Azzura

Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Catriona de Galellois - Reine d'Eliran

avatar
◈ Missives : 14

◈ Âge du Personnage : 45
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Eliran, Astel
◈ Fiche personnage : The Virgin Queen

Héros
Catriona de Galellois

◈ Dim 13 Mar 2016 - 19:34

◈ Prénom :  Catriona
◈ Nom : de Galellois
◈ Sexe : Femme
◈ Âge : 45 ans
◈ Date de naissance : Verne, le 19ème du mois d’Élye, de l’an 45 de l’Ère des Rois
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Native de Astel, capitale du royaume d’Éliran
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Métier : Reine d’Éliran


Magie


’’ On est plus souvent dupé par la défiance que la confiance ‘’
Magie céleste – Aura de vérité

L'appel de la magie, cette force ancestrale se réveillant petit à petit, s'est manifestée en Catriona d'une manière particulière. Si beaucoup de gens se sont découverts un potentiel tantôt destructeur, tantôt curateur, la future reine d'Eliran, pour l'époque, s'est vu attribuer un don unique, qui lui aura été d'une grande utilité. Ce don, est ce qu'elle nomme l'Aura de vérité. Un don lui permettant, du moins en simple théorie, de savoir si son interlocuteur ment, ou dit la vérité. Par extension, ce pouvoir ne lui permet pas uniquement de déceler le vrai du faux, mais d'aussi connaitre les intentions de ladite personne. C'est-à-dire qu'elle peut définir si cette personne est plutôt mauvaise, ou bonne.

Bien entendu, ce n'est que la théorie. En pratique, Catriona a encore beaucoup de mal à appréhender son don et bien qu'elle s'y entraine quotidienne, à petite dose, le mettre en pratique demeure toujours une épreuve. Car si ce pouvoir s'avère précieux, il possède un certain revers ; Catriona ne peut pas le contrôler. Ce n'est pas un pouvoir à proprement parlé, c'est un don. Inné à sa personne, lié à la magie. Elle n'a aucune forme de contrôle dessus, pour le moment. Elle se contente de le subir, et d'en ressentir les effets. Sa pratique quotidienne consiste à tenter de maitriser ce pouvoir, mais c'est loin d'être gagné. En sus, il s'avère assez contraignant, pour une raison simple. Catriona, ne pouvant contrôler ce don, ne peut donc empêcher celui-ci de lui causer un mal. Un mal qui s'agrandira au fur et à mesure qu'elle écoute, qu'elle ressent. Plus elle tentera d'y prêter attention, d'y voir clair, plus ce mal deviendra intense. Ce mal peut s'étendre jusqu'à une perte de connaissance totale.

Ce cas n’est heureusement jamais arrivé, et Catriona n’a, jusqu’à présent, enduré qu’une lourde et pesante migraine accompagnée de certains membres endoloris. Si sa victime est lucide, elle ne pourra que remarquer le mal s’éprenant pour la reine. Bien qu’il lui sera difficile d’associer ceci au fait qu’elle ressent son mensonge, ou ses intentions.


Compétences, forces & faiblesses




Arts de la noblesse & de la bourgeoisie
(Métier engagé : Reine)
- Lecture & écriture : Maître
= Une Reine se doit de savoir parfaitement maîtriser la lecture et l'écriture, surtout lorsque l'on a pour mère une Reine versée dans les arts littéraires.
- Mathématique (comptabilité, arithmétique de base) : Avancé
= Un souverain est, par défaut, sensible aux comptes qu'on lui présente, même si sa gestion ne lui revient pas dans son intégralité.
- Étiquette : Expert
= Exemplaire en tous points, Catriona semble le plus parfait exemple de la tenue, de l'étiquette et du protocole. Ses paroles sont toutes de mesure faites, et chacun de ses gestes calculés, tout comme le respect qu'elle voue et comment elle l'applique aux personnes qui lui font face. Elle perd néanmoins son statut de maître à cause de son caractère caustique, lorsque ceux en face sont objet de sa colère.
- Politique : Expert
= Malgré le concours de son cousin Elund Gartred pour la faire sortir de la prison dans laquelle elle avait été enfermée par son détracteur et rival, Catriona sait montrer sa poigne de fer à propos de politique dans son royaume qu'elle gère avec aisance, prenant les bonnes décisions, justes et honnêtes, échos à ses propres valeurs.
- Équitation : Avancé
= De l'Art de la haute société de savoir monter avec l'aisance d'un cavalier expérimenté.
- Escrime (enseignement par une école d’arme, connaissance de l’éthique des duels) : Avancé
= Catriona connaît les codes de l'escrime pure en noble duel, qu'elle maîtrise comme autant d'arts sur la palette de ses compétences. Elle ne pourrait néanmoins faire face à un homme, ou une femme, dénué de l'art et versés dans la guerre dans laquelle tout est permis.
- Diplomatie : Expert
= Femme souveraine, censée et pertinente d'une exemplaire courtoisie, Catriona a appris l'art des diplomates bien avant de devenir Reine. Elle est héritière légitime et a été formée aux arcanes de ces dernières, réussissant à s'entourer des bons éléments et des bons alliés. Toutefois, sa langue acerbe lui retire le statut de maître en le domaine.
- Représentation (musique, danse de salon) : Avancé
= Par souci de représentation lors des lourdes mondanités, il est implicite que Catriona ait appris depuis le plus jeune âge les arts de la représentation de la Noblesse.

Arts des Sages
- Histoire : Fédération des Trois, avancé / Monde : intermédiaire
= Femme de culture, Catriona a passé sa vie à étudier les facettes du monde connu mais surtout, de la Fédération dans laquelle elle siège.
- Philosophie : Intermédiaire
= Par ses nombreuses lectures, Catriona a appris des philosophies des anciens temps et des contemporains.


Compétences générales
- Linguistique (Kaerd, Elirois) : Maître
= Par essence, Catriona doit savoir s'exprimer avec perfection dans ces deux langues.
- Éloquence : Expert
= De part son esprit et son exemplaire comportement, Catriona sait convaincre les auditoires du bien fondé de ses principes.


◈ Forces – Les arguments d’une Reine

• Sa détermination : s'il est une qualité, et une force, indissociable de sa personne, c'est bien sa détermination. Il en faut bien pour être parvenue à traverser tant d'épreuves, tant de difficultés pour survivre et se hisser là où elle est actuellement. On ne peut pas mentionner Catriona sans faire référence à sa poigne de fer, symbole de son tact et de sa détermination à aller jusqu'au bout de toute chose. C'est avec un esprit de vainqueur, et une volonté de fer qu'elle règne sur le royaume d'Eliran, en tant que première femme au pouvoir dans l'histoire de ce pays.

• Son courage : on peut certes parvenir à de grandes choses en montrant motivation et détermination. Mais que sont ces deux attributs sans l'ingrédient essentiel qui permet de toujours sauter dans l'inconnu ? Se plonger dans des eaux troubles, en ayant l'intime conviction d'y trouver quelque chose et d'en ressortir ? Sans le courage, il n'y a pas grand-chose. Le courage découle de la crainte … Et la crainte, n'est que cause de la détermination, de la volonté. La reine d'Eliran aura graver son nom dans les pierres du royaume, comme étant celle ayant porté espoir et confiance face à une société s'embourbant dans des cloisons inutiles. Et sans son courage à toute épreuve, rien de tout ceci n'aurait été possible.

• Son empathie : être souverain n'est pas qu'une affaire de politique et d'économie. À ses yeux, il y existe aussi une dimension que certains monarques semblent parfois oublier. Le peuple. La reine d'Eliran était une femme qui, dès le début, était empathique. Elle parvenait à comprendre ce que pouvaient ressentir les autres et comprendre ainsi leurs aspirations dans la majorité des cas. On peut reprocher plein de choses à cette femme, mais on ne pourra jamais la critiquer sur son sens de l'écoute et de la remise en question. Elle est une dame sachant écouter et comprendre, en ayant pleinement conscience de ce que peut ressentir ou éprouver les autres. Une qualité devenue une vraie force lors de son accès au trône, faisant d'elle une souveraine tachant d'être le plus à l'écoute que possible et ce, en toute sincérité et conscience.

