sharda le nommèrent Tofèd', ne pouvant prononcer son nom. Il disait être un riche marchand venu de l'ouest, d'au-delà des mers, que son navire s'était échoué et qu'il s'était perdu dans le désert alors qu'il cherchait un refuge. Si Tofèd' s'était bel et bien échoué en Saan Met, les Nessaï apprirent plus tard qu'il n'était ni marchand, ni riche. Du moins, il ne l'était plus. Il leur conta un jour son histoire : comment il fut trahi, comment il dut quitter sa maison, sa famille et sa patrie pour fuir un frère ambitieux et belliqueux. Il leur expliqua qu'il n'avait plus rien, rien d'autre que les objets qui se trouvaient dans son sac, plus aucun endroit où aller. Touché par son histoire, et peut-être pour d'autres raisons dont lui seul avait connaissance, Iwango pris la décision d'accepter Tofèd' au sein de la tribu.



3/ La lionne et le loup – Union de cultures

Les jours se sont écoulés, devenant des semaines, des mois, jusqu'à former une année. Le Vreën s'était adapté à sa nouvelle vie parmi les nomades du désert, prenant peu à peu sa place malgré les réticences de certains parmi la tribu et malgré les regards noirs que lui jetaient les habitants de Dehernatbi. Les sharda de la tribu Nessaï cependant finirent par s'habituer à lui, oubliant parfois même la couleur de sa peau. Et le temps passant, l'étranger fut séduit par l'une des leurs, la seule à l'avoir réellement accepté depuis le début. Peut-être est-ce parce qu'elle était celle qui l'avait soigné le jour où on l'avait trouvé gisant au sol, ou peut-être était-ce le mystère qui entourait ses fonctions, toujours est-il que l'homme à la peau claire s'était épris de la jeune shaman de la tribu. Et à la grande surprise du chef de tribu, cet homme-là n'essuya pas le rejet de la concernée.

Bien que leur couple ait été atypique, Kannyla et Tofèd' vécurent leur relation paisiblement. Aussi paisiblement que le désert le permettait. Ils ignoraient les racontars des autres sharda, faisant fi des moqueries et des heurts. Et rapidement la sharda tomba enceinte. Ensemble ils eurent en tout cinq enfants, à savoir trois garçons et deux filles. Cinq mulâtres, cinq sang-mêlé, ou cinq métis selon le point de vue. Et bien que le père n'ait pas été pas de ce peuple, les enfants, eux, furent élevés comme tout autre enfant Nessaï. Traditions, chasse, combat, maniement des armes, survie en plein désert, marchandage, rien ne fut mis de côté pour faire d'eux de vrais sharda du désert. Car c'était là la volonté de la shaman et du chef, et tous dans la tribu la respectèrent.

De son coté, Tofèd' conta à ses enfants des histoires exotiques, leur transmettant une partie de son savoir Vreën. Il leur apprit sa langue et sa culture d'origine, du moins leurs rudiments, mais gardait brumeux son propre passé. Il leur enseigna aussi l'écriture, mais le manque de support ne lui permit pas de les rendre érudits. Sans doute pensait-il ainsi préserver une partie de son héritage, malgré son exil forcé en terres sharda.



4/ Le rite du guerrier - Passage à l'âge adulte

Il était dangereux, il était dans son élément. Ses crocs, ses griffes, sa force elle-même, plus grande que celle du sharda, étaient ses atouts les plus terribles. S'il ne faisait ne serait-ce qu'un faux-pas, c'en aurait été finit de lui. Voilà à quoi songeait le jeune guerrier en devenir, tapis dans la brousse, tandis qu'il observait ce lion à demi endormi sur un rocher un peu plus loin. C'était un lion au poil clair, un peu maigre malgré sa taille impressionnante, avec un œil visiblement aveugle. Pourtant il lui suffirait d'un coup de patte, d'un seul, et cette bête féroce pourrait décrocher la tête du jeune chasseur. Alors pourquoi ? Pourquoi le sharda l'avait-il pris pour cible ?

La postérité, diraient certains. La fierté, diraient d'autre. Ces derniers auraient sans doute raison, en un sens. Car le sharda n'était pas n'importe quel sharda. Il était le petit-fils du chef, il était l'aîné de sa fratrie. Mais il était aussi et surtout, pour ses pairs, le "clair de peau". Car si les adultes n'en parlaient qu'en privé, les enfants, pour leur part, ne se gênaient pas pour le lui rappeler : Son père n'était pas un sharda du sud. Le "faux sharda", "l'albinos", le "sang-mêlé". De tous ses frères et ses sœurs il était celui dont la peau était la plus claire, celui dont le métissage vreën était le plus visible. Et cette particularité lui valut les moqueries des enfants sharda dès sa naissance et jusqu'à ce jour, malgré les reproches des quelques adultes à avoir accepté son père.