• Son charisme : il existe plusieurs éléments qui rendent cette femme charismatique aux yeux de beaucoup. Si l'on écarte ses opposants (aussi nombreux soient-ils …), on constate alors que la reine d'Eliran sait, par toutes ses autres qualités et même défauts, se mettre en valeur et savoir toucher l'âme même des gens. Une métaphore pour désigner son charisme émanant de sa personne. La reine d'Eliran manipule l'art des mots et des tirades inspirantes avec une dextérité verbale certaine. Si son tact et son langage contribuent fortement à l'image forte qu'elle renvoie, on ne peut lui soustraire le fait que son charisme né aussi de sa propre enveloppe et de son histoire. Première femme succédant à la couronne d'Eliran, brisant ainsi tous les codes et s'attirant par la même occasion une horde d'opposant prêt à la déchoir à tout moment. Être une femme souveraine, l'annoncer et le clamer haut et fort en étant fière d'être ainsi, a malheureusement un prix couteux …

◈ Faiblesses – L’humanité d’une Femme

• Sa rancœur : de toute son histoire, son passé, la reine d'Eliran n'a malheureusement jamais pu complètement faire son deuil. Chaque soir, chaque nuit, ses souvenirs la torture inlassablement, lui rappelant ses heures les plus sombres et les plus miséreuses. Au fond d'elle, même si elle tente de s'en convaincre du contraire, elle entretient une haine et un profond désir de vengeance sur ceux lui ayant barré la route, ceux lui ayant fait du tort par le simple fait qu'elle était une héritière au féminin et ceux dont la jalousie et l'envie ont fini par leur faire rejoindre le camp des opposants. Mais étant une monarque juste, elle n'a jamais tenté de profiter de ses pouvoirs contre ces gens … Plus par précaution qu'autre chose ; les requins affluent en masse quand le sang se met à couler …

• Son impartialité : aux antipodes de son empathie exceptionnelle, la reine d'Eliran sait aussi se montrer impartiale, voire cruelle dans certain cas. Il ne faut cependant pas s'y méprendre ; cette cruauté s'avère plus ou moins méritée selon les cas. Elle ne commettra jamais d'injustice. Mais lorsque la justice doit être faite et que les preuves sont évidentes, la femme met alors de côté toute forme d'empathie, de sympathie, etc. Elle deviendra le bourreau, la voix impartiale et tranchante de la justice, selon sa vision. Ceci est considéré comme un défaut car, justement, sa vision est loin d'être parfaite même si elle s'avère plus juste et censée que celle de beaucoup de ses homologues. Elle n'hésitera pas à faire brûler vif, à faire pendre ou à faire torturer si besoin il y a, et si les motifs et le contexte sont suffisants.

• Sa froideur : la reine d'Eliran est, avant d'être une souveraine, une humaine. De par un passé tumultueux, marqué par des trahisons, des complots et de la discrimination, la femme a fini par se durcir. Si elle sait se montrer un peu plus radieuse et agréable pour son peuple ou pour tous les moments où il y a besoin, elle reste une femme froide et secrète pour ceux qui la côtoie tous les jours. Attention, elle n'en est pas apathique pour autant ! La reine inspire généralement la confiance et le sérieux, mais sa froideur intervient sur le plan comportemental. À titre d'exemple, ses laquais et serviteurs ne peuvent pas se vanter d'être personnel avec elle, ou ne serait-ce qu'avoir eu l'occasion d'entretenir une conversation plus amicale. Il existe néanmoins quelques exceptions, mais justement, elles se font rares.

• Son franc-parler : la reine d'Eliran peut se targuer d'être une excellente oratrice, maniant l'art des mots à la perfection. Néanmoins, cette qualité possède un défaut, qui se matérialise sous la forme d'un franc-parler extraordinaire. Bien qu'elle sache se retenir quand la situation l'exige, elle ne retient pas sa langue pour le reste du temps. Tout en restant polie, bien entendu, elle n'hésite jamais à cracher du venin des plus acide et caustique sur ceux et celles s'attirant ses foudres. Elle dit toujours ce qu'elle pense et vient toujours aux faits, sans tergiverser. Si quelque chose va à l'encontre de sa volonté – et tout le monde sait à quel point celle-ci est forte – elle n'aura aucun scrupule, ni gêne, à le dire clairement et ouvertement. Un défaut car, cela lui attire bien souvent des ennuis, ou si ce n'est des mauvaises opinions sur sa personne.


Physique


’’Sans grâce, la beauté n’est que vanité’’
Pensées de Catriona

Froide et chaleureuse ; tranchante et clémente ; le corps de Catriona, dans son intégralité, est une succession de caractéristiques aux antipodes de l’une, comme de l’autre. Que ce soit en raison d’un visage aux angles doux, mais aux traits sévères. Ou bien encore à une stature des plus féminines et élancées, mais marquée par des cicatrices, dues à sa pratique de l’escrime, où ses débuts furent un peu … Hasardeux. Tous ces éléments, cependant, ne sont pas des contradictions, mais des éléments qui forment un tout cohérent, caractérisant, en fin de compte, une femme complète et complexe, aux multiples facettes. En effet, on peut dire que le physique de Catriona suit à la perfection son esprit, qui se veut tout aussi complexe et constitué de nombreuses contradictions.

Commençons donc avec son visage ; le reflet de toute une personnalité. La reine d'Eliran arbore une structure arrondie, doucereuse, agréable à regarder. Ceci étant dû à une ligne de mâchoire toute en courbe et un menton assez pointu. Néanmoins, on ne peut pas dire que ses traits suivent le même chemin. Catriona possède un air sévère, depuis toujours. Ses grands yeux aux pupilles noires foncées y participent pour beaucoup, cela dit. Elle les harmonise toujours avec une touche de cosmétique, estimant que même en n'étant pas très axée sur ce genre de choses, une reine se doit quand même d'être présentable et belle, ni plus ni moins. En continuant sur son visage, on constate alors que ses yeux ne sont pas les seuls éléments participant à lui donner son air sévère ; son nez aussi, y participe. Droit, fin, mais anguleux. Pointu, accentuant donc le tranchant de son air. Jusqu'à présent, le visage de Catriona ne fait que refléter une stature certes sévère, mais aussi impartiale et sérieuse. Ce qui constitue un très bon point pour une dame de son envergure.

Toutefois, un élément vient faire tâche dans ce tableau. Tâche car, il ne s'accorde pas avec ce thème récurrent qu'est le tranchant, mais pas pour autant mauvais point, car il participe à adoucir et à rendre la reine d'Eliran encore plus agréable à regarder. Ce sont ses lèvres, car en effet, celles-ci se révèlent être des plus douces et fournit. Ni trop fine ni trop prononcées, leurs teintes naturelles délicatement rosées offre à Catriona une touche de douceur et de couleur. Car, les couleurs, c'est ce qui lui manque un peu ; son teint blafard, pâle, n'est pas vraiment ce qui la rend des plus agréables. Néanmoins, on ne peut qu'admirer la pureté de sa peau, sa douceur et le soin que Catriona apporte à celle-ci.

Pour entourer ce visage, la reine d’Eliran possède une longue tignasse brune, lui descendant jusqu’au milieu de son dos. Les cheveux rasés n’ont jamais été de son gout. Si Catriona semble aimer particulièrement un élément de son corps, c’est bien sa chevelure. Elle a beaucoup pris plaisir à jouer volontairement sur les clichés de la longueur des cheveux pour les femmes, afin de mieux provoquer les hautes sphères, leur faisant comprendre dans leur langage terre-à-terre, qu’Eliran était désormais dirigée par une Femme. Qui plus était, une femme fière et préférant se battre, au lieu de tout faire pour ressembler à ses congénères mâles pour en gratter les miettes.

Néanmoins, outre son visage, Catriona possède aussi un corps, comme tout être humain normalement constitué. Et celui-ci s'avère être, contrairement à son faciès, des plus classiques. Plutôt petite de taille, avoisinant les cinq pieds et quatre pouces de haut. Toutefois, sa silhouette est harmonieuse, gracieuse, élancée. Notamment grâce à des formes féminines pile dans le milieu au niveau de leurs prononciations. Au final, la reine d'Eliran, même sous son air sévère, sérieux et calme, s'avère une femme à la beauté simple, spontanée. Une beauté agréable, limpide, rendant justice à ce qu'elle représente et à ce qu'elle est au fond d'elle-même.


Caractère


’’Ce que l’esprit voit, le cœur le ressent’’
Pensées philosophiques

Le corps de Catriona n'est que l'image de ce qu'elle est au fond. Une femme complexe, aux multiples facettes. La reine d'Eliran sait se montrer intransigeante quand le besoin se fait ressentir, mais elle peut se montrer aussi douce et suave que possible quand elle peut se le permettre. Résumer l'esprit de Catriona s'avère être une tâche difficile, car en voulant tout condenser, tout résumer, on ne peut qu'oublier des détails. Mais dans les grandes lignes, on peut la définir comme une femme possédant une forte parole, une forte présence et prestance. Elle n'est pas le genre de personne qui laisse indifférent, que ce soit en bon ou mauvais sens. Tout dépendra des gens, en réalité. Oratrice, meneuse, c'est une femme qui de par son courage et ses convictions intimes a réussie à se hisser là où aucune autre femme ne l'a fait. Elle se considère comme un modèle, un exemple et un symbole pour les gens de son peuple et même au-delà. Le moins que l'on peut dire dans ce cas, c'est que Catriona a une très bonne image d'elle-même.