Mais les moqueries de ce matin-là seraient les dernières, il se l'était juré. Il leur montrerait à tous ce dont il était capable, et tous seraient forcés de le respecter. Il le devait, pour sa mère, pour son père, pour ses frères et sœurs, et pour feu son grand-père. Il leur montrerait que lui, le "pâlot", avait plus de courage et de force qu'eux tous réunis. Et pour cela il allait faire plus que survivre seul durant trois jours dans le désert, lors de son test de passage à l'âge adulte. Il ferait plus que de chasser une gazelle apeurée ou terrasser un buffle malade, oui. Il terrasserait un lion, celui-là même qui se reposait à quelques mètres.

Un cri de guerre, un rugissement, et un choc. Le combat n'avait duré que quelques secondes, mais chacune des deux bêtes avait fait montre de toute sa hargne. Le chasseur se tenait debout, le souffle haletant, chancelant presque, tenant fermement la pointe d'une lance brisée dans l'une de ses mains. Face à lui grognait le lion borgne, une patte blessée mais les crocs bien en évidence. Ils s'observaient l'un l'autre, se jaugeaient, se menaçaient. Nul ne pouvait dire à présent qui était le chasseur et qui était la proie. Et dans un  grognement féroce, le lion se jeta sur le sharda, marquant le dernier acte d'un combat bestial.

Un cri de douleur perça le silence de la savane, suivi d'un gémissement, et une flaque de sang se forma sous les pieds du sharda. Son épaule était douloureuse, elle demeurerait à jamais marquée par les crocs du lion encore plantés dans sa chair. S'il avait eu une seconde de plus, si sa mâchoire s'était refermée un tout petit peu plus, le sharda ne serait plus qu'un repas de plus pour ce lion solitaire. Le sharda retira d'un coup sec la pointe de la lance qu'il venait d'enfoncer dans le corps de l'animal puis libéra son épaule de la mâchoire du lion avant de s'effondrer sur le sol, un sourire au coin des lèvres. Il y était arrivé, il avait prouvé qu'un sang-mêlé pouvait être meilleur que le plus fort des sharda du sud.



5/ Mkufunzi – La vie citadine

Douze années se sont écoulées depuis l'épisode du lion et la cérémonie qui avait suivi. L'aîné de l'atypique couple Nessaï avait finalement quitté sa tribu pour intégrer l'armée royale de Dehernatbi. Là il avait appris la vie de soldat, mais aussi et surtout la vie de citadin. Car après la vie tribale et vagabonde des nomades du désert, c'était la première fois que le guerrier vivait véritablement dans une ville. Ne pas avoir à chasser ou à chercher de l'eau, ne pas devoir se déplacer sans cesse au gré du climat, et vivre dans des maisons faites de pierres et de bois plutôt que de toile. Tout cela était nouveau et étrange pour lui, au début, mais il avait fini par s'y habituer.

Ainsi le guerrier fit ses classes et prit du grade, prouvant maintes fois volonté combative et ses aptitudes au combat rapproché. Il se révéla néanmoins être un piètre archer, plus doué à distance avec des couteaux ou des sagaies. Modeste cavalier, il excella surtout dans l'art de la chasse et du dressage, ce qui lui ouvrit rapidement les portes des mkufunzi. Mkufunzi, une spécialisation qui n'était pas une mince affaire. Car outre les entrainements standards qu'il suivait en compagnie des autres soldats, il devait apprendre à dresser divers animaux, mais aussi et surtout à les soigner. Ce qui s'avéra être l'enseignement le plus ardu qu'il eut à suivre, tant les connaissances en matière de soins animaliers sont nombreuses à assimiler.

Et après dix ans de dur labeur, le métis s'était taillé sa place au sein des réputés dresseurs de bêtes sharda du sud. Si bien qu'après avoir terminé son premier service dans l'ordre des mkufunzi, le Mkuu wa Jeshi en personne vint le trouver. Il cherchait apparemment un mkufunzi pour dresser les animaux exotiques de sa jeune soeur, une amatrice d'animaux. Cette tâche aurait normalement été donnée au mkufunzi du palais mais ce dernier avait bien trop à faire avec ses propres bêtes, d'autant que ce dressage était plus de loisir que militaire. Aussi un mkufunzi doué qui ne souhaitait pas faire carrière dans l'armée ferait très bien l'affaire, s'était-il dit. De son coté le demi-sang venait d'apprendre le décès de son père, ce qui avait provoqué en lui nombre de questions quant à son avenir et la légitimité de ses choix. Cette proposition venait donc à point nommé, et c'est ainsi qu'il s'était retrouvé à travailler pour la fille du Mkuu wa Jeshi. Et c'est au cours de cette période que tout changea pour lui, que tout changea pour moi.



6/ Suivre le vent – Le début du voyage

Tout quitter et s'en aller vers l'inconnu, ne plus savoir de quoi demain sera fait, suivre les traces d'un chemin incertain. Ce fut la décision la plus importante de ma vie, mais aussi la plus dure. A l'instar de mon père qui, maintes années avant moi, avait quitté son passé, j'ai laissé derrière moi tout ce que j'avais connu et m'en suis allé vers un pays qui m'était alors inconnu. Je m'en souviens encore aujourd'hui comme si cela s'était passé hier, de ce jour où j'ai pris cette incontournable décision.