Plus précisément, la reine d'Eliran est fière de sa réussite, aussi dure et douloureuse a-t-elle été. Mais à se voir aux commandes du royaume d'Eliran, en étant, ce que bien de gens pensent, membre du sexe faible. Catriona a toujours insupporté cette injustice sociale et a toujours lutté contre. Sa réussite est, à ses yeux, d'une immense importance puisqu'elle a montré à bien de monde que tout est possible. Dans un certain contexte certes, mais une réussite quand même. Catriona a toujours désiré, depuis le début de son combat, être le modèle pour les gens comme elle. Être le symbole du changement, d'un renouveau qui ouvrira des lueurs d'espoirs dans le cœur de bien de monde et de bien de femmes. Son excellente maîtrise des mots et son charisme lui ont été d'une grande aide. La reine d'Eliran est fine oratrice, sachant parfaitement sélectionner ses mots et les peser avant de les prononcer.

C'est une femme avec qui un dialogue est forcément un dialogue construit, censé et pertinent. Sérieuse, sévère, elle tend à être très méticuleuse et rigoureuse avec elle-même et ceux qui l'entourent. Son caractère parfois froid fait tâche, mais son efficacité et son charisme savent rattraper ce défaut. On ne peut pas dire que Catriona est une femme très souriante … Certes, comme tout le monde cela lui arrive, mais ce n'est pas dans ses plus grandes habitudes. Du moins, en public. Car, en privé, Catriona s'avère presque une tout autre femme. Si elle reste sérieuse et méticuleuse, elle se révèle être une femme douce et attentionnée, accordant de l'importance aux personnes qu'elle estime chères. Avec les personnes les plus proches, elle s'avère même être une femme plus souriante qu'en public.

Sa verve et son éloquence seront au service d'une courtoisie exemplaire. Incapable de sortir le moindre juron ou mot familier, son langage, que ce soit en public ou en privé, est sophistiqué et noble. La seule différence est qu'avec ses proches, là où elle se sentira en privé, elle se permettra de dire des choses un peu plus légères et moins sérieuses que d'ordinaire. De par une nature empathique, elle s'avère être une femme attachante, qui même sous une carapace quelque peu froide, demeure être une femme de confiance, une personne en qui l'on sait instinctivement que l'on pourra poser sa tête sur son épaule. Catriona est une femme, fondamentalement, bonne. Elle possède un sens de la justice et de la bonne justice. Jamais elle ne fera quelque chose d'injuste et plus encore, elle se sentira toujours obligée de rendre comptes sur ses actes, par honnêteté envers les gens lui ayant fait confiance en tant que souveraine. La seule chose à faire attention ; ne pas devenir son ennemi. Car Catriona est une vengeresse rancunière, n'oubliant rien. Fanatique de justice et d'équité / égalité, elle sera intransigeante et tranchante sur ce genre de sujet.

Elle méprise ses ennemis, ne souhaitant que leur mort dans des conditions les plus atroces. Le degré est variable bien entendu. Mais si vous êtes dans sa ligne de mire, sachez qu’elle mettra tout en œuvre pour vous faire taire, ou réduire votre vie à un enfer, où votre seule issue sera la mort …


Inventaire


’’ Le progrès matériel favorise toutes les formes de progrès ‘’
Observations silencieuses

Il serait étonnant de voir qu'une personne possédant un tel rang ne possède que peu de choses. Le bien matériel est important chez la reine d'Eliran, qui néanmoins demeure modérée, c'est-à-dire qu'elle ne tombe pas dans l'excès. De par son statut, il est évident qu'elle peut posséder à peu près tout ce dont elle désire. Mais toute la question est là ; qu'est-ce qu'une femme comme elle pourrait bien désirer, au point de vouloir se l'approprier ? En réalité, bien peu de choses. Les possessions principales de la monarque s'avèrent être des biens pouvant être qualifiés de futile par certains, ou de juste symbolique par d'autre. Toutefois, il en demeure certains qu'elle garde précieusement, ne serait-ce par leur grande valeur sentimentale ou historique à ses yeux.

◈ Ulysse
La monture personnelle de Catriona et par l'occasion, son plus fidèle ami. C'est un destrier à la robe ténébreuse, contrastant avec l'évidente pâleur de sa maîtresse. Robe sombre, crinière longue et majestueuse, il demeure un cheval endurant et robuste, taillé aussi bien pour la course que pour les promenades. Ceci étant l'une des activités favorites de la reine, quand elle dispose d'un peu de temps pour elle-même. Ulysse lui fut offert il y a quelques années, alors qu'il était encore tout jeune. Catriona a tenu personnellement à le voir grandir et l'a constamment accompagné depuis. Elle et lui ont une relation assez fusionnelle, de ce fait.

C'est une épée noble et fine, forgée par les plus éminents forgerons de la cour royale d'Eliran. Cette arme fut fabriquée à l'occasion du couronnement de la reine, en guise de cadeau de la part de la guilde des artisans de la capitale. Un présent symbolisant leur soutien envers la monarque, qu'ils lui offrirent donc. Elle fut baptisée Thylisum en référence à une vieille légende, connue par ceux qui l'ont fabriqué. La reine n'en a aucune connaissance, mais le nom lui a assez plu pour le conserver ainsi. C'est une lame conçue à partir de matériaux nobles, dont la finesse et la qualité sont ce qui se fait de mieux dans tout le royaume. Catriona, étant une pratiquante de l'escrime comme sport de maison, a tout naturellement apprécié ce présent, qu'elle utilise à chaque fois qu'elle s'adonne à sa passion.


Histoire


’’ L’Histoire est encore plus vengeresse que l’Homme ‘’
Avant-propos

Chapitre I – Il était une fois …
Au commencement, il eut une naissance. Au sein d'une famille de noble et pas n'importe laquelle. Une famille importante au sein du grand royaume qu'était Eliran. La famille royale, celle de l'ancien monarque, Sieur Leodevain de Galellois. Leodevain était donc l'ancien roi d'Eliran, celui qui vécut la naissance de l'alliance commerciale entre les trois plus grands royaumes de Seregon. Celui qui vécut, donc, la naissance de la Fédération des Trois. À l'époque, le pays venait de traverser une crise d'assez grande ampleur ; en effet, dû à l'instauration d'une nouvelle monnaie, une crise économique avait eu lieu. Au milieu de cette grande période de transition, Leodevain fut aussi marqué par un évènement un peu plus heureux. Une naissance, celle de son unique et seul enfant.

C'était d'ailleurs à ce sujet que lui et son épouse, Calista de Galellois, divergeaient. Tandis que l'une désirait avoir une fille, l'autre désirait avoir, bien naturellement, un mâle, pour que celui-ci puisse un jour le succéder. Ce fut auprès de l'épouse que le destin donna raison et que leur enfant naquit du côté du beau sexe. Ce fut dès lors que vint au monde Catriona, unique enfant du couple royal d'Eliran. Rien ni personne à cette époque n'auraient pu deviner ce qui l'attendait … Et pourtant, cette enfant allait traverser bien des épreuves, toutes aussi douloureuses les unes que les autres, pour parvenir à faire justice à son rang.

Catriona vint donc au monde au milieu de cette famille royale, dont elle n'avait pas que les fonctions, de royales. Les Galellois étaient une ancienne dynastie, de sang noble. Leur famille était très proche d'autres familles de même rang et plus particulièrement, celle des Gartred. Cette même famille dont, de nos jours, le Roi de Rhaemond appartient. De ce fait, au moyen d'alliance matrimoniale et autre moyen de ce type, il s'avéra que les deux familles étaient donc proches et se soutenaient mutuellement. On pouvait alors se demander ; quel était le lien direct avec l'enfant du couple royal d'Eliran ? Tout résidait dans les liens de sang ; Catriona était, de fait, la fille du Roi Leodevain, qui lui-même était le cousin du paternel du futur héritier de Rhaemond ; Elund.

En d’autres termes, Catriona et Elund étaient des cousins. La famille était une part importante de sa vie et, très tôt, ses parents lui inculquèrent ces valeurs. Notamment en organisant des rencontres avec des familles amies, mais surtout, avec les Gartred, où alors qu’ils étaient enfants, Catriona et Elund purent se connaitre pour la première fois. Cela n’explique en rien comment se déroulait son enfance, mais avant cela, il était important de situer le cadre familial dans lequel cette petite fille était plongée. Une véritable toile d’araignée. Mais qui allait jouer un rôle majeur dans son avenir, comme on pouvait s’en douter. Et en parlant de famille, il fallait préciser quelque chose de très important.

Si Calista était la dernière épouse en date du roi Leodevain, elle n'a pas été sa première. En effet, le monarque comptabilisa au total trois épouses, où il avait eu un enfant à chaque fois. Si selon les rumeurs et les racontars, on disait que Calista a toujours été celle qu'il a réellement aimé, on disait aussi que le roi était, au fond, un fornicateur qui se cherchait bonne conscience à vouloir épouser toutes ces dames. Toujours était-il que Catriona n'était donc pas son seul enfant, au travers ses trois mariages. En réalité, Catriona avait une demi-sœur et un demi-frère, répondant respectivement au nom de Pelirès et Mordvain. La mère de Mordvain fut la première épouse du roi, répondant au nom de Laralain Vortiret. Pelirès, elle, fut la fille de sa deuxième épouse, se nommant Magora Falavain, qui du contemporain de Calista, était plus vieille. Ces deux femmes, contrairement à Calista, provenaient de la basse noblesse. De familles certes nobles, mais n’ayant pas spécialement une histoire ou un fait notable dans leur dynastie. Elles étaient des femmes à mariées, n’ayant donc aucune fonction autre. Là où Calista, elle, était non seulement membre de la haute noblesse, mais était l’une des rares femmes de ce cercle à avoir une réelle activité. Elle était une écrivaine, en parallèle de sa fonction d’épouse du roi.

Néanmoins, pour en revenir aux enfants du roi, ils entretinrent peu de liens, par convenance. Mordvain était l’ainé, Pelirès au milieu et Catriona était la dernière. De ce fait, son demi-frère et sa demi-sœur étaient plus vieux qu’elle. Si quelques mois après la naissance de la dernière-née, on fit rencontrer les trois enfants légitimes du roi, l'on sentant que même enfants, les deux premiers éprouvaient tout sauf de la joie à voir le petit bébé qu'elle était. C'était le signe précurseur de ce qui allait se passer plus tard. D'un point de vue législatif, c'était le tout premier enfant de Leodevain, qu'il avait eu avec sa première épouse. C'est-à-dire le demi-frère de Catriona, Mordvain de Galellois, qui serait légitimement héritier du trône lors de la succession. Mais, qui savait ce que l'avenir pouvait réserver ? Pour le comprendre, il fallait s'intéresser à la vie du dernier enfant …

Chapitre II – Insouciance …
Outre s'intéresser à son cadre familial, il était aussi intéressant de se pencher sur sa vie. Catriona, bien naturellement, ne manqua de rien. Cela avait ses avantages de naitre dans la famille royale. Elle n'a jamais manqué de quoique ce soit d'un point de vue matériel. On lui accordait tout ce qu'elle désirait, mais on lui apprenait en parallèle, dès qu'elle fut en mesure de comprendre le sens des mots, la valeur de la monnaie. Car, c'était un point important. Ce n'était pas parcequ'elle était une fille qu'elle n'allait pas recevoir une éducation digne d'une reine. Si jusqu'à ce qu'elle apprenne à parler, on lui fit des petits apprentissages ludiques et adaptés à son âge, dès qu'on commença à lui apprendre la langue, son éducation sérieuse commença.

Calista désirait que sa fille soit très instruite ; pas forcément du côté militaire. Elle voulait un apprentissage bien plus culturel et savant. Ce fut pour cette raison qu'au cours de son enfance et de son adolescence, Catriona lut beaucoup de livres. On inculqua à Catriona des valeurs telles que l'amour de la patrie, l'honnêteté, le beau parlé, etc. Encore enfant, elle a encore de nos jours le souvenir de quelques séances d'éducation civique, où l'on lui apprenait la bonne conduite, les codes de la société, les comportements des nobles, etc. Un long et diversifié apprentissage, dont Catriona fut sujette. Le but étant de faire d'elle une femme instruite et intelligente, digne du sang de Sieur Leodevain. Certes ça n'allait certainement pas être elle qui héritera du trône, n'étant pas un homme, mais elle faisait tout de même partie de la famille royale. Plus tard, elle se marierait avec un autre notable, certainement un prince voire même un roi et apporterait donc une plus-value.

Cependant, c'était là que les choses devenaient compliquées. Pour le comprendre, il fallait revenir à ses nombreuses lectures et notamment aux auteurs que lui avait fait lire sa mère. Calista n'était pas une femme partageant de plein gré les idées contemporaines sur le rôle et la place de la femme dans la société tel qu'elle était construite. Certains auteurs, parfois pointé du doigt, avaient écrit des livres sur une autre façon de penser. Cela ne concernait pas uniquement les rôles, mais plein d'autre sujet comme la justice, le social, le partage des richesses, etc. C'étaient des auteurs très méconnus, mais qui avaient réussis à écrire un ou deux ouvrages … Difficilement trouvable. Déjà que les livres étaient plutôt un produit de luxe, étant tous fait à la main, il fut difficile pour Calista de se procurer des exemplaires de ces ouvrages aux … idées lumières.

Pourtant, entre des auteurs connus et reconnus,et ces auteurs, elle les fit tous lire à Catriona, selon son âge. Toutes ces lectures furent la pierre fondatrice de son amour pour la littérature et pour ses futures idées et combats. En fait, la jeune femme fut éduquée à ces nouvelles idées, à cette nouvelle façon de concevoir la société. Calista tenait beaucoup à cela et à l'époque, elle expliquait à sa fille qu'il s'agissait de quelque chose de très important, qu'elle et ces auteurs appelaient ; l'éducation humaniste. Catriona fut donc baignée dans ce courant de pensée atypique et novateur, mais souvent pointé du doigt par la communauté des écrivains, comme fantaisies, stupidités ou encore, hérésie. L'enfance et l'adolescence de Catriona furent donc très riche en éducation. Bien sûr, cette éducation humaniste n'était pas son seul apprentissage. Des éléments comme la philosophie contemporaine, les rudiments du droit Eliran, l'histoire du royaume et du continent, etc. Sans compter tous les autres enseignements fondamentaux tel que les mathématiques, à un niveau standard avancé cela dit. Ou bien encore les sciences naturelles.

Enormément de matières, d'enseignements, qui remplirent donc sa vie jusqu'à ses seize ans. À partir de cet âge-là, son éducation continua, mais dans un sens différent ; si l'on continuait sur le fond à lui enseigner les sciences fondamentales et philosophiques, Catriona eut de nouveaux précepteurs qui lui enseignèrent alors d'autres choses, moins scientifique. Des choses plus sociales, tel que la gestion de domaine et de biens.

Cependant, avec tous ces enseignements, Catriona n'avait pas vraiment le temps de ne serait-ce voir son père régulièrement. D'une part celui-ci était très souvent prit, car il était le monarque. Et d'autre part, ses cours lui prenaient tout son temps. Une situation qu'elle regrettait beaucoup, car cela la privait de son père. Heureusement que sa mère était là et que de son amour et de sa dévotion, elle sut déraciner le début de rancœur qui s'installait en sa fille, vis-à-vis de son père. La vie aurait pu continuer ainsi, sauf que le destin en décida autrement. Ce fut à ses vingt-et-un ans que Catriona connut le début d'une vie tumultueuse. Qu'elle connut le début de tout, et de sa descente en enfer. En effet, cela avait commencé bien plus tôt, alors que son demi-frère Mordvain éprouvait d'ores et déjà de l'animosité envers ses deux demi-sœurs.

Cela s'était vue au cours de son adolescence, mais ça n'était que le début. Vint un funeste jour où l'on apprit la mort du couple royal. Calista et Leodevain furent retrouvés inertes, sans vie, alors qu'ils étaient dans leur lit. Aucune blessure, aucune marque physique. Juste le teint blafard et les veines légèrement noircies. La nouvelle fut, naturellement, relayée dans tout le royaume et causa énormément d'émoi. Catriona en fut … Ravagée, elle n'ayant en fin de compte, que peu connu son père. Les larmes et la tristesse furent abondants, mais ce n'était pas la seule mauvaise épreuve qui l'attendait. Mordvain, s'il était apparu comme le plus touché par ce sinistre événement, jura qu'une enquête serait ouverte et que l'on déterminera si son père et sa belle-mère étaient morts de façon naturelle, ou … Organisée.

C’était grâce à ce moyen, qu’il allait pouvoir mettre en application sa basse intrigue.

Chapitre III – Fin d’un rêve …
Mordvain était un homme devenu avide de pouvoir et très individualiste. Pour lui, la famille n'était rien de plus qu'un marchepied vulgaire lui permettant de se hisser à la bonne place. Il ne considérait ni mère, ni père, ni rien d'autre. Rien que lors de son enfance, on voyait bien qu'il préférât toujours s'isoler et que les premières fois où il avait vu ses demi-sœurs, il n'avait pas été très enchanté. Comment on aurait pu se douter que cela cachât tant. Sa croissance n'arrangea rien, le faisant devenir ambitieux et plu fourbe qu'il ne l'était. À ses yeux, c'était lui le digne héritier et nul autre. Surtout pas ses deux demi-frangines, qui étaient justement, des femmes, donc non-éligible à la succession. Toutefois, même s'il n'aimait pas le contact avec elles, il fut contraint lors de rendez-vous organiser de s'entretenir avec elles.