J'étais au bord d'un fleuve avec ma jeune sœur, un soir au ciel dégagé. Nous admirions la vue magnifique qui s'offrait à nous tandis que nous discutions de mon défunt frère exhumé le jour même.
- Vraiment… Que lui a-t-il pris, à cet idiot ? Penser qu'il aurait pu s'en sortir seul en pleine tempête… Avais-je déclaré sur un ton las et résigné.
- Tu sais comment il était. M'avait répondu ma sœur. Il a toujours été un peu trop téméraire, trop aventureux, et inconscient aussi. Mais depuis que notre père n'est plus là... Sa mort l'avait beaucoup touché.
- Ils étaient proches.
- Et toi aussi, avant que tu t'en ailles. Peut-être parce que vous deux étiez les seuls à avoir hérité de la couleur de notre père.
A ce moment, je me souviens, j'avais eu un léger rire nostalgique.
- On se ressemblait plus qu'il n'y parait, en fin de compte.
- Sans doute… Tu repars bientôt ?
- Dans deux jours.
- Quand comptes-tu revenir ?
- Je ne sais pas… Peut-être jamais.
Deux jours plus tard j'avais repris la route vers Dehernatbi, et plus jamais je n'ai revu ma tribu.

Pour connaître la suite de cette histoire, il faut faire un saut de deux semaines après cet épisode. Cette fois j'étais au palais royal de Dehernatbi, en compagnie de mon instructeur et ami.
- Alors ta décision est prise ? M'avait-il demandé.
- Oui. avais-je simplement répondu.
- Tu va me manquer, p'tit. On n'a pas souvent des élèves tels que toi, pour sûr. Tu fais partie des meilleurs à qui il m'ait été donné d'enseigner.
- Et je vous remercie pour tout ce que vous m'avez appris. Je ferai honneur à votre enseignement.
- T'en fais pas pour ça, tu l'as déjà fait. La princesse est ravie du travail que tu as effectué pour elle. Elle souhaiterait faire de toi son mkufunzi attitré. Si j'en parle au roi je pense que...
- Non, je ne peux pas accepter. Ce destin n'est pas le mien.
- Je vois que tu es bien décidé. Alors soit, j'accepte ta requête. Un navire t'attendra demain sur les quais marchands. Il partira à l'aube, avec ou sans toi.



- Et c'est là que nous avons embarqué, toi et moi. Conclut le nostalgique conteur, assis à même le sol, dos appuyé contre le mur d'une bâtisse décrépie.
Comme une réponse à ces derniers mots, la panthère fauve couchée près de lui lève la tête et pousse un long bâillement à s'en décrocher la mâchoire.
- Mes histoires t'ennuient, hein ? Hé… Je dois avoir l'air bien idiot. Tu ne comprends même pas ce que je raconte. Enfin, maintenant que nous sommes là, où devrions-nous aller? Bah ! Peu importe. Nous avons tant de choses à découvrir. Sur ce continent et sur les autres. Allez, lèves toi. Commençons par trouver où dormir ce soir. Demain débute véritablement notre voyage.
Joignant le geste à la parole le demi-sharda se lève et disparaît au coin de la ruelle, suivi de près par son compagnon tacheté de noir.


Ambitions & Desseins


Bakowunde n'a pour but principal que de découvrir le monde qui s'étend au-delà des mers qui entourent Radjyn. Curieux de nature mais aussi pour quelque raison personnelle, il souhaite en savoir plus sur les différents peuples, leurs cultures et modes de vie. Cette soif de savoir se penche particulièrement sur le peuple Vreën dont était originaire son père décédé, et qui constitue donc une partie inconnue de ses propre origines. Il aspire ainsi à voyager autant que possible, et si l'aventure avec un grand A n'est pas sa priorité elle ne le rebute pas pour autant.
Une autre de ses ambitions, dont il n'a pas conscience, est de trouver sa place dans le monde. En effet, n'étant par naissance ni totalement Sharda, ni totalement Vreën, il a du mal à tout à fait se définir. C'est d'ailleurs la raison qui l'a poussé à débuter son voyage.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé de 18 ans ? : Oui, plus que ça même !
Si vous prenez un personnage important et que vous disparaissez, nous autorisez-vous à nous inspirer de votre personnage pour créer un nouveau prédéfini ? : Si par le plus grand des hasards mon perso devient important, alors oui.
Moultipass : Mdp validé par pépé

Je m'appelle Bako ! (Et Bako, en Saà, signifie Banane)


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◈ Missives : 2134

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
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◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Dim 14 Juin 2015 - 20:14

Validé ;D

Bienvenue ici Bako. J'ai adoré ta fiche !
Tu sais ce que tu as à faire, journal de bord, recherche de compagnon de rp Wink.

A bientôt sur Azzura, bonnes aventures !