Ce fut lors de ces rencontres qu’il décela quelque chose qui le contrariait fortement chez l’une de ses deux demi-sœurs ; Catriona. Il ne savait pas comment ou qui lui apprenait toutes ces idées, ces choses farfelues et sans aucun avenir. Mais plus il la côtoyait, plus il se rendait compte qu’elle était très instruite et, comme lui, ambitieuse. Peut-être un peu trop ambitieuse à son gout ; il redoutait qu’à force, Catriona ne finisse par militer ou lui mettre des bâtons dans les roues. Elle était une penseuse, une femme qui ne se contentait pas de faire ce qu’on lui disait de faire en sa qualité de dame. Et cela, ne lui plaisait guère. Mais il resta dans le silence le plus absolu, planifiant ses sombres intrigues en toute discrétion.

Et son plan commença donc à s’exécuter le jour de la mort du couple royal. Leodevain et Calista périrent dans d’étranges conditions, au beau milieu de leur sommeil. Si les premiers diagnostics ont déclaré une mort naturelle, c’est-à-dire par vieillesse, les études avancées montrèrent qu’en réalité, il s’agissait d’un empoisonnement. Une dose fatale, qui leur avait été administré avant leur sommeil, à leur insu. Voilà donc comment ses parents étaient morts. Comme dit, les larmes et la tristesse de Catriona faillirent n’avoir jamais fin, surtout vis-à-vis de sa mère. Cependant, elles furent rapidement séchées, quand l’enquête finit par arriver à une soudaine et inattendue conclusion. Si les investigations battaient leur plein, les autorités en charge de cette opération finirent par venir auprès de la jeune femme, avec toute une escorte.

Des mois s'étaient écoulés depuis et c'était donc dans une certaine incompréhension qu'elle constata qu'on était venu la chercher, sur ordre de la justice d'Eliran. Catriona resta pétrifiée et horrifiée quand elle apprit les reproches qui lui étaient faites ; en réalité, la justice, au terme de l'enquête, l'accusait directement d'avoir été l'auteur de ce meurtre odieux et impardonnable, envers ses parents. Autant dire que la nouvelle sonna comme un coup de tonnerre en elle et que sa défense, bien que sa verve et ses dires étaient acérés et parlants, ne surent étrangement pas convaincre la cour. Sans se douter de tout ce qu'il se tramait, Catriona était en train d'être victime d'une sombre et triste machination, organisée par son demi-frère, afin de l'écarter définitivement de la scène. Le verdict fut sans appel ; Catriona fut condamnée à purger une lourde et interminable peine de prison.

Voilà donc où tout ceci l'avait emmené … Au bagne, à vie. Bien qu'elle pût encore compter sur son sang bleu pour ne pas être mise dans un cachot miteux, Catriona fut tout de même condamnée à la prison, à vie. Pour haute trahison envers la nation et meurtre du roi. Son esprit ne réalisa pas ce qui lui était tombé dessus, mais après tout … Elle allait avoir désormais beaucoup de temps pour réfléchir à comment une telle chose était survenue. Alors qu'elle était innocente et n'aurait jamais osé ne serait-ce que penser à une telle chose. Il allait lui falloir un certain temps avant de comprendre ce qui s'était réellement passé … Et de comprendre ainsi la culpabilité de Mordvain dans cette affaire, comme étant le vrai coupable, ayant empoisonné le roi et son épouse et ayant fait mettre sous verrou la seule personne qui aurait pu démasquer et faire éclater la vérité.

La mise sous verrou de Catriona eut cependant un autre effet. Mordvain ayant voulu écarter définitivement sa demi-sœur de lui, avait aussi adressé un message caché à son autre demi-sœur, Pelirès. Risquait-elle ainsi de finir comme voir pire que Catriona, si jamais elle tentait quoique ce soit. De nature assez … lâche et peureuse, Pelirès prit la mise en garde au sérieux et prit donc la décision de garder profil bas, jusqu’à disparaître de la circulation, se retirant loin de toutes ces affaires. Par peur de son terrible demi-frère, devenu à présent roi, qui avait donc tous les pouvoirs. Le retrait de Pelirès perdura même jusqu’à nos jours, où bien que sachant ce qu’il s’est passé, n’a toujours pas décidé de revenir sur la scène …

Chapitre IV – Dilemme …
Catriona fut mise en prison à l'âge de ses vingt-trois ans. De là, beaucoup pensait que son sort était scellé et que la justice avait donc été faite. Aux yeux du peuple et de la noblesse, c'était le cas. Mordvain joua le rôle de l'homme abattu et attristé par la nouvelle, bien qu'il ne pût supporter l'acte de sa demi-sœur. Un fin comédien qui était parvenu à ses fins. Seulement, cet homme n'avait pensé qu'à son royaume et non à ceux l'entourant. Non pas que Mordvain n'était pas dans la politique externe, mais qu'il n'avait pas pris en compte l'avis des autres dignitaires des autres royaumes composants le Conseil des Trois. Et c'était là un détail qui allait lui couter cher, très cher. En attendant, le jeune héritier fut placé sur le trône, succédant au conseil de régence temporaire ayant été mis en place depuis la mort du précédent monarque.

Les idées politiques du nouveau roi étaient plutôt placés aux antipodes de son prédécesseur ; il ne cherchait nullement à rétablir les justices et à continuer d'œuvrer pour panser les plaies que la crise économique avait faite. Pour lui, l'avenir était tourné vers le retranchement. C'est-à-dire qu'il n'avait jamais réellement supporter l'idée qu'Eliran fasse partie d'une entente, selon lui, fallacieuse et étouffante pour son pays. Toujours selon ses idéaux, il fallait qu'Eliran redevienne indépendante, libérée du joug de ce Conseil des Trois, qui représentait un obstacle dans le développement du royaume. Même s'il savait que c'était grâce aux nombreux accords obtenus via cette alliance que le pays s'était relevé de la crise, Mordvain estimait que viendrait un temps où tout cela devait cesser. Et ce n'était pas pour rien ; dans ses plus lointains projets, le jeune monarque voyait bien le feu de la guerre se rallumer.

Pour une simple question d'agrandissement de l'espace Elirois. Pour une question d'expansion économique et territoriale qui, toujours selon ses grands avis, était une case obligatoire, menant immanquablement, à la guerre. Mais si ses projets ne s'arrêtaient qu'à là ; en effet, Mordvain venait à considérer la question de la présence des Villileär dans les forêts séparant le royaume de celui d'Algar. Raciste dans l'âme, Mordvain n'avait jamais réellement supporter l'idée d'une cohabitation avec ces êtres qu'il voyait comme des sauvages, des primates, voire même, des parasites qui n'avaient pas leur place en territoire Elirois. En rassemblant tous ces éléments, le Haut Conseil s'apercevait de mois en mois que le nouveau roi possédait des idées qui s'avéraient probablement d'un autre temps.

Mais il était hargneux et déterminé. Le temps défila, pendant que Catriona, la victime de son immonde complot, continuait d’écouler ses jours en prison. Ce n’était pas un bagne à proprement parler, car même si les gens la détestaient pour son présumé crime, elle avait le droit à un léger traitement de faveur, de par son sang noble et de la droite lignée des Galellois. On pouvait considérer qu’elle était plutôt consignée à résidence perpétuelle, au sommet d’une tour hautement sécurisée et gardée. Aucun moyen de s’évader. De toutes les manières, ce n’était guère dans ses intentions. Au départ, la jeune femme fut profondément choquée par ce qui venait de lui arriver. Mais le temps pensa ses plaies, la noble dame se mit donc à tenter d’élucider cette affaire, avec le peu de moyen qu’elle avait. Toutefois, son salut s’avéra passer par un échange régulier de lettre avec un homme dont elle avait toujours eu une profonde et sincère relation ; Elund Gartred. Il fut sacré roi peu après les événements et fut l’une des rares personnes n’ayant pas cru à l’histoire du meurtre perpétré par sa cousine.

Les deux échangèrent beaucoup de courriers, Catriona lui racontant sa peine et son malheur. Au milieu des échanges, elle lui exprima son sincère regret de ne pas avoir pu être en capacité d’assister à son couronnement, ce qui était compréhensible vu sa position. Elund fut couronné quand Catriona atteignit l’âge de ses vingt-trois ans, c’est-à-dire en l’an 68 de l’Ere des Rois. Son regret était profond, et pour la première fois, ses larmes avaient coulé. Ce fut, en quelques sortes, la goutte d’eau qui fit déborder le vase, quand elle du écrire cette lettre. Nul doute que Elund avait certainement dut retrouver une tache sur le papier quand il ouvrit la lettre. Néanmoins Catriona ne faisait heureusement pas que lui raconter ses peines. Elle l’informait sur ce qu'elle découvrait et Elund, en retour, en faisait de même. Le dialogue entre leurs échanges se construisit autour de cette réflexion. Elund, à terme, finit par être convaincu qu'il fallait absolument pousser les choses et faire éclater la vérité … Mais il fallait des preuves. Et même si cela ne lui plaisait guère ; Mordvain était à présent le roi d'Eliran et s'en prendre directement à lui, c'était risqué. Il fallait des alliés, de poids. Ce fut à partir de là que la contre-attaque commença à s'établir. Elund décida qu'il était temps que justice soit faite et mena donc plusieurs enquêtes en secret.

Mordvain avait bien sûr tout fait pour effacer les traces. La chasse aux preuves s'avéra une épreuve difficile et compliquées, mais petit à petit, elle portait ses fruits. L'idée du roi de Rhaemond était de réunir suffisant d'évidences pour obtenir l'appui du troisième royaume composant l'alliance ; Algar. Si une pression suffisante était faite, l'enquête officielle pourrait alors être relancées et les preuves allaient parler d'elles-mêmes. Un jeu de piste grandiose démarra et s'étala pendant de longs mois, durant lequel Catriona fit tout pour ne pas attirer l'attention. En fin de compte, non seulement des preuves avaient été réunies, mais des arguments, aussi. Ces mois avaient laissé le temps à Mordvain d'exposer son hostilité envers le Conseil des Trois et son désir potentiel de soustraire Eliran, de force, à cette entente qu'il méprisait.

Il menaçait l'unicité de la fédération entre les trois royaumes de Seregon. Une entente quasi-sacrée, qui avait été salvatrice face à la crise économique sans précédent ayant ébranlé les trois nations. Mordvain s'imposait comme un ennemi face à cette union. Et le temps n'arrangeait guère la chose, malgré la grande retenue du Haut Conseil face à ses décisions. Ceci constituait une menace potentielle et tâcha donc de convaincre le royaume d'Algar d'émettre, à son tour, un grand doute face à la mise au pouvoir de Mordvain. Mais, on ne pouvait pas remettre sa place en question aussi facilement, surtout qu'il avait été couronné de la plus légitime des manières. L'idée d'Elund fut alors assez … Stupéfiante, pour tout le monde, y compris Catriona. Ce fut au cours d'un énième échange de lettre, qu'il exposa ainsi le problème à sa chère cousine ; si Mordvain venait à payer pour sa félonie, il en serait déchu de son titre de roi. Or, à part Catriona … Il n'y avait aucun héritier. Le problème étant que, Catriona était une femme et que par conséquent, il n'était pas admis qu'elle puisse héritier du trône.

Cruel dilemme, s'imposa donc. Qui succéderait à Mordvain, si Rhaemond et Algar parvenaient à le déchoir ? Se pourrait-il que, pour la première fois dans l'histoire d'une royauté, une femme hérite du trône ? Pour qu'une telle chose arrive, il fallait un motif concret et valable et pour le cas de Catriona, il fallait en premier lieu laver son nom. En d'autres termes, la première étape allait être de prouver son innocence dans l'affaire du meurtre de ses parents, puis de savoir avancer les bons arguments pour prétendre à la couronne … Mais, tous ces éléments, Elund et Catriona les avaient en mains. Il ne restait plus qu'à agir.

Chapitre V – Justice …
La fin de Mordvain approchait. Celui-ci avait toutefois finit par prendre connaissance de ce qui se tramait dans son dos, notamment quand il apprit que l'enquête sur la mort de son prédécesseur allait être rouverte. Ce fut sous l'appui Hauts-Conseillers de Rhaemond et d'Algar que les autorités Eliroises durent donc rouvrir le dossier, et y replonger dedans. Les raisons avancées étaient que des éléments jugés valides concernant l'incrimination de Catriona s'avéraient être caducs. En effet, Mordvain, parmi toutes les preuves et motifs avancés contre sa demi-sœur, avait argumenté qu'elle avait toutes ses raisons de vouloir tuer le roi.

Seulement voilà, l'affaire avait pris des dimensions plus grandes, dépassant le cadre de la royauté Eliroise, grâce à Elund qui fit grande pression auprès du Conseil des Trois. Lors de l'enquête initiale, tout avait été fait en hâte. On avait pratiquement fait parler aucun témoin et le jugement avait été prononcé rapidement. Mordvain avait tout fait pour écraser Catriona et sa défense, ne lui laissant guère le temps de respirer. Comme il avait tout l'appareil judiciaire de son côté – ayant promis de leur donner plus d'influence et de pouvoir une fois couronné – l'affaire était gagnée d'avance. Mais ce jour-là, deux autres institutions judiciaires avaient décidé de déterrer les vieux os. La justice de Rhaemond et d'Algar. Et ce n'était pas par charité, qu'ils faisaient ça ; Mordvain menaçait l'intégrité de leur alliance et donc de leur bonne santé financière et politique. Ils avaient tout intérêts à le déchoir ou à la salir, de manière à ce qu'il perde toute légitimité auprès de son propre royaume.

L'enquête fut donc rouverte et cette fois-ci, on appela une pléthore de témoin à la barre. Pendant ce temps-là, Catriona fut libérée le temps du procès. Inutile de dire que revoir ses terres pour la première fois en ces quelques années lui fit le plus grand bien … Même si, l'amertume s'était imprégnée en elle à vie. Elle n'était plus la même ; elle était froide, inexpressive … Comme si toutes ses années d'injustice et d'enfermement avaient eu raison de sa joie de vivre d'antan. Tout ce dont elle désirait désormais, c'était voir cet imposteur pendu au bout d'une corde, en train de s'étouffer et d'agoniser comme la charogne qu'il était. Oui, Catriona était très remontée et c'était compréhensible. Néanmoins, à ce stade-là, elle ne se doutait nullement de qui allait-on couronner en lieu et place de Mordvain, si le procès venait à aboutir.

Ce fut Elund qui, en parallèle, entama les négociations avec le Conseil des Trois. Seuls eux avaient le pouvoir de placer Catriona sur le trône Elirois. Mais comme toujours, un problème de taille s'opposait à cela ; Catriona était une femme. Et aux yeux du Conseil, placer une personne de la gente féminine au pouvoir était quelque chose d'inconcevable ! Jamais une telle chose ne s'était pas réalisée dans l'histoire des trois royaumes réunis. Les négociations étaient dures, très dures, mais Elund n'avait pas une autre solution. À part Catriona, il n'y avait pas d'héritier potentiels. Un problème supplémentaire donc, qui allait devoir être corrigé plus tard. Car en attendant, il fallait faire de nouveau le procès. De nouveaux témoins furent réquisitionner, donc un homme, un dignitaire Elirois, qui connaissait la famille de Catriona et plus particulièrement, son père. Cet homme n'était ni plus ni moins que le duc Breval d'Escotor, ancien camarade de chasse de Leodevain et proche ami de celui-ci.

Il témoigna pour démentir les accusations faites au sujet de sa relation avec sa fille. Mordvain avait en effet tablé sur le fait que père et fille n’avaient jamais réellement partagé une vraie relation pour tricher et jouer sur les mots, stipulant ainsi que leur relation en était plus acide et que cela avait poussé Catriona à l’assassiner. C’était un des motifs, bien entendu. Or, le duc d’Escotor conta l’une de ses nombreuses rencontres avec le roi, lequel au cours d’une discussion durant une partie de chasse, lui expliquait qu’il regrettait amèrement de ne pas pouvoir s’occuper de son unique fille, avec son épouse actuelle, plus souvent. Catriona assistait au procès et ne put qu’être attristée en constant qu’en fin de compte, elle n’avait pas passé assez de temps avec son défunt père. Ce n’était pas de sa faute à elle … Ni la faute à Leodevain. Ses devoirs étaient bien trop préoccupants.

Ce témoignage paraissait peut-être sans valeur, mais il ne fit que suivre une succession d'autres témoignages, démantelant un à un, les motifs d'accusations de Mordvain. Bien que cela donnât raison au parti de Catriona et donc au Conseil des Trois, les défenses furent acérées. Le procès dura plusieurs jours, durant lesquels les deux parties se livrèrent une guerre judiciaire sans pitié, où l'enjeux était plus que jamais de taille. Ce fut au bout de plus de deux semaines que le procès se conclut et que la délibération eut lieu. Inutile de dire que Mordvain multiplia les efforts de corruption, d'intrigues et autres armes déloyales. Mais, cela ne fut guère suffisant. Sous la pression des autres grands royaumes de Seregon, le Haut-Conseil d'Eliran fut lui-même contraint à prendre le parti contre le roi, au risque de voir leurs places voler en éclats suite à cette affaire.

Il eut aussi un fait assez intriguant. Durant ces deux semaines de procès, Catriona s'était montrée particulièrement … Taciturne. Sauf quand elle devait prendre la parole, l'héritière restait aussi muette qu'une tombe, affichant un visage froid et acéré. Ses yeux et son regard reflétait un sentiment des plus néfaste et agressif envers Mordvain. On aurait presque dit que si elle le pouvait, elle lui aurait trancher la tête sur-le-champ, de ses propres mains … Mais à vrai dire, le roi ressentait cela rien qu'en la regardant. Il comprit vite que sa demi-sœur était décidée et déterminée. Il fit aussi tout pour éviter de croiser son regard, ressentant une bien étrange sensation à chaque fois. Une sensation très oppressante et pesante.

Mais ceci n'était que détail. Le jugement fut finalement rendu et … La justice éclata. La vérité fut révélée au plein jour, compte-tenu des accusations et des preuves avancées. Ce fut en ce jour, le Cean seizième du mois d'Auldera en l'an 75, que Mordvain fut déchut de son titre de monarque. Toute son intrigue fut mise à nue, certains de ses complices s'étant dénoncé eux-mêmes, par peur. La justice prit alors connaissance de l'étendue de ses actes et non content de le déshonorer, ils le condamnèrent à mort. Mordvain de Galellois n'était plus roi d'Eliran et était donc voué à se faire pendre … Mais les autorités, avant que son exécution puissent avoir lieu, le retrouvèrent mort dans sa cellule, en prison, le cou tordu et aussi long qu'un volatile égorgé.

Mordvain s’était donné lui-même la mort, préférant mourir par ses mains que devant toute une foulé de gueux, de crasseux, qu’était son peuple à ses yeux. Et plus que tout … Il ne voulait pas donner l’occasion à sa maudite demi-sœur de se réjouir de le voir agoniser …

avatar
◈ Missives : 14

◈ Âge du Personnage : 45
◈ Alignement : Loyal Neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Eliran, Astel
◈ Fiche personnage : The Virgin Queen

Héros
Catriona de Galellois

◈ Dim 13 Mar 2016 - 19:36


Histoire


Chapitre VI – Une royauté au féminin
À présent que le monarque était mort et que Catriona fut soulagée de toutes les peines et accusations lui ayant été fait, Eliran allait connaitre de meilleurs jours. À un détail près ; officiellement, le royaume n'était plus gouverné, car il n'y avait plus de roi. Mordvain n'avait pas d'héritier, ce qui laissait donc le trône vide ! C'était une catastrophe politique. En attendant de trouver une solution, ce fut le Haut-Conseil Elirois qui prit les commandes de la nation. Catriona, même si elle était désormais libre, ne pouvait qu'être amère envers tout et rien. Tout lui était tombé dessus si rapidement, si fatalement. Son inculpation, ses longues années en geôles … Tout cela la marqua définitivement. Alors effectivement, voir à nouveau le ciel bleu, l'air pur et les grands espaces du palais royal lui faisait plaisir, mais … Cela n'allait pas lui rendre toutes ces années perdues, au nom de l'injustice.

Qu'allait-elle devenir, en tant que seule et unique enfant de Leodevain ? Quel avenir lui était réservé ? Elle ne le savait guère. Toutefois, elle ne resta pas longtemps dans le trouble, car sous le motif de célébrer les retrouvailles, Elund lui proposa une rencontre. Catriona, ne pouvant qu'éprouver que gratitude et bien envers son cousin, qui avait œuvré si dur pour la faire sortir de prison, accepta avec grand plaisir de le revoir. Elle lui proposa de venir prendre ses aises au palais, l'invitant dans son royaume. La rencontre eut finalement lieu et Catriona jura que ce jour était sans doute le meilleur qu'elle avait passé. Non pas à cause de ce que son aimable cousin était réellement venu lui dire, mais tout simplement, car c'était la première fois qu'elle le revoyait en chair et en os et qu'elle put le prendre dans ses bras. Un geste qu'elle n'avait franchement pas l'habitude de faire, mais qui s'était exprimé de lui-même.

Elle lui devait tout, en fait. Cependant, alors que la rencontre commença par des choses personnelles, Elund finit par lui avouer la raison première de sa venue. En fait, il était venu lui exposer un dilemme, qui avait été formulé depuis le début de cette affaire. La question de la souveraineté après Mordvain avait beaucoup préoccupé les Hauts-Conseils d'Algar et de Rhaemond et Elund lui-même d'ailleurs. S'ils avaient accepté de faire déchoir Mordvain par pur intérêt, ils ne savaient en revanche pas qui mettre à sa place. Il fallait un héritier, quelqu'un portant le sang de Leodevain en lui. Or, à part Catriona, il n'y avait personne. La femme comprit alors que ce fut son sexe qui fit bloquer tous ces dignitaires à l'idée de la faire hériter du trône. Cependant, même si Elund aussi avait eu des réticences, il avait fini par se convaincre que Catriona avait les épaules pour endosser un tel rôle.

Mais à lui-seul, il ne pouvait rien faire. Ce fut pour cela qu'il demanda à Catriona si, d'abord, elle tenait à son royaume. La femme ne put qu'en répondre affirmativement, exprimant tout son désir de voir Eliran évoluer et se remettre de son passé et de la mort de son roi. Elle était prête à tout, jusqu'à même se sacrifier pour sa nation. Elle avait, dans ses airs, la volonté de Leodevain. Elle avait son même entrain, sa même volonté à vouloir faire les choses et les faire bien, au nom d'un idéal mettant le plus de monde d'accord. Ce fut à partir de là qu'il l'a mis au courant sur l'alternative qu'il avait lui-même longuement estimé, avant de soumettre ça ; la placer elle sur le trône. Autant dire que Catriona ne le crut pas de suite, mais Elund enchaîna ses explications et les raisons pour lesquelles il avait fini par être convaincu que sa cousine pourrait, aussi surprenant que ça l'était, devenir reine.

D'une part elle saurait satisfaire le Conseil des Trois et d'autre part, elle possédait une grande richesse culturelle, indispensable à tout monarque se respectant. Elle avait aussi fait ses preuves lors de son dernier procès. La femme demanda un temps pour y réfléchir et déterminer si oui ou non elle serait à la hauteur d'une telle tâche et si, surtout, elle serait digne de son prédécesseur. Mais aux yeux d'Elund, cela ne faisait aucun doute. Mais, il lui accorda le temps demandé, lui précisant que si elle venait à accepter, il allait falloir qu'elle convainc les conseils des deux autres royaumes de l'entente. Le marché était donc conclu. Si jamais une telle opération venait à fonctionner, Catriona allait être sacrée la première reine de toute l'histoire Eliroise … Et ce n'était pas rien.

Ainsi, plus le temps passa, plus Catriona se faisait une raison ; elle avait tout pour vouloir reprendre en main sa nation si précieuse et chère. Elle avait tant de choses à faire, tant de travail et d'efforts à faire pour Eliran. Elle décida donc de se soumettre face à la décision du Conseil des Trois, sous l'appui de son cousin. Une sorte de grand jugement où elle exposa et défendu sa volonté à accéder au trône, en dépit de son sexe et de toutes les coutumes stupides dans lequel son pays s'était enlisé. On y retrouva une Catriona forte, éloquente, défendant bec et ongle ses idéaux et sa volonté. On y retrouva une Catriona faisant des promesses d'avenir et notamment la promesse de gommer tous les méfaits qu'avaient pu faire son ignoble demi-frère.

Ce fut littéralement l'épreuve du feu pour Catriona, qui au bout du compte, finit par épuiser tous ses arguments. C'était quand même un comble de devoir convaincre des autorités supérieures pour accéder à un trône qui, par le sang, vous revenait. Mais les choses étaient faites ainsi et c'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle Catriona désirait aussi monter au pouvoir. Visiblement, tout son historique et ses capacités surent convaincre, ce qui marqua un jour mémorable dans toute l'histoire Eliroise et même de Seregon. Ce fut l'Ellsya douzième du mois d'Elye, en l'an 80 de l'Ere des Rois, que la consécration eut lieu. Que l'accomplissement de toute une vie se déclara ; ce fut en ce jour que le couronnement de la reine Catriona de Galellois eut lieu. Dernière héritière vivante de l'honorable Leodevain de Galellois, le couronnement de la première femme en tant que reine marqua une page importante de l'histoire Eliroise toute entière ; cela marqua les prémices de nombreux changements à venir, dont Catriona allait être la base.

Bien entendu des voix s'élevèrent partout dans le pays, provenant de plusieurs couches du peuple. De l'aristocratie jusqu'au petit peuple, une partie n'était visiblement pas d'accord pour qu'une femme les gouverne. Pourtant, le Haut-Conseil Elirois, ainsi que le Conseil des Trois appuyaient son couronnement. Ce soutien était le plus puissant de tous, ce qui mathématiquement justifiait ses nouvelles fonctions. Catriona avait peut-être convaincu ces personnes, mais il lui restait une tâche encore plus importante ; convaincre son peuple. Et pour cela, seul le temps pouvait y faire quelque chose. Le temps et ses agissements. Et autant dire que Catriona avait un programme extrêmement chargé et compliqué.

Ce fut ainsi que Catriona devint la première reine d’Eliran, démarrant un règne pronant plus que jamais la justice et l’équité, bien que le combat de cette reine, ne faisait que commencer …

Chapitre bonus – Service rendu … [Flashback]
Avant toutes ces histoires, alors que Catriona n'était encore que princesse, il eut un évènement assez particulier. Même si ce fait rappel à quelque chose d'antérieur, il est plus judicieux d'en parler maintenant. En effet, si Elund s'était montré si coopératif et dévoué envers la cause de sa cousine, ce n'était pas pour rien. Certes, il y avait là l'amour de la famille et le fait que tout simplement il aimait beaucoup Catriona, avec qui il s'entendait à merveille. Mais, il y avait aussi autre chose ; il lui était redevable. Car justement, Catriona lui avait rendu un grand service du temps où elle était princesse. En effet, la jeune Catriona de l'époque se tenait beaucoup informer sur la politique actuelle, et elle s'intéressait aussi, d'une manière assez particulière, sur les cancans colporter aux quatre coins du continent, au sujet des familles royales. Un passe-temps singulier, mais qui s'avéra salvateur pour un être cher à son cœur ; Elund.

En effet, la jeune princesse de l'époque finit par prendre connaissance d'une terrible rumeur. Un potin effroyable, dont elle n'en crut pas un mot à première vue. Selon ces ragots, son cousin, Elund Gartred, aurait fait l'affront d'avoir donné lieu à un enfant illégitime ; un bâtard, conçu avec une fille de joie. Une rumeur sale, qui dégoûta Catriona, pensant alors son cousin hors de toutes ces sornettes sordides. Mais, la rumeur était solide, mine de rien. On disait qu'il y avait même des témoins. Prenant cela sérieux, car cela touchait Elund, la jeune princesse avait donc décida de prendre les choses en mains. De ce fait, elle alla jusqu'à convoquer la femme inculpée par ces potins, comme étant celle qui porterait l'enfant bâtard. Une certaine Ganaëlle Belgard, épouse d'un gérant d'un commerce assez sulfureux …

Catriona était à la fois furieuse contre cette femme, mais aussi, contre son cousin, qu'elle lui reprochait alors d'être inconscient. Elle ne lui dit rien cela dit, elle garda tout ceci pour elle, en secret. À vrai dire, Catriona ne savait même pas si Elund était au courant qu'il avait donné un enfant à une femme, ce qui était d'ailleurs, fort peu probable. Ainsi donc, Catriona fit venir cette mystérieuse femme, organisant alors une rencontre. Cette Ganaëlle avait bien des explications à lui fournir et le fait que ce soit la princesse d'Eliran en personne qui désire sa présence, en disait long sur ses intentions. La rencontre eut lieu et Catriona, bien qu'en tâchant de rester courtoise, ne pouvait s'empêcher d'émettre une certaine animosité envers cette femme. En réalité, elle pensait que c'était elle qui était à l'origine de tous ces potins … Elle se trompait.

Car plus la discussion avançait, plus les choses devenaient claires. La rumeur était malheureusement vraie … Ce qui signifiait qu'Elund avait fait une énorme erreur. Catriona ne pouvait laisser faire une telle chose, par peur des retombées que cette affaire allait avoir sur son cousin. La princesse prit donc les choses en main et, après s'être longuement entretenue avec la femme en question, dû lui faire une proposition. Une sorte de marché, puisqu'après tout, elle était la seule personne qui pouvait réellement ou non faire incriminer Elund. Catriona lui acheta son silence, dans le but de protéger l'héritier de l'ancien roi de Rhaemond. En tant que princesse, il allait de soi que Catriona avait bien des ressources financières certaines. De ce fait, elle … Graissa tout simplement la patte à cette femme, en échange de son silence absolu. Elle avait eu connaissance de son établissement à Rhaemond et savait donc qu'une certaine quantité de liquidité ne pouvait qu'être bienvenue. Catriona était une femme juste et malgré que ceci pouvait être considéré comme de la corruption, elle s'était refusée à la solution de facilité, qu'était éliminer Ganaëlle.

Ainsi, Catriona permit à ce commerce de fleurir un peu plus, tout en s'assurant d'une protection certaine. Toutefois, la princesse avait aussi un autre souci ; l'enfant. C'était un bâtard, un produit illicite issu du sang royal de la lignée des Gartred. Un problème de taille, qui semblait la tracasser … Pour autant, elle n'avait que peu de moyens de surveiller l'enfant. Ce soucis bascula assez rapidement dans l'arrière-plan de son esprit, pour les évènements précédemment décrit qui lui sont arrivés quelques mois après. Cependant, notre histoire revint alors quelques mois après que Catriona a été couronnée. Car en effet, après que toute cette affaire avait été classée, les fantômes du passé ressurgirent.

La jeune reine finit par apprendre que la situation de Ganaëlle et de son établissement, n'était pas des plus meilleurs. La faillite était très proche, et surtout … L'enfant avait quitté les lieux. De par sa mère, Catriona avait appris certaine chose sur cette personne ; son nom, déjà. Ainsi donc, la bâtarde s'appelait Moïra. Une information d'autant plus précieuse car cela l'aidait à lancer des recherches, en toute discrétion, pour la retrouver. Plus tard, ses efforts payèrent car ses Hommes finirent par informer la reine que Moïra s'était en fait recluse dans un couvent. Elle y avait été de plein gré, désirant visiblement s'y retirer dedans pour une raison qui à elle seule lui appartenait. À partir de là, Catriona ne cherchait nullement à prendre contact avec elle … Elle cherchait juste à la surveiller, de loin, afin de s'assurer qu'elle n'irait pas faire des choses qui iraient … Contre son intérêt, qui n'était ni plus ni moins, de protéger Elund.

Un autre évènement arriva trois ans après, quand Catriona apprit que Moïra fugua du couvent, s'éclipsant dans la nature. À nouveau ses intérêts étaient en jeu, et la monarque décida, toujours en secret, de relancer les recherches. Garder un œil sur cette femme était primordiale si elle voulait, résolument, garder cette histoire au secret. Les investigations prirent pas mal de temps, pour qu'en fin de compte, après quelques temps, on informa la reine d'Eliran que Moïra avait été aperçu à nouveau. Et, son nouveau lieu était pour le moins … Surprenant, aux yeux de Catriona. Cette dernière ne s'attendait pas à apprendre que Moïra avait été enrôlée pour l'ordre du Cavalier Noir. Cet ordre était un organisme qui faisait dans l'assassinat et l'espionnage politique … Dans l'esprit de la reine, il n'y avait qu'un pas à faire pour connecter ceci à son lien de sang avec le roi de Rhaemond. Bien que cela n'avait surement rien à voir.

Sentant que les choses allaient grandement bouger en ce sens-là, elle se mit à penser que Moïra finirait, tôt ou tard, par apprendre la vérité sur son père et sur sa famille en général. Catriona ne la connaissait pas en personne, mais elle en venait alors à penser qu'il était peut-être temps pour elle, de faire connaissance …

Avant qu’il ne soit trop tard.


Ambitions & Desseins


Les ambitions d’une Reine ; gouverner son pays d’une main ferme et lucide. Eliran est plus que tout son foyer, sa terre qu’elle chérie le plus au monde. Car avant toute son histoire, et son parcours, il y avait une motivation profonde, innée. Celle de vouloir servir sa nation du mieux qu’elle le pouvait, en lui apportant ses idées et ses améliorations. Ceci est l’un des buts principaux de Catriona.

Toutefois, elle ne peut pas ignorer le fait qu’elle est la première femme à avoir pu accéder à un tel poste. De ce fait, son combat se porte également sur le changement des mentalités, ne serait-ce qu’à Eliran. En effet, elle se pose comme symbole, comme modèle de réussite, qui est là pour signifier que rien n’est impossible. L’un de ses souhaits le plus cher, est que les personnes de la gente féminine puissent un jour jouir d’une égalité pure et parfaite avec les autres, à tous les niveaux. Autant dire que ce n’est pas gagné d’avance, mais en devenant reine, Catriona a permis de faire un grand bond en avant dans cette lutte sociale.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Je le reconnais.
Moultipass : Validé par Harden

Je remercie Calim pour avoir permis à ce personnage d’exister !


avatar
◈ Missives : 2136

◈ Âge du Personnage : 82 ans
◈ Alignement : Loyal Bon
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Sharda du Nord
◈ Origine : Al'Akhab - Siltamyr
◈ Magie : Aucune
◈ Fiche personnage : Calim

Conteur
Calim Al'Azran

◈ Jeu 17 Mar 2016 - 16:57

En voilà une fiche superbe et rapidement validée !
Bon ben, tu sais ce que tu as à faire, Journal de Bord, lien du DC dans les deux comptes, patin couffin.

Bienvenue à ce personnage à la poigne de fer ! "The Virgin Queen" like. Wink
Le staff adore ton personnage et la richesse politique de ton histoire ! Sache-le !

PS : j'ai pas cherché à corriger les boulettes de franssé, j'ai pas le temps, je te ferai ça ultérieurement